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L’Afrique perd 148 milliards de dollars par an à cause de la corruption juin 30 2013

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Saran Koly est coordinatrice de la Communication au département Afrique Sub-saharienne de Transparency International. Dans cette interview, elle explique pourquoi la corruption est si accentué dans les pays africains.


Notre Voie : Quel est l’impact de la corruption en Afrique ?
Saran Koly : Selon une enquête de la Banque mondiale, l’Afrique perd 148 milliards de dollars américains chaque année à cause de la corruption. Ce qui représente 25% du Produit intérieur brut du continent. L’impact est d’autant plus fort qu’il y a beaucoup de ressources naturelles en Afrique. La corruption n’est pas seulement nationale. Elle est aussi transnationale et transfrontalière. Elle part d’un pays ou d’une région et se répand ailleurs. C’est d’ailleurs pour ça que dans les débats, on parle de récupération des avoirs, de l’accaparement des terres….

N.V. : Comment lutter efficacement contre la corruption en Afrique ?
S.K. : Pour lutter efficacement, il faut favoriser l’accès de tous à l’information. Les citoyens doivent être informés des dépenses publiques. Ils doivent participer aux prises de décisions. La société civile doit être libre et forte. En outre, il faut renforcer la capacité des institutions étatiques. Tout cela doit bien sûr s’accompagner d’une volonté politique.

N.V. : Quel regard portez-vous sur les efforts des Etats ces dernières années ?
S.K. : Les choses vont dans le bon sens. Dans certains pays, la société civile est forte, tandis que dans d’autres, ce n’est pas encore le cas. Donc le niveau d’engagement des citoyens est différent selon les pays. De façon concrète, chaque fois qu’il y a des dénonciations de corruption ou des actions allant dans le sens du renforcement de la bonne gouvernance, ça fait avancer les choses. La société civile, on l’a dit, est très impliquée. Dans les sections nationales de Transparency International nous avons des centres d’aides juridiques et d’actions citoyennes (CAJAC) qui encadrent et accompagnent les citoyens.

N.V. : Quelles sont les actions concrètes menées par les sections nationales de Transparency International ?
S.K. : Au Sénégal, nous sommes représentés par le Forum civil. Depuis quelques années, ce partenaire fait la promotion de la bonne gouvernance. Récemment, le Forum a distingué 25 collectivités locales pour les encourager en leur octroyant la certification citoyenne de la bonne gouvernance. La certification citoyenne s’arcboute sur cinq principes que sont l’efficacité, l’équité, la participation, l’obligation de rendre compte et la transparence. Son ambition est de mettre à jour un cadre normatif et institutionnel approprié pour rendre la mobilisation citoyenne nécessaire et assurer aux politiques publiques le maximum d’efficacité. Monitoring des élections TI Cameroun. Transparency International Cameroon (TI-C) a organisé le 10 mai dernier au Centre Jean XXIII de Mvolyé à Yaoundé, un atelier de formation à l’intention des représentants des partis politiques. L’objectif était de veiller à la transparence, à l’équité et à la régularité du double scrutin législatif et municipal à venir.

N.V. : Que pensez-vous des structures de lutte créées ces dernières années dans certains pays africains ?
S.K. : Vous faites allusion aux observatoires et autres structures existant dans certains pays. De façon générale, ce sont des structures de contrôle qui ont plus vocation à s’assurer que les dispositifs de lutte contre la corruption mis en place par les gouvernements sont appliqués. C’est positif, parce que, dans tous les cas, il s’agit d’une évolution. Cela dit, il faut que ces structures fonctionnent correctement. C’est-à-dire, elles doivent être véritablement libres et indépendantes du pouvoir économique. Il est bon de savoir que pour lutter efficacement contre la corruption, aussi bien l’Etat, le secteur privé que la société civile doivent conjuguer leurs efforts.

N.V.: Pourquoi la corruption est-il si forte dans les pays du Tiers-monde au regard du classement de Transparency international ?
S.K. : L’indice de perception c’est de cela qu’il s’agit ici, c’est le condensé des statistiques de plusieurs organismes internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, le Fonds monétaire internationale, pour ne citer que ceux-là. L’objectif de ce classement est d’ouvrir le débat sur la corruption. Ce n’est pas parce que des pays ne sont pas classés au top qu’ils ne sont touchés par le phénomène. Comme le nom l’indique, il s’agit juste d’une perception des experts.
Pour revenir à la question, dans les pays du Tiers-monde, notamment, ceux d’Afrique, le plus souvent, les institutions étatiques sont faibles. La bonne gouvernance repose sur un ensemble de piliers : les médias, la justice, la société civile et bien d’autres choses. Les médias doivent être libres, la société civile forte et la justice crédible. Quand un des maillons de la chaîne est faible, c’est une brèche favorisant la corruption. Cela arrive lorsqu’un pays est dirigé par un régime totalitaire ou quand il se trouve en situation de conflit. Vous convenez que ce sont des situations qu’on voit dans les pays en voie de développement, notamment en Afrique. La faiblesse des institutions étatiques dans ces Etats est un terreau favorable à la corruption

N.V. : Est-ce à dire que la corruption est un problème politique ?
S.K. : Lorsque les richesses ne sont pas distribuées équitablement, l’éducation pas garantie à tous, la santé pas accessible au plus grand nombre personnes, les services de base inexistants, il y a un terreau favorable à la corruption. Pour annihiler toutes les velléités, il faut une volonté politique forte qui sanctionne sévèrement tous les cas révélés. La population doit être informée et rééduquée dans ce sens.

N.V. : La perception de la corruption n’est-elle pas une question culturelle?
S.K. : Bien qu’il existe différentes normes et traditions en matière de donner et d’accepter des cadeaux dans le monde, il est clair que l’abus de pouvoir à des fins personnelles de gain de ressources publiques ou privées est inacceptable dans toutes les cultures et sociétés. Cela est confirmé par notre enquête du Baromètre mondial de la corruption, qui analyse les opinions et les expériences de la corruption de personnes dans plus de 60 pays. Les formes et les causes de la corruption varient selon les pays. Cela implique que les meilleurs moyens d’y remédier diffèrent aussi. C’est pourquoi notre approche de la lutte contre la corruption est ancrée dans notre système de sections nationales qui sont gérées par des gens qui sont ancrés dans leurs sociétés et sont donc les mieux placés pour comprendre et lutter contre la corruption dans leurs pays respectifs.

Interview réalisée par César Ebrokié

Présidentielle malienne: 36 dossiers de candidature enregistrés par la Cour constitutionnelle juin 30 2013

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Abidjan (Côte d’Ivoire) - L’élection présidentielle malienne du 28 juillet prochain a enregistré 36 dossiers de candidature qui seront examinés par la Cour constitutionnelle avant la date de l’ouverture de la campagne, prévue pour le 7 juillet.

Deux femmes, Mmes Aïdara Aïssata Cissé, Députée du Bourem (Nord du Mali) et Sidibé Aminata Diallo, ex- Ministre de l’éducation de base, de l’alphabétisation et des langues nationales, défient Trente-quatre hommes pour cette présidentielle du 28 juillet au Mali.

Au nombre des candidats masculins, figure Soumaïla Cissé, l’ex-Président de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).Candidat de l’Union pour la république et la démocratie (URD), M. Cissé a été le premier postulant à avoir déposé ses dossiers à la Cour constitutionnelle.

Les anciens Premiers ministres Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), Cheick Modibo Diarra, Modibo Sidibé et Soumana Sacko, figurent, également sur la liste des candidats. Tout comme Tiébilé Dramé, le représentant du gouvernement de transition malien aux négociations de Ouagadougou et Koniba Sidibé, son ancien compagnon de lutte.

La Cour constitutionnelle qui a communiqué, samedi, la liste complète des candidats ayant déposé leurs dossiers, n’a pas réagi sur la date du scrutin (28 juillet) que de plus en plus des voix y compris celles de certains candidats et d’observateurs jugent ‘’ intenable’’.

Le Chef de la diplomatie malienne, Tiéman Coulibaly, optimiste sur la question, a indiqué que les autorités de son pays travaillent à ce que ‘’ ces élections puissent se tenir aux dates qui ont été proposées’’.

Interrogées à Abidjan par APA, des sources proches du Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Alassane Ouattara, n’ont pas voulu commenter cette date.

Le Mali qui connaît une crise depuis avril 2010 avec la chute du Président Ahmadou Toumani Touré (ATT) suite à un putsch militaire, devrait rétablir l’ordre constitutionnel, en organisant la présidentielle, le mois prochain, après la libération du nord malien occupé par des groupes armés.

APA

Brésil: Dilma Rousseff perd presque la moitié de sa cote de popularité, selon un sondage juin 30 2013

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Dilma Rousseff, présidente du Bresil

Les manifestations se poursuivent au Brésil, où le gouvernement s’est lancé dans une course contre la montre pour sortir de la crise qui ébranle le pays depuis deux semaines. Le Parlement réactive en hâte des projets de loi bloqués depuis des années, le gouvernement multiplie les mesures sociales, et la présidente Dilma Rousseff multiplie les consultations. Depuis le début des manifestations, sa popularité a chuté de 27%, selon un sondage de l’institut Datafolha paru ce samedi 29 juin.

Avec notre envoyé spécial

Le peuple doit être entendu. C’est ce qu’a dit le ministre de l’Education, s’exprimant au nom du gouvernement. Et c’est bien l’échange, le dialogue, que la présidente Dilma Rousseff a choisis pour tenter de mettre un terme à la crise qui secoue le pays.

Il était urgent de réagir. Car de fait, 27 points de popularité perdus en trois semaines, c’est presque une chute de moitié. Avant le début des manifestations, 57% des Brésiliens approuvaient l’action de Mme. Rousseff, selon un sondage réalisé par l’institut Datafolha et rendu public ce samedi. A présent, seulement 30% d’entre eux se disent satisfaits de leur présidente.

L’impopularité du gouvernement est perceptible partout dans le pays, et pas seulement dans les épicentres de la mobilisation, Rio de Janeiro et Sao Paulo. Le journal Folha de Sao Paulo, qui a commandé le sondage, décrit cette chute vertigineuse comme la « tombe de Dilma ». Mais pour l’instant, la présidente n’est pas encore morte politiquement. Il est trop tôt pour dire si cette claque se traduira dans les urnes l’année prochaine, lors de l’élection présidentielle à laquelle Dilma Rousseff veut se représenter.

Référendum pour une réforme politique

Pour l’heure, la présidente a donc décidé de soigner au mieux son image. D’où la décision de ne pas participer à la finale de la Coupe des confédérations, ce dimanche à Rio. Dilma Rousseff garde un très mauvais souvenir de l’ouverture de la compétition, il y a deux semaines. Elle avait alors été conspuée par la foule.

Par ailleurs, ces derniers jours, la chef de l’Etat a enchaîné les consultations au pas de charge avec les représentants politiques, syndicaux, parlementaires. Elle doit continuer ce dimanche. Au cœur des discussions : un référendum pour une réforme politique, que la présidente souhaite voir appliquer avant le scrutin de 2014. Le projet sera soumis au Sénat mardi prochain.

Soutien de Lula

Dilma Rousseff a également rencontré des jeunes manifestants, ce vendredi 28 juin à Brasilia. Elle leur a promis qu’ils pourraient bientôt communiquer directement en ligne avec le gouvernement. La présidente entend apaiser la colère des Brésiliens, qui manifestent depuis trois semaines pour un Etat plus efficace et moins corrompu.

La présidente a reçu vendredi un soutien de taille à son projet de référendum : celui de son mentor Luiz Inacio Lula da Silva. L’ex-président, toujours très populaire parmi les Brésiliens, était resté étonnamment silencieux, malgré la gravité de la situation. Son soutien tombe à pic pour Dilma Rousseff, à la veille d’une grande manifestation prévue ce dimanche 30 juin à Rio, en marge de la finale.

rfi

Afrique du Sud: L’argent de Mandela nourrit de vives querelles juin 30 2013

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La famille de Nelson Mandela n’échappe pas aux tracas qui sont ceux de beaucoup de familles recomposées. Celui que les Sud-Africains appellent affectueusement «Madiba», s’est marié trois fois.

Des deux premières unions sont nés six enfants, dont trois sont toujours vivants, dix-sept petits enfants et quatorze arrière-petits-enfants qui sont aujourd’hui divisés en deux clans rivaux se disputant âprement les biens de leur illustre ascendant.

Héros dans son pays et figure marquante du XXe siècle pour le reste du monde, Nelson Mandela a été aussi prosaïquement chef d’une grande famille.

Actuellement marié avec Graça Machel depuis 1998, il a eu six enfants de deux mariages précédents ; quatre avec sa première épouse, Evelyn Ntoko Mase et deux avec Winnie Mandela.

Une famille apparemment unie

Offrant toutes les apparences d’une famille unie dans l’affliction, les Mandela, toutes générations confondues, sont en réalité bien loin de cette image idéale. Le 28 juin, c’est à un tribunal sud-africain, saisi en urgence, que 16 membres de la famille se sont adressés.

Ils portent plainte contre un des leurs, Mandla, 38 ans, l’aîné des petits-fils de Nelson Mandela, pour avoir déplacé en 2011 les tombes de trois enfants de l’ex-président à Mvezo sans en avoir parlé au reste de la famille.

Celui qui été désigné par son grand-père comme chef de famille est soupçonné par les plaignants de vouloir profiter de sa situation dans le village de Mvezo, où il a des intérêts, pour y faire ensevelir son illustre grand-père alors que ce dernier a déjà exprimé le souhait d’être inhumé à Qunu, le village de son enfance.

Mais ce n’est pas la première affaire familiale qui se règle devant la justice chez les Mandela. Les deux filles de Mandela qui affirment être soutenues par 15 membres de la famille font tout pour récupérer la fortune de leur père. Makaziwe, 60 ans, née de son premier mariage et Zenani, 55 ans, la fille de Winnie, contestent les arrangements pris par leur père justement dans le but d’éviter les querelles familiales. Des précautions mises en oeuvre en 2004 par le patriarche qui confie alors à trois personnes la gestion de deux fonds d’investissement alimentés notamment par la vente de « la main de Nelson Mandela », l’empreinte de sa main devenue un logo commercial…

rfi

Senegal: L’ancien président tchadien Hissène Habré arrêté à Dakar (proches) juin 30 2013

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L’ancien président tchadien Hissène Habré a été arrêté dimanche dans la matinée à sa résidence dans un quartier de Dakar par des éléments de la gendarmerie sénégalaise, ont annoncé une de ses femmes et un de ses avocats, sur les ondes de la radio privée sénégalaise RFM.

“Hissène Habré a été enlevé et conduit dans un endroit inconnu. C’ est de l’ acharnement”, a confirmé son conseiller Me El Hadj Diouf.

Aucune indication n’ a été fournie de source officielle sur les motifs de l’ arrestation de Hissène Habré, en exil à Dakar depuis la chute de son régime en 1990, après huit ans au pouvoir.

L’ ancien chef de l’ Etat tchadien qui est accusé de crimes contre l’ humanité, crimes de guerre et torture, doit être jugé au Sénégal à la demande de l’ Union africaine.

Pour ce faire, les autorités sénégalaises ont créé, au début de l’ année, des chambres africaines extraordinaires pour permettre le jugement de l’ ancien président tchadien.

Le mandat des chambres sera de poursuivre la ou les personnes responsables des crimes commis au Tchad entre 1982 et 1990. Les chambres auront différentes sections chargées de gérer les enquêtes, les procès et les recours en appel et seront composées de juges sénégalais et africains.

frenchnews

Afrique du Sud: Obama appelle les jeunes africains à s’inspirer de Mandela juin 30 2013

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JOHANNESBURG, 29 juin (Xinhua) — Le président américain Barack Obama a appelé samedi les jeunes africains à s’inspirer de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela pour construire un meilleur avenir pour leurs pays.

Dans un discours prononcé devant des jeunes sud-africains dans le campus de l’université de Johannesburg à Soweto, M.Obama a dit que M. Mandela à réussi à transformer l’Afrique du Sud et à inspirer le monde entier, souhaitait un prompt rétablissement à l’ancien président sud-africain.

Le président américain a annoncé à cette occasion un plan qui permettra à des milliers de jeunes africains d’aller étudier dans des meilleurs collèges et universités américains.

L’Afrique du Sud est la deuxième étape de la tournée africaine du président Obama, qui l’avait conduit au Sénégal et le conduira également en Tanzanie.

Afrique du Sud: Obama loue les contributions de Mandela juin 30 2013

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PRETORIA, 29 juin (Xinhua) — Le président américain Barack Obama, en visite en Afrique du Sud, a rendu hommage au héros de la lutte anti-apartheid Nelson Mandela pour ses contributions extraordinaires à l’Afrique du Sud.

Il était “magnifique” de voir ce qui était en train de se passer en Afrique du Sud, lorsque nombre d’autres régions étaient divisées par les conflits et les différends, a déclaré M. Obama à Pretoria à l’issue de son entretien avec son homologue sud-africain Jacob Zuma.

M. Obama a souhaité un rétablissement rapide à M. Mandela, qui a passé son 22e jour consécutif à l’hôpital en raison d’une infection pulmonaire récurrente.

M. Mandela reste dans un état critique mais stable après des améliorations au cours des deux derniers jours, selon M. Zuma qui a donné les dernières nouvelles de la santé du héros national après son entretien avec M. Obama.

“Nous espérons qu’il sortira très bientôt de l’hôpital”, a déclaré le président sud-africain.

M. Obama a noté que le courage de Mandela a été une source d’inspiration personnelle qui continue de rayonner et de donner de l’espoir à tous.

Plus tôt dans la journée, M. Obama s’est entretenu avec son homologue sud-africain sur un vaste éventail de dossiers, dont le commerce, les opportunités d’investissements, l’engagement des Etats-Unis en Afrique et la démocratie sur le continent.

“Nos entretiens se sont déroulés alors que notre cher ancien président Nelson Mandela est affaibli, le président fondateur de notre démocratie qui est tellement aimé par notre peuple et le monde”, a noté M. Zuma.

Mandela, le premier président noir d’Afrique du Sud et Obama, le premier président noir des Etats-Unis, sont liés par l’histoire, a-t-il souligné.

M. Obama est arrivé vendredi soir en Afrique du Sud pour une visite officielle de trois jours. Il s’agit de la deuxième visite de M. Obama en Afrique du Sud, mais de sa première en tant que président. Il est venu du Sénégal et s’envolera pour la Tanzanie à l’issue de sa visite en Afrique du Sud.

Le président Obama rencontrera des membres de la famille de Nelson Mandela mais ne se rendra pas à son chevet par respect de sa vie privée.

Mozambique: Renamo Blamed for Deadly Attacks juin 30 2013

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In Mozambique, rebels have blocked traffic along a key artery and a mining company has suspended coal exports. And now, the friction between former civil war foes threatens to worsen.

Former rebel group, Renamo leader Afonso Dhlakama.

Cars and lorries are caught in a traffic jams stretching back kilometers. The drivers have been waiting all night for the army escort which will accompany them on their way at the break of dawn. These are scenes which most Mozambicans remember from the civil war, which ended when a peace deal was signed in 1992.

More than twenty years later they are being repeated on the main EN 1 highway, or rather on the section of the road north of the bridge over the River Save. Renamo, the former rebels and the country’s biggest opposition party, declared this a prohibited area last Thursday (20 June 2013).

In the meantime there have been ambushes on cars, lorries and buses. At last three people have been killed and several others injured. Renamo itself has not acknowledged responsibility for the attacks.

Renamo is blocking the highway north of the River Save bridge

Jose Mucote is the director of Radio Save, a Deutsche Welle partner station in region. He drove along that very stretch of road on Sunday (23 June 2013). “We live in a climate of fear. Local residents next to the affected area appear unruffled, but people from neighboring regions fear civil war could be about to return,” he said.

Other strategic arteries

Renamo leader, Afonso Dhlakama, has taken refuge in the small village of Satunjira near Gorongosa National Park. To prevent any attacks on him by the Mozambican military or police units, Renamo is attempting to block traffic on the EN1.

The section they are obstructing normally carries very heavy traffic. All road vehicles travelling from southern Mozambique to the center of the country and on to the north use this road. There is no alternative route.

The sparsely populated hinterland of Sofala province with its dense vegetation makes it ideal terrain for the former rebels. They had their headquarters in Gorongosa National Park during the civil war. It is familiar territory. With a few well-planned attacks, they can cause a lot of damage.

Renamo’s political influence has waned significantly since the 1990s.

In addition to the EN1, there are other strategic transport routes in the vicinity of the park. To the south lies the Beira corridor, through which road and rail freight is taken to Zimbabwe and Malawi. To the East is the Sena railway line, along which coal from the Tete region is brought to the port of Beira. Both lines are no longer used by passenger trains, because the Mozambican rail operator CFM is worried about ambushes.

On Wednesday (26 June 2013) the mining company Rio Tinto suspended coal shipments on the Sena railway. Rio Tinto is the second largest coal producer in Mozambique. The largest, Vale, still has freight trains running, but at a reduced speed.

DW

Italie: Berlusconi veut recréer Forza Italia, parti de son entrée en politique juin 29 2013

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L’ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a annoncé vendredi soir son intention de recréer et conduire “Forza Italia”, le parti de centre droit qu’il avait fondé lors de son entrée en politique il y a près de 20 ans.

 

Le PDL (Peuple de la Liberté), la coalition de centre droit qu’il a créée, “restera comme coalition des partis de centre droit, Forza Italia (Allez l’Italie) en fera partie et j’ai bien peur d’être encore appelé à en être le numéro un“, a-t-il dit lors d’une interview sur la première chaîne publique de télévision.

Forza Italia: Back to the future

Forza Italia est le nom du parti que le Cavaliere avait fondé en 1994, lors de son entrée en politique, avec des cadres de sa holding Fininvest, qui détenait déjà trois chaînes de télévision, des journaux, les éditions Mondadori, ainsi que le Milan AC. Il avait alors remporté les élections et dirigé l’Italie pour la première fois. Battu puis réélu à deux reprises, donné pour mort politiquement à maintes reprises en raison notamment de ses nombreux déboires judiciaires, il a remporté un tiers des voix lors des dernières élections en février dernier.

Malgré une condamnation à 7 ans de prison

Lundi dernier, le magnat des médias, 76 ans, a été condamné à sept ans de prison et une interdiction à vie d’exercer un mandat public pour prostitution de mineure et abus de pouvoir dans le cadre du Rubygate, une peine suspendue, ses avocats ayant déposé tous les recours possibles. Vendredi, il a qualifié ce verdict de “grotesque“, répétant que “s’il y a un secteur à réformer, c’est celui de la Justice“. Silvio Berlusconi n’a toutefois pas remis en cause son soutien au gouvernement d’Enrico Letta, qui comprend des personnalités de droite -dont le dauphin du Cavaliere, Angelino Alfano- comme de gauche.
Belga

Égypte: Supporteurs et adversaires de Morsi s’affrontent juin 29 2013

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Deux points de vue opposés risquent de violemment s’affronter ce dimanche. Au cours de la semaine écoulée, au moins cinq personnes sont mortes dans des accrochages entre pro et anti.

Des opposants de Mohammed Morsi, au Caire, ce vendredi.

Ils ont répondu à l’appel, avec leurs banderoles, leurs brassards, et pour certains leurs bâtons. Rassemblés par dizaines de milliers devant la grande mosquée Rabia al-Adawiya, dans la banlieue de Nasr City, ils sont venus apporter leur «soutien invétéré» à Mohammed Morsi, dont les adversaires, réunis sur la place Tahrir, demandent la démission. Deux manifestations massives. Deux points de vue opposés qui risquent de violemment s’affronter ce dimanche, date anniversaire de l’investiture du président égyptien. «La légitimité est une ligne rouge!», prévient Abdul Kamal, irréductible supporteur du raïs contesté.

Cet ingénieur en bâtiment a bien pris note des demandes pacifiques des protestataires. Mais il voit dans leurs appels au départ de Morsi une déclaration de guerre. «Dimanche, nous serons présents autour du palais présidentiel pour empêcher toute forme de dérapage!», prévient-il, en rejetant les rumeurs d’une formation de «milices informelles» prêtes à mâter les protestataires. Mais dans la foule compacte, les «armes légères» commencent déjà à circuler. Saeed Saleh, un ingénieur de 26 ans originaire du Delta arbore sans gêne son casque de chantier, assorti d’une barre en plastique. «Nous nous tenons prêts à tout genre de situation. Nous devons nous protéger. Du sang a déjà coulé dans d’autres villes. Qu’ont fait les Frères musulmans pour mériter ça?», avance le jeune homme. Et de citer ce «martyr», présenté comme un membre de la Confrérie, tué par balles jeudi soir dans l’attaque d’une permanence du mouvement islamiste dans la ville de Zagazig, d’où est originaire le président.

Au cours de la semaine écoulée, au moins cinq personnes sont mortes dans des accrochages entre pro et anti-Morsi. Hier de violents heurts ont opposé les factions rivales à Alexandrie, la deuxième ville du pays, devant la permanence des Frères musulmans. Des manifestations ont également eu lieu à Mansoura et Port-Saïd sur le canal de Suez. Redoutant une détérioration de la situation, l’armée a déployé des renforts dans les villes clés pour protéger les établissements vitaux. Par crainte d’une escalade de la violence, des habitants du Caire se sont empressés d’aller retirer de l’argent liquide à la banque. Dans certains supermarchés, les stocks d’eau étaient déjà écoulés. «À ce stade, nous nous préparons au pire, même s’il est difficile d’anticiper ce qui va réellement se passer», souffle Sahar, une mère de famille, le chariot rempli de riz et de thon en boîte. Signataire de la pétition de «Tamarod», appelant au départ de Morsi, elle avoue aujourd’hui avoir des doutes sur cette campagne menée, dit-elle, «par une opposition qui risque de mener le pays encore plus à la dérive» - un reproche souvent entendu ces derniers jours.

«Prévenir un désastre»

«J’ignore à ce stade si l’opposition est plus ou moins populaire que les Frères musulmans, mais je dirai qu’ils ont tous deux perdu en popularité», remarque l’analyste Bassem Sabry. À J-1 de la grande manifestation dite du «million» - c’est l’objectif fixé par les anti-Morsi -, l’institution sunnite al-Azhar, la principale autorité religieuse d’Égypte, a évoqué le risque de «guerre civile». La peur du chaos est telle que même certains Frères musulmans affichent ouvertement des signes d’inquiétude et en appellent à la sagesse des deux clans. «L’élite politique des deux camps, à moins qu’elle ne s’asseye ensemble pour dialoguer et prévenir un désastre, devrait juste partir à la retraite», avance Mohammed el-Beltagi, un membre du bureau exécutif du parti Liberté et Justice, la branche politique des Frères musulmans, dans une interview publiée sur le site Ikhwanweb. Avant d’ajouter: «J’appelle tout le monde au dialogue national. L’Égypte s’embrase. Nous n’avons plus le temps de nous quereller.»

Le figaro



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