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Royaume-Uni, le gouvernement veut traquer les «faux étudiants» décembre 31 2013

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Le gouvernement britannique a ouvert une « chasse aux faux étudiants ». Les autorités ont retiré à une université londonienne, la London Metropolitan University, le droit d’enseigner aux étudiants originaires de pays étrangers situés en dehors d’ l’Union européenne. Une décision qui pourrait se traduire par l’expulsion de plus de 2 000 étudiants. L’université est accusée de « défaillance grave » par l’organisme britannique de surveillance des frontières. Des accusations qui font suite à la découverte qu’un quart des étudiants contrôlés n’avaient pas le droit de séjourner au Royaume-Uni. 

Un des bâtiments de l'université de Londres.La bouche bâillonée avec de la bande adhésive, des dizaines d’étudiants ont protesté en silence à l’entrée de Downing Street, siège de la résidence du Premier ministre britannique. Sur leurs pancartes, ce slogan : « Les étudiants étrangers ne sont pas les bienvenus ici ». Emmanuel Egwu, en fin d’études de médecine, craint d’être renvoyé au Nigeria comme tant d’autres : « 2600 étudiants sont concernés. Tous sont déjà à un stade avancé de leurs études, comme moi. Ils paniquent. Que va-t-il se passer maintenant ? ».

Près de 300 000 jeunes non citoyens de l’Union européenne étudient actuellement au Royaume-Uni. D’ici 2015, le gouvernement veut réduire le nombre d’immigrés, notamment en faisant la chasse à ceux qu’il qualifie de « faux étudiants », comme l’explique le ministre de l’Immigration, Damian Green, sur la BBC : « C’est une manière d’appliquer la loi. Ce n’est pas acceptable que des gens utilisent des visa d’étudiants pour échapper à des contrôles d’immigration, dans une institution qui ne se préoccupe visiblement pas de leur droit d’être ici, qui ne vérifie pas s’ils sont capables de parler correctement l’Anglais ou encore s’ils participent aux cours. Ce sont des mesures pour assurer un contrôle de l’immigration. »

Il ne reste que soixante jours aux étudiants concernés pour trouver une autre université. Sinon, ils risquent l’expulsion.

RFI

 

RDC : quatre choses à savoir sur Paul-Joseph Mukungubila décembre 31 2013

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rdc1Les Congolais ont prononcé son nom toute la journée, depuis que ses fidèles ont attaqué la radio-télévision, le ministère de la Défense et l’aéroport à Kinshasa, ce matin. Qui est  RDC : quatre choses à savoir sur Paul-Joseph Mukungubila a, prophète auto-proclamé et farouche opposant à Joseph Kabila ?

1 – Le “Prophète de l’éternel”

Paul-Joseph Mukungubila s’est autoproclamé prophète depuis de nombreuses années. Entouré de ses fidèles à Lubumbashi, c’est avant tout sur une posture religieuse qu’il a bâti sa notoriété : celle d’un homme en mission divine, sauveur de la RD Congo. “Je ne parle qu’au nom de l’Éternel Dieu qui m’a confié la bonne garde comme sentinelle de ce peuple”, peut-on ainsi lire sur sa page Facebook, dans un article en date du 8 mars 2013.

Très présent sur internet, avec un site personnel et des comptes sur les réseaux sociaux, Paul-Joseph Mukungabila abreuve ses adeptes d’interprétations divines. Le 13 août dernier, il prétend notamment révéler “qui est le Christ” sur sa page Facebook, intitulée “Ministère de la Restauration à partir de l’Afrique noire”.

2- Violemment anti-tutsi et anti-rwandais

Si Paul-Joseph Mukungubila Mutombo verse avant tout dans la spiritualité, ses diatribes sont également politiques et souvent violentes. Il écrit ainsi, en novembre 2012, dans une “lettre ouverte au peuple congolais” un discours profondément hostile aux Rwandais. “C’est Dieu qui a réparti la terre, en donnant à chaque peuple ce qui lui revient de droit”, explique-t-il, avant de conclure : “Par conséquent, ne laissons pas nos enfants sous esclavage rwandais”.

Ce lundi 30 décembre, peu après l’attaque de la télévision nationale congolaise (RTNC) par des assaillants se revendiquant de son Église, les antennes de la RTNC ont peu ou prou relayé le même discours. “Mukungubila est venu pour vous libérer de la tyrannie des Rwandais”, pouvait-on alors entendre, peu avant que les autorités congolaises interrompent le signal.

3 – Opposant farouche à Joseph Kabila

Très actif sur son site internet contre la rébellion du M23, mouvement que le Rwanda a été accusé de soutenir , Paul-Joseph Mukungubila n’en est pas moins hostile au pouvoir de Kinshasa. Il cible en particulier Joseph Kabila, qu’il accuse d’être d’origine rwandaise et, par conséquent, trop proche de Kigali. Joint par Jeune Afrique, un membre du “bureau du prophète”, Rossi Ampion, avoue ainsi : “Nous en avons le ras le bol d’avoir un étranger à la tête du pays”.

Farouche opposant, le leader religieux avait tenté sa chance en tant que candidat indépendant lors de l’élection présidentielle, en 2006. Il avait cependant été largement battu, avec 0,35% des voix lors du premier tour, sans pour autant abandonner ses diatribes contre le pouvoir en place. Prônant un dialogue “entre Congolais”, il espère toujours aujourd’hui, comme il l’écrit dans sa lettre du 27 décembre, ne pas être “écarté” des discussions.

C’est d’ailleurs, prétend-il, cet article qui serait à l’origine des attaques de lundi. Joint par Associated Press, Paul-Joseph Mukungubila a ainsi expliqué que celles-ci avaient été accomplies en représailles à des agressions perpétrées à Lubumbashi par des militaires congolais sur des jeunes chargés de distribuer le fameux document.

4 – Un pouvoir de nuisance national ?

Lundi, ce sont trois villes [Kinshasa, Lubumbashi mais également Kindu, dans le Maniema] qui ont été le théâtre d’événements violents, à quelques heures d’intervalle. La triple attaque sur la capitale a fait une quarantaine de morts du côté des assaillant, et l’opération de l’armée congolaise (FARDC) sur Lubumbashi, autour de la résidence de Paul-Joseph Mukungubila, a fait de son côté 35 victimes, toujours parmi ses fidèles.

 À peu près au même moment, l’aéroport de Kindu aurait quant à lui été également attaqué par des membres des groupes Maï Maï et Kata-Katanga, auxquels auraient pu se mêler quelques fidèles du “prophète” Mukungubila, selon une source gouvernementale. Celle-ci précise que les assaillants ont été rapidement délogés par un commando des FARDC.

Ces trois événements, à quelques heures d’intervalle, soulèvent un certain nombre de questions. Parmi lesquelles : Paul-Joseph Mukungubila est-il réellement capable d’orchestrer de telles opérations, alors qu’il a déclaré à Associated Press que ses hommes n’étaient armés, lundi, que de bâtons ? Faut-il chercher des liens entre son organisation et d’autres officines qui cherchent à déstabiliser le pouvoir en place ?

Par Mathieu Olivier et Trésor Kibangula

Lire l’article sur Jeuneafrique.com :

RDC: Triste bilan des affrontements de ce lundi décembre 31 2013

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Alors que Kinshasa a subi une triple attaque, lundi, des tirs ont également résonné dans la deuxième ville du pays, Lubumbashi, près de la résidence du pasteur Paul-Joseph Mukungubida, dont des fidèles avaient auparavant revendiqué les assauts sur la capitale. 35 personnes auraient été tuées et 28 autres arrêtées.

 

Des affrontements ont éclaté, le 30 décembre, à Lubumbashi, aux abords de la résidence de Paul-Joseph Mukungubida, dont les fidèles ont attaqués trois sites de la capitale, Kinshasa, dans la matinée. “Autour de 11 heures locales (9h00 GMT), il y a eu des crépitements de balles. Nous sommes en train de recouper les informations, mais ces tirs auraient eu lieu dans les parages de la résidence du “prophète” Joseph Mukungubila”, a déclaré à l’AFP Timothée Mbuya, président de l’ONG des droits de l’Homme Justicia.

Si la situation, selon lui, est redevenue calme, les combats auraient toutefois fait 35 victimes et 28 personnes auraient été arrêtées, a confié une source gouvernementale à Jeune Afrique. Ces 35 tués viennent s’ajouter à un bilan déjà lourd d’une quarantaine de victimes, après les attaques de la matinée sur Kinshasa.

Selon le président de l’ONG Justicia, un dispositif hors-norme avait été déployé dans l’après-midi à Lubumbashi, où des militaires des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) encerclaient notamment l’antenne locale de la télévision nationale, la RTNC.

jeuneafrique

Cote d’Ivoire: Le bilan de Ouattara? Beaucoup de bruit pour rien. décembre 31 2013

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Participant au Grand débat du quotidien Nord-Sud, Nathalie Yamb, Conseillère exécutive du Président de LIDER, donne le point de vue de son parti sur le bilan de gouvernance Ouattara.

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Nathalie Yamb: Les trois ans de M. Ouattara à la tête de l’Etat sont à l’image de ce à quoi l’on pouvait s’attendre au vu de sa gestion du pays dans les années 90 : corruption, répression, tensions sociales, malaise des populations. Ayant refusé de déclarer son patrimoine dès son accession au pouvoir comme le requiert pourtant la Constitution , M. Ouattara a lui-même donné le coup d’envoi au regain de corruption qui a causé la dégringolade de 6 places de la Côte d’Ivoire dans le classement mondial de référence en la matière. La passation de marchés de gré à gré à la famille et aux amis du Dr Ouattara et des caciques du régime a atteint des sommets jamais vus auparavant dans le pays.

La Rti , pour laquelle nous payons tous une redevance, demeure plus que jamais prise en otage par le président de la République et son clan. Le coût de la vie a explosé, les populations sont devenues encore plus pauvres. L’impunité est célébrée, les bourreaux encouragés. Les enquêtes se suivent et n’aboutissent nulle part. La commission nationale d’enquête a rendu ses conclusions indexant les 2 camps dans les violences postélectorales. Résultat : rien. La surfacturation de plus de 130 milliards de fcfa des travaux de réfection des universités ? Rien. La bousculade mortelle du 1er janvier 2013, dont les responsabilités remontaient jusqu’au sommet de l’Etat ? Rien. Le massacre de Nahibly commis par les Dozos et des jeunes pro-Ouattara ? Rien.

Nous avons rarement observé un régime aussi réfractaire à la démocratie. Les opposants, sans statut légal, sont spoliés, brimés, jetés en prison, libérés sans procès selon les desideratas du prince, entérinant ainsi le constat d’une justice aux ordres, instrument de vengeance et de revanche. Nous terminons l’année 2013 avec des dizaines de milliers de personnes maintenues en exil dans des camps à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières, preuve désolante de l’échec de la réconciliation dont M. Ouattara sait si bien parler quand les caméras de télévision sont braquées vers lui, mais sans jamais avoir réellement envisagé de poser les actes nécessaires à sa réalisation.

Le président focalise tout son mandat autour de la réalisation de quelques infrastructures, prévues de longue date et mises en veilleuse du fait de la rébellion qui l’a porté au pouvoir au bout d’une décennie de crise. C’est bien, mais à quoi sert-il de construire des ponts et des routes à péage, si l’on n’améliore pas l’environnement des affaires pour permettre aux usagers de payer les frais liés à l’utilisation desdites infrastructures ?

En 1599, William Shakespeare a écrit une pièce intitulée : «Much Ado about nothing», ce qui signifie littéralement «Beaucoup de bruit pour rien». Je trouve que cela est très représentatif du bilan d’Alassane Dramane Ouattara.

 Par Danielle Tagro | Nord Sud | 28 décembre 2013

Cote d’Ivoire: Les vœux du président Pascal Affi N’guessan aux ivoiriens décembre 31 2013

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affi.jpg Pascal Affi N’guessan , president du Fpi

MESSAGE DE VOEUX DU PRESIDENT PASCAL AFFI NGUESSAN A LA NATION

Ivoiriennes, Ivoiriens,

Mes chers compatriotes,

Chers amis de la Côte d’Ivoire,

Camarades militantes, camarades militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien,

Une année s’achève, une autre année commence. Puisse l’année 2014 être l’année de la réconciliation nationale et de la paix définitive en Côte d’Ivoire.

Au moment où notre pays cherche les voies et moyens pour panser les blessures, les meurtrissures, les frustrations et les ressentiments occasionnés par la bourrasque qui s’est abattue sur le pays depuis plus d’une dizaine d’années et particulièrement depuis le 11 avril 2011, j’ai l’agréable devoir d’exprimer à nos compatriotes ainsi qu’à tous ceux qui nous font l’amitié de partager chaque jour nos peines et nos joies, des vœux de bonheur, de paix et de prospérité pour les douze prochains mois que nous nous apprêtons à parcourir ensemble.

Mes chers compatriotes, chers frères et sœurs,

A l’orée de cette nouvelle année, la situation politique, économique et sociale de notre pays continue de susciter les plus grandes préoccupations.

Au plan politique et des droits de l’homme, nos cœurs saignent encore quand nous viennent en mémoire les souvenirs de BOHOUN Bouabré, TAGRO Désiré, DIAGOU Gomont Jean-Baptiste, GNAN Raymond, Mahan Gahé, pour ne citer que ceux-là, qui ont payé de leur vie, les effets effroyables de la crise postélectorale.

Nous sommes aussi écartelés entre des sentiments de révolte et de pardon quand nous pensons au traitement inhumain et dégradant qu’a subi le Président Laurent GBAGBO avant d’être déporté à la Haye où il est détenu injustement pour avoir respecté la Constitution de son pays, de notre pays.

L’insupportable calvaire que vivent Simone GBAGBO, Charles Blé GOUDE, Jean Yves DIBOPIEU, VAGBA Faussignaux et plusieurs centaines de prisonniers politiques, civils et militaires, la douleur des nôtres et de milliers d’Ivoiriens contraints à l’exil et à la séparation d’avec leurs familles, en violation des dispositions de notre Constitution, en ajoutent à notre pesante tristesse.

Les douloureux et effroyables évènements de DUEKOUE et du camp des déplacés de NAHIBLY, mais aussi tous les foyers d’exactions à travers le pays, appellent non seulement notre compassion et notre solidarité mais interpellent surtout notre conscience collective et notre volonté de réconciliation, de paix et de fraternité.

La situation des acteurs et des partis politiques de l’opposition, principalement le Front Populaire Ivoirien(FPI), n’est guère reluisante. La confiscation par le pouvoir des libertés acquises au prix de longues luttes ; l’asphyxie financière dont sont victimes les formations politiques du fait du blocage des financements publics des partis ; le gel des avoirs ; l’occupation illégale des domiciles des responsables de l’opposition et le harcèlement judiciaire dont ils sont arbitrairement victimes ; les fréquentes répressions ou perturbations des manifestations de l’opposition et la persécution de ses militants ; l’interdiction qui lui est faite d’accéder aux médias d’Etat, sont autant de marqueurs d’une gouvernance caractérisée par l’autocratie, le clientélisme, le népotisme, l’affairisme et l’instrumentalisation de l’Etat, siège et pilier de la justice des vainqueurs.

Au plan social, les ivoiriens désespèrent de la dégradation continue de leurs conditions de vie ; de l’accroissement du chômage, celui des jeunes en particulier ; de la généralisation de la pauvreté ; des licenciements massifs ; de l’épuration de l’administration publique au nom de la politique de rattrapage ; de la cherté de la vie ; de l’érosion du pouvoir d’achat des ménages dont la grande majorité a aujourd’hui à peine un repas par jour

L’insécurité est généralisée et constitue aujourd’hui une autre grande préoccupation des ivoiriens. Elle entretient un environnement de traumatisme généralisé ; elle impacte négativement l’environnement des affaires, l’économie nationale et la situation des finances publiques : le gouvernement est obligé de recourir à un endettement excessif et onéreux pour financer son programme nationale de développement, hypothéquant ainsi l’avenir de plusieurs générations d’ivoiriens

C’est le lieu de rendre un hommage appuyé aux militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien qui, avec une foi inébranlable en leur parti et dans le combat qu’il mène, avec un courage admirable et une ferme détermination, ont su braver la peur pour faire barrage à la volonté du pouvoir d’anéantir ce précieux instrument de lutte qu’est le FPI au service et aux côtés du peuple de Côte d’Ivoire.

Honneur et Hommage à vous camarades militantes et militants ;

Honneur et hommage à toutes ces Ivoiriennes et à tous ces Ivoiriens en lutte pour la liberté, pour la dignité, pour la démocratie et pour la justice dans leur pays ;

Honneur et hommage à tous ceux qui accompagnent le FPI et les Ivoiriens dans ce noble combat dont l’enjeu est l’avenir de notre nation.

Mes chers compatriotes, chers frères et sœurs,

Le pays va mal ; il peine à sortir de la grave crise postélectorale : à cause d’une absence de vision politique, d’une politique de rassemblement des ivoiriens et d’une politique de réconciliation nationale.

Notre pays a besoin de paix et de stabilité.

Les quelques actes de décrispation posés par le chef de l’Etat, le Président Alassane Ouattara, notamment la libération des 32 prisonniers politiques sur plus d’un millier, sont trop timides et insuffisants pour inverser la tendance et engager résolument le pays dans la voie de la paix et de la stabilité.

Restaurer la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire, réconcilier les ivoiriens et reconstruire le pays requièrent du courage politique, de la hauteur de vue et un sens élevé de responsabilité. Cela n’est possible qu’au travers d’un débat républicain, constructif et inclusif engageant toutes les composantes de la nation sur les graves problèmes auxquels celle-ci est confrontée depuis une vingtaine d’années.

Le temps est venu de faire le deuil de l’échec de toutes les initiatives hasardeuses du régime actuel et de poser, sans faiblesse et sans complexe, la problématique de la réconciliation de la Côte d’Ivoire avec elle-même ; de la construction de la nation et de la refondation de l’Etat

Le temps est venu de mettre fin aux divisions et aux persécutions ; à la méfiance et suspicion ; aux arrestations arbitraires ; à l’existence de prisonniers et d’exilés politiques. Le temps est venu de bâtir les deux piliers de la réconciliation nationale, à savoir : finaliser le dialogue politique et convoquer les Etats Généraux de la République que propose le FPI. C’est la seule voie et le seul moyen par lesquels l’ensemble des ivoiriens parviendront à fermer la sanglante et douloureuse parenthèse de plus dix ans de violences politiques et d’affrontements armés ; à vider le gisement de colères et de révoltes qui étouffe notre pays. C’est le chemin de l’émergence.

Puisse Dieu, dans son infinie bonté, inspirer aux autorités politiques la sagesse nécessaire à la résolution définitive de la crise en Côte d’Ivoire, affermir le soutien de la communauté internationale à notre pays et exaucer les vœux de justice, de liberté et de paix des ivoiriennes et des ivoiriens.

Bonne et heureuse année 2014 à toutes et à tous.

Abidjan, le 30 décembre 2013

Pascal AFFI NGUESSAN

Président du FPI

France: Dieudonné visé par une enquête, ses spectacles difficiles à interdire décembre 31 2013

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Dieudonné est depuis lundi l’objet d’une enquête préliminaire pour “incitation à la haine raciale”, mais interdire ses spectacles, comme le souhaite le gouvernement, est une procédure délicate en raison d’un droit très protecteur de la liberté d’expression.

dieudone.jpgLe parquet de Paris a ouvert une enquête suite aux attaques lancées contre le journaliste de France Inter Patrick Cohen. “Quand je l’entends parler, Patrick Cohen, je me dis, tu vois, les chambres à gaz… Dommage”, a déclaré Dieudonné sur scène.

“Qu’une enquête soit ouverte à l’égard d’un multirécidiviste du racisme (…), c’est plutôt sain”, a réagi à l’AFP Me Richard Malka, avocat de Radio France qui avait signalé ces faits à la justice.

Le chef d’incitation à la haine raciale n’est “absolument pas justifié”, a de son côté estimé l’avocat de Dieudonné, Me Jacques Verdier, en niant “tout antisémitisme”. Rappelant le “contexte”, l’avocat a argué: “Le rire, c’est la possibilité d’être dans l’outrance, l’énormité, l’absurde.”

C’est l’enjeu du débat autour d’une éventuelle interdiction des spectacles du polémiste, qui doit présenter son nouveau one-man show “Le Mur” dans 22 villes à partir du 9 janvier.

Vendredi, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a annoncé étudier “toutes les voies juridiques” en ce sens. Il doit envoyer prochainement une circulaire aux préfets pour leur demander d’évaluer localement les risques de trouble à l’ordre public et les possibilités d’interdire les représentations.

L’initiative a reçu le soutien du président François Hollande et du numéro un de l’UMP Jean-François Copé.

Mais de la parole aux actes, il reste des obstacles à franchir. “La démarche juridique est dangereuse et hasardeuse”, a ainsi jugé l’ex-avocat général Philippe Bilger: “Interdire des réunions publiques impose de pouvoir démontrer que, structurellement, systématiquement (…), il y a des désordres, des troubles et des violences.”

Depuis le rapprochement de Dieudonné avec les révisionnistes, une quinzaine de communes ont tenté, en vain, d’empêcher la tenue de ses spectacles et le Conseil d’Etat avait même débouté en février 2010 la commune d’Orvault (Loire-Atlantique).

“Lui faire payer ses amendes”

En conséquence, certains craignent que l’action de Manuel Valls s’avère contre-productive. “Manuel Valls est tombé dans le panneau en faisant de la publicité gratuite à un provocateur”, a déclaré lundi Geoffroy Didier, secrétaire général adjoint de l’UMP.

Mais pour Me Malka, si “c’est juridiquement très compliqué, l’initiative est courageuse” et nécessaire pour arrêter Dieudonné, un “propagandiste de haine” déjà condamné à multiples reprises pour des propos antisémites mais qui rechigne à s’acquitter de ses amendes.

“La liberté d’expression est très protégée en France mais aucun droit ne connaît aucune limite”, a encore estimé Me Malka. “Il faut commencer par lui faire payer ses amendes.”

Pour le ministère, l’action s’imposait après les attaques contre Patrick Cohen mais aussi à cause des “tensions” autour de la quenelle, un geste popularisé par Dieudonné qui le présente comme une provocation “anti-système”, mais qui rappelle à d’autres le salut nazi.

Avant Noël, des jeunes à Lyon se sont improvisés justiciers de la communauté juive contre des auteurs de quenelle. “On voit que, dans la société, les attaques racistes et antisémites de Dieudonné ont créé des tensions de plus en plus fortes”, a commenté la Place Beauvau.

Si le geste est repris par des personnalités, à l’instar de Nicolas Anelka, de nombreux anonymes se sont photographiés bras et main tendus vers le sol, l’autre bras replié touchant l’épaule, devant des synagogues voire même devant le camp d’Auschwitz.

Le parquet de Toulouse a ordonné une enquête après la diffusion sur internet de la photo d’un individu faisant une “quenelle” devant l’école juive où Mohamed Merah a assassiné un enseignant et trois enfants juifs.

Au delà des spectacles du provocateur se pose donc la question de la “Dieudosphère”. Banni de la plupart des médias, Dieudonné reste très populaire sur internet où certaines de ses vidéos ont été vues plus de deux millions de fois.

Pour les attaquer, il faudrait se tourner vers les hébergeurs domiciliés aux Etats-Unis, où la liberté d’expression est quasi intouchable.

© 2013 AFP

Nigeria: 12 civils tués dans une nouvelle attaque de Boko Haram décembre 30 2013

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Douze personnes ont été tuées et sept autres blessées au cours d’une attaque menée samedi dans le nord-est du Nigeria lors d’un mariage par des hommes armés, suspectés appartenir au groupe islamiste Boko Haram, a annoncé la police lundi.

bokoharaam.jpgUn précédent bilan avait fait état de sept morts et cinq blessés.

Deux hommes armés circulant à moto ont ouvert le feu samedi dans le village à majorité chrétienne de Tashan Alade, dans l’Etat de Borno, à 230 km de la principale ville de la région, Maiduguri, a déclaré le commissaire de police Lawan Tanko.

“Les attaquants, selon toute vraisemblance des insurgés de Boko Haram, sont arrivés pendant la fête qui se déroulait en plein air aux alentours de 14H00 (13H00 GMT) et ont ouvert le feu” avant de prendre la fuite, a-t-il précisé.

Au cours des derniers mois, les islamistes de Boko Haram ont multiplié les attaques contre des civils dans la région.

Des membres de Boko Haram, qui revendique la création d’un État islamique dans le nord du Nigeria, accusent des civils de collaborer avec l’armée pour mettre un terme à leur insurrection qui a déjà fait plusieurs milliers de morts en quatre ans.

En mai, le gouvernement nigérian a déclaré l’état d’urgence dans l’Etat de Borno et dans deux autres Etats du nord, Yobe et Adamaoua, repoussant les combattants de Boko Haram hors de Maiduguri vers des zones rurales éloignées proches de la frontière avec le Cameroun, le Tchad et le Niger.

Selon des témoins présents samedi lors de l’attaque, les hommes armés se sont introduits dans la fête en se faisant passer pour des invités et ont ouvert le feu alors que les mariés recevaient de l’argent, selon une coutume traditionnelle nigériane. Des chrétiens et des musulmans étaient présents à la cérémonie, ont-ils ajouté.

Quatre autre personnes auraient été tuées dimanche à Kwajaffa, un autre village de l’Etat de Borno, et d’autre personnes auraient été tuées à Warabe, deux villages situés à proximité de la forêt de Sambisa où les insurgés de Boko Haram ont mené de violents combats contre l’armée.

Les dernières violences font craindre de nouvelles attaques visant les communautés chrétiennes majoritaires dans la région.

Lundi, l’armée nigériane a annoncé que les forces de sécurité ont tué 56 combattants islamistes au cours d’une offensive terrestre et aérienne menée près de Bama proche de la frontière camerounaise, à l’est de Maiduguguri.

Deux soldats ont été tués pendant l’opération visant à débusquer les islamistes de leurs bases dans la forêt, a déclaré le porte-parole de l’armée Chris Olukolade.

Selon M. Olukolade, l’armée a également réussi à “déjouer une attaque préparée par des terroristes rassemblés sur une île du lac Tchad contre des communauté nigérianes.”

Sept militaires ont été tués, les blessés évacués vers le Niger et le Tchad, et “les services secrets ont confirmé que des terroristes blessés ont été vus sur des canoës se dirigeant vers le Tchad” a-t-il ajouté.

Ces événements sont survenus alors que se tenaient pendant le week-end une élection locale dans l’Etat de Yobe. Le scrutin s’est déroulé samedi sous haute surveillance, la circulation étant étroitement contrôlée et les bureaux de vote surveillés par des gardes armés.

Selon la commission électorale indépendante de l’Etat de Yobe, le taux de participation a atteint les 79%. L’élection a été remportée par l’Alliance de tous les progressistes” (APC), le principal parti d’opposition au Nigeria.

© 2013 AFP

Des journalistes d’Al-Jazeera arrêtés en Egypte décembre 30 2013

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La police secrète égyptienne a arrêté deux journalistes de la chaîne Al-Jazeera, un Australien et un Egypto-canadien, soupçonnés d’avoir diffusé illégalement des informations portant atteinte à la “sécurité nationale”, a annoncé lundi le ministère de l’Intérieur.

al-jazeera.jpgLa chaîne satellitaire basée au Qatar a confirmé ces arrestations et ajouté que la police retenait également deux autres de ses employés.

Des officiers de la Sécurité nationale ont perquisitionné dimanche leur bureau improvisé installé dans un hôtel du Caire, arrêté les deux reporters et confisqué leur matériel, a expliqué le ministère dans un communiqué.

Le texte ne donne pas l’identité des deux journalistes, indiquant seulement que l’un est “membre des Frères musulmans”, la confrérie du président Mohamed Morsi destitué par l’armée, et l’autre de nationalité australienne.

Selon l’antenne anglophone d’Al-Jazeera, il s’agit du chef du bureau du Caire, l’Egypto-canadien Mohamed Adel Fahmy et de l’Australien Peter Greste. La chaîne ajoute qu’avec eux sont retenus le producteur Baher Mohamed et le caméraman Mohamed Fawzi.

Les journalistes “ont diffusé en direct des informations portant atteinte à la sécurité nationale”, a affirmé le ministère de l’Intérieur, ajoutant qu’ils avaient été trouvés en possession de “publications” des Frères musulmans.

Ces arrestations surviennent quelques jours après que les autorités ont déclaré la confrérie “organisation terroriste”. Quiconque est trouvé en possession de publications ou d’enregistrements diffusés par les Frères musulmans est désormais passible de peines allant jusqu’à cinq ans de prison.

Peter Greste, un ancien journaliste de la BBC, a remporté le prix Peabody en 2011 pour un documentaire sur la Somalie. M. Fahmy, qui a travaillé pour CNN, est un journaliste renommé au Caire, sans lien connu avec les Frères musulmans.

Les autorités installées début juillet par l’armée après l’éviction du premier président élu démocratiquement d’Egypte, accusent Al-Jazeera de soutenir les Frères musulmans, et ses filiales en Egypte ont fait les frais de l’implacable répression menée contre la confrérie, qui a remporté toutes les élections depuis la chute du président Hosni Moubarak début 2011.

La chaîne a condamné lundi ces “arrestations arbitraires”, demandant la libération “immédiate et sans condition” des journalistes. Elle a en outre dénoncé des “intimidations” et “un harcèlement des forces de sécurité égyptiennes (…) qui ont saisi nos équipements et perquisitionné nos bureaux alors qu’il ne nous est pas officiellement interdit de travailler” dans le pays.

Plusieurs journalistes d’Al-Jazeera sont actuellement détenus, dont Abdallah Elshami, arrêté le 14 août alors qu’il couvrait la dispersion dans un bain de sang de rassemblements pro-Morsi au Caire.

Le gouvernement a déclaré les Frères musulmans “organisation terroriste” la semaine passée après un attentat suicide à la voiture piégée contre la police ayant fait 15 morts, pourtant condamné par la confrérie et revendiqué par des jihadistes sans lien connu avec les Frères musulmans.

Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), l’Egypte est le troisième pays le plus meurtrier pour la presse en 2013, derrière la Syrie et l’Irak.

“En pleine situation de polarisation politique aigüe qui a donné lieu à des violences dans les rues, les choses se sont détériorées considérablement pour les journalistes en Egypte”, estime le CPJ dans un rapport qui dénombre six journalistes tués dans le pays, dont trois durant la seule journée du 14 août.

Depuis 1992, le CPJ dit avoir recensé 10 journalistes tués en Egypte, “dont neuf depuis que les manifestations anti-gouvernementales ont commencé” lors de la révolte du début 2011.

© 2013 AFP

Mali: A la Une : faut-il juger ATT ? décembre 30 2013

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Beaucoup de questions dans la presse malienne et au-delà dans la presse de la sous-région après la décision des autorités de Bamako de saisir la justice en vue d’inculper Amadou Toumani Touré de haute trahison. L’ancien président malien est accusé d’avoir laissé le nord du Mali aux mains des groupes armés.

att.jpgLe Républicain, à Bamako, s’interroge sur les responsabilités à la tête de l’Etat et estime qu’il y a eu, en fait, faillite collective… « Quand l’Etat s’effondrait où étaient l’Assemblée nationale et les députés ? Où était IBK, l’actuel président, au moment où Aqmi s’installait dans le désert malien et prenait des otages ? Qu’a fait IBK président de l’Assemblée nationale et IBK député ? (…) Nous ne sommes pas en train de soutenir qu’ATT est blanc comme neige, relève Le Républicain, encore moins le dédouaner, mais c’est une évidence qu’il ne peut pas être seul tenu responsable de la situation querellée. Nous devons poser les vraies questions : où étaient les autres institutions, les contre-pouvoirs – particulièrement l’Assemblée nationale dont l’un des rôles est le contrôle de l’action gouvernementale – les partis politiques, la société civile ? »

Et puis note encore le quotidien malien, il y a la question du trafic de drogue : « La plainte du Procureur général pour haute trahison ignore superbement la question d’Air Cocaïne. Qui va porter plainte, s’interroge le journal, pour les fautes et infractions liées à Air Cocaïne et les trafics de drogue en général ? »

Le site d’information Afrique Inside renchérit : « ATT est dans le viseur », mais est-ce « l’heure des comptes pour tous ? (…) La crainte d’une chasse aux sorcières n’est pas loin même si IBK a promis de ne pas céder à la tentation. Reste à définir le champ d’action du gouvernement. Jusqu’où ira la soif de justice et de lutte contre l’impunité ? La détérioration du climat sécuritaire au nord du Mali ne date pas d’hier, estime Afrique Inside, et incombe aux différents régimes qui se sont succédé depuis au moins trois décennies. L’actuel président le sait bien. Lui qui a occupé les fonctions de ministre des Affaires étrangères et de Premier ministre sous le régime d’Alpha Oumar Konaré jusqu’en 2000 avant de batailler pour l’élection présidentielle de 2002 remportée par ATT. »

Le Pays, au Burkina, est sur la même ligne : « La classe politique malienne, dans son ensemble, paraît responsable des problèmes de mal gouvernance politique et économique hérité de tous les régimes. En effet, la désaffection du corps électoral lors des dernières législatives montre que de nombreux acteurs ont perdu de leur crédibilité. Plusieurs d’entre eux avaient probablement les mains souillées. D’une manière ou d’une autre, ils ont trempé dans les régimes précédents. »Et pour le quotidien burkinabé, IBK a d’autres chats à fouetter : « Ibrahim Boubacar Kéita a intérêt à sécuriser son pays au maximum, rassurer ses partisans et répondre rapidement aux nombreuses attentes des Maliens. L’examen de la plainte contre ATT ne paraît donc ni opportun, ni urgent. Le contexte politique et militaire ne convient pas, pour l’heure, à la tenue d’un tel procès. Le Mali a d’autres impératifs, en rapport avec les défis de la réconciliation nationale, de la sécurisation et de la reconstruction. »

Méprise et soupçons

Dans la presse du continent également, la Centrafrique avec la chasse aux « Tchadiens ». En effet, relève L’Observateur Paalga à Ouagadougou, c’est « la pire des confusions : celle qui consiste à assimiler les soldats du contingent du Tchad à des soutiens de la Seleka et les ressortissants de ce pays à des complices de cette dernière, après la méprise “musulman égale membre de la Seleka”. Conséquence de cela, une chasse aux sorcières tchadiennes qui fait fuir des milliers de personnes vers le Nord, et la mise en place d’un pont aérien qui a déjà rapatrié 5 000 Tchadiens. »

Et L’Observateur Paalga de pointer la responsabilité du président tchadien : « Si aujourd’hui en Centrafrique, les apparences sont contre les Tchadiens aux yeux de certaines populations, c’est du fait de Deby : y faisant la pluie et le beau temps, combien de régimes successifs n’a-t-il pas faits puis défaits ? (…) Celui-ci doit cesser d’exposer ses compatriotes par son interventionnisme dans les affaires des pays voisins, car il finira bien par s’en mordre les doigts. »

En effet, précise Libération en France, « malgré ses dénégations, Idriss Deby, est soupçonné par de nombreux observateurs d’avoir armé et financé, au moins partiellement, les rebelles de la Seleka. (…) L’amalgame entre la Seleka, les musulmans et les “Tchadiens” s’est ainsi cristallisé au fil des mois. Pour ajouter à la confusion, le pouvoir de Ndjamena fournit le plus gros contingent au sein de la force de paix déployée en Centrafrique : environ 850 hommes. »

Résultat, note Libération : « La Misca a violé l’une des règles cardinales du maintien de la paix, qui veut que les pays impliqués dans un conflit ne participent pas à une opération de paix. Pour les “Tchadiens” de Bangui, cette erreur a une conséquence aussi concrète que tragique : la valise ou le cercueil. »

rfi

RCA: Difficile mission des soldats tchadiens en Centrafrique décembre 29 2013

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Faut-il rappeler ou non le contingent tchadien déployé en Centrafrique ? Les avis sont partagés, après les violentes tensions entre militaires et civils, une partie de ces derniers reprochant aux soldats tchadiens d’avoir choisi leur camp.

« Depuis plusieurs années, certains Tchadiens se sont souvent comportés en territoire conquis, et ça irritait les Centrafricains, explique Dezoumbe Daniel Passalet, président de l’ONG Droits de l’homme sans frontières. Maintenant, ces derniers ont trouvé une occasion en or pour exprimer leur dégoût par rapport au comportement de certains Tchadiens. Là, la haine s’est généralisée. »

RCA, les ressortissants tchadiens ont commencé à être évacués

« Au gouvernement tchadien, nous demandons de faire rentrer les forces tchadiennes qui sont en Centrafrique, poursuit-il. Et puisque le contingent tchadien est visé comme étant la cause des problèmes, qu’ils prennent les dispositions pour améliorer la situation entre le peuple centrafricain et le peuple tchadien. »

« Nous nous faisons le devoir d’attirer l’attention des plus hautes autorités sur la sécurité des Centrafricains au Tchad », martèle-t-il encore.

Centrafrique et Tchad, des « pays frères »

« Je trouve que c’est tout à fait déplorable, aujourd’hui, que des Tchadiens puissent se permettre d’appeler au retrait de nos soldats de la Centrafrique, estime de son côté le journaliste Abdelnasser Garboa ,qui dirige une coalition de soutien à l’armée tchadienne. La Centrafrique est un pays ami et frère du Tchad, où des milliers - pour ne pas dire des millions - de Tchadiens ont vécu depuis des années. Beaucoup de Centrafricains sont d’origine tchadienne. »

 Coups de feu entre soldats tchadiens et burundais de la Misca

« Le milieu commercial et économique de la Centrafrique est tenu en majorité par des Centrafricains d’origine tchadienne, explique-t-il encore. Et toutes ces personnes sont aujourd’hui livrées à une bande de pillards. C’est donc un devoir que des soldats tchadiens puissent tenir à les protéger. Les paisibles citoyens tchadiens, ou d’origine tchadienne vivant en Centrafrique, n’ont pas causé de tort à qui que ce soit. »

« Si les Selekas sont considérés en majorité comme des gens du nord de la Centrafrique, donc apparentés aux Tchadiens, ou des Tchadiens qui sont mercenaires. Ce n’est pas la faute aux commerçants et aux paisibles citoyens tchadiens ou d’origine tchadienne qui vivent en Centrafrique ! Il faut faire la part des choses. »

rfi



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