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CPI/Laurent Gbagbo: Comment les ivoiriens des USA ont suivi les audiences? février 28 2013

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New York, 28 février 2013 (Afrique Actualité) – Laurent Gbagbo au coeur des débats, le prisonnier le plus célèbre de l’histoire de la jeune Cours Pénale internationale à la Haye a vu son audience entamée depuis le 19 février 2013, une audience de confirmation des charges qui devrait se conclure ce 28  février. Un évènement suivi tant à Abidjan qu’aux Etats Unis. Une incursion dans le milieu des ivoiriens vivant sur le sol américain par Afrique Actualité .

Manhattan, Harlem, à la 116 street, les ivoiriens vivant dans ce secteur, bien informés de la tenue de l’audience suivent au jour le jour ce qui se passe à la Haye.  Abdoulaye, plutôt proche du Rassemblement Des républicains d’alassane Ouattara pense que ces audiences verront une inculpation de Laurent Gbagbo ” j’ai suivi le premier jour de l’audience et ce procès, je l’espère pourra rétablir la vérité et restaurer la paix dans mon pays. Il faut penser aux victimes. Les soldats de Laurent Gbagbo ont fait trop de tort aux populations.”

A l’opposé, dame Badou du même secteur de New York, 125 street Harlem ”  Rien ne pourra sortir de la Haye alors que nos parents continuent d’être massacrés à l’ouest par les forces de Ouattara et que les chefs rebelles jouissent encore à Abidjan. C’est un procès injuste. Je pense même que Ouattara et ses hommes doivent eux aussi être livrés à la CPI et jugés pour les crimes et viols depuis commis depuis 2002 ”.

‘ Ils vont le relâcher. Cela y va de la réconciliation en Cote d’Ivoire. Vous voyez, la tension est toujours vive en Cote d’Ivoire parce que Laurent Gbagbo, on le veut ou non, est l’homme le plus aimé du pays. les gens se taisent parce que Ouattara a des soldats partout, même dans nos campements” . Gabin Ohou est à Washington. Il est un fidèle visiteur d’Afrique Actualité et farouche partisan de Laurent Gbagbo. Il suit les audiences avec attention depuis le 19 février 2013. Et d’ajouter ” Vous vous rendez compte, le procureur a même du mal à soutenir les accusations contre Koudou ( Laurent Gbagbo). Ce procès va finir dans la farine si la CPI n’y prend garde” .

Habib ivoirien, 38 ans habite la Californie environs 4000 kilometres de New York. Il partage sa foi en un procès équitable ” Je crois que Laurent Gbagbo n’est pas blanc comme neige. En même temps, la cours pénale internationale ne veut pas aussi extrader les ex-chefs rebelles toujours à Abidjan. Et après 6 jours d’audience, je ne sens pas que l’accusation veuille libérer Gbagbo. Dieu seul sait ce qui va se passer”. 

Marcellin dans le Michigan. ” Ici, nous  suivons via le net l’audience du président. Mes soeurs ont crié de joie le premier jour. Elles trouvent Gbagbo en bonne état et notre foi est grande même si on sait que le procès est purement politique”.

A 2500 kilomètres de New York, dans le sud des Etats Unis, le Texas. Sylvain chef de famille et agent de sécurité échange avec ses amis sur le sujet du moment, un club d’ivoiriens qui se réunit très souvent ” Pour nous il ne s’agit plus de savoir qui est coupable et qui ne l’est pas. Parce que, Laurent Gbagbo aurait refusé de quitter le pouvoir, mais c’est Ouattara qui a introduit les armes au pays par son coup d’Etat manqué de 2002. Donc il faut avancer, libérer ce gars et laisser les ivoiriens travailler à leur réconciliation” .

Pour Mahamed Kanaté de la Floride, la condamnation de Laurent Gbagbo est sans équivoque ” il vont le condamner, c’est certain, parce que la CPI ne va pas se dedire. Quitte à  le libérer dans quelques années  ”.

Plus le temps passe , plus les ivoiriens se rendent compte qu’il n’y aura ni vainqueur de part et d’autre. les victimes il y en a eu des deux cotés en plus de 10 années de crise armée. Et le pire serait une condamnation du président Laurent Gbgabo. Une décision  qui risquerait de cristalliser les positions à Abidjan et compromettre pour longtemps la cohésion  nationale .

Serge-Pacome Abonga

Audience de Gbagbo: Voici la vérité (partie 3) février 28 2013

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7e jour de l’audience de Gbagbo : La défense : « Gbagbo n’a rien fait » février 28 2013

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« Certes Gbagbo était bien le président de la république de Côte d’Ivoire, comme le reconnait le procureur lui-même dans sa présentation du 22 février. Par conséquent, il était le chef des armés. Seulement, le procureur ne nous prouve pas comment des jeunes ont été recrutés et quel était le vrai rapport entre le président Gbagbo et Charles Blé Goudé. » a-t-elle introduit avant de passer au peigne fin toutes les allégations du procureur faisant allusion à des réunions entre le président et les officiers supérieurs, entre Gbagbo et Charles Blé Goudé. 

« Le procureur n’a trouvé que 3 réunions entre les commandants supérieurs et Gbagbo durant toute la crise. Mais à défaut de trouver un lien entre ses commandants supérieurs et le président Gbagbo, le procureur va s’intéresser aux réunions convoquées par son épouse Simone au sein du CNRD. Des réunions auxquelles le président Gbagbo aurait participé sans en fournir de preuve…D’ailleurs le propre témoin du procureur dira que le président Gbagbo n’a jamais participé à la réunion du CNRD dont parle le procureur » fait remarquer Ivanovic et de conclure : « Le procureur, en déformant les déclarations de ses propres témoins nous donne l’impression que lui-même n’a jamais mené d’enquête et par conséquent met en doute ses propres déclarations ». 

Pour la défense toutes les allégations concernant l’attaque de l’hôtel du golf, le blocus du même hôtel, sont infondées. 
« Les FDS sont des forces de maintient de l’ordre. Dans quel pays a-t-on vu une armée régulière (FDS) laisser une armée rebelle (FRCI) assiéger une partie de la ville sans les bloquer ? Il fallait maintenir l’ordre qui était menacé ». 
Le procureur ne montre aucun lien entre le président Gbagbo et les 4 évènements et tout montre que toutes les actions du président était non seulement d’empêcher le commando invisible de continuer à sévir, mais de protéger la population » a conclu, Me Faveau Natacha Ivanovic sur ce chapitre. 

Session 2 : « Le seul tort de Gbagbo a été de défendre les institutions de la République, la population ivoirienne en sa qualité de président de la Côte d’Ivoire au moment des faits» 

A la reprise, l’avocate Ivanovic en s’appuyant sur l’article 25(a) et (d) du statut de Rome a démontré que le procureur n’a pas apporté de preuves suffisantes prouvant l’existence d’un plan commun sur la base de la coaction du président Gbagbo en vue de se maintenir au pouvoir. En outre, pour elle s’il doit exister un plan commun, il était ailleurs. Elle rappellera les discours de Ouattara et le Meeting de Koné zacharia au moment de la rébellion. 

« Nous frapperons ce pouvoir et il tombera comme un fruit mûr » dixit, Alassane Ouatara. 
« Nous avons pris les armes, non pas pour IB, encore moins pour Zacharia, mais à cause de Alassane Ouattara » dixit Koné zacharai. 
Elle évoquera aussi les dernières réunions tenues chez le ministre Anaki. « C’est le RDR qui avait un plan commun en vue de déstabiliser le régime du président Laurent Gbagbo, en tuant » a martelé la juriste yougoslave avant de conclure : 
« Le seul tort de Gbagbo a été de défendre les institutions de la République, la population ivoirienne en sa qualité de président de la Côte d’Ivoire au moment des faits» 

Enfin si cette session de l’audience n’a pas ennuyé l’assistance, c’est bien parce qu’elle a permis aux nombreux curieux présents ce jour de découvrir « le coupé décalé » sous un autre angle. Depuis la CPI, Antoinette Alany a été élevée au rang des artistes propagandistes en Côte d’Ivoire. Avec sa chanson « on gagne ou on gagne », maladroitement attribuée aux pro-Gbagbo comme slogan de campagne afin de se maintenir au pouvoir. Et à l’avocate de dire au procureur, concernant un pan du discours de son client prononcé à Divo en pleine campagne électorale (octobre 2010) : « Je ne serai pas battu ». Pour la défense, ce slogan était purement séducteur et non violent. 
Elle fera enfin référence aux nombreux discours du président Laurent Gbagbo lors de la campagne et qui n’avaient rien de déclaration de guerre contrairement aux allégations du procureur. 

A sa suite, vint le professeur Dove Jacob qui lui insistera sur les incohérences des allégations du procureur avec les dispositions de l’article 25.3 (a) et (d). 
« Il faut savoir ce que veut le procureur. Le président Gbagbo est-il auteur ou complice » a introduit le prof de droit pénal international avant de montrer le lien fatal entre les paragraphes de cet article 25 et les insuffisances du procureur. 

Pour lui la contribution à démontrer n’est pas la même dans le cas des deux modes de responsabilité. Il y a une distinction. Pour le procureur, l’élément par lequel la contribution a été conçue au vue de l’article 25.3 (d) est le même sous l’article 25.3 (a). « Le procureur fait une pirouette linguistique. Par ce motif, la défense demande respectueusement à la Chambre de ne pas confirmer les charges sur la base de ces deux modes de responsabilité » a conclu partiellement le prof. Avant de rappeler que même si le juge Hans Peter Kaul avait soufflé au procureur de se pencher sur l’article 28 afin de requalifier ses charges, cela ne devrait pas être pris en compte pour cette audience, car dans l’affaire Bemba, cette possibilité avait été débattue bien avant l’audience de confirmation des charges afin de permettre à la défense de faire ses observations. Et non en pleine audience. « Pour cette raison, la défense demande à la cour de suspendre cette audience afin de laisser les deux parties s’échanger les observations s’il était retenu que le procureur doit se prononcer sur l’article 28 » a conclu le prof de droit pénal international. 

Session 3 : Le Prof Jacob donne un cours de doit pénal international au procureur 
A la troisième session, le professeur Jacob s’est cette fois prononcé sur le crime contre l’humanité. 
Pour la défense, le procureur a inclu sans le prouver tous les évènements qui ont eu lieu autour le 16 décembre 2010 dans cet évènement afin de relever son caractère généralisé. « Le procureur a manqué de rigueur » a martelé la défense. Avant de dire qu’il aurait fallu que le procureur télécharge tous les rapports des ONG tout en restant dans son bureau et laisser la défense aller contre enquêter sur le terrain. « Un DCC ne saurait être une série d’affirmation, mais une démonstration des allégations » a souligné le professeur Dove Jacob. 
« Où est la définition de l’attaque généralisée au terme de l’article 7, dont parle le procureur ? » a interrogé la défense. Avant d’exiger que soit évalué le DCC du procureur sous cette triple exigence. 
A sa suite est revenue la juriste Faveau Natacha Ivanovic qui elle a insisté sur le lien entre le président Gbagbo et le crime contre l’humanité allégué par le procureur. 

« Gbagbo était le président de la Côte d’Ivoire. Pour ce faire il disposait de l’appareil de l’Etat. Mais le procureur n’a pas eu le courage de le souligner. Il a préféré parler de Blé Goudé et Simone comme étant les seuls membres du groupe présumé…Le procureur a aussi parlé de 45 incidents dans son DCC, malheureusement tous ces incidents n’ont aucun lien l’un avec l’autre et ne remplissent pas les conditions d’une attaque généralisée au terme de l’article 7 du statut de Rome. Sinon, ces incidents n’ont aucun lien avec le président Gbagbo. D’ailleurs le témoin « P.9 » du procureur a affirmé que la mission des FDS était de protéger la population… 

En conséquence la défense estime que les actes commis au cours de ces quatre évènements cités par le procureur ne constituent pas d’éléments objectifs pouvant constituer un crime contre l’humanité, car il n’y a jamais eu d’attaque contre des civils encore moins généralisées que systématiques… Et même si la chambre devait conclure qu’une attaque a eu lieu contre la population civile, cette attaque ne peut être imputée au président Laurent Gbagbo » a dit la défense avant de conclure définitivement sur sa présentation des preuves à décharges sur cette affaire : 

« Le président Gbagbo était le président de la Côte d’Ivoire. Les troubles en Côte d’ivoire ne datent pas de 2010. Elles datent de 2002, avec des rebelles qui sont toujours actifs et soutenus par la communauté internationale. C’est bien la volonté de la France d’offrir le siège présidentiel à Ouattara qui a conduit le pays dans ce chaos…Mesdames, Messieurs les juges, la politique n’a pas sa place dans cette cour. Or le procureur a présenté durant toute cette audience un dossier politique sur la base des rapports des ONG et des coupures de presse…Il n’a pas apporté de preuves suffisantes pour soutenir ses allégations concernant les 4 évènements…Pour ces raisons, la défense demande à la chambre préliminaire de ne pas suivre la démarche politique du procureur et d’infirmer toutes les charges alléguées contre le président Laurent Gbagbo en application des règles du droit. » 
De Philippe Kouhon et Tidiane Houla/ Envoyés spéciaux à la Haye (Eventnews Tv)

CPI/ L’audience de Gbagbo: Video 7eme jour. février 28 2013

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Religion:La nouvelle vie de Benoît XVI février 28 2013

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Dans quelques heures, Benoît XVI va changer de vie. (BFMTV)

Après avoir fait ses adieux a ses fideles, le pape Benoît XVI est sur le point de prendre sa retraite. Pendant quelques heures encore, il va pouvoir jouir des nombreux avantages que lui confère son statut. Jeudi, c’en sera terminé. Tour d’horizon des grands changements à venir dans la vie de Benoît XVI.

Sa tenue

Benoît XVI, pape en fonction - Calotte blanche en soie, anneau piscatorial, mules de velours rouge, bâton liturgique… Si pendant son pontificat, Benoît XVI a désiré revenir à une tenue plus classique et fonctionnelle que ses prédécesseurs, certains attributs restent néanmoins indispensables à chaque apparition publique, car hautement symboliques.

Benoît XVI, pape émérite -
 Devenu “Sa Sainteté Benoît XVI, pape émérite”, son nouveau titre, Joseph Ratzinger devra laisser derrière lui les différents éléments de sa tenue. Il portera une soutane blanche simple, et se séparera de ses fameuses chaussures rouges. A la place, il arborera des chaussures marron, dont une paire qui lui a été donnée pendant son voyage au Mexique.

Son argent

Benoît XVI, pape en fonction - Le pape ne perçoit pas de salaire, rappelle l’agence de presse catholique Zenit.org. C’est la banque du Vatican qui subvient à ses besoins via le denier de Saint-Pierre, de l’argent récolté auprès des évéchés et des fidèles. En 2011,36,5 millions d’euros lui auraient été versés. De l’argent qui n’est pas touché directement par le Saint-Père, mais reversé à des œuvres et initiatives ecclésiastiques et humanitaires.

Benoît XVI, pape émérite - A la retraite, Benoît XVI pourrait toucher une retraite de 2.500 euros par mois, d’après le quotidien anglais Telegraph. Une somme non-confirmée par le Vatican, qui s’est contenté d’assurer que “tout serait fait pour que Benoît XVI mène une vie digne”. Il devrait tout de même continuer à toucher des droits d’auteurs pour ses livres. En 2010, le pape a touché près de 5 millions d’euros: la moitié a été versée à sa fondation, l’autre est à disposition du pape pour des oeuvres de charité ou la publication de ses livres.

Son courrier

Benoît XVI, pape en fonction - En tant que pape, Benoît XVI reçoit énormément de courrier tous les jours. Des lettres des fidèles, des courriers de chefs d’Etats, de la correspondance sur l’Eglise, etc. Son secrétaire particulier Georg Gänswein l’aide à s’y retrouver, à ranger et classer toute cette correspondance.

Benoît XVI, pape émérite - Comme tout un chacun, Benoît XVI va devoir faire le tri dans ses papiers. Les courriers officiels, ceux qui concernent “le gouvernement de l’Eglise et ses fonctions passées” seront donc archivés au Vatican, a précisé le porte-parole. Le pape aura le droit d’emporter avec lui les notes de caractère plus personnel.

Son domicile

Benoît XVI, pape en fonctions - Le pape va pouvoir apprécier ses dernières heures dans l’immense palais du Vatican. La plupart du mobilier appartient à Jean-Paul II. Benoît XVI y a fait faire des travaux, pour y faire installer notamment un cabinet dentaire.

Benoît XVI, pape émérite - Même à la retraite, le pape ne paiera pas de loyer. Après un passage de deux mois à Castel Gandolfo, la résidence d’été des papes située à une trentaine de kilomètres de Rome, il résidera dans le monastère Mater Ecclesiae, perché sur la colline du Vatican. Là, il mènera une vie modeste, et consacrera son temps à la prière et aux lectures.

ariane Kujwaski

France : Rama Yade devant le tribunal février 28 2013

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Rama Yade comparaît jeudi devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour faux, usage de faux et inscription indue sur une liste électorale à Colombes, où elle est élue d’opposition.

La vice-présidente de l’Union des démocrates et indépendants (UDI),risque jusqu’à un an d’emprisonnement pour le volet “faux” et jusqu’à trois ans de prison et 45.000 euros d’amende pour l’infraction au code électoral ainsi qu’une peine d’inéligibilité.

Soupçonnée d’avoir triché à deux reprises

La justice la soupçonne d’avoir triché à deux reprises sur sa domiciliation pour pouvoir être inscrite sur la liste électorale de Colombes. D’abord en décembre 2009 lorsqu’elle a fourni l’adresse d’un local commercial, sa permanence située non loin de la mairie.

Puis deux ans plus tard quand, après avoir été radiée d’office de cette liste, elle a tenté de se faire réinscrire en déclarant habiter dans un appartement de la ville.

A l’époque, l’élue municipale et régionale, candidate aux élections législatives, avait nié sa radiation et invoqué un “simple changement de bureau de vote consécutif à un changement d’adresse”

Un appartement vide

Mais en janvier, la commission de révision des listes électorales avait refusé sa réinscription. L’ex-secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme (2007-2009) puis aux Sports (2009-2010) avait alors saisi le tribunal d’instance qui, à son tour, lui opposait un refus, constatant que l’appartement était vide.

Il était en fait en travaux en raison d’un dégât des eaux, avait expliqué à l’époque Rama Yade. “Il n’y avait aucune volonté de fraude”, assure son avocat, Me Antonin Lévy.

Une tentative pour la “rendre inéligible” ?

Selon Maître Lévy, les poursuites “ne tiennent pas”. Il s’agit tout bonnement d’une “manière d’instrumentaliser la justice pour tenter d’évincer un concurrent”, et ainsi “essayer de rendre inéligible sa cliente afin de l’empêcher de se présenter aux élections municipales en 2014″.

L’enquête préliminaire, qui a débouché sur ce procès, avait été ouverte à la suite d’un signalement du maire socialiste de Colombes Philippe Sarre, adversaire de l’ex-secrétaire d’Etat, qui n’a toutefois pas souhaité se constituer partie civile.

AFP

Le président sierra-léonais prête serment février 28 2013

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FREETOWN, 22 février (Xinhua) — Le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma a été réinvesti dans ses fonctions vendredi au stade national, dans la capitale Freetown.

 Quinze délégations étrangères ont participé à la cérémonie d’investiture. Etaient notamment présents la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf ainsi que le ministre chinois Jiang Weixin, qui représentait le président Hu Jintao.

M. Koroma entame son second mandat présidentiel, et en vertu de la constitution du pays, il ne sera pas autorisé à briguer un troisième mandat. Le 23 novembre 2012, la Commission électorale nationale de la Sierra Leone avait annoncé que M. Koroma avait été élu une seconde fois président en remportant 58,7% des suffrages au second tour du scrutin.

Dans son discours au stade national, le président Koroma a appelé les Sierra-Léonais à faire preuve de patriotisme et à mettre les intérêts du pays avant leurs intérêts propres. Il leur a également demandé de persévérer pour faire avancer les aspirations nationales en matière de démocratie et de développement.

Le président a prôné la “vie en harmonie” en appelant ses compatriotes à toujours chercher à résoudre les différends de manière pacifique.

Par ailleurs, M. Koroma a réaffirmé la volonté de son gouvernement de promouvoir l’éducation, en mentionnant notamment la construction de centres de formation technique et professionnelle.

Il a rappelé les avancées réalisées dans le domaine éducatif au cours de son premier mandat, en particulier le fait que le gouvernement a institué l’enseignement primaire gratuit et obligatoire pour tous les enfants. Il a promis que le nouveau gouvernement “ferait plus encore”.

En outre, le président a de nouveau mis l’accent sur son engagement en faveur de la jeunesse, en écho au discours qu’il avait prononcé lors de l’ouverture de la session parlementaire en décembre.

Avant la cérémonie d’investiture vendredi, la présidente libérienne Sirleaf, également présidente de l’Union du fleuve Mano qui regroupe plusieurs pays de la région, avait, au nom de ses homologues chefs d’Etat africains, félicité le président Koroma pour sa victoire et salué le bon déroulement des élections dans le pays.

Ernest Bai Koroma a été élu président une première fois en 2007. Il avait déjà participé aux élections présidentielles en 2002 et il a été le chef de l’opposition au Parlement de 2002 à 2007.

Les élections générales de 2012 sont les premières élections libres à avoir été organisées par la Sierra Leone. Les deux élections précédentes avaient été organisées par les Nations Unies.

Mali: Le Tchad appelle au dépoiement des armées de la Cedeao février 28 2013

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Idriss Deby Itno donne de la voix. Le président tchadien a exhorté  mercredi 27 février à Yamoussoukro, ses homologues ouest-africains à hâter le pas dans le déploiement de la force ouest-africaine au Mali, où les troupes tchadiennes combattent les djihadistes dans le massif des Ifoghas.

Le président tchadien Idriss Deby Itno, le 6 décembre 2012. Idriss Deby Itno n’est pas satisfait de ses homologues chefs d’État de l’Afrique de l’Ouest. Lors du sommet consacré à la crise malienne, mercredi, à Yamoussokro, le président tchadien n’est pas passé par quatre chemin pour exprimer son impatience quant à la lenteur dans le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), la force ouest-africaine censée venir combattre aux côtés des armées malienne, française et tchadienne, déjà en lutte contre les djihadistes dans le Nord-Mali. « L’heure n’est plus aux discours (…) mais plutôt à l’action, l’ennemi n’attend pas », a-t-il a signifié à l’ouverture d’un sommet de chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à Yamoussoukro.

« Nous appelons l’état-major de la Cedeao à plus de célérité en accélérant l’envoi des troupes dans la zone libérée », a-t-il déclaré. Le président tchadien a tenu à rappeler l’armée malienne à l’ordre. « Votre place est au front, nous vous attendons dans le Nord à la lisière de la frontière de l’Algérie. »

Le Tchad qui n’est pas membre de la Cedeao, a dépêché plus de 2 000 soldats au Mali - le plus fort contingent africain - et déplore dans les rangs de son armée 27 morts et 50 blessés.

Les troupes tchadiennes  sont  en première ligne aux côtés de l’armée française dans le massif des Ifoghas, dans l’extrême nord du Mali, où se sont retranchés les groupes jihadistes après avoir été délogés des grandes villes du Nord qu’ils occupaient depuis l’an dernier.

Rallonge budgétaire

Le président en exercice de la Cedeao, le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara, a confirmé que la Misma devait compter à terme 8 000 hommes, affirmant que les trois quarts de ces effectifs étaient déjà présents au Mali.

Si le déploiement de la force de la Cedeao est jugé lent, c’est en partie dû à des difficultés budgétaires. Alassane Ouattara a lancé un appel à la mobilisation des fonds promis lors d’une conférence internationale à Addis Abeba fin janvier, mais aussi de ressources complémentaires.

« La concrétisation de ces promesses de fonds constitue une priorité », a-t-il souligné, appelant à  l’engagement de la communauté internationale afin de mobiliser les ressources additionnelles indispensables au plein déploiement de la Misma.

Alors que la communauté internationale s’est engagée fin janvier sur une enveloppe financière de plus de 455 millions de dollars (338 M EUR), destinée à la Misma, à l’armée malienne et à l’aide humanitaire, la Côte d’Ivoire a affirmé lundi que les besoins globaux se montaient à 950 millions de dollars (715 M EUR), soit plus du double.

(Avec AFP)

Cote d’Ivoire: Le rapport d’Amnesty International qui accable Ouattara février 28 2013

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Dans un rapport publié mardi 26 février, Amnesty International accuse l’armée ivoirienne de graves violations des droits de l’homme contre des partisans avérés ou supposés de l’ex-président Laurent Gbagbo, en réaction à une vague d’attaques commises en 2012.

Soldat de Ouattara avec l’ex ministre Jean Jacques Bechio battu à sang

Au terme d’un mois d’investigation sur le terrain, de septembre à octobre 2012, les enquêteurs d’Amnesty International ont publié, mardi 26 février, un rapport à charge contre les Forces républicaines de Cote d’Ivoire (FRCI), l’armée nationale mise en place par le président Alassane Ouattara après la crise postélectorale de 2010-2011. Ses soldats se seraient livrés, au cours du second semestre 2012, à une « politique de répression », au nom de la « sécurité »

Intitulé « Côte d’Ivoire : la loi des vainqueurs », le rapport soutient que les actions de représailles menées par la nouvelle armée ivoirienne l’ont été « sur des bases souvent ethniques et politiques », à l’encontre de « dizaines de personnes » victimes d’ « arrestations arbitraires » et de « tortures ». Des accusations déjà portees par des representants de l’onu et par Human Rights Watch.

Amnesty, qui épingle aussi les « milices » composées des chasseurs traditionnels « dozo », affirme d’ailleurs qu’au moins deux personnes ont péri sous la torture. « La Côte d’Ivoire doit briser le cycle des abus et de l’impunité », lance Gaëtan Mootoo, chercheur à Amnesty, fustigeant « l’échec des autorités ivoiriennes à instaurer un État de droit », malgré ses promesses.

Commission d’enquête

L’organisation a réclamé par ailleurs la mise en place d’une « commission internationale d’enquête » sur l’attaque meurtrière de juillet 2012 contre le camp de déplacés de Nahiby, à l’Ouest de la Cote d’Ivoire, où s’étaient réfugiés des membres de l’ethnie guéré considérés comme favorable à l’ancien régime.

Selon la version officielle, l’attaque du camp de Nahiby a fait huit morts. Amnesty conteste ce chiffre et avance plutôt celui de  « 14 personnes tuées », auxquel il faut ajouter un « nombre inconnu de personnes victimes de disparitions forcées ».

L’ONG soutient comme d’autres organisations de défense des droits de l’homme et de nombreux témoins que l’attaque contre ce camp gardé par des éléments de l’ONU a été perpétrée par des jeunes venus d’un quartier dioula - ethnie considérée comme pro-Ouattara - de la ville voisine de Duékoué ainsi que par des « dozos » et des FRCI.

L’enquête ouverte par la justice ivoirienne piétine jusque-là. Amesty International exhorte la Côte d’Ivoire à aller plus loin afin d’éviter le pire. « Si des mesures de justice et de contrôle des forces de sécurité ne sont pas prises sans délai, l’avenir de la Côte d’Ivoire risque d’être marqué par des crises politiques successives où les espoirs de réconciliation ne cesseront de s’amenuiser », avertit l’ONG.

Jeune Afrique

Cote d’Ivoire: Un poliocier tué sous la torture février 28 2013

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Archives

Tué sous la torture, décoré pour bravoure. C’est ce que révèle le rapport d’Amnesty International à propos du Sergent chef Hervé Kribié, un policier bété qui a été arrêté et torturé en compagnie d’autres collègues à San Pedro, le 20 août 2012. Selon le témoignage d’un survivant, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) l’ont déshabillé, attaché à un poteau, puis lui ont infligé des décharges électriques.

Ce qui a provoqué son décès. Amnesty International révèle que les autorités ivoiriennes ont décoré Kribié, un mois plus tard, de l’ordre national du mérite à titre posthume. « Ces dernières ont décidé de faire croire qu’il faisait partie des militaires et policiers tués lors des différentes attaques à l’ouest du pays », explique l’Organisation des droits de l’homme.

Le ministère ivoirien de la Justice n’a pas contesté cette version des faits dans sa lettre de réponse à l’ONG.

Autre Presse



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