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Chelsea : Le fils de George Weah testé mars 31 2013

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La relève est en marche. Auteur d’une grande carrière professionnelle et seul africain avoir obtenu le Ballon d’Or en 1995, George Weah a envoyé son fils Timothy Weah à l’essai au sein du club de Chelsea. Le père s’est expliqué sur la radio anglaise TalkSport. “Il est talentueux et passionné. Alors nous voulions simplement lui offrir cette opportunité. Il est là juste pour un essai et une expérience différente. Il s’est déjà entraîné et est très content“, a-t-il précisé. Son fils qui est attaquant est âgé de 13 ans.

Arsenal : Gervinho, la belle semaine mars 31 2013

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http://www.o-posts.net/news/champions-league/arsenal-transfer-roundup-and-news-arshavin-staying-a-gunner/Après avoir été bon face à la Gambie la semaine dernière, l’international ivoirien Gervinho a été de nouveau décisif avec Arsenal ce samedi. Il a été le grand artisan de la victoire des Gunners face à Reading (4-1) dans le cadre la 31e journée de Premier League

France-Agressions: le couteau sort plus souvent mars 31 2013

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Alain Kernoa a été rejugé cette à Rennes pour le meurtre d’une jeune fille pendant le Teknival de Carnoët. L’arme ? Un couteau à cran d’arrêt acheté quelques jours auparavant au Mont-Saint-Michel.

Les audiences correctionnelles jugent régulièrement des agressions à l'arme blanche.Début mars, trois hommes comparaîtront devant les assises des Côtes-d’Armor pour l’assassinat, à coups de couteau, d’un retraité à Caulnes ; la semaine dernière, un homme a été poignardé, en pleine rue, à Saint-Brieuc… Début février, un différend entre deux clients d’une station-service de Vannes s’est réglé à coups de couteau.

À côté des homicides, traités par les cours d’assises, les audiences correctionnelles jugent régulièrement des agressions à l’arme blanche ayant entraîné des blessures plus ou moins graves. Lacération au cutter pour une cigarette refusée ou un regard de travers, rixes sur fond d’alcool qui dégénèrent : les motifs de ces agressions sont souvent futiles.

« Un couteau japonais au tribunal »

Le port d’un couteau, considéré comme une arme de sixième catégorie, est interdit. Mais l’achat d’une telle arme blanche est libre, sauf pour les mineurs. C’est en quelque sorte l’arme du pauvre, facile à se procurer et moins chère qu’une arme à feu.

De plus en plus de personnes en portent. Chaque jour, à Saint-Brieuc comme dans de nombreux palais de justice, deux ou trois hommes se présentent au tribunal avec un objet coupant en poche. Mais ils ne passent pas l’entrée, grâce au détecteur de métaux. « Le plus souvent ce sont des Opinels ou des petits couteaux » relève un agent de sécurité. Mais, il y a aussi des couteaux qui ne sont pas destinés à couper une tranche de saucisson La semaine dernière, un homme se trouvait en possession d’une étoile à quatre branches, un couteau japonais à lancer, très coupant… Des policiers briochins confirment le phénomène.« On interpelle de plus en plus de jeunes qui ont des couteaux sur eux. Ceux qui dealent ont des cutters dans les poches. »

Pour autant le nombre d’agressions à l’arme blanche est-il en progression ? « En France, il n’y a pas de statistiques fiables,explique Loick Villerbu, le patron de l’institut de criminologie de l’Université de Rennes 2, ce qui m’apparaît nouveauce sont les agressions à la fois défensives et utilitaires. Quand ce sont des agressions défensives, on peut parler d’arme par destination. Dans le cas, par exemple, de violences conjugales, quand la femme se saisit d’un couteau de cuisine ».

Dans les vols à l’arraché, les cambriolages, les agressions « utilitaires »,« il est clair que le couteau sort plus souvent qu’avant ». Dans les agressions à l’arme blanche liées à un règlement de comptes, « sans être prémédité », le couteau est sorti parce que l’occasion est là. L’autre versant c’est « l’usage du couteau qui se fait dans un moment de surexcitation, de délire », note Loick Villerbu.

ouestfrance.com

RDC: Comment les enfants soldats sont recrutés? mars 31 2013

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Des milliers d’enfants et de jeunes hommes fuient les zones contrôlées par les rebelles dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, pour échapper au recrutement imposé par les insurgés .

Selon leurs témoignages recueillis @ Goma, ils ont été approchés non pour des affaires militaires mais plutôt pour un séminaire de formation qu’ils devaient suivre @ Gisenyi, au Rwanda, juste en face de la ville de Goma.
Sur place, ils ont été convoyés jusque dans un centre d’entraînement ou ils ont subi le rudiment de la formation militaire et déversés dans les rangs du M23.

Un temoin occulaire temoigne:

Un jour, cinq rebelles du M23 ont surgi dans notre ville [Rugari, au nord de Goma]. Ils sont allés demander au chef de leur indiquer les maisons ou ils pouvaient trouver des jeunes hommes. Le chef a résisté, ils l’ont attaché et sont allés fouiller les maisons jusqu’a ce qu’ils arrétent 36 enfants et les ont emmenés ailleurs pour les entraîner au combat. J’ai vu dans certaines zones un commandant de front enlevé de force lorsqu’il n’est pas capable de montrer combien de nouvelles recrues il a engagé.

Un autre temoin qui a été recruté de force parmi quinze autres jeunes y compris des enfants âgés de 12 ans par le M23 en juillet dans sa région, Rutshuru, la ville principale de la zone contrôlée par le M23 dit :

« Ils nous ont emmenés @ Bunanga, nous ont donné des armes et des uniformes militaires sans aucun entraînement, @ part quelques exercices pour nous apprendre @ tirer ».

Selon un communiqué de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) plus de 150 enfants ont été recrutés par des groupes armés dans l’est de la RDC depuis début 2012. Ceux qui refusent d?étre enrôlés sont exécutés.

De leur cote les FARDC ont lancé depuis le début du mois d’aoút l’opération de recrutement des jeunes congolais âgés de 18 @ 25 ans sur toute l’étendue du pays mais qui commence avec le Nord Kivu. Le chef de la délégation chargée du recrutement au Nord-Kivu, le colonel Mwitcho Wabateyi assure que cette opération n’est pas forcément liée @ la guerre dans l’Est mais vise plutôt @ rajeunir l’armée dans le cadre de la réforme entreprise par le gouvernement congolais.

skyrock

Nord-Kivu: Auprès des femmes violées ! mars 31 2013

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Dans l’est de la République démocratique du Congo, le nombre de femmes violées augmente dramatiquement depuis plusieurs mois.

Faida Kinjwemdo, (au premier plan), 22 ans, 4 enfants, au cours d’un entretien avec Solange, de la Caritas de Goma.

«C’était au mois d’août, dans le sud du Masisi (centre du Nord-Kivu). Enceinte de huit mois, je travaillais au champ avec une amie. Vers 13 heures, un homme, en civil, armé d’une machette, est arrivé. Mon amie est partie en courant. Je ne pouvais pas me déplacer rapidement. Sous la menace de son arme, il m’a dit de me laisser faire. J’ai baissé les yeux. Il m’a prise et il est parti. Je suis rentrée chez moi. Lorsque mon mari a compris, il ne l’a pas supporté. En 2010, j’avais déjà été violée par trois hommes en uniforme. Il a cru que je le faisais exprès, que cela me plaisait. Il m’a chassée de la maison », explique ce jour-là Faida Kinjwemdo, 22 ans, 4 enfants.

Dans cette région de l’est du Congo, son histoire est banale. «Nous avons recensé à peu près 5 000 femmes violées depuis le début de l’année sur tout le Nord-Kivu. C’est dramatique!», s’alarmait, le 18 octobre, Justin Paluku, gynécologue-obstétricien à l’hôpital de l’ONG Heal Africa de Goma.

«Attention, il est difficile de vérifier les chiffres avancés par les ONG, nuance le docteur Billy Sivahera Muyisa, le chef de la mission de Médecins du monde à Goma. Entre 1997 et 2005, les rebelles violaient systématiquement les femmes de leurs adversaires. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. La peur d’être traduit un jour devant la Cour pénale internationale pour crimes de viol fait son effet auprès des rebelles. En revanche, dans cette région où plus de 80 % de la population a moins d’un dollar par jour pour vivre, le corps de la femme sert de plus en plus de monnaie d’échange, avec ou sans son consentement : le corps de la femme est une boutique qui ne fait jamais faillite, dit-on dans les rues de Goma.»

Un facteur : l’’impunité des violeurs

«Plusieurs raisons expliquent ces crimes sexuels, observe Placide Likoko, superviseur du programme violences sexuelles de la Caritas de Goma. En premier lieu, le développement des conflits armés de ces derniers mois dans la région. Par ailleurs, le gouvernement ayant démobilisé récemment de nombreux soldats, il y a parmi les civils des hommes qui ont pris l’habitude de recourir au viol pour assouvir leurs pulsions. Autre facteur : l’impunité dont bénéficient les violeurs. Peu sont identifiés et donc justiciables. Enfin, la permanence de traditions rétrogrades qui encouragent le viol: rites d’initiation, croyances religieuses, croyances dans les vertus curatives du viol pour son auteur. »

À l’hôpital de Rutshuru, dans la zone contrôlée par la guérilla du M23, le nombre de femmes violées reçues à l’hôpital avoisine la dizaine par semaine. «C’est un chiffre constant depuis des mois. Elles sont le plus souvent agressées dans leur champ. Par qui? Par tout le monde. Ici, dans la forêt, on ne compte plus les mouvements rebelles, les hommes armés, les jeunes gens qui veulent prouver leur virilité», assure l’administrateur général de l’hôpital, Gitari Bin-Runazi Amos.

Le viol, un rite de passage

Dans certains mouvements rebelles, comme chez les Maï Maï, le viol est un rite de passage et d’intégration pour les plus jeunes. «Ils ordonnent à leurs jeunes recrues, des garçons à peine formés, de violer. Peu à peu, ils y prennent goût. Adultes, ils ne s’en passeront plus. J’en ai rencontré un qui avait violé plus de cinquante femmes et il n’avait que 24 ans», constate Dearbhla Glynn, collaboratrice de l’ONG congolaise Congo Men’s Network, venue enquêter sur le sujet dans la région de Rutshuru.

Pour aider les victimes de violences sexuelles, de nombreuses ONG ont mis en place des programmes, comme la Caritas de Goma : «Notre action se divise en quatre volets. Nous avons un volet médical où nous les soignons, expose Placide Likoko. Ensuite, nous leur proposons un suivi psychologique. Beaucoup sont traumatisées. Puis, nous les aidons à se réinsérer. Une femme violée a souvent été volée. Elle peut aussi être rejetée. Enfin, lorsque les auteurs du viol sont identifiés, nous entamons une poursuite judiciaire pour que les coupables soient punis et les victimes dédommagées. »

«Presque toutes les ONG présentes à Goma ont développé un programme de lutte contre les crimes sexuels, ajoute Billy Sivahera Muyisa. C’est devenu aussi un business: pour les ONG, c’est un moyen d’obtenir des financements des bailleurs de fonds ; et pour des femmes pauvres, une opportunité de bénéficier des aides et de l’argent. Les secours sont nécessaires mais ils génèrent aussi des effets pervers. »

« Ecouter et accompagner »

Une prudence partagée par la Caritas de Goma. Depuis quelque temps, elle a mis en place des procédures pour authentifier le témoignage des victimes. Ainsi Solange, 22 ans, a été embauchée au mois d’août par l’ONG catholique pour en vérifier l’authenticité et assurer le suivi psychologique des victimes dans le centre de santé de Mugunga, à 13 km de Goma.

Tenu par la congrégation Saint-Vincent-de-Paul, soutenu par la Caritas, ce centre jouxte un camp de déplacés ouvert en 1994. De 2010 à avril 2012, le centre recevait deux à trois victimes de viol par mois. Depuis le mois d’avril, elles seraient une dizaine chaque mois à s’y présenter.

«La majorité a été violée par des hommes en uniforme alors qu’elles allaient chercher du bois dans la forêt. Je n’ai pas identifié de simulatrice», confie Solange. Le centre administre aux femmes violées des traitements contre le VIH, les maladies sexuellement transmissibles et un contraceptif d’urgence. «Je prends ensuite le relais pour les écouter et les accompagner», poursuit-elle.

Les résultats ne sont pas nuls, comme pour Faida Kinjwemdo. De soins en écoute, de conseils en visites, Solange a pu la réconcilier avec son époux. « Il a compris qu’elle était la victime et non la responsable du viol. De son côté, Faida s’est engagée à ne plus travailler dans les champs en attendant le jour où les jeunes Congolaises pourront cultiver la terre en toute sécurité. »

Des crimes en progression

Selon le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), il y a eu 5 543 cas de viol recensés en 2011 dans le Nord-Kivu. Plus d’un tiers des victimes seraient des mineures et 5% auraient moins de 10 ans. Le 10 septembre, l’ONG Heal Africa a fait état de 2 500 viols recensés entre janvier et juin de cette année.

S’appuyant sur ses propres données, Placide Likoko, superviseur du programme violences sexuelles de la Caritas de Goma, juge que ces crimes, après avoir été en régression entre 2009 et 2011, sont en nette hausse depuis le début de l’année.

Le profil des auteurs: 46 % sont des miliciens et 30 % des civils. Et 24 % des violeurs seraient des militaires de l’armée congolaise et des policiers.

Reveil fm

Congo-Kinshasa: Des refugiés se sentent exploités par des humanitaires mars 31 2013

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Dans le camp de Mugunga 3, dans le Nord-Kivu, à l’est de la RDC, des déplacés souhaitent être impliqués dans les interventions humanitaires comme partenaires plutôt que bénéficiaires. Ils dénoncent l’exploitation de leur souffrance par les ONG.

imageLe camp des déplacés de Mugunga 3 abrite environ 8 000 familles, selon Médecins sans frontières. Ces familles ont fuit les affrontements entre les forces loyalistes, FARDC, et différents groupes armés à l’intérieur de la province du Nord-Kivu. La communauté humanitaire active dans la région assiste, dans une certaines mesure, ces déplacés de guerre. Des distributions de vivres sont organisées chaque mois dans le camp. Certaines organisations non gouvernementales y ont même installé des services d’urgences.

Cependant, un aspect de ces interventions humanitaires déplait aux jeunes déplacés. L’un d’eux le dit sous couvert d’anonymat : “Ça nous blesse de voir les jeunes de Goma venir travailler dans le camp. Alors que nous, jeunes déplacés, sommes désœuvrés.”

Les jeunes du camp de Mugunga 3 trouvent illogique cette réalité, d’autant plus que ceux de Goma vivent bien dans leurs familles. Ils supposent que ces derniers sont stables et plus aisés qu’eux. Ayant fuit sans titre scolaire, ils n’ont pas espoir de trouver du travail.

“Ils exploitent notre souffrance pour leurs intérêts.”

Leur considération des humanitaires devient plus sceptique. “Ces ONGs ne veulent pas que nous soyons autonomes financièrement, soupçonne un jeune. Ils exploitent notre souffrance pour leurs intérêts.”

Médecins sans frontières (MSF), est mise au banc des accusés. Cette institution a installé un centre de santé dans le camp. Son chef de mission au Nord-Kivu, Philippe le Vaillant comprends ce sentiment des jeunes déplacés. Reste que le nombre des jeunes désœuvrée est de loin supérieur à celui des postes disponibles. Les moyens financiers réduits, la politique de l’Institution et le code de travail congolais imposent aussi leurs contraintes.

“Nous travaillons avec un pool d’urgence habitué à travailler selon nos standards, se justifie-t-il. Il y a aussi, par exemple, ces personnes que le ministère de la santé nous impose.” MSF signe chaque fois des contrats de 21 jours avec des journaliers. Ceci permet au plus grand nombre de jeunes d’être employés pendant cette période.

Un président accusé de favoritisme

Les humanitaires collaborent également avec le relais communautaire pour s’assurer que les jeunes déplacés occupent des postes qui ne demandent pas de qualification.

Toutefois, les jeunes ne font pas confiance aux membres de cette structure des déplacés. Ils accusent son président de favoritisme et de se laisser soudoyer par certains humanitaires. Accusations que le président du camp rejette en bloc.

Les jeunes du camps des déplacés lancent donc un plaidoyer en leur faveur. Ils souhaitent être impliqués dans les interventions humanitaires comme partenaires plutôt que bénéficiaires.

RNW

Kenya: La Cour suprême valide la présidentielle du 4 mars mars 31 2013

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Les six juges de la Cour suprême kényane ont validé ce samedi 30 mars les résultats de la présidentielle du 4 mars, confirmant l’élection de Uhuru Kenyatta à la tête de l’Etat.

http://www.redpepper.co.ug/uhuru-muigai-kenyatta-is-kenyas-4th-president/Ils ont rejeté à l’unanimité les recours déposés par le camp de Raila Odinga, principal rival de Kenyatta, et ont déclaré l’élection «libre, équitable, transparente et crédible».

« La décision, à l’unanimité, de la Cour est que l’élection présidentielle tenue le 4 mars s’est déroulée de façon libre, équitable, transparente et crédible, conformément aux dispositions de la Constitution et des dispositions légales pertinentes », a déclaré solennellement le président de la Cour, Willy Mutunga.

La Cour a également décidé que Uhuru Kenyatta et son colistier William Ruto « avaient été valablement élus » président et vice-président de la République du Kenya.

La Commission électorale kényane (IEBC) avait proclamé le 9 mars Uhuru Kenyatta vainqueur avec 50,07% des suffrages au premier tour et 8 000 voix seulement au-dessus de la barre de la majorité absolue des votants exigée par la Constitution.

Le camp Odinga et les associations requérantes arguaient d’irrégularités dans la liste électorale lors du scrutin et de son dépouillement.

Les arguments de la Cour n’ont pas été dévoilés dans l’immédiat. « Le jugement détaillé contenant les raisons de la décision de la Cour sera publié dans les deux semaines », a expliqué son président.

rfi

De Korhogo à La Haye: Comment Gbagbo a retourné la situation à son avantage mars 30 2013

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Un mois après l’audience de confirmation des charges dans l’affaire «Le Procureur de la Cpi contre Laurent Gbagbo», le moins qu’on puisse dire, c’est que l’ancien chef de l’Etat de Côte d’Ivoire, bombardé par l’armée française au profit de Ouattara, a, par son génie politique, retourné une situation qui, apparemment, lui était défavorable. 

De Korhogo à La Haye: Comment Gbagbo a retourné la situation à son avantageQuand le président Laurent Gbagbo est arrivé à retourner à son avantage la situation de l’après- Marcoussis qui visait manifestement à le dépouiller de tous ses pouvoirs de président de la République démocratiquement élu au profit de la rébellion, l’hebdomadaire panafricain «Jeune Afrique l’Intelligent» l’avait qualifié de «bête politique». Comme pour louer son extrême habileté politique. C’était en janvier 2003. 10 ans après, on pourrait dire de Laurent Gbagbo qu’il est véritablement un génie politique. En ce sens qu’il a su très habillement retourner en sa faveur la situation issue de la crise postélectorale qui l’a conduit à Korhogo, puis à La Haye. 

Le courage fait homme 

Pendant la bataille d’Abidjan, et au moment où l’aviation de l’armée française pilonnait sa résidence officielle de Cocody, des hommes politiques ont conseillé au président Gbagbo de démissionner et de prendre la fuite. A ceux-là, il avait invariablement répondu : « Il ne sera pas dit que Gbagbo était en train de fuir quand on l’a abattu ou arrêté. Si je dois tomber, je tomberai ici à la résidence officielle du chef de l’Etat ». 

Laurent Gbagbo a donc essuyé dignement et courageusement les bombardements intenses et ininterrompus de l’armée française pendant 11 jours, avant d’être arrêté par les hommes de Sarkozy. Lesquels l’ont ensuite remis aux forces de Ouattara. Gbagbo n’a donc pas fui face aux bombardements de l’armée française et à la furia des rebelles de Ouattara comme certains chefs d’Etat l’ont fait sous d’autres cieux. L’exemple le plus récent est celui du général François Bozizé de la Centrafrique. Gbagbo est donc un homme politique doté d’un courage exceptionnel. Ce courage est motivé par le fait qu’il est convaincu de la justesse et du bien-fondé du combat qu’il mène. De sorte qu’il est conscient que la victoire se trouve forcément au bout de ce combat. 

En optant de ne pas fuir, le fondateur du Front populaire ivoirien (Fpi) savait qu’il s’exposait à des risques qui pouvaient s’exprimer soit en terme d’assassinat, soit en terme d’emprisonnement. Mais il savait également qu’on ne l’assassinerait pas sans courir le risque de brûler définitivement la Côte d’Ivoire. Ses bourreaux le savaient très bien aussi. Or leur objectif n’était pas de voir la Côte d’Ivoire partir en fumée. Mais de s’en emparer pour lui sucer toutes ses richesses au détriment des Ivoiriens. Ils ne pouvaient donc pas le tuer. «Sortez d’ici et allez chez vous. 

Vous n’êtes pas des militaires. Si les gens (rebelles) vous trouvent ici, ils vont vous tuer. Mais moi, personne ne peut me tuer. Et nous allons gagner ce combat au bout du compte. Il faut donc que vous soyez en vie pour savourer aussi notre victoire demain», avait confié le président Gbagbo aux civils qui étaient avec lui à la résidence officielle des chefs d’Etat ivoiriens sise à Abidjan-Cocody, dans les derniers jours de la crise postélectorale. 
La seule voie qui restait donc à Ouattara et à ses alliés, c’était de l’emprisonner. Et c’est ce qu’ils ont fait. 

Le génie politique de Gbagbo 

Mais là aussi, Laurent Gbagbo était convaincu que ses bourreaux n’avaient aucun argument juridique pour le condamner. Il savait que l’affaire était plus politique que juridique. De sorte que ses avocats et lui se sont partagé le travail quant à sa défense. Ses avocats devaient, pour leur part, avec des arguments de droit, détruire tous les chefs d’accusation du procureur de la Cpi. Ce que Me Altit et son équipe ont magistralement réussi. Quant à lui Gbagbo, il devait développer des arguments plutôt politiques. C’est là que le père du multipartisme en Côte d’Ivoire a étalé tout son génie politique. D’abord lors de sa première comparution. Ensuite à l’audience de confirmation des charges. 

On ira jusqu’au bout 

A sa première comparution, le président Laurent Gbagbo a dénoncé les conditions inhumaines de sa détention dans un camp de concentration à Korhogo où il a été torturé par Kouakou Fofié pendant 8 mois avant d’être déporté à La Haye. Mais il a aussi dénoncé les circonstances de sa déportation. Ceci pour souligner que ce sont ces deux faits qu’il déplorait et non sa comparution devant la Cpi. «Si on me dit, Gbagbo tu vas à la Cpi, je fais mes bagages, je monte dans l’avion et je viens. Parce que si on a décidé de m’emmener ici, je suppose que ceux qui l’ont décidé ont les preuves des accusations qu’ils ont contre moi. Je comparais donc et j’oppose ma vérité à ces preuves. Madame la Présidente, je suis donc là et on ira jusqu’au bout». 

Sa brève intervention a eu un effet très positif sur l’opinion nationale et internationale. 
Au plan national, même si l’intervention du président Gbagbo ne visait pas à amener les uns et les autres à s’apitoyer sur son sort, les Ivoiriens qui connaissent son humanisme, son respect pour la personne humaine, sa générosité et son esprit de partage ne pouvaient pas admettre qu’il ait été traité de la sorte, même si on n’est pas de son bord politique. Cette intervention a donc davantage accru la dose de sympathie à son endroit de la part de ceux qui ne sont pas de son bord politique et raffermi l’affection que lui vouent ses partisans. 

Au plan international, son intervention a semé le doute dans les esprits de ce ceux qui, sans savoir grand-chose de la crise ivoirienne, croyaient aux thèses développées par le procureur de la Cpi sur la base de la campagne de dénigrement et d’intoxication de la presse internationale. Ils avaient dès lors commencé à se poser des questions. Notamment : quel est cet homme qu’on accuse de crime contre l’humanité, de viols, etc., et qui affiche une telle sérénité, et affirme même vouloir aller jusqu’au bout ? Se demandaient nombre de leaders d’opinion. 

C’est dans ces circonstances qu’arrive l’audience de confirmation des charges. Dans leur déclaration d’ouverture, les avocats du président Gbagbo ont de façon méthodique et professionnelle montré la vacuité du dossier du procureur de la Cpi. A leur suite, le président Gbagbo a, dans une intervention tout aussi brève que celle de sa première comparution, montré que le combat pour la démocratie est une passion pour lui. 

Et qu’il n’est pas juste de le traiter de tyran. Bien au contraire, c’est justement parce qu’il a respecté la Constitution de son pays, attitude propre aux démocrates, qu’il a été conduit devant la Cpi. Mais c’est surtout quand il a appelé les Africains qui le soutiennent à travers le monde, non pas à se lever contre la France, son principal bourreau, mais à comprendre que seule la démocratie peut sauver notre contient que Laurent Gbagbo a laissé une très bonne impression au monde entier. «Madame la Présidente, quel que soit ce que vous déciderez, ce que je veux que tous ces Africains qui me soutiennent et qui manifestent devant cette prison et partout dans le monde retiennent, c’est que seule la démocratie est la voie du salut de l’Afrique». 

Avec ces propos, il a donné de lui l’image d’un grand homme d’Etat qui ne mérite pas toute cette injustice. De sorte qu’on peut dire, quelle que soit la décision que vont prendre les juges de la Cpi, que Gbagbo a su retourner la situation qui, apparemment, semblait lui être défavorable. 

Boga Sivori  in notrevoie

Côte d’Ivoire – un cadre du parti de Koulibaly (Lider) agressé mars 30 2013

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Le Dr Prao, membre de la direction de LIDER, brutalisé par les Frci à Hiré 

Côte d’Ivoire – un cadre du parti de Koulibaly (Lider) agresséAbus de pouvoir et violence contre LIDER: Le Dr Séraphin Prao, Délégué national au Système monétaire et financier de LIDER, vient d’être agressé par un Frci lors de la tournée d’implantation du parti à Hiré. 

Venue prendre des nouvelles d’un jeune homme qui avait été arrêté préalablement par les Frci et amené à la gendarmerie d’Hiré, la délégation LIDER, qui comprenait -outre le Dr Prao-, le Dr Ouréga Koromba (Culture et Tourisme), Adjehi Gnazokola (Trésorerie) et Donacien Dapa (Commerce), a demandé aux hommes en armes s’ils avaient procédé à une confrontation entre le jeune homme et le monsieur dont la plainte était à l’origine de son arrestation. Question légitime, qui a eu le don rendre fou furieux un Frci répondant au nom de Bosco, qui a malmené le Dr Séraphin Prao, allant jusqu’à lui déchirer ses habits. 

Ce genre de dérives brutales est devenu monnaie courante sous Alassane Dramane Ouattara, qui dénie un statut et des droits clairs à l’opposition et maintient sa soldatesque meurtrière en armes pour mieux terroriser les populations ivoiriennes. A suivre. 

Par LIDER News | Abidjan | 29 mars 2013 

Tunisie : Basma Khalfaoui dénonce la présidence de la République mars 30 2013

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http://www.businessnews.com.tn/details_article.php?t=520&a=37197&temp=3&lang Basma Khalfaoui, la veuve de l’opposant politique Chokri Belaïd, a déclaré ce vendredi que la présidence de la République l’avait fait chanter, rapporteTunisienumerique.com. Elle a affirmé que le ministère de l’Intérieur tunisien serait resté sourd face à sa demande de protection, pour elle et ses filles. Et de préciser : seul le ministre de la Défense serait intervenu pour assurer leur protection. Jusqu’à présent, elle refuse la visite du président provisoire de la République, Moncef Marzouki qui, selon elle, se doit de publier un avis clair sur l’assassinat de son mari. Sa protection rompue, elle a fustigé : « Si j’avais reçu le président provisoire de la République chez moi pour recevoir ses condoléances, il aurait assuré notre protection ».


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