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Cote d’Ivoire-Politique: Konaté Navigué ” Dans cette lutte, on ira jusqu’au bout” (Interview) septembre 30 2013

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Contraint à l’exil au Ghana depuis l’arrestation du président Gbagbo, le 11 avril 2011, le Secrétaire national de la jeunesse du Fpi, Konaté Navigué demeure cependant très attentif à la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. Dans cette interview, le charismatique leader de la jeunesse du parti de Laurent Gbagbo est sans détour vis à vis du régime d’Abidjan. Il parle de la dictature sous Ouattara, de ses contre performances économiques, de la mort de Mahan Gahe, de Mamadou Koulibaly, de la traque des pro-Gbagbo mais il revient surtout sur le discours d’orientation de Pascal Affi N’guessan et les Etats généraux proposés par le président du FPI. Puis il prévient ” Dans cette lutte, on ira jusqu’au bout ”

navig.jpgKonaté Navigué, Secrétaire national de la jeunesse du Fpi

Pascal Affi N’guessan vient de prendre les rênes du FPI. Comment avez-vous trouvé son discours d’orientation? N’est il pas allé très fort?

Qu’est ce que vous appelez aller fort? Je ne pense pas du tout. Il est allé tel qu’il fallait y aller. Et l’enthousiasme et l’espoir suscités par le discours montrent bien qu’il est dans le bon, le juste et le vrai. Le discours est politiquement correct.

Quels ont été à votre avis les grands points de son discours ?

J’y ai vu trois grands moments: le bilan de la gestion de Mr Ouattara, l’adresse aux militants, aux démocrates et à tous ceux qui aspirent au changement et enfin, les perspectives de sortie de crise. Sur le bilan, il a relevé la gestion catastrophique de Mr Ouattara à tous les niveaux de l’échelle. L’économie, la sécurité, le social, l’école et bien d’autres.Il a montré l’incapacité des autorités actuelles à y faire face. Sur l’adresse aux militants, il fallait re-mobiliser les troupes en donnant un signal très fort dans un message clair et net. Il a dit à juste titre que la lutte continue et que tous les militants, les démocrates et tous les ivoiriens de tout bord qui souhaitent un changement en Côte d’Ivoire devront se mobiliser et se mettre en ordre de bataille pour les jours à venir. C’est important parce que tous ceux qui sont encore en prison à l’intérieur du pays, mais également tous les exilés que j’appelle des “prisonniers externes” y compris le plus célèbre à savoir le président Gbagbo, tout ce monde avait besoin d’être rassuré par la capacité du Front Populaire Ivoirien à être une alternative sérieuse pour la lutte et pour la liberté. C’est ce que le président du FPI a fait en rappelant aux autorités que tous les schémas possibles doivent se faire avec le trépied Gbagbo - les prisonniers et - les exilés.

Mais avant Affi, il y a eu Aboudramane Sangare dont le discours a été vu par certains comme provocateur.

Effectivement, avant  le président Affi N’ guessan, Aboudramane Sangare avait déjà montré le devoir du Front populaire Ivoirien en ce moment précis oú l’histoire l’attend. En rappelant l’hymne de Liverpool :” you will never walk alone” (Vous ne marcherez Jamais seuls), le message de la direction du FPI est clair, à savoir que le FPI n’abandonnera jamais la lutte et que tous ceux qui, connus ou non souffrent silencieusement, ceux qui subissent dans l’anonymat les tortures, les sévices et la peur de la dictature dans les geôles, en exil ou dans leurs lieux de travail, trouveront auprès du FPI soutien et réconfort. En d’autres termes, le parti se battra jours et nuits, par monts et par vaux pour obtenir la libération, la liberté et la démocratie en Côte dIvoire. En revenant sur ce message, le président montre bien que seul le FPI porte l’espoir pour une Côté d’Ivoire nouvelle. Il était vraiment important de le réaffirmer et dire cela n’est pas de la provocation.

Pouvez-vous revenir sur la proposition de Pascal Affi N’guessan concernant les Etats généraux?

Pascal Affi Nguessan a fait des propositions de sortie de crise. Ayant fait le constat de l’échec de la commission nationale de réconciliation, il a proposé de mettre en place les États généraux pour discuter sérieusement et profondément de toutes les questions confligenes en Côté d’ivoire. C’est la nouvelle proposition du FPI. Toutes les structures du parti, tous les militants au pays, en exil ou dans la diaspora doivent se mobiliser pour la mise en place rapide des États généraux qui doivent se faire avec le président Gbagbo, avec tous les prisonniers libérés et tous les exilés rentrés.

Dans ce cas, quelle est la différence entre le dialogue direct en cours et les Etats généraux que propose Pascal Affi N’guessan ?

Le dialogue direct FPI - Gouvernement abordera les questions liées aux conséquences de la crise alors que les Etats généraux doivent s’attaquer aux causes profondes du conflit. Je pense que les prochains jours seront déterminants pour la mise en place de ce cadre de concertation qui est forcément un cadre de réconciliation. Voilà. Pour tout dire, le discours d’orientation du président Affi a été un discours engagé, rassurant et prometteur, un discours à la fois ferme et flexible.

Un mot sur la direction intérimaire du FPI. Certaines personnes l’ont trouvée amorphe vis à vis du régime. Est-ce votre avis?

Non. Ce n’est pas du tout mon avis. Beaucoup ont déjà oublié que nous revenons de très très loin. Nous revenons de là où toutes les forces internationales coalisées ont livré une rébellion et une guerre au régime du FPI. Nous revenons de là où le camarade président Laurent Gbagbo, fondateur et premier président du FPI a été bombardé, enlevé puis déporté à la Haye. Nous revenons de là où toute la direction du parti a été décapitée; le président du parti, le 1er vice président, la 2ème vice présidente du parti ont été arrêtés, torturés, jetés en prison. La tactique étant de ne même pas leur permettre le moindre contact (Une pensée pour la camarade Simone Gbagbo  2e vice présidente du parti toujours détenue. Elle nous reviendra bientôt.) Nous revenons de là où une partie de la direction a été contrainte à l’exil. Nous revenons de là où Mamadou Koulibaly qui devrait assurer l’intérim et organiser la résistance nous a trahis en pleine guerre. Nous revenons de là où nos militantes et militants dans toutes les structures de base et dans tout le pays étaient dénoncés, recherchés, attrapés, torturés ou tués dans l’anonymat. Le temps viendra où le parti rendra une vibrant hommage à tous ces militants tombés sur le champ d’honneur. Bref! Nous revenons de là où prononcer le nom de Gbagbo ou celui du FPI était un délit ou un crime de lèse majesté. C’est de ce voyage funeste, traumatisant et cauchemardesque dont nous revenons. Je vous rappelle que le pauvre CHOI  représentant du secrétaire général de l’ONU en Cote D’ivoire avait même prédit la disparition du FPI. Dans ces conditions, il faut toujours rendre hommage aux responsables du parti qui se sont mobilisés pour l’intérim, assurant ainsi la survie et la vie du parti parfois au prix de leur vie. L’essentiel était de faire vivre le parti .

Certains s’étonnent encore de la vitalité du FPI malgré l’emprisonnement des principaux leaders. Comment expliquez-vous ce regain de vitalité ?

Vous savez, en Afrique et dans bien des cas, les partis qui ont subi un tel traumatisme ont disparu ou ont été rendus inopérants. C’est ainsi que depuis la chute de Mobutu, son parti politique le Mouvement  Populaire de la Révolution n’est aujourd’hui que l’ombre de lui même. Après la chute de Moussa Traore en 1991 au Mali, son parti l’ Union Démocratique du Peuple Malien a disparu et laissé place à une autre organisation. Tout près de nous dans le temps en Égypte et en Tunisie, après la chute de  Moubarak et de Ben Ali, le Parti National Démocratique et le Rassemblement Constitutionnel Démocratique n’ont pas encore su résister à la décapitation. Et je peux citer ces exemples à loisir. Loin de moi l’idée de comparer le président Gbagbo à ces présidents ou comparer ces régimes à celui du FPI. Il s’agit simplement de montrer que le FPI réalise là un miracle en survivant à la tempête. Cela est dù à ses structures, à ses militants qui sont restés mobilisés autour de leur idéal de lutte, mais aussi à la direction intérimaire. Aujourd’hui, le parti du président Gbagbo est devenu plus fort et plus crédible que jamais; aussi bien à l’intérieur qu’ à l’extérieur. Le message est clair: Le FPI est un roseau qui se plie mais qui ne se casse jamais. Et tout comme Ulysse qui doit franchir les obstacles pour arriver à Ittaque sa ville natale, le FPI sait et saura relever les défis et, de défi en défi, il atteindra la terre promise; c’est à dire la Côté d’Ivoire nouvelle. Tel est le sens de notre exaltant combat.

Quel jugement portez- vous sur la direction intérimaire au niveau de la Jeunesse du FPI. Étiez-vous convaincu de la capacité de Koua Justin à maintenir le flambeau?

Je pense avoir déjà répondu à cette question. Je suis fier de l’ensemble de mes collaborateurs. Je vous ai déjà dit qu’on ne nomme pas tout le monde No 2 d’une structure de lutte. Je suis d’autant plus fier du boulot que je les encourage au quotidien à bonifier les acquis. La Jfpi est aussi une incassable. Je répète que si le FPI est un roseau, la JFPI est une hydre: tu coupes, elle pousse. Tu recoupes, elle repousse. Tu découpes, elle se démultiplie, et tu l’auras toujours sur ta route.

Après la libération d’Affi, y’a t’il eu des échanges entre la coordination en exil et lui? Vous a t’il donné des consignes particulières ?

Bien sur. Quand les camarades ont été libérés, tous les responsables de la coordination les ont appelés pour les féliciter et les encourager. Les consignes particulières sont déjà contenues dans le discours d’orientation du président du parti, à savoir la mobilisation tout azimut des militants qui doivent se tenir en ordre de bataille.

D’ aucuns soutiennent que la liberté provisoire est une épée de Damoclès sur la tête des ex-prisonniers. Votre avis.

On raconte dans l’histoire de la Grèce Antique, que pour se faire craindre et se faire peur, le tyran de Syracuse, Denys l’Ancien plaça un jour une épée juste au dessus de la tête de Damoclès qui est un de ses fidèles alliés pour lui dire qu’il pouvait lui aussi être en danger de mort comme tout le monde. C’est l’origine de l’expression avoir” l’épée de Damoclès sur sa tête “. Cette expression, rendue populaire par Cicéron signifie être dans une situation permanente de danger de mort. En posant la question, vous voulez dire que les responsables du parti, parce qu’ils sont en liberté provisoire, sont sous la menace d’un retour en prison à tout instant. Se faisant, vous semblez ignorer que depuis que Mr Ouattara est au pouvoir, des millions d’ivoiriens vivent sous l’épée de Damoclès à quelque niveau que se soit. Vous devez savoir que dans toutes les dictatures, les citoyens vivent en permanence en danger. Certains sont des morts en sursis, d’autres des prisonniers en sursis et d’autres encore des renvoyés du travail en sursis.

Vous comparez donc le régime de Ouattara est une dictature?

Oui, tout à fait. Avec Mr Ouattara, nous sommes comme dans une tyrannie basée sur la délation, la dénonciation et le népotisme où chaque citoyen demeure en danger. Pour tout dire, les responsables du FPI libérés font leurs devoirs, travaillent tranquillement pour la Côte d’ivoire sans se soucier du danger qui pourrait les guetter. Ceux qui pensent les effrayer avec cette menace ne les connaissent pas du tout. Ils perdent leur temps. Pour le reste, l’histoire future nous éclairera. Mais pour ceux qui connaissent le FPI, ils savent bien qu’il n’a jamais été aussi fort que lorsqu’ il est en danger.

Avec la libération des responsables du FPI, Quand comptez-vous rentrer au pays?

Sur ce point, nous attendons la décision de la direction du parti.

Votre mot sur le décès de Mahan Gahé, secrétaire général de dignité.

Vous devez dire votre mot sur l’assassinat de Mahan Gahé. C’est ce mot qui sied à la situation car le camarade a succombé aux tortures à lui infligées par les forces de Ouattara .

Vous trouvez qu’il a été assassiné?  Et Par qui ?

Oui, je le pense et je m’associe donc à tout ce que le parti a fait ou fera en hommage à ce grand homme tombé les armes à la main. Condoléances à la famille éplorée et à l’ensemble des travailleurs de Côté D’ivoire. Il faut faire une autopsie pour déterminer exactement et scientifiquement de quoi le général est tombé, même si tout le monde sait ce qui s’est passé. Ce que l’assassinat de Mahan Gahe pose comme problème, ce sont les conditions d’arrestation et de détention de tous les prisonniers pro-Gbagbo qui croupissent dans les geôles d’Alassane Ouattara. Dieu seul sait combien survivront aux tortures, même après leur libération. C’est pourquoi il faut se battre pour leur libération immédiate et sans condition aucune.

Ouattara vient de gracier trois mille prisonniers de droit commun. Votre commentaire.

Mr Ouattara n’a qu’à faire tout ce qu’il veut mais tant qu’il y aura un seul prisonnier politique civil ou militaire, les ivoiriens seront mobilisés et mènerons le combat pour sa libération, condition sine qua non à la réconciliation. Dans cette lutte, ” on ira jusqu’au bout”. Je vous remercie.

Interview réalisée par Serge Pacome Abonga @ Africa News

Sport/Cameroun: Pressions pour le retour de Samuel Eto’o en selection septembre 29 2013

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Samuel Eto’o ne sera décidément pas laissé tranquille avant de revenir en sélection. Depuis qu’il a décidé de prendre sa retraite internationale, le joueur de Chelsea ne cesse de subir des pressions. Cette fois-ci, c’est l’association des dignitaires et chefs traditionnels Bassa-Mpo’o-Bati du Cameroun, qui le supplie de changer de décision.

 Dans une lettre envoyée la semaine dernière à l’ancien joueur d’Anzhi, ces derniers disent avoir appris avec « amertume » sa décision.

« C’est avec amertume que nous : tes parents, tes grands parents, patriarches et dignitaires du peuple Bassa - Mpo’o - Bati du Cameroun, avons appris votre triste décision de quitter l’équipe nationale pour des raisons qui vous sont propres », peut-on lire dans la correspondance. Après lui avoir rappelé ses nombreuses contributions tant sur le plan sportif que social, les dignitaires et chefs traditionnels Bassa-Mpo’o-Bati ont émis un vœu : celui de le voir revenir au sein de l’équipe nationale, ne serait-ce que le temps de la Coupe du monde.

« Nous vous conseillons de revoir votre douloureuse décision et si ce n’est pas si évident, accepter de raccrocher après avoir conduit l’équipe nationale au Mondial 2014 », ont-il écrit.

Avant la sortie de ces dignitaires Bassa, village d’origine du quadruple Ballon d’or africain, c’est le syndicat national des footballeurs camerounais qui est monté au créneau pour supplier Eto’o de revenir sur sa décision. C’est dire combien de fois l’attaquant de Chelsea est important dans l’effectif du Cameroun. Il l’a d’ailleurs prouvé à plusieurs reprises. Pourra-t-il résister à toutes ces pressions ? Le temps nous le dira. Sauf que la rencontre entre le Cameroun et la Tunisie comptant pour les barrages du mondial brésilien se pointe déjà à l’horizon. Elle aura lieu le 13 octobre prochain, et le staff technique des Lions Indomptables souhaite mettre Samuel Eto’o fasse à ses responsabilités en le convoquant. Une pression de plus !

Agences

Guinée: Rumeurs de coup d’Etat - Le pouvoir arrete 5 militaires septembre 29 2013

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La révélation de Canard enchaîné, hebdomadaire français sur une probable préparation de déstabilisation du régime de Conakry a été prise au sérieux par le gouvernement guinéen. La Direction de surveillance du territoire [service secret guinéen] s’active avec les renseignements généraux occidentaux pour désamorcer le “complot”.

alpha-conde.jpgAlpha Conde

Au sein de l’armée, l’ère est à la suspicion. Cinq militaires auraient été arrêtés dans la nuit de mercredi à jeudi, a appris Aminata.com de sources concordantes. Pour le moment l’identité des militaires est inconnue.

Tous en fonction au camp Alpha Yaya Diallo [la plus grande militaire du pays], ils seraient détenus dans un endroit encore inconnu. Par contre, d’autres informations indiquent qu’ils seraient détenus dans la triste célèbre militaire de l’Ile de Kaasa.

Même si on ignore la reproche fait contre ces militaires, notre source fait un parallèle à la publication à la veille par un journal français sur la préparation d’un coup d’Etat en Guinée. Hier jeudi, le domicile d’un commerçant a été perquisitionné par des gendarmes dans la haute banlieue de Conakry.

Le mercredi dernier, dans un article, le Canard enchaîné qui cite deux notes de la CIA et la DGSE annonce l’imminence d’un coup d’Etat. Selon le journal, l’opération consiste à profiter des affrontements post-électoraux pour mener des opérations ciblées. Les notes de services secrets parlent de la constitution des mercenaires et des milices “peulhes” qui doivent mener l’opération.

Lors d’une rencontre avec la délégation de l’OIF, Madifing Diané, ministre de la sécurité a accusé des ailes de l’UFDG d’être impliquées dans le “complot”. L’opposant Cellou Dalein Diallo n’a pas tardé à démentir le ministre soutenant que son parti “ne se sent pas concerné”.

Agences

CPI: Bensouda menace la Guinée ” Il n’y aura pas d’impunité pour les crimes internationaux commis en Guinée” septembre 29 2013

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Déclaration du Procureur de la CPI, Fatou Bensouda, à l’occasion des élections du 28 Septembre 2013 en Guinée

Fatou Bensouda

Des élections législatives se tiendront en Guinée le 28 septembre 2013. Ce jour marquera aussi le quatrième anniversaire des évènements tragiques du 28 septembre 2009 au stade national de Conakry au cours desquels de graves crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale ont été commis à l’encontre de la population civile. Depuis lors, mon Bureau procède à un examen préliminaire de la situation en Guinée.

Conformément à notre politique visant à encourager des procédures judiciaires à l’échelle nationale, mon Bureau interagit avec les autorités guinéennes sur une base régulière.

En conséquence, une enquête nationale concernant les événements du 28 septembre 2009 suit son cours et plusieurs personnes susceptibles de compter parmi les principaux responsables des crimes commis ont déjà été inculpées.

J’encourage les autorités à poursuivre leur effort et faire en sorte que justice soit rendue aux victimes dans les meilleurs délais possibles. J’appelle aussi la communauté internationale à soutenir les efforts de la Guinée à cet égard.

Dans le même temps, mon Bureau souhaite ardemment que les évènements dramatiques du 28 septembre 2009 ne se reproduisent jamais. A l’approche de ces élections tant attendues, la tension est palpable dans les rues de Conakry et dans le reste du pays.

Dans ce contexte, les appels au calme et à la retenue lancés par les responsables politiques toutes tendances confondues sont particulièrement bienvenus.

Je tiens à rappeler solennellement que quiconque s’employant à instiller la violence, à ordonner, solliciter, encourager ou à contribuer de toute autre manière à la commission de crimes relevant de la compétence matérielle de la CPI s’expose à des poursuites devant la Cour pénale internationale. Il n’y aura pas d’impunité pour les crimes internationaux commis en Guinée.

aminata.com

Cote d’Ivoire: Quand Gbagbo et le FPI reviendront au pouvoir… septembre 28 2013

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La crainte de la majorité des partisans de la rébellion ivoirienne, à commencer par ses initiateurs (La France et ses suppôts), ses organisateurs (Compaoré, Ouattara et leur clique de rebelles terroristes), ses financiers (les multinationales françaises), jusqu’à ses soutiens et ses bénéficiaires d’origines diverses, est de voir Gbagbo et le FPI venir reprendre le pouvoir dont ils ont été dépossédés sous les bombes et missiles de la France de Sarkozy. Il est alors bien approprié de faire savoir à ce conglomérat qui a balafré la Côte d’Ivoire certaines réflexions relatives à la reprise du pouvoir par le parti du Président Gbagbo. 

Laurent Gbagbo avec son peuple, archives

Au PDCI-RDA, devenu PDCI-RDR La crainte de vos partisans de revoir le FPI revenir au pouvoir réside dans votre prise de position claire et active pour les ex- rebelles, criminels et dozos-fétichistes qui continuent de violer, voler, piller, tuer, massacrer les populations ivoiriennes. Vous avez même formé un rassemblement politico-criminel et continuez d’entretenir des relations complices pour détruire la Côte d’Ivoire que votre premier leader politique a dirigée de 1960 jusqu’à sa mort en 1993. C’est l’un de vos dirigeants qui annonçait péremptoirement, au début de l’éclatement de la rébellion, que ce combat contre les ex-rebelles n’était pas le vôtre. Une invite à vous désolidariser des Ivoiriens qui s’étaient engagés avec Gbagbo et les FDS à chasser ces terroristes-assaillants. C’est vous qui avez donné à Marcoussis en France, au cours de la table ronde organisée malicieusement par Chirac pour dépouiller le Président Gbagbo de ses pouvoirs régaliens, la doucereuse appellation de forces nouvelles à ces [ex- rebelles]. Votre activisme au sein de la rébellion ivoirienne vous a tellement rabaissés que, gagnés par la démangeaison du nombrilisme avilissant, vous avez conduit, dans les faits, votre parti, à perdre son âme et à devenir, malheureusement, PDCI-RDR, dirigé désormais par la paire Bédié- Ouattara. Quelle honte ! Sachez que lorsque le Président Gbagbo et le FPI reviendront au pouvoir, ils ne se vengeront pas de vous ; ils savent bien que vous avez été en majeure partie influencés par vos mandants pour porter le glaive dans le sein de la mère-patrie.

Au RDR, parti sectaire, fondé sur la barbarie et la violence

Votre groupement (…), loin de prôner les idéaux d’un parti politique, a été le pilier de la rébellion. Votre mentor, (…) avec votre adhésion aveugle à ses thèses sécessionnistes et meurtrières, s’est engagé corps et âme à détruire le seul pays que l’Eternel Dieu à donner en héritage aux ivoiriens. Les pires atrocités continuent d’être commises sur les Ivoiriens. Il ne s’est trouvé, jusqu’à ce jour, aucune personne au sein de votre parti, pour condamner les actions dévastatrices de ce conglomérat criminel international sur les populations ivoiriennes. Sachez que lorsque Le Président Gbagbo et le FPI reprendront le pouvoir, ils ne vous rendront pas la monnaie des vos crimes injustifiés, de vos licenciements abusifs, de vos emprisonnements arbitraires, des blocages des comptes bancaires, de votre programme du rattrapage ethnique, de votre justice des «vainqueurs», en réalité l’injustice pratiquée par les bénéficiaires de la guerre lâche de la France contre la Côte d’Ivoire. Le Président Gbagbo sait bien, contrairement à Ouattara, que la vengeance ne peut conduire une nation vers le développement. Il l’a déjà montré, en 2000, en travaillant avec tous les Ivoiriens de tous bords politiques et de toutes régions. C’est ainsi que N’ZI Paul David du PDCI- RDA, originaire du centre, a été nommé Directeur de Cabinet du Président Gbagbo alors que, Préfet à Bouaké, il avait déclaré ironiquement qu’il prendrait sa retraite si Gbagbo parvenait au pouvoir. C’est pour - quoi encore, malgré son emprisonnement injuste par Ouattara, alors Premier Ministre, Gbagbo, parvenu démocratiquement au pouvoir, a offert les meilleures conditions de retour d’exil au leader du RDR et à son compère Bédié. Voilà la grandeur d’un homme d’Etat, humaniste et soucieux de la réconciliation entre les populations. Le souci de Gbagbo et des patriotes ivoiriens a toujours été et sera de consolider le socle de cette nation et de s’engager résolument dans le développement de la Côte d’Ivoire dans tous les domaines.

Au FPI et aux démocrates martyrisés

Vous avez connu les pires souffrances infligées par ce groupement sanguinaire clairement identifié dans le monde entier depuis plus de 10 ans. Le comble du complot international ourdi contre la Côte d’Ivoire est non seulement la détention illégale du Président Gbagbo et de nombreux pro-Gbagbo, pourtant victimes de la barbarie et de la violence des milices et autres soldats de l’Onu et de la France au profit de Ouattara mais aussi et surtout le massacre continu du peuple ivoirien en général et en particulier le génocide des Wè. Lorsque le FPI reprendra, par les urnes, le pouvoir dont il a été violemment dépossédé par Sarkozy, le Président Gbagbo vous demandera de ne point vous venger comme ce fut le cas lorsque la Côte d’Ivoire fut attaquée le 19 Septembre 2002 par une coalition hétéroclite (…) venus du Burkina Faso de Compaoré. Seul L’Eternel, le Dieu de justice, vengera les Ivoiriens et leur pays. Ne dit-il pas dans sa parole «A moi la vengeance, à moi la rétribution» ?
4/ Aux étrangers acteurs de la rébellion ivoirienne Ce groupe peut être subdivisé en deux : les étrangers africains et les Français.
Un nombre important d’étrangers afri- cains, originaires pour une grande part de la CEDEAO se sont ligués contre les Ivoiriens qui les ont accueillis à bras ouverts sur leur sol, faisant ainsi preuve d’une hospitalité inégalée dans le monde. (…) Votre soutien [au poulain] de la Communauté dite Internationale a été meurtrier. Des mercenaires [venus de différents pays] de la CEDEAO ont perpétré les crimes les plus horribles et les massacres les plus odieux en Terre d’Eburnie. Votre solidarité dans le mal a été plus que criminelle. Sachez, malgré tout, que revenus au pouvoir, le Président Gbagbo et le FPI ne vous en voudront pas. La faiblesse des Etats africains et la peur d’être chassés du pouvoir contraints les présidents de ces pays à ne guère s’opposer à la cruauté de la France de Sarkozy et de l’ONU, paradoxalement va-t-en guerre dans le conflit post-électoral en Côte d’Ivoire. Gbagbo, le digne fils d’Afrique, historien de son état, connaît très bien l’embarras de ces Chefs d’Etat qui, secrètement, lui vouent une admiration dans ce noble combat pour la libération et le développement des pays africains. S’agissant des Français, la voracité de Chirac et de Sarkozy a amené la France à livrer contre son ex- colonie( ?) une guerre meurtrière et totale. C’est vous qui avez initié, organisé, financé, entretenu la rébellion ivoirienne. Toutes les preuves sont patentes. C’est encore vous qui avez augmenté le nombre de morts par l’embargo sur les médicaments, la fermeture des banques, l’usage des bombes et missiles sur la Résidence officielle des présidents ivoiriens. Sachez que le paisible peuple de Côte d’Ivoire, contre votre gré, redonnera bientôt le pouvoir au FPI et au Président Gbagbo. Malgré le rôle particulièrement meurtrier de votre pays dans la guerre infondée faite au Président Gbagbo et aux Ivoiriens, vous ne serez nullement inquiétés. A l’épreuve du temps, vous vous rendez aujourd’hui compte que seul le patriote Gbagbo est le mieux placé des hommes politiques en Côte d’Ivoire pour préserver vos intérêts dans la justice et l’équité. Ce n’est pas actuellement le cas avec ces affairistes notoirs que vous avez installés à la tête de ce pays et qui s’octroient illicitement, par le gré à gré, des marchés, du reste, surfacturés. Au total, tous ceux qui ont manifestement participé aux massacres des Ivoiriens ne doivent point craindre le retour de Gbagbo et du FPI au pouvoir. Ils le savent tous déjà, connaissant l’humanisme de l’homme de Mama. Le seul objectif de Gbagbo et des mili- tants du FPI est le développement autocentré de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique, dans la dignité.

Par NANWOULET G. Simone

Le Nouveau Courrier:

Cote d’Ivoire: La Réconciliation - un chantier en panne septembre 28 2013

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La Commission dialogue, vérité et réconciliation souffle ses deux bougies ce samedi 28 septembre. Mise en place après les violences postélectorales par le président Ouattara, avait pour mission de réconcilier les Ivoiriens. La CDVR, présidée par l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny, avait deux ans pour rendre son rapport au chef de l’Etat. Son bilan, aujourd’hui, semble être en dessous des attentes.

bann.jpgCharles Konan Banny président de la CDVR

La réconciliation des Ivoiriens ne peut pas se faire en deux ans. C’est un processus sur le long terme, ainsi s’exprime-t-on au sein de la Commission Dialogue, vérité et réconciliation, dont le travail reste méconnu. L’action de la CDVR est peu ressentie à travers le pays, malgré l’instauration de trente-six commissions locales en janvier dernier pour toucher toutes les régions de Côte d’Ivoire.

Face au bilan très en dessous des attentes, plusieurs questions se posent La Commission Banny a-t-elle eu les coudées franches ? Y-a-t-il eu une réelle volonté politique de faciliter son travail et de l’aider ?

Les quelques alertes de la CDVR lancées au pouvoir contre le harcèlement disproportionné des sympathisants de l’opposition ont eu souvent peu de considération. Charles Konan Banny s’est plaint de ne pas avoir les moyens nécessaires à son action. Il lui aura fallu de la patience avant que le faible budget alloué à la CDVR ne soit débloqué.

La Commission ne souffre-t-elle pas d’un péché originel ? Confier les clés d’une institution devant être au dessus des chapelles politiques à Charles Konan Banny, était-ce le bon choix?

La bonne idée du président Ouattara de créer la CDVR aura déçue ses premiers supporters, le comité des Elders, les sages ou les anciens, dont le prix Nobel de la paix, l’archevêque sud-africain Desmond Tutu et l’ancien secrétaire général de l’ONU, Koffi nnan.

Agences

Mali: Deux militaires blessés dans un attentat à la grenade septembre 28 2013

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La situation sécuritaire est compliquée à Kidal, dans le nord du Mali. Deux militaires maliens ont été blessés le 27 septembre. Ces soldats surveillaient la banque malienne de solidarité lorsqu’ils ont été attaqués à la grenade. Deux engins explosifs ont été lancés d’un bâtiment tout proche, un seul a explosé.

 

Le gouvernement malien se dit toujours disposé au dialogue avec les groupes armés qui, jeudi, ont suspendu leur participation aux discussions avec les autorités.

Braquage avorté ou tentative de déstabilisation, c’est la seconde fois depuis sa réouverture au début du mois que la banque est visée. Il y a 15 jours, « une grenade a déjà été lancée, elle n’a pas explosé » indique un officiel malien qui ajoute : « cette nouvelle attaque tend la situation mais heureusement il n’y a pas eu de victimes ».

Autour de la seule banque de la région, institution qui permet aux habitants de déposer de l’argent ou d’échanger les billets usagers, les mesures de sécurité ont donc été une fois de plus renforcées. L’enquête est en cours, explique un responsable de la sécurité qui affirme qu’un suspect a même été interpellé.

Si cette attaque provoque peur et panique chez certains, pour d’autres, elle est justifiée : « les soldats ne nous respectent pas », explique un jeune chômeur « notre ville a toujours connu les troubles, les agressions, ça ne va pas s’arrêter du jour au lendemain ». Un responsable d’ONG conclut qu’« il ne faut pas céder à la panique mais continuer à travailler pour le bien des populations, c’est notre seule porte de sortie ».

rfi

Cote d’Ivoire: Scandale à la Sotra: Un marché de 1,5 milliard FCFA passé gré-à-gré septembre 28 2013

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Abidjan: Un scandale a été encore découvert à la Sotra portant sur un marché de gré à gré. 

Les travaux de rénovation des dépôts Sotra de Williamsville et d’Abobo sont arrêtés depuis environ 3 mois. Démarrés en février 2013, ils étaient censés finir en juillet dernier pour être livrés à la Sotra. Mais l’entreprise Malex Bat.&Tp qui a obtenu les chantiers pour un coût de 1,5 milliard FCFA dans un marché de gré-à-gré, n’a pas honoré ses engagements. 

Selon des sources proches du dossier, la direction générale de la Sotra, pour contourner l’appel d’offres, a fractionné l’offre globale de 1,5 milliard FCFA en plusieurs tranches en dessous de 30 millions FCFA. Pour les commandes dont nous avons reçu copie, on note : 
28.350.880 FCFA pour la réhabilitation de la villa n° 39 et divers travaux de la villa n°41 du département Réseaux bus-Abobo. Commande passée le 12 avril 2013. 

29.310.985 FCFA pour la réhabilitation de la salle « Départs », du planning du poste transformateur G.E. et du bloc vestiaire du département Réseaux bus-Abobo. Commande passée le 16 avril 2013. 
23.616.450 FCFA pour la réparation du dallage du parking central et alentours du département Réseaux bus-Abobo. Commande passée le 16 avril 2013. 
29.339.105 FCFA pour la réparation du dallage autour de l’atelier mécanique du département Réseaux bus-Abobo. Commande passée le 16 avril 2013. 

26.923.755 FCFA pour la réhabilitation des bâtiments de la station du département Réseaux bus-Abobo. Commande passée le 12 avril 2013. 
26.079.475 FCFA pour la réhabilitation du hangar de la station du département Réseaux bus-Abobo. Commande passée le 12 avril 2013. 

26.026.905 FCFA pour la réhabilitation de la villa n° 40 et divers travaux 1 de la villa n° 41 du département Réseaux bus-Abobo. Commande passée le 12 avril 2013. 
20.927.400 FCFA pour la réparation du dallage des alentours du département Réseaux bus-Abobo. Commande passée le 16 avril 2013. 

Comme on le remarque, le 12 avril 2013, la Sotra a passé en cette seule journée trois commandes d’une valeur totale de 80.457.260 FCFA au bénéfice de la seule entreprise Malex. Et le 16 avril 2013, quatre commandes d’une valeur totale de 103.193.940 FCFA au bénéfice de la même entreprise. Tout ceci pour contourner l’appel d’offres obligatoire qu’exige une commande publique supérieure à 30 millions FCFA. 
Tous les bons de commande ont été validés le 24 juillet 2013 par le directeur général de la Sotra, Méité Boiké. 

Un gré à gré honteux 

«Celui à qui la Sotra a donné le marché n’a pas la logistique pour exécuter les travaux. Il est prévu qu’il préfinance les travaux et la Sotra se charge de lui rembourser ses frais. Au démarrage des travaux, en juin, la Sotra lui a versé près de 500 millions FCFA. Il devait terminer le chantier et on lui payait le reste. Mais depuis qu’il a encaissé l’argent, les travaux se sont arrêtés. Or, on n’a même pas encore atteint 40% de réalisation», confie une source au cœur de l’entreprise. «Le paradoxe, c’est qu’il n’a pas respecté les délais de livraison des 2 dépôts qu’on lui a confiés. Pourtant, la Sotra lui a attribué la réhabilitation des quais lagunaires de Blockauss et d’Abobodoumé», dénonce la même source. 

Au niveau de la direction générale de Malex Bat&Tp, on brandit les états de décaissement à la date du 14 août 2013. Ceux-ci font effectivement ressortir un décaissement total de 493.203.448 FCFA : 
Travaux Williamsville (Satp) : 147.750.000 FCFA. Travaux DBR 9 Abobo : 262.413.540 FCFA. Travaux gare de Blockauss : 44.658.052 FCFA. Stanley et consulting : 15.000.000 FCFA. Agetu : 11.800.000 FCFA, Inspection lagunaire Abobodoumé : 7.855.650 FCFA. Travaux clôture accidentée Yopougon Andokoi : 2.918.288 FCFA. Travaux clôture accidentée gare nord : 807.203.448 FCFA. 

Cependant, l’entreprise réfute la responsabilité du retard accusé dans l’exécution ders travaux. «Nous avons débuté les travaux sur fonds propres comme la Sotra l’a sollicité. Mais en retour, l’apport de la Sotra ne représente rien dans ce qui reste à faire. Nous attendons que la Sotra débourse un fonds qui va nous permettre de poursuivre les travaux, étant entendu que ce n’est qu’une avance. Sinon, nous n’avons pas arrêté les travaux. Nous savons que l’Etat a des problèmes », confie un des responsables de Malex qui a indiqué que le directeur général n’était pas disponible pour nous recevoir. 

Quant à la Sotra, c’est un silence qui a accueilli notre volonté de savoir pourquoi le marché de réhabilitation a été fractionné en plusieurs lots et attribués à une même entreprise. Laissant libre cours à la rumeur qui soutient qu’il existe un deal entre les dirigeants de ces deux sociétés . Les Ivoiriens ont besoin de savoir parce qu’il s’agit de l’argent public. 

J-S Lia et Bruno Kouadio 
Notrevoie

Côte d’Ivoire : Le Royaume-Uni prévient ses citoyens contre d’éventuelles attaques terroristes septembre 27 2013

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David Cameron (ph), le Premier ministre britannique

- Ghana – Accra, le 27 Septembre 2013 © koaci.com– Après l’attaque du centre commercial Westgate au Kenya, le gouvernement britannique prévient ses citoyens en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo et dans certains pays de la sous région ouest africaine de l’éventuelle attaque terroriste, ceci en représailles contre leur intervention militaire au Mali.

Cette note d’information destinée aux expatriés britanniques est contenue dans le guide d’informations de voyage publié sur le site web du gouvernement britannique. Pour ce qui concerne la Cote d’Ivoire, la note publiée (https://www.gov.uk/foreign-travel-advice/cote-d-ivoire/terrorism) énonce qu’ «Il ya une menace générale contre le terrorisme. Les attaques pourraient être insensées, y compris dans les lieux fréquentés par les étrangers. Il y a une menace d’attaques en Côte d’Ivoire en représailles contre son intervention au Mali ».

Sont concernés par cette information les pays ayant envoyés leurs troupes au Mali. Parmi les concernés, on peut citer des pays de la CEDEAO comme la Cote d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Benin, le Burkina Faso, la Guinée, le Nigeria, le Sénégal, le Niger, la Sierra Leone… et le Tchad.

Il est à rappeler qu’au plus fort de la crise malienne au nord du pays, les pays de la CEDEAO avaient envoyé un contingent d’environ 4.300 soldats aux cotés des forces tchadiennes et françaises pour aider à restaurer l’intégrité territoriale du Mali. Pour sa part, le Ghana outre l’envoie de ses soldats, avait fait un don de 3 millions de dollars à la force Africains pour le Mali (AFISMA).

Cote d’Ivoire: Dialogue direct Fpi-Gouvernement Pr Dano Djédjé: «Le CPD n’est pas un cadre pertinent» septembre 27 2013

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Le dialogue direct entre le Fpi et le gouvernement a repris le mardi dernier. Nous proposons ci-dessous, l’intégralité de la déclaration liminaire du prof. Dano Djédjé, chef de la délégation du Fpi.

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Au nom du Président Pascal AFFI N’GUESSAN et du Front Populaire Ivoirien, nous vous adressons nos salutations fraternelles et nous vous félicitons pour votre nomination à la tête de la délégation gouvernementale pour discuter des problèmes qui préoccupent le FPI et la Côte d’Ivoire.

Pour rappel, c’est au mois de juillet 2011 que le FPI et le CNRD ont sollicité du Président de la République un rendez-vous, en vue d’une discussion des dossiers relatifs à la crise ivoirienne avec un mémorandum à l’appui. C’est en janvier 2013 que le Premier Ministre KABLAN Duncan a bien voulu nous inviter à un dialogue direct qui a duré 3 mois.

Pendant que ces discussions avaient lieu les actes de répressions et d’intimidations contre les pros GBAGBO se poursuivaient (arrestations de BLE Goudé Charles, Jean Yves DIBOPIEU, Commandant ABEHI, etc…)
Nous avons malgré ces actes, poursuivi les négociations dans l’intérêt supérieur de notre nation. Ainsi, nous avons enregistré des points de convergence, mais aussi des désaccords.

Le FPI, dans l’attente de l’application de ces points de convergence se voit imposer l’arrestation de KOUA Justin, Secrétaire National par Intérim de la Jeunesse du FPI. Pour nous, c’était une arrestation de trop. Le bouchon venait d’être poussé trop loin. Nous avons alors décidé de suspendre notre participation au dialogue direct.  Aujourd’hui, le gouvernement nous invite à la reprise des discutions avec, un ordre du jour qui appelle de notre part quelques précisions.

Pour le FPI, le dialogue direct avec le gouvernement vise principalement à trouver des solutions aux situations nées de la crise et dont sont victimes principalement des cadres et militants du FPI et de façon générale les Ivoiriennes et Ivoiriens communément appelés les pro-Gbagbo.

Au cours de nos précédentes discutions, des points d’accord ont été enregistrés sur ces questions qui portent sur les conséquences de la crise. Nous sommes à l’heure actuelle dans l’attente de bonnes nouvelles quant à la mise en application de ces points d’accord. Mais au-delà, le FPI considère que la résolution complète des autres problèmes qui relèvent des conséquences de la crise est essentielle pour décrisper totalement l’atmosphère socio-politique, normaliser la vie nationale et créer les conditions de la Réconciliation Nationale.

Pour le FPI, la Réconciliation Nationale doit s’organiser autour d’un débat large, inclusif, franc et sincère sur toutes les questions qui divisent les ivoiriens depuis plusieurs années, qui constituent les causes de la crise ivoirienne et dont la résolution permettra de fonder un nouveau consensus national pour la paix, la stabilité, l’unité et la réconciliation nationale.

C’est le sens de la proposition que le Président Pascal AFFI N’Guessan a faite, au nom du FPI, c’est-à-dire l’organisation des Etats Généraux de la République. Ce forum regroupera toutes les forces vives de la nation ivoirienne (Partis politiques, Société Civile, Confessions religieuses, Autorités traditionnelles, Organisations socio-professionnelles, Jeunes, Femmes, Experts, etc)
En conséquence, le FPI considère que le Cadre Permanent de Dialogue (CPD) n’est pas un cadre pertinent ni pour la résolution des conséquences directes de la crise, ni pour le débat national sur les causes de la crise ivoirienne.

En conclusion, le FPI tient à marquer sa totale disponibilité et son engagement à contribuer à la Réconciliation nationale. C’est une forte attente de nos compatriotes et des amis de notre pays. C’est un impératif pour la paix, la stabilité et la reconstruction nationale.

C’est pourquoi, le Front Populaire Ivoirien (FPI) demande au gouvernement de prendre toutes les décisions attendues et de tout mettre en œuvre afin d’assurer la réussite du processus de Réconciliation Nationale.
Pour le FPI,

Prof. DANO Djédjé Vice-Président chargé de la Réconciliation Nationale et de la Stratégie Electorale
Source : Notrevoie



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