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Des ONG accusent les forces pro-Gbagbo et pro-Ouattara d’exactions entre 2002 et 2011 janvier 31 2013

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actu_1356682620 Un rapport rédigé par six ONG de défense, de promotion et de protection des droits humains et de la démocratie en Côte d’Ivoire accuse aujourd’hui les forces pro-Gbagbo et pro-Ouattara d’avoir commis de graves violations de droits humains entre septembre 2002 et mai 2011.

Un membre de cette plateforme, Sindou Bamba, indique que les quelque 5000 témoignages recueillis sur le terrain « font apparaitre 13 types de violations de droits humains », notamment des atteintes à l’intégrité physique, des enlèvements, des violences sexuelles, des pillages et des destructions de biens. « Du déclenchement de la rébellion jusqu’en fin 2003, les Forces Nouvelles (ex-rébellion) et les Forces de défense et de sécurité (FDS, pro-gouvernementales), soutenues par des mercenaires et miliciens, se sont tous rendues coupables de violations des droits des humains », précise le rapport, intitulé « Pourquoi nous sommes arrivés jusque-là ? ».

Reuters

« En allant seule à Kidal, la position de la France est ambiguë » [officier malien] janvier 31 2013

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 Après la reconquête des deux grandes villes du nord du Mali à savoir Gao et Tombouctou, en compagnie des troupes maliennes et africaines, les militaires français sont allés seuls à Kidal, cela relève d’une situation ambiguë qu’on ne comprend pas, a confié mercredi à un correspondant de Xinhua, un officier de l’état-major général de l’ armée malienne.

La ville de Kidal, une parmi les trois les plus grandes du nord du Mali, est à 1.500 km de Bamako, près de la frontière algérienne.

Elle était précédemment le fief d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) d’Iyad Ag Ghaly (ex-rebelle touareg), un groupe islamiste allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Selon le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), depuis lundi, elle est sous son contrôle après en avoir chassé les islamistes.

Après avoir confirmé qu’il n’y a aucun militaire malien, encore moins africain à Kidal, un officier de l’armée malienne a laissé entendre :  »En allant seule à Kidal, on ne comprend pas la position de la France, car elle est ambiguë »

Celui-ci a expliqué :  »On nous a fait savoir que les troupes tchadienne et nigérienne sont en cours de route pour Kidal.. On verra bien d’un moment à un autre puisqu’il y a un officier de l’état-major de l’armée française à Bamako ».

A noter que certains Maliens (civils) font état de leur  » désarroi » suite à l’absence des militaires maliens à Kidal.

Pour rappel, les rebelles touaregs indépendantistes avaient exprimé leur  »hostilité » face à une éventuelle présence des militaires maliens dans l’espace qu’ils appellent Azawad (régions de Gao, Tombouctou et Kidal).Cependant, le directeur de l’ information et des relations internales des armées du Mali (Dirpa), le lieutenant-colonel Souleymane Maïga, a indiqué lundi lors d’un point de presse que tout groupe armé, qu’il soit MNLA ou autre, ne reconnaissant pas l’autorité du Mali, est un groupe ennemi, et sera combattu comme tel, conformément aux conventions régissant les conflits armés.

Outre l’armée malienne, aucun individu n’a le droit de porter une arme sur un véhicule ou de quelle que manière que ce soit sur le territoire malien à part l’armée malienne, appuyée par les forces alliées, a précisé le lieutenant-colonel Maïga.

Celui-ci a souligné que l’opération de reconquête des territoires occupés va se poursuivre jusqu’à Taoudéni, zone désertique de la région de Tombouctou. Autrement dit au-delà de la ville de Kidal.

Des doutes sur la sincérité de la France à reconquérir Kidal

BAMAKO (Xinhua) – L’opinion nationale malienne semble émettre des doutes sur la sincerité de l’armée française à combattre le groupe islamique Ancadine de Iyad Ag Galy qui s’est subitement transformé en MNLA depuis l’offensive de reconquête.

« Le fait que la force française soit allée à Kidal ce matin sans la troupe malienne ne milite pas vraiment à la faveur de ce pays dont l’intervention avait suscité de véritables sentiments pro-français au sein de la population malienne. Il est clair que la France puisse jouer franc avec le Mali », commente Mamadou Bah, spécialiste en relations internales.

Cette situation parait bien embarrasser la classe politique malienne et même les autorités militaires qui espèrent recouvrir l’intégrité totale de leur territoire national avec l’aide de la France.

« Le Président de la République a été clair sur le sujet, mais il ne faudrait pas que la France change la règle du jeu en cours de partie. Nous resterons prudent, car le fait d’aller voir le MNLA et Ancardine dans leur fief sans combattre paraît bien louche « , a estimé Moussa Camara; leader politique.

Ces allégations semblent bien se fonder sur le démenti effectué par les médias de supposées frappes aériennes effectuées par l’aviation française en début de semaine. De sources concordantes, les habitants de Kidal auront été les premiers surpris à apprendre par les médias des frappes réalisées sur le logement d’Iyad et sur le camp 2. Alors que la cellule de communication de la force française en avait fait échos.

Xinha

Cote d’Ivoire:Le parquet requiert 1 an ferme contre le sécretaire général du parti de Gbagbo janvier 31 2013

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akoun Le parquet a requis mercredi en appel, un an d’emprisonnement ferme contre Laurent Akoun, le secrétaire général du Front populaire ivoirien (ancien partie au pouvoir), assorti de 100.000 Fcfa d’amende.

Laurent Akoun est depuis plusieurs mois en prison, accusé d’ »atteinte à l’ordre public » et de propos « séditieux » envers le président ivoirien Alassane Ouattara.

« Ouattara est arrivé au pouvoir par la guerre, il n’a pas gagné les élections »

Laurent Akoun a martelé que Alassane Ouattara était « le tortionnaire » de ses camarades de parti, détenus dans des prisons au nord du pays, le qualifiant l’actuel chef de l’Etat ivoirien de « menteur », a rappelé le procureur, citant le journal Notre Voie, un quotidien du parti, dans ses parutions du 5 et 8 août derniers.

Pour le procureur, ces déclarations méritent une « peine privative de liberté de un à cinq ans de prison ferme », estimant que M. Akoun « avait conscience du message qu’il véhiculait ».Pour Toussaint Zahui, avocat de la défense, « ce discours qui a été tenu est un discours de remobilisation » au cours d’une réunion « restreinte » à 60 militants du FPI, essentiellement des responsables du parti.

Le « discours est politique », a-t-il plaidé, ajoutant que ces propos « ne sont pas constitutifs d’infraction ».

« Ce discours n’est pas séditieux », a insisté maitre Zahui, cette infraction imputée à son client « n’est pas constituée parce que l’élément matériel n’a pas été suffisamment caractérisé et l’élément moral n’est pas établi ».

L’avocat a demandé au tribunal d’ »infirmer sa sanction » à l’encontre de M. Akoun, également accusé d’avoir « ramé à contre-courant de la réconciliation » nationale.

II a estimé que c’était un procès « politique » dénonçant la mesure d’interdiction de séjour de son client de paraître d’ »assassinat politique ».

Le secrétaire général du FPI a été condamné le 31 août à six mois de prison ferme pour trouble à l’ordre public.

Le président du tribunal, Ali Ouattara, a reporté l’affaire en délibéré pour le 13 février prochain.

 

CAN 2013 : Obi Mikel vise la victoire avec le Nigeria janvier 31 2013

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 Qualifié mardi soir pour les quarts de finale de la CAN 2013 après une victoire face à l’Ethiopie (2-0), lors de la 3e journée du groupe D de la compétition, le Nigeria renoue avec la phase finale du tournoi continental.

Un premier objectif d’atteint pour les Super Eagles et leur capitaine, John Mikel Obi, qui vise maintenant bien plus haut. “Je pense que maintenant que nous sommes en quarts de finale, nous devons continuer à faire ce que nous faisons et nous espérons que nous réussirons. Nous sommes venus ici pour gagner cette coupe“, a expliqué le milieu de terrain de Chelsea.

Pour son prochain match, le Nigeria va affronter la Côte d’Ivoire.

CAN 2013 - Qualification des Eperviers aux quarts de finale janvier 31 2013

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Les Éperviers accèdent pour la première fois de leur histoire aux quarts de finale d’une Coupe d’Afrique après le match nul 1-1 arraché face à la Tunisie

CAN 2013 - Les Eléphants exécutent les Fennecs janvier 31 2013

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Côte d’Ivoire a remonté deux buts pour arracher un match nul sur le score de 2 à 2 face à l’Algérie dans leur rencontre de Groupe D de Coupe d’Afrique des Nations 2013

Egypte: Avertissement de l’armée égyptienne à l’Etat janvier 31 2013

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 L’armée égyptienne est de nouveau entrée en scène pour tenter de calmer une situation qui risque de déraper. Elle a mis en garde contre un «effondrement de l’Etat» en cas de poursuite de la grave crise que traverse l’Egypte.

Plus de 50 personnes ont trouvé la mort en cinq jours de violences, dont l’escalade ne semble pas trouver de répit. Les émeutes se poursuivent dans la région du canal de Suez malgré le couvre-feu. Les manifestants ont crié des slogans hostiles au président Morsi et aux Frères musulmans. «La poursuite du conflit entre les forces politiques et leurs divergences sur la gestion du pays pourraient conduire à un effondrement de l’Etat», a averti le ministre de la Défense, le général Abdel Fattah al-Sissi. Le ministre a appelé les forces politiques à trouver une issue aux «problèmes politiques, économiques, sociaux et de sécurité du pays». Il a également insisté sur la protection des «infrastructures vitales et stratégiques», au premier rang desquelles le canal de Suez. Ce canal demeure un axe majeur du commerce international et un point stratégique pour l’économie de l’Egypte. Il s’agit de la première prise de position publique d’un haut officier de l’Armée depuis le début de cette nouvelle vague de troubles dans le pays. L’institution militaire, véritable détentrice du pouvoir en Egypte, est en retrait depuis que le président Mohamed Morsi, élu en juin, a écarté l’ancien ministre de la Défense, le fameux maréchal Hussein Tantaoui.

L’Armée s’était toutefois manifestée en décembre dernier lors de la crise liée à l’adoption du projet de constitution, pour appeler au dialogue et rappeler son rôle de garante de la stabilité du pays. Depuis quelques jours l’Armée s’est déployée à Port-Saïd et Suez. Le président Morsi a imposé l’état d’urgence dans les trois gouvernorats jouxtant cet axe stratégique de navigation (Port-Saïd, Ismaïliya, Suez). Le Sénat a ratifié un projet de loi autorisant le président à recourir à l’armée pour maintenir l’ordre. Mais apparemment sans résultat tangible. «Le peuple du canal défie l’état d’urgence du président», a titré hier le journal Al-Chorouk. Plus d’une cinquantaine de personnes sont mortes et des centaines ont été blessées dans les violences qui ont éclaté jeudi, alors que les Egyptiens commémoraient le deuxième anniversaire de la révolte contre l’ex-président Moubarak. Le pic de violences a eu lieu dans la ville de Port-Saïd, où 42 personnes ont péri dans des heurts notamment après la condamnation à mort de 21 supporteurs du club de football de la ville, impliqués dans la tragédie de l’an dernier. Ces affrontements, les plus meurtriers depuis l’élection de Morsi en juin 2012, se déroulent sur fond de forte contestation du président et de son parti par l’opposition. Sorti gagnant, en décembre, d’un bras-de-fer avec l’opposition autour de la Constitution, le président Morsi fait face à une nouvelle crise qu’il lui sera, cette fois-ci, difficile de désamorcer sans concessions.

La Tribune

Egypte: L’opposition appelle à une réunion d’urgence avec le pouvoir janvier 31 2013

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 Alors que les violences se poursuivent en Egypte où trois personnes ont été tuées mercredi 30 janvier dans les accrochages entre manifestants et policiers, des dirigeants du Front du salut national, principale coalition d’opposition égyptienne, ont appelé ce jour à une réunion d’urgence avec le pouvoir islamiste. Le Front rejetait jusqu’à présent le dialogue auquel appelait le président Mohamed Morsi.

Ce sont deux figures de proue du Front du salut qui ont appelé à la réunion : Mohamed el-Baradei, prix Nobel de la paix et coordinateur du Front, et Amr Moussa, ancien secrétaire général de la Ligue arabe.

Avant d’entamer un dialogue, le Front avait posé pour condition que « le président Morsi reconnaisse sa responsabilité dans le sang versé, qu’il forme un gouvernement d’union nationale, et qu’il défère le ministre de l’Intérieur devant la justice ».

Ce changement d’attitude de Baradei et Moussa, comme la décision du président Morsi de faire marche arrière sur l’état d’urgence et le couvre-feu imposés aux villes du canal de Suez, interviennent après un coup de semonce tiré par l’armée. Le ministre de la Défense, le général Abdel Fattah al-Sissi avait déclaré que la crise actuelle menaçait le pays d’effondrement si les hommes politiques ne s’entendaient pas. Il avait conclu que l’armée, elle, ne s’effondrerait pas.

L’avertissement d’un retour de l’armée à la tête des affaires a visiblement été entendu par le pouvoir et l’opposition

rfi

Cote d’Ivoire: / Le « rattrape ethnique » affirme la primauté des peuples Malinkés et Voltaïques sur les autres populations ivoiriennes. janvier 30 2013

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Inutile de revenir ici, sur toutes les nominations tribales de Ouattara. Ce qui est important à souligner, s’est le danger que court la Côte d’Ivoire avec une ethnocratie primaire qui consiste à placer partout des ressortissants du Nord et du Grand Nord de la Côte d’Ivoire. Dans les faits, la connotation du « rattrape ethnique » affirme de façon souterraine la primauté des peuples Malinkés et Voltaïques sur les autres composantes de la nation ivoirienne. La Charte du Nord le mentionnait déjà dans ses colonnes.

C’est à croire qu’en Côte d’Ivoire, les plus éduqués, les plus diplômés, les plus intelligents sont du Nord. Tous les régimes fascistes naissent comme ça, autour d’un clan, autour d’une communauté, sur des idées fausses voire des mythes. Pour rappel, le fascisme est une idéologie qui est née en Allemagne et en Italie au XXème siècle. Il s’est très vit développé sur des idées reçues racistes, après la première guerre mondiale, avec les régimes fascistes qui sont arrivés au pouvoir en Allemagne, en Italie, en Espagne et même au Japon.

A cause du fascisme, les peuples de ces pays ont terriblement soufferts et ont été soumis à une sauvagerie effroyable. 
Les dictateurs fascistes (Adolph Hitler et Benito Mussolini) et leurs administrations, sous formes de clans, de sociétés secrètes et d’organisations mystiques, comme c’est le cas en ce moment au Dramanistan, ont instauré dans leur pays, des régimes totalitaires. La force brute, les agressions, les bains de sang, et la violence étaient la règle de tous les jours. Hitler et Mussolini ont aussi planifié des vagues de terreur au sein des populations avec leurs polices secrètes et milices fascistes. La Direction de la Surveillance du Territoire (DST) avec à sa tête, Inza Diomandé, est devenue une police politique avec des pratiques douteuses. Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, (FRCI), et les Dozos, (une milice tribale), font la loi et tuent en dehors de tout contrôle du système judiciaire, lui-même, aux ordres de la Présidence de la République.

En outre, l’administration fasciste s’est implantée solidement à tous les niveaux de la société, de l’éducation à la culture, de la religion à l’art, et de la structure gouvernementale au système militaire. La police secrète contrôle même la vie privée des personnes de façon quotidienne. L’opposition, du moins, les pro-Gbagbo, les dirigeants et militants du Front Populaire Ivoirien (FPI), sont surveillés comme du lait sur le feu s’ils ne sont pas en prison. Ces pratiques rappellent exactement les méthodes d’Adolph Hitler et de Benito Mussolini. Tout le monde sait, comment ces deux fascistes ont terminé leur folle aventure, après avoir terrorisé leurs concitoyens et provoqué la deuxième guerre mondiale qui a fait plus de 55 millions de morts. Parler de Fascisme ou de totalitarisme au Dramanistan n’est pas exagéré, quand on fait justement un parallèle entre la pratique des gouvernants et les structures de répressions mises en place pour le fonctionnement du système Ouattara.

BEN ZAHOUI DEGBOU
Géographe & Journaliste

Audience de confirmation ou d’infirmation des charges à la Cpi : Le deuxième acte du complot contre Gbagbo janvier 30 2013

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Après avoir régulièrement refusé de dire le Droit en faisant valoir des motifs politiques et tordu constamment le cou du Traité de Rome, après maintes tergiversations, la Cour pénal internationale va se décider enfin, le 19 février 2013, à prononcer de façon claire la  by Coupon Companion Plugin”>confirmation ou infirmation des charges alléguées le 16 mai 2012 contre le prisonnier politique, par l’ex-procureur Luis-Moreno Ocampo. Les juges vont se prononcer sur le grossier «document de notification des charges» maladroitement monté contre le Président Laurent Gbagbo déporté illégalement à la Prison Scheveningen de La Haye, siège de la Cpi, depuis le 30 novembre 2011.

 Le 19 février 2013 va donc se jouer à La Haye un acte décisif dans le complot qui maintient injustement le Président Laurent Gbagbo à la Cpi. Il faut rappeler que la décision de fixer la confirmation ou l’infirmation des charges a été prise par la Cour lors d’une audience publique dite de «mise en état», le mardi 11 décembre 2012 de 14h30 à 18h. Laquelle a porté sur «… la date de confirmation des charges, la divulgation des éléments de preuves, la présence des témoins, les modalités pratiques en tenant compte de l’état de santé du président Laurent Gbagbo lors de cette audience…». Ladite audience, présidée par la juge unique, Silvia Fernandez de Gurmendi, s’était tenue en présence de la Défense du Président Laurent Gbagbo conduite par Me Emmanuel Altit qui était notamment aidé par Agathe Bahi Baroan, Jennifer Naouri et Gaëlle Buchet. Le commando des avocats pour la défense de Gbagbo était face à des acteurs d’une comédie eux-mêmes conscients de la vacuité du dossier, mais réunis dans un bal honteux pour justifier leurs indemnités de magistrats onusiens et surtout pour exécuter des consignes données par ceux qui instrumentalisent la Cpi. En effet, pendant cette fameuse audience de mise en état on notait, pour le compte du bureau du Procureur, Gilles Dutertre, Reinhold Gallmetzer et Krisztina Varga. Quand le bureau des victimes se faisait représenter par Dmytro Suprun et Ludovic Vertruccio. Le Greffe étant, lui, représenté par Abdullaeva Shakhnoza. Mais là s’achevait certainement le premier acte de la conspiration contre le plus célèbre prisonnier politique de son temps.

A la Cpi, tout sauf le Droit

Car, à propos et dans ce procès, tout aura été dit et entendu. Sauf le Droit. De la complicité entre l’ex-Procureur Ocampo (exécutant principal), les commanditaires, les bénéficiaires du complot et leurs sous-fifres, on retiendra que le magistrat argentin a fait du faux pour accuser le Président Gbagbo, après l’avoir illégalement piloté sa déportation à La Haye. Il a été démontré que son «document de notification des charges» n’est qu’une compilation de fausses preuves et de témoignages erronés mis en scène par le Rassemblement des républicains, le parti politique de Ouattara. L’on ne peut, à ce sujet, s’empêcher de rappeler que des juges de la Cpi, choqués par l’imposture, ont dénoncé le faux orchestré par le magistrat argentin qui s’est compromis avec le régime dictatorial d’Abidjan. En effet, le juge allemand de la Cpi, Hans-Peter Kaul, a révélé que : «L’argumentation juridique du procureur Ocampo était souvent insuffisante». Et que celui-ci a produit «des témoins qui ne sauvaient rien» de l’affaire. Pour ne pas dire des faux témoins. Mieux, Ocampo s’est compromis à visage découvert en adressant une lettre de félicitation à l’ex-chef rebelle, Guillaume, Soro après son élection controversée à la présidence de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Le magistrat onusien en mission à la Cpi n’a pu s’empêcher d’effectuer une visite inattendue d’adieu à Abidjan du vendredi 1 au samedi 2 juin 2012 pour saluer ses «amis», deux semaines avant son départ à la retraite. Pis, les juges de la Cpi, piétinant le rapport des experts de la Cour sur la santé du Président Laurent Gbagbo, lequel rapport confirme que l’accusé a été torturé par les ex-rebelles de Ouattara pendant sa détention à Korhogo et qu’il n’est de ce fait pas apte à continuer les procédures, vont, sans aucun scrupule, refuser de lui accorder la liberté provisoire. Ils oseront même, au terme d’audiences à huis clos sans grande signification juridique, avouer que : «Si on accorde la liberté ne serait-ce que provisoire à Laurent Gbagbo, il retourne au pouvoir en Côte d’Ivoire… il a de nombreux partisans… et des réseaux de relations». Du coup, le monde entier pouvait comprendre, si besoin était encore, que les accusations de crime portées sans aucune preuve contre le Woody de Mama n’ont d’autre but que de l’écarter de la scène politique ivoirienne pour permettre au dictateur d’Abidjan, Ouattara, de confisquer le pouvoir pour s’y éterniser, par la terreur. Il est aujourd’hui flagrant que le procès de l’illustre prisonnier de La Haye n’a jamais rien eu de juridique. Aussi les hommes de Droit et les observateurs à travers le monde, sont-ils humanismes sur le fait que rien dans le dossier contre le Président Laurent Gbagbo ne permet, au plan juridique, de le maintenir en détention, encore moins de le juger et de le condamner pour des «crimes» qu’il n’a pas commis.
Le président Gbagbo serein avant l’acte deux de la mise en scène
La Cpi est tout simplement dans son rôle. Un vulgaire instrument d’accusation, d’intimidation, voire de répression et de privation de liberté pour les leaders africains qui réclament la souveraineté de leur continent qui fait l’objet d’une exploitation sans limite et d’un pillage organisé depuis des siècles. Le 19 février 2013, l’acte 2 du procès Gbagbo va se jouer. L’audience qui confirmera ou infirmera les charges aura enfin lieu. Mais la victime de l’imposture onusienne attend, avec sérénité l’audience suit nous situera sur la suite que la Cpi réserve aux charges qui ont été grossièrement montées contre lui.

Certes les patriotes, les démocrates et la diaspora mobilisés ont parfois exprimé leur indignation, leur colère et parfois le dépit devant ce procès sans tête ni queue qui ressemble à une danse sur place. La Cpi n’ayant pas craint de se déculotter sur la place publique par des balbutiements et des actes de négation du traité de Rome qui fonde la Cour. Car derrière la Cpi, il ya l’Onu qui en constitue la tutelle. Et bien sûr les commanditaires du complot contre le Président Laurent Gbagbo. Ceux qui tirent les ficelles. Mais le prisonnier politique de Ouattara et des parrains occidentaux n’a-t-il pas déjà souligné le caractère éminemment politique de son procès en rappelant que les raisons de son maintien à La Haye ne relèvent nullement d’une question de Droit ? «Je sortirai le jour où ceux qui n’ont déporté ici se décideront à me libérer». Tel est le message qu’il a fait parvenir aux Ivoiriens.

Or, la politique, on le sait, a des raisons que la raison elle-même ignore. Tout est donc possible le 19 février 2013. Les avocats de la défense, eux, tiennent bien leurs arguments juridiques qui ont confondu les juges de la Cour et le bureau procureurs et pousser la Cpi à de discréditer en prenant des décisions dépourvues de sens au plan juridique. Combat juridique ou politique. Qu’importe. Seule compte la lutte contre l’arbitraire. «Aller jusqu’au bout». Car la victoire sera du côté de la vérité.
K. Kouassi Maurice in Le Temps



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