aller à la navigation

Anger and Greed novembre 30 2012

Infos : , ajouter un commentaire

colere-30.jpg 

Greed and anger shorten life.
French Proverb

Colère et Envie novembre 30 2012

Infos : , ajouter un commentaire

colere-30.jpg 

L’envie et la colère abrègent la vie.

Proverbe français

Mauritanie/ Le Le président retourne en France pour des soins médicaux novembre 30 2012

Infos : , ajouter un commentaire

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz retourne en France vendredi pour des examens médicaux complémentaires, cinq jours après être rentré de ce pays où il a subi des soins à la suite d’une blessure par balle le 13 octobre par un soldat de son armée.

“Je dois repartir demain vendredi en France pour des compléments d’analyses et de radios suivant un rendez-vous préalablement fixé par les médecins”, a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse jeudi soir à Nouakchott.

Le chef de l’Etat mauritanien, rentré samedi 24 novembre de France après quarante jours passés dans ce pays pour des soins après l’incident du 13 octobre, a dit être en “bonne santé. Elle n’est plus comme avant mais je me porte bien aujourd’hui. La publication d’un bulletin médical n’est pas exigée (par) la loi”.

Il a indiqué avoir subi deux opérations chirurgicales à l’hôpital militaire de Percy de Clamart, dans la banlieue de Paris, où il avait été interné à partir du 14 octobre, après une première intervention à Nouakchott le soir de sa blessure.

“La balle m’a touché sous la dernière côte. Elle est sortie par le nombril”, a-t-il dit, avant d’ajouter avoir “saigné le soir de sa blessure le long des 42 km de trajet” entre le lieu de l’accident et l’hôpital militaire de Nouakchott.

Le dirigeant mauritanien a affirmé que le militaire qui l’a touché “avait pris une initiative malheureuse: il ne devait pas se trouver là où il était. Il n’était pas chargé d’un quelconque contrôle sur cette route mais l’enquête menée le même soir (du 13 octobre) a prouvé qu’il a agi de bonne foi”.

“J’ai alors ordonné de le remettre en liberté”, a-t-il poursuivi.

Selon la version officielle, de retour d’une visite en province, son véhicule avait essuyé “par erreur”, les tirs d’un soldat de l’armée mauritanienne en patrouille à une quarantaine de kilomètres de la capitale.

La Coordination de l’opposition démocratique (COD, une dizaine de partis) a publié jeudi soir un communiqué exigeant une commission d’enquête indépendante sur l’incident du 13 octobre.

La COD, qui conteste la légitimité du président Aziz et réclame son départ du pouvoir, avait, durant son séjour médical en France, organisé plusieurs manifestations pour dénoncer un “vide juridique et politique”.

AFP

Bresil/ Régularisation des réfugiés angolais et libériens novembre 30 2012

Infos : , ajouter un commentaire

Une sculpture de l’artiste espagnol Jaume Plensa, à Rio de Janeiro

Près de 2 000 réfugiés angolais et libériens ont obtenu un permis de résidence permanente au Brésil, où ils étaient arrivés dans les années 90. Une grande première dans le pays.

Après l’élection du premier président noir de la Cour suprême, Joaquim Barbosa, le 10 octobre, et la promulgation d’une loi de quotas raciaux dans les universités, à la fin du mois d’août, le Brésil vient de démontrer une fois de plus sa volonté de lutter contre les discriminations envers les Noirs et Métis qui représentent 51% de sa population. Près de 2 000 réfugiés angolais et libériens ont obtenu un permis de résidence permanente, alors qu’ils vivaient depuis environ dix ans au Brésil.

Arrivés dans les années 90, ils fuyaient les conflits civils dans leurs pays respectifs. En Angola, plus de quatre millions de personnes ont été déplacées pendant la guerre (1961-2002) et 600 000 autres ont été forcées à partir en exil. Dans le cas du Liberia, les deux guerres civiles (1989-2003) ont entraîné le départ de dizaines de milliers de personnes.

Le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) demandait de mettre fin à leur statut de réfugiés et recommandait de poursuivre leur intégration locale. Le Brésil est le premier pays d’Amérique latine et à l’extérieur de l’Afrique à suivre ces recommandations. La plupart des réfugiés se sont établis à Rio de Janeiro et São Paulo, et beaucoup sont mariés à des Brésiliens. Le HCR estimait donc qu’ils répondaient aux exigences des autorités pour rester au Brésil.

“Minha casa minha vida”

Quatre conditions doivent être remplies pour y obtenir un permis de résidence permanente : vivre dans le pays en tant que réfugié reconnu depuis plus de quatre ans, être embauché par une entreprise privée ou publique enregistrée auprès du ministère du Travail, être un travailleur qualifié avec des compétences officiellement reconnues ou diriger sa propre entreprise légalement établie et ne pas avoir été reconnu coupable d’une infraction criminelle.

Le 9 novembre, ils étaient donc 1 952 exactement – 1 681 réfugiés angolais et 271 libériens, soit environ 40% de la population totale réfugiée au Brésil (4 600 personnes en tout) - à voir leur situation régularisée. Les autres réfugiés dans le pays sont originaires de la République démocratique du Congo (RDC, 497) et de la Colombie (700).

Désormais, ils pourront recevoir des aides financières des banques publiques, comme le programme « Minha casa minha vida » réservé exclusivement aux résidents, alors que jusqu’à présent leur statut de réfugié ne leur permettait que d’ouvrir un compte en banque et de cotiser au système de retraite.

Par Marie Villacèque

Alain Toussaint (ex-Conseiller) : « La détention de Gbagbo est arbitraire et illégale » novembre 30 2012

Infos : , ajouter un commentaire

Toussaint Alain ne pas resté coi à l’occasion de l’an 1 du transfèrement à la Cour pénale internationale (Cpi) de l’ex-président de la République de Côte d’Ivoire dont il a été le Conseiller en Communication.

Alain Toussaint (ex-Conseiller) : « La détention de Gbagbo est arbitraire et illégale »Toussaint Alain

Laurent Gbagbo a été envoyé en détention à Korhogo depuis le 13 avril 2011. Et c’est de la capitale du «Poro » qu’il a été mis dans l’avion présidentiel au soir du mardi 29 novembre 2011 pour être transféré à la prison de la Haye aux Pays-Bas où il est arrivé au petit matin du mercredi 30 novembre 2011.

Depuis lors, l’ex-numéro 1 ivoirien est en attente de la date de l’audience de confirmation des charges après que la liberté provisoire lui a été refusée plus d’une fois. Pour Toussaint Alain, la détention du fondateur du Front populaire ivoirien (Fpi) à la Cpi « est arbitraire et illégale ». « Le président Gbagbo est victime de la politique du double standard. Le digne fils d’Afrique est incarcéré par une juridiction instrumentalisée pendant que les vrais coupables errent chez leurs maîtres. Sa détention est arbitraire et illégale », a jugé M. Toussaint sur sa page facebook, jeudi 29 novembre 2012, appelant à la libération de M. Gbagbo.

L’ex-collaborateur de l’ancien chef de l’Etat ivoirien a lancé cet appel : « C’est pourquoi nous ne devons pas perdre de vue l’essentiel : mener sans relâche le combat jusqu’à ce que le président Gbagbo recouvre sa liberté ». Il a trouvé l’occasion bonne d’avoir une pensée pour ses proches. « Je sais que c’est une épreuve extrêmement difficile et éprouvante pour toutes les personnes qui lui vouent un grand respect et une grande admiration. Je pense à ses enfants, à sa famille, aux militants du Front populaire ivoirien (Fpi), le parti qu’il a fondé en 1982, ainsi qu’aux Ivoiriens, Africains et citoyens du monde, mobilisés contre cette injustice », a écrit Alain Toussaint.

Déjà, le mardi 27 novembre 2012, M. Toussaint se prononçait sur le mandat d’arrêt lancé contre Simone Gbagbo avec qui il a aussi travaillé. « Le mandat d’arrêt de la Cpi à l’encontre de Simone Gbagbo était un secret de polichinelle. Cette décision absurde a été prise à la mi-décembre 2011, soit deux semaines après le transfert illégal du président Laurent Gbagbo à La Haye. Avec cette annonce publique de la procédure visant Mme Gbagbo, la Cpi se discrédite définitivement. Dans son son intérêt, elle devrait renoncer à ce mauvais strip-tease judiciaire. Qu’elle donne à l’opinion la liste de ses suspects une bonne fois pour toutes ! On ne peut rien attendre d’une institution qui est le bras séculier des grandes puissances », a réagi Alain Toussaint dans une interview accordée à Afrik.com.

« Les autorités ivoiriennes n’ignorent pas que la Cpi a déjà prévu de délivrer des mandats d’arrêt internationaux contre des personnalités comme Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblée nationale et chef politique des rebelles des Forces nouvelles (ex-rébellion ivoirienne, Ndlr), Wattao, un chef de guerre, et deux autres responsables militaires pro-Ouattara. De l’autre côté, deux personnalités du camp Gbagbo sont également sur la liste. Si le pouvoir ivoirien consent à livrer Simone Gbagbo à la Cpi, alors il devra aussi exécuter les autres mandats visant les siens. Ce qui reviendrait pour Alassane Ouattara à scier la branche sur laquelle il est assis », a précisé M. Toussaint.

SYLLA A. in Soir Info

Côte d`Ivoire/Massacres d’ivoiriens par l’armée française (Souvenir) novembre 30 2012

Infos : , ajouter un commentaire

Côte d`Ivoire/ Qui est Firmin Mahé, l’ivoirien assaniné par les soldats français novembre 30 2012

Infos : , ajouter un commentaire

Et si l’ivoirien Firmin Mahé, tué le 13 mai 2005 par des militaires français, n’était pas le bandit “coupeur de route” recherché par l’armée ? Dans un entretien accordé à tf1.fr, l’avocat de sa famille, maître Fabien Ndoumou, dénonce une erreur sur la personne, parle de “tortures” avant la mort, et s’inquiète de l’impartialité de la justice française.

Firmin Mahé,tué le 13 mai 2005 par les soldats français

Firmin Mahé a-t-il été victime d’une méprise? Le doute s’est introduit dans l’enquête sur le meurtre commis par des soldats français en Côte d’Ivoire le 13 mai 2005, après la révélation de l’arrestation six jours après les faits, d’un homonyme, Nestor Mahé, présumé “coupeur de route”. Selon plusieurs sources proches du dossier, Firmin Mahé pourrait avoir été confondu avec son homonyme par les soldats français. Maître Fabien Ndoumou, l’avocat de la famille de Firmin Mahé nous donne sa version de cette affaire qui a déjà conduit à la mise en examen de quatre militaires, dont le général de corps d’armée Henri Poncet pour “complicité d’homicide volontaire”.

Tf1.fr : depuis plusieurs semaines, vous clamez que le Mahé dont on parle, n’est pas le bon. Que celui qui a été tué par les militaires français n’était pas un coupeur de routes. Vous dites qu’il y a eu erreur sur la personne. Alors, qui est le Firmin Mahé, dont vous défendez les intérêts de la famille ? 
Fabien Ndoumou :
Firmin Mahé était un citoyen ivoirien ordinaire, qui vivait de la plomberie. Lorsque la guerre a commencé en 2002 en Côte d’Ivoire, il était à Dah, (ndlr : village situé à 9 km de Bangolo, dans l’ouest du pays). Il faut savoir que ce village est situé dans la zone de confiance, qui sépare le nord, zone des rebelles, et le sud, zone des forces loyalistes. Mahé avait alors intégré le groupe d’autodéfense, composé de personnes du village, que la force Licorne avait installé pour lutter contre les rebelles qui venaient commettre des exactions dans le village. Son frère aîné était responsable de ce groupe. Lorsqu’en 2003 des rebelles sont entrés dans leur village pour tuer et piller, Firmin Mahé est parti pour rejoindre le village de sa mère, à côté de Bangolo. Ensuite, il est resté là-bas.

Tf1.fr : Que savez-vous des conditions de sa mort ?
Le jour où il a été interpellé par la force Licorne, il se rendait avec sa compagne Edith au marché pour acheter du poisson d’eau douce. C’est un “indic” local qui a dit aux militaires Français que Firmin Mahé était un coupeur de routes. Ils ont alors fait demi-tour avec leur blindé et lui ont donné l’ordre de monter. Firmin Mahé s’y est opposé et il a pris la fuite. On lui a tiré dessus. Il a été atteint aux jambes. Il est parti se cacher dans la brousse. Il est ressorti de lui-même vers 17 heures. Une patrouille française l’a alors pris et emmené à l’hôpital de Bangolo. Et on connaît la suite. Il a été étouffé.
Mais même avant cela, il a subi des tortures. Et j’ai des photos qui le prouvent.

Tf1.fr : Si Firmin Mahé était un homme sans histoire, pourquoi son corps a-t-il été refusé par plusieurs villages, comme l’atteste l’armée ?
L’histoire selon laquelle le corps de Firmin a été refusé car il allait salir la réputation du village est archi-fausse. J’ai reçu des témoignages très importants, notamment de chefs de villages, que je vais verser au dossier. Même si je ne veux pas m’étaller sur cet aspect là du dossier, il y a une odeur de politique dans cette affaire. Quand elles sont arrivées en Côte d’Ivoire, les forces françaises étaient progouvernementales. Mais il y a eu un changement. Les forces françaises ont commencé à soutenir les rebelles. Firmin Mahé, dans son groupe d’autodéfense, installé par des Français, je le rappelle, menait la vie dure aux rebelles. C’est l’un d’eux, qui était indic pour l’armée française, qui a dénoncé Firmin Mahé. C’est donc un meurtre prémédité.
Ensuite, quand il s’est agi de rendre le corps, les militaires sont allés trouver le chef du village de Dah. Ce dernier a demandé pourquoi il avait été tué. On lui a répondu que c’était un coupeur de route. Il a contesté, en disant que c’était quelqu’un de digne et il a refusé de reprendre le corps.
Les militaires sont alors allés voir la maire de Bangolo. Cette dernière a refusé une première fois de réceptionner le corps. Les militaires sont revenus dans la soirée avec trois chars pour l’intimider, mais la maire a refusé une nouvelle fois et ils sont repartis avec le corps. Ils l’ont inhumé eux-mêmes. Voilà la vraie histoire.

Tf1.fr : Comment avez-vous obtenu ces témoignages ?
J’ai des relais sur place.

Tf1.fr : Toutefois, les militaires disent que depuis la disparition de Firmin Mahé, le brigandage a cessé dans la zone en question?
C’est faux. Juste après la mort de Firmin Mahé, il y a eu une descente de rebelles et quatre civils sont morts à Bah ! L’arrêt des violences, c’est la version des militaires. Moi, je vous donne la version de la partie adverse.

Tf1.fr : Qu’attendez-vous de la justice française ?
J’attends la transparence. J’attends de la justice française qu’elle soit équitable. Je ne veux pas qu’il y ait de mascarade. Je veux qu’on applique la loi et qu’il y ait des dommages et intérêts qui soient dignes de la faute commise par les militaires français, qui étaient en mission. Dans cette affaire, un innocent a subi des tortures et a été tué la tête plongée dans un sac.

AFP

Mis en ligne le 23 décembre 2005 par Alexandra GUILLET, mis à jour le 24 décembre 2005 et actualisé par Afrique Actualité

Côte d`Ivoire/L`adjudant-chef français raconte comment il a exécuté l`ordre illégal de tuer Firmin Mahé novembre 30 2012

Infos : , ajouter un commentaire

 L`ancien adjudant-chef Guy Raugel arrive à la cour d`assises de Paris en compagnie de son avocat, le 27 novembre 2012.

PARIS - “Bon alors, mon capitaine, on fait quoi? il faut le tuer?” L`adjudant-chef Guy Raugel a raconté jeudi à la cour d`assises de Paris comment il avait achevé en 2005 l`Ivoirien Firmin Mahé, tout en sachant qu`il exécutait “un ordre illégal”.

“Je savais que ce qu`on allait faire, c`était pas bien, je ne me suis pas engagé pour ça…”, a dit d`une voix assurée cet homme de 48 ans qui se dit “militaire dans l`âme”. Il comparaît depuis lundi avec deux de ses anciens subordonnés et un colonel pour le meurtre de Mahé, qu`il a décrit jeudi comme un “coupeur de route” dépouillant et terrorisant les populations.

Les quatre accusés appartenaient à la force Licorne déployée en Côte d`Ivoire, pays alors coupé en deux par une guerre civile. L`adjudant-chef Raugel et ses hommes étaient chargés de surveiller la “zone de confiance”, entre le nord tenu par la rébellion et le sud loyaliste.

Plusieurs militaires ont expliqué à la cour qu`il s`agissait de fait d`une zone de “non-droit”, où plus aucune police ni justice ne fonctionnait. “On était écoeurés, on en avait marre, marre, marre, de voir des coupeurs de route qu`on arrêtait revenir en toute impunité recommencer leurs saloperies”, a dit l`adjudant-chef.

Sa famille le conteste, mais les militaires restent convaincus que c`est bien un chef de bande qu`il ont interpellé le 13 mai 2005 en la personne de Firmin Mahé. Le matin, il était blessé par balle à la jambe et s`enfuyait, avant d`être rattrapé et amené au cantonnement du “peloton de reconnaissance et d`intervention antichar” (PRIAC) commandé par Guy Raugel, à Bangolo.

C`est là que l`adjudant-chef a dit avoir reçu l`ordre par téléphone du colonel Eric Burgaud de conduire le blessé vers la ville de Man et de le tuer en route.

indignité

Dans un premier appel, il s`agissait de “rouler doucement”. L`adjudant-chef a demandé s`il s`agissait que Mahé n`arrive pas vivant à destination. “Vous m`avez bien compris”, lui a répondu le colonel.

Dans un deuxième temps, l`ordre serait devenu explicite, selon l`accusé, pour qui le colonel lui a demandé de tuer Mahé par balle en prétextant d`une tentative d`évasion.

Ce procédé n`a pas semblé “cohérent” à Guy Raugel, parce que le blessé était inconscient. Finalement, c`est avec un sac plastique qu`il étouffera Mahé. Selon l`adjudant-chef, un capitaine a lui aussi parlé au téléphone avec le colonel et aurait “acquiescé, de la tête et du regard”, quand Raugel dit lui avoir demandé si la mission était bien de tuer Mahé.

Guy Raugel a gardé l`allure et le parler d`un sous-officier de terrain, parlant de l`armée comme d`une famille, de ses hommes comme de ses enfants, de son colonel comme d`un père.

Amer, il dit qu`il était convaincu que ses “chefs allaient tout assumer”.
Interrogé après lui, le colonel Burgaud, admettant n`avoir pas toujours fait preuve de “dignité” dans cette affaire, concédant même de la “lâcheté”, a dit qu`il assumait maintenant “pleinement de lui avoir transmis l`ordre illégal” selon lequel “Mahé devait arriver mort” à destination.

Et “je l`ai laissé se débrouiller tout seul”, a déclaré le colonel qui, lui, dit ne pas avoir proposé de “mode opératoire”. Le colonel a aussi réaffirmé avoir tenu l`ordre de “rouler doucement” du général Henri Poncet, alors commandant de Licorne.

“L`indignité, maintenant, est dans son camp”, a estimé Eric Burgaud.
Le général, attendu comme témoin le 4 décembre, a fermement démenti durant l`enquête avoir donné l`ordre de tuer Mahé et a bénéficié d`un non-lieu.

at/ng/df

Meurtre d`un Ivoirien par des militaires français: un “silence intenable novembre 30 2012

Infos : , ajouter un commentaire

Le général Bruno Cuche

PARIS - “Vous imaginez bien que ce silence était intenable…”, a déclaré mercredi le général d`armée Bruno Cuche au procès à Paris de quatre militaires français jugés pour le meurtre d`un Ivoirien, une affaire qui avait fini par éclater après cinq mois de silence.

Droit à la barre dans son uniforme, le général cinq étoiles, ancien chef d`état-major de l`armée de terre et actuel gouverneur des Invalides, a décrit “l`enquête de commandement” à laquelle il a participé en octobre 2005.

Les plus hautes autorités militaires, a-t-il dit, venaient alors d`être informées de faits “très graves” attribués à des hommes de la force Licorne déployée en Côte d`Ivoire, soupçonnés d`avoir commis en mai de cette année-là un meurtre de sang froid sur la personne d`un “coupeur de route” (bandit), Firmin Mahé.

“L`adjudant-chef Raugel a reconnu immédiatement avoir achevé Firmin Mahé avec un sac en plastique et du shatterton, le brigadier-chef Schnier a reconnu avoir aidé Raugel dans cette sinistre tâche”. Voilà pour “les faits”, a sobrement relaté le général.

Firmin Mahé, 29 ans, considéré par les militaires français comme un dangereux criminel, ce que conteste sa famille, avait été blessé par balle et interpellé près de la localité de Bangolo (ouest), avant d`être embarqué dans un véhicule blindé où il avait été achevé.

Quatre militaires comparaissent depuis lundi devant la cour d`assises comme auteur ou complices de ce meurtre: l`adjudant-chef Guy Raugel, le brigadier-chef Johannes Schnier, ainsi que le brigadier Lianrifou Ben Youssouf, qui conduisait le véhicule, et le colonel Eric Burgaud, 50 ans, chef de corps à l`époque.

Après avoir varié dans ses déclarations, le colonel a reconnu avoir transmis à ses hommes l`ordre implicite que Mahé n`arrive pas vivant à destination, mais il assure avoir lui-même tenu cet ordre du général Henri Poncet, commandant à l`époque de la force Licorne.

Respect de la vie

Le général Poncet a démenti et bénéficié d`un non-lieu en cours d`enquête judiciaire. Il avait néanmoins écopé de sanctions disciplinaires - un blâme et une mutation - de même que son adjoint, pour avoir voulu dissimuler ce meurtre.

En effet, “pendant cinq mois, le silence a été gardé sur cette affaire, au départ, par souci de bien faire, protéger ses subordonnés”, a déclaré le général Cuche. “Mais comment l`état-major des armées a-t-il été informé?”, lui a demandé le président de la cour, Olivier Leurent.

“Vous imaginez bien que ce silence était intenable (…) cette affaire avait créé un gros traumatisme dans l`unité (…) les langues se sont déliées, et l`affaire est parvenue aux oreilles” de l`état-major, puis de la ministre de la Défense de l`époque, Michèle Alliot-Marie.

Le chef d`état-major des armées avait alors estimé que la situation sur le terrain, fût-elle extrêmement difficile, ne pouvait pas justifier une telle atteinte aux traditions militaires de respect des adversaires, des prisonniers et de la vie.

Il demandait aussi à la justice de “punir les auteurs de ce crime”, a rappelé le président de la cour, Olivier Leurent, en demandant au général Cuche ce qu`il pensait de ces déclarations.

“Je les approuve pleinement, Monsieur le président”, a-t-il répondu.
En quittant la salle, calmement, il a regardé dans les yeux l`adjudant-chef Raugel.
Avant le général, un policier de la brigade criminelle était venu expliquer lui aussi l`enquête “pas classique” sur cette affaire, “sans aucune mesure avec des affaires de droit commun”.

La journée de jeudi doit être consacrée à l`interrogatoire des accusés. Le procès est prévu jusqu`au 7 décembre.

AFP

Côte d’Ivoire/Mort de l`Ivoirien Mahé: le colonel Burgaud met en cause le général Poncet novembre 30 2012

Infos : , ajouter un commentaire

ForcesForces françaises en Côte d`Ivoire : Le général Henri Poncet, ancien commandant de l`Opération Licorne

PARIS - Le colonel Eric Burgaud, jugé à Paris avec trois anciens subordonnés pour la mort en 2005 de Firmin Mahé, a affirmé jeudi au procès, comme durant l`enquête, que le général Henri Poncet avait donné l`ordre implicite de tuer cet Ivoirien considéré par l`armée française comme un criminel.

Le général Poncet avait été mis en examen au début de l`instruction pour complicité d`homicide volontaire, mais il a fermement démenti avoir donné un tel ordre et a bénéficié d`un non-lieu. Il est attendu comme témoin au procès le 4 décembre.

A l`époque des faits, le colonel et ses trois co-accusés, dont l`adjudant-chef Raugel qui a reconnu avoir tué sur ordre Firmin Mahé, étaient membres de la force Licorne déployée en soutien de l`ONU en Côte d`Ivoire. Le général Poncet était le commandant de Licorne.

Le 13 mai 2005, les militaires français avaient interpellé, blessé par balle à la jambe puis arrêté Firmin Mahé, qu`ils tenaient pour un “coupeur de route”, dépouillant et terrorisant les populations. La famille de Mahé conteste, affirmant que les militaires se sont trompés d`homme.

Alors qu`il était transporté dans un blindé français, Mahé avait été étouffé avec un sac plastique par Guy Raugel. “J`assume pleinement de lui avoir donné l`ordre illégal disant que Mahé devait ariver mort” à destination et “je l`ai laissé se débrouiller tout
seul”, a déclaré à la cour le colonel Burgaud.

“Je n`avais pas eu le courage moral de m`opposer au général Poncet”, a ajouté le colonel, répétant à la cour que son supérieur lui avait dit que le véhicule devait “rouler doucement” et avait conclu sa phrase par: “Vous me comprenez”.

Pour le colonel, cela voulait dire qu`”il fallait que Mahé arrivât mort à Man et qu`il ne s`échappât pas”. Devant la cours d`assises, le colonel a admis qu`il n`avait “pas toujours fait preuve de dignité dans cette affaire”, n`ayant reconnu que tardivement avoir transmis cet ordre “illégal”. “J`ai été lâche, quelquefois j`ai été indigne…”, a-t-il dit.

“En tout état de cause, le général Poncet n`admet pas avoir donné cet ordre, mais l`indignité maintenant est dans son camp”, a ajouté l`ancien colonel, devenu cadre en entreprise.

at/ng/fm



Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 5970 articles | blog Gratuit | Abus?