aller à la navigation

Cote d’Ivoire: Hommage à Laurent Gbagbo pour ses 69 ans, par Lazare KOFFI KOFFI mai 31 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Laurent Gbagbo

 

On l’appelle chez nous Kanégnon

On le surnomme aussi Woody,

Le courageux, l’intrépide.

Lui, c’est notre vaillant garçon,

C’est notre héros national.

Il est devenu une légende

Et est entré vivant et beau

Au panthéon des Immortels.

 

On parle de lui avec fierté

On parlera de lui avec frisson

Comme celui qui a pu lever

Face au Blanc envahisseur

La tête haute hardiment.

Il a su résister à son charme

Et bravé sa furia destructrice

Pour rester égal à lui-même.

 

Pauvre hier devenu grand roi

Il s’est forgé un esprit de fer

Pour ne pas s’écarter de son destin.

Mais il a su garder une oreille

Attentive pour son peuple.

Pour sa patrie et pour sa race

Il n’a eu qu’une seule obsession :

Faire respecter leur souveraineté.

 

C’est cela le Kanégnon

C’est cela être un Kanégnon

Savoir regarder droit devant soi

Les yeux rivés sur sa destinée.

Tel Ulysse attaché aux mâts,

Sur les flots de Messine,

Il est resté imperturbable

Aux sirènes qui n’ont pu le détourner.

 

Il aime aller jusqu’au bout

Dans ses certitudes intérieures

Comme dans ses rudes combats.

Face à l’adversité dominante

Il refuse d’abdiquer honteusement

Et assume au risque de sa vie

Ses choix et ses chemins

Pour le salut de son peuple.

 

C’est cela la vie du Kanégnon.

Il ne fuit pas le danger ni ne trahit

Il ne souille ni le fanion national

Pour ses plaisirs solitaires

Ni l’honneur de la République

En s’agenouillant devant le Blanc

Du simple fait qu’il soit Blanc

Ne répondant que de ses mandants.

 

Cette posture jugée orgueilleuse

Lui a valu un assaut meurtrier.

Des obus ont rasé son logis sacré

L’intention étant de l’anéantir

Ou de le ramollir lui le lion,

Pour en faire une gazelle fébrile.

Fait prisonnier puis déporté

Il reste notre Kanégnon.

 

Oui, il est et demeure notre héros

Porteur de notre espérance

Il est la voie nouvelle de notre race

Vers de nouveaux horizons de liberté.

Aussi serons-nous toujours liés à lui

Car il est anticipation de la rupture.

L’ordre néo-colonial bientôt sera détruit

Le capital oppressant supprimé à jamais.

 

 

kkl.jpgLazare KOFFI KOFFI , Exilé Politique

Centrafrique: Bangui toujours sous tension mai 31 2014

Infos : , ajouter un commentaire

La capitale centrafricaine est secouée de nouveau par une vague de violence. Vendredi, un accrochage entre des soldats burundais de la Misca et un groupe de manifestants armés a fait au moins deux morts.

Selon la force africaine de maintien de la paix Misca, le groupe de manifestants aurait ouvert le feu contre la base des soldats burundais. Ces derniers ont donc riposté. Bilan : Deux personnes tuées par balle et plusieurs autres grièvement blessées.

Situation sécuritaire instable

Actuellement un calme précaire se serait installé selon le Général Martin Toumenta Chomou, le commandant de la Misca.

« Nous avons un dispositif de défense qui repose sur la sécurisation de la ville, dans tout les huit arrondissements. Chaque jour nous améliorons le dispositif sécuritaire. Nous ne pouvons pas dire que c’est le calme total mais à l’heure actuelle, il n’y a plus de tirs. »

Un accrochage entre les soldats burundais de la Misca et des hommes armés a fait deux morts vendredi à Bangui

Le regain de violence à Bangui fait suite à l’attaque d’une église mercredi, c’est ce qui a mis le feu aux poutres. En effet depuis l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima par un groupe armé c’est la confusion dans la capitale centrafricaine. L’attaque qui a fait une quinzaine de morts suscite depuis de vives réactions.

Protestations à Bangui

Des barricades ont été érigées, ce matin plusieurs marches ont rassemblé des centaines de manifestants avec des revendications multiples : certains exigent le départ de présidente de transition Catherine Samba-Panza, d’autres le départ de certaines forces militaires étrangères, notamment les Burundais de la Misca. Ils sont accusés par les manifestants de laisser faire les violences contre les chrétiens. Pour le général Chomou, il s’agit d’accusations sans fondement.

« Le contingent burundais de la misca occupe une zone très sensible de la ville notamment le troisième et le cinquième arrondissement. Ce sont des zones qui sont très fréquemment attaqué et ce contingent défend valablement ses positions. Ceux qui sont en train d’attaquer ces positions n’arrivent pas à atteindre leur objectif, donc ils ne peuvent pas être content du travail que ce contingent fait. »

Des véhicules de la force française Sangaris ont également été visés par des tirs ce matin à Bangui. En plus du renforcement de leur dispositif, les forces française et africaine ont lancé un appel au calme diffusé sur les medias centrafricains.

 

Sierra Leone: La révolution de la lumière en marche mai 31 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Freetown — Face aux manquements du gouvernement en matière de fourniture d’énergie, des entreprises ont décidé de proposer des systèmes d’énergie solaire que tout Sierra-Léonais peut s’offrir.

Depuis les années 1980, la Sierra Leone est dans l’incapacité de fournir de l’électricité fiable à ses citoyens. Sa capitale, Freetown, autrefois surnommée « la ville la plus sombre du monde », subit des coupures d’électricité quotidiennes. La situation est bien pire à l’extérieur des grandes villes : seul un Sierra-Léonais sur 10 bénéficie d’un accès au réseau électrique national et seulement 3 pour cent des habitants des zones rurales y ont accès, selon les chiffres du gouvernement et de la Banque mondiale.

Aujourd’hui, dans une grande partie du pays, seuls quelques privilégiés ont les moyens d’avoir un générateur diesel coûteux et sujet aux pannes. La majorité de la population utilise des lampes à pétrole, des bougies ou des lampes en plastique chinoises de piètre qualité et fonctionnant avec des piles pour s’éclairer.

Cependant, au cours de ces dernières années, le pays s’est engagé dans une sorte de révolution solaire - du moins pour l’éclairage et la recharge de téléphone portable. Les principales rues des grandes villes sont désormais éclairées par des lampadaires solaires. Sunlabob Renewable Energy, une entreprise basée au Laos, s’est lancée dans la construction de 13 centrales solaires autonomes pour fournir de l’éclairage aux universités et à d’autres bâtiments utilisées par la communauté. Jusqu’à 60 centres de santé peuvent désormais s’éclairer et utiliser des équipements électriques grâce aux « valises solaires » installées par We Care Solar, dont l’objectif est de faire baisser la mortalité maternelle - la Sierra Leone enregistre le taux le plus élevé de mortalité maternelle - en éclairant les hôpitaux et les cliniques. Entretemps, au mois de février, l’entreprise Mulk Energy a gagné un contrat pour la construction d’un parc solaire d’une capacité de 6MW à Freetown ; ce parc sera le plus important d’Afrique de l’Ouest. L’objectif est de fournir de l’électricité aux hôpitaux, aux écoles et à 3 000 foyers d’ici à la fin de l’année 2014.

L’énergie solaire couvre encore une petite partie des besoins en énergie de la Sierra Léone, mais l’entreprise ‘Advanced Science and Innovation Company’, qui participe à la construction d’un parc solaire, espère qu’un quart de l’électricité proviendra de sources renouvelables dans deux ans.

Voir le diaporama

Mais aujourd’hui, c’est un autre projet qui permet aux ménages de s’offrir de l’électricité à un prix abordable grâce à l’utilisation d’un système de paiement à l’utilisation. L’entreprise Azuri Technologies (qui a mis en place un partenariat avec le projet ‘Akon lighting Africa’ du rappeur Akon) décrit le produit, baptisé Indigo, comme le « solaire à la demande » et indique qu’il peut permettre de réduire jusqu’à 50 pour cent les factures d’énergie. Afin d’éviter le coût d’achat extrêmement élevé du système, les clients d’Indigo utilisent des cartes à gratter pour l’acheter au fur et à mesure. Ils déboursent la somme initiale de 12 dollars pour l’installation de l’unité, puis 10 000 leones (2,30 dollars) par semaine pendant 18 mois. Toutes les personnes interrogées par IRIN ont dit que les lumières Indigo leur permettaient de faire des économies importantes.

« Oui, nous faisons beaucoup d’économies », a dit Aminatta, qui vend des tissus, quelques diamants bruts et des cigarettes dans sa boutique jusque tard le soir. Aminatta a été la première des 300 habitants du village de pêcheurs de Tombo, situé à l’ouest de la Sierra Leone, à investir dans cet appareil. Dans cinq mois, ses paiements hebdomadaires prendront fin et sa boutique sera éclairée gratuitement.

Mr Benga, un autre habitant de Tombo, en a acheté deux. « Aujourd’hui, mes enfants peuvent étudier ici le soir », a-t-il dit à IRIN, en montrant la cour couverte dotée d’une grande lampe à led Indigo accrochée à un mur. « J’en ai même donné une à ma fille pour qu’elle l’utilise dans le dortoir de l’école ».

IRIN

Sénégal: L’ambassade turque renonce à son terrain de la Corniche-Ouest mai 30 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Dakar — La Turquie a accepté de renoncer au terrain dont elle était attributaire sur la Corniche-Ouest de Dakar, au profit d’un nouvel emplacement qui lui sera affecté pour la construction de la chancellerie de son ambassade à Dakar, a appris l’APS, lundi de source officielle.

Au sortir d’une entrevue avec le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, l’ambassadeur de Turquie au Sénégal, Sibel Algan, a annoncé à des journalistes que les autorités de son pays “ont pris la décision de construire la nouvelle chancellerie de l’ambassade dans un nouvel emplacement (… )” à déterminer par le gouvernement sénégalais.

“Je voudrais tout d’abord vous assurer que la Turquie considère le Sénégal et le peuple sénégalais comme un frère et ami et ne ferait rien contre la volonté de ce peuple”, a déclaré Mme Alga, s’offusquant de ce que depuis quelques mois, la représentation diplomatique turque ait été “l’objet de critiques un peu injustes” sur cette question.

L’espace en question avait été octroyé à la Turquie par le gouvernement sénégalais, dans le cadre d’un protocole d’échange réciproque de terrains, a rappelé la diplomate, ajoutant qu’un mur y a été construit temporairement pour en délimiter la surface.

Des citoyens sénégalais regroupés en collectifs ont régulièrement protesté contre l’érection de ce mur et plus généralement contre la construction annoncée de la future chancellerie de l’ambassade de Turquie sur cette façade maritime dakaroise, arguant que ce projet dégrade un peu plus le paysage déjà défiguré par la présence de nombreux complexes hôteliers.

L’ambassadeur de Turquie a de son côté remercié les citoyens sénégalais qui ont fait part à ses services de leurs “messages d’encouragement et de soutien dans cette période”, ainsi que les autorités sénégalaises pour toutes les concertations “faites dans ce processus qui était un peu difficile pour nous il faut le dire”.

Elle a souhaité que le nouvel emplacement promis par Dakar “soit un terrain qui soit peut-être aussi bien placé que le terrain actuel où on pourra construire une chancellerie qui va refléter les caractéristiques de l’architecture turque et sénégalaise et qui va embellir la ville de Dakar”.

“Il faut aussi que cette chancellerie reflète l’importance des excellentes relations qui existent entre nos deux pays”, a-t-elle ajouté.

“Aujourd’hui, il est heureux de noter, après différentes concertations menées en rapport avec le gouvernement turc par le biais de l’ambassade de Turquie à Dakar et par mes propres soins également sur instructions du président de la République (Macky Sall), je me suis rendu à Ankara où j’ai eu le privilège d’être reçu par le Premier ministre Erdogan”, a confié pour sa part Mankeur Ndiaye.

“C’est tout à fait heureux qu’on ait abouti à cette solution concertée (… )”, a-t-il déclaré, avant de faire part de ses “sincères sentiments de gratitude” à l’endroit des autorités et au gouvernement de Turquie.

Le ministre sénégalais des Affaires étrangères s’est félicité d’une “décision heureuse”, en signalant que “le régime du président Macky Sall a hérité de ce dossier, de l’ancien régime qui avait octroyé ce terrain à l’ambassade de Turquie et au gouvernement turcs pour y ériger une chancellerie”.

“Dans les principes de continuité d’Etat, nous avons nous naturellement géré ce dossier avec le maximum du sens des responsabilités et du sens des relations entre Etat”, a-t-il indiqué.

Le gouvernement sénégalais va s’employer “le plus rapidement possible” et proposer un autre emplacement à celui de la Turquie, a assuré M. Ndiaye, se gardant toutefois d’en préciser le lieu.

“Un autre emplacement sera proposé à la Turquie trouvé et je suis convaincu que la Turquie serait très très heureuse de voir le nouvel emplacement que nous allons proposer au gouvernement turc pour y ériger une nouvelle chancellerie digne de ce nom et digne des relations excellentes de coopération entre la République de Turquie et la République du Sénégal”, a-t-il ajouté.

APS

Blaise Compaoré invité par ses pairs à renoncer au pouvoir en 2015 mai 30 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Depuis plusieurs mois, le Burkina Faso est sous le coup d’une crise politique marquée par des divisions au sein du pouvoir. En cause : l’article 37 de la constitution limitant le nombre de mandats présidentiels.

La classe politique, pouvoir et opposition confondus, soupçonne l’actuel président Blaise Compaoré au pouvoir depuis 1987 de vouloir modifier la constitution pour briguer un cinquième mandat présidentiel en 2015. Ce dernier n’exclut pas un référendum sur la question mais le président Blaise Compaoré ne fait plus l’unanimité au sein même de son parti.

Le 6 janvier dernier, pas moins de 75 membres du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ont présenté leurs démissions. A cette hécatombe, s’ajoute la grogne de l’opposition prête à en découdre. En témoigne, la manifestation organisée en janvier dernier. Elle a rassemblé 10.000 personnes selon les autorités, dix fois plus selon les organisateurs.

Pour éviter que cette fronde anti-Compaoré ne dégénère en une situation incontrôlable, un groupe de médiation entre le pouvoir et l’opposition a été mis en place. Il est dirigé par l’ancien chef de l’Etat Jean Baptiste Ouédraogo très inquiet par ailleurs au regard du climat politique actuel. Au terme des premières consultations avec la majorité et l’opposition, le groupe recommande à la majorité de ne pas modifier l’article 37 de la Constitution qui limite à deux quinquennats le nombre de mandats présidentiels et invite l’ensemble de la classe politique à respecter scrupuleusement la Constitution en s’interdisant la révision des articles déjà ancrés dans la loi fondamentale.

Une sortie par la grande porte pour B. Compaoré

En outre, la médiation propose des solutions pour éviter que le Burkina Faso ne s’enfonce un peu plus dans la crise politique. Elle suggère l’adoption d’un mécanisme pour permettre au président Blaise Compaoré de sortir par la grande porte, l’ouverture d’une transition démocratique apaisée au terme de son mandat, des garanties de sécurité et enfin l’acceptation d’une formule de sénat aménagé en concertation avec l’opposition.

Il semblerait que l’étau se resserre autour du président Blaise Compaoré. Lâché par les caciques de son parti, acculé par l’opposition et invité par le groupe de médiation à quitter paisiblement le pouvoir à l’issue de son mandat constitutionnel, le chef de l’Etat burkinabé a-t-il vraiment le choix ?

Véronique Mansour
Source : Afrique Inside

Lybie: Les Etas-Unis demande aux étrangers de quitter immédiatement la Libye mai 29 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Les Etats-Unis recommandent à tous leurs ressortissants de quitter “immédiatement” la Libye en raison de la situation “imprévisible et instable” qui y règne, a indiqué le département d’Etat dans une note diffusée mardi.
    
“En raison de la présomption selon laquelle les étrangers, et notamment les citoyens américains, qui se trouvent en Libye sont liés au gouvernement américains ou à des ONG américaines, les voyageurs doivent être conscients qu’ils risquent d’être enlevés, attaqués ou tués”, explique la diplomatie américaine.
    
La situation est extrêmement confuse en Libye. Le gouvernement et le Parlement sont à couteaux tirés alors qu’un général dissident rallie de plus en plus de soutiens. Sans compter des violences meurtrières quotidiennes, notamment dans l’est du pays. Plus tôt mardi, Washington a décidé de déployer un navire d’assaut amphibie avec un millier de soldats du corps des Marines à son bord, à proximité des côtes libyennes pour être prêt à conduire une éventuelle évacuation de son ambassade à Tripoli.

A. G. avec AFP

Cameroun: trois soldats blessés dans une attaque de Boko Haram mai 29 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Trois militaires camerounais ont été blessés mercredi dans une attaque attribuée aux islamistes nigérians de la secte Boko Haram, a-t-on appris de source policière. L’attaque s’est produite dans l’extrême-nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria.

“Trois militaires ont été blessés ce jour [mercredi] vers 16 heures, après avoir été attaqués par des (membres de) Boko Haram”, a affirmé sous couvert d’anonymat un commissaire de police en poste dans la région de l’extrême-nord.

AFP

Boko Haram: L’armée nigériane affirme savoir où sont les lycéennes enlevées mai 29 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Dakar — Les autorités nigérianes ont annoncé lundi avoir localisé les 200 filles enlevées par le groupe Boko Haram depuis plus d’un mois sans plus de précision, rapportent des médias internationaux.

“La bonne nouvelle pour les filles, c’est que nous savons où elles se trouvent. Mais nous ne pouvons pas vous le dire”, a déclaré chef d’état-major de l’armée de l’air, le maréchal Alex Badeh, à Abuja, indiquent les mêmes sources.

L’enlèvement de plus de 200 lycéennes nigérianes, âgées de 12 à 18 ans, le 14 avril dernier, à Chibok, dans l’Etat de Borno, dans le nord du Nigeria, a provoqué une vague d’indignation mondiale.

Des femmes membres de la société civile sénégalaise et nigériane, des enfants de différents établissements scolaires ont organisé, le 16 mai à Dakar, une marche de solidarité et de soutien aux filles.

Boko Haram est une organisation dont l’ambition est d’instaurer et de faire appliquer la loi islamique au Nigeria. De type islamiste, elle promeut le Jihad et rejette l’éducation occidentale assimilée à “un péché”.

L’organisation s’illustre ainsi, depuis 2009, par une série d’actes de violence à l’encontre du gouvernement et des populations du nord du Nigeria. L’insurrection menée par Boko Haram a fait des milliers de morts dont plus de 1.500 depuis début 2014, selon des chiffres officiels.

APS

Congo-Kinshasa: Les petits Congolais adoptés sont arrivés en Italie mai 29 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Scènes de liesse et soulagement national : les trente et un enfants de République démocratique du Congo (RDC) adoptés par des familles italiennes ont enfin été accueillis à Rome

Une affaire nationale, voilà ce qu’était devenu au fil des jours le sort de trente et un jeunes enfants de République démocratique du Congo devenus italiens par adoption. Ces enfants auraient dû rejoindre leur pays en décembre. À la veille de Noël, Kinshasa avait stoppé la fête qui se préparait dans les foyers en Italie après la découverte d’abus. Les adoptants italiens n’étaient pas en cause, mais les autorités ont voulu soumettre l’ensemble des dossiers à une analyse plus sourcilleuse.

C’est donc au bout de cinq mois de procédure que tout a fini par se dénouer. Mercredi, à 9 h 45, l’avion affrété par le gouvernement italien s’est posé à l’aéroport militaire de Roma-Ciampino avec tous les enfants à bord, des membres d’associations d’adoption et même quelques familles. « Vous voici finalement à la maison, finalement en famille : bienvenue les enfants ! ». Ces paroles émues sont celles d’une personne très symbolique dans cette affaire : Cécile Kyenge Kashetu.

Ministre de l’Intégration dans le gouvernement d’Enrico Letta, Cécile Kyenge Kashetu s’est battue pour l’intégration des minorités. Concernant ces adoptions, elle avait fait un voyage à Kinshasa, chargée de tonnes de vivres et de médicaments, et en était revenue avec la promesse que les dossiers seraient traités en priorité et avec un préjugé favorable. Mais Kinshasa avait tenu à suivre son propre rythme et ne céda pas aux amicales pressions de Mme Kyenge, pourtant elle-même originaire de RDC.

La joie était donc totale en Italie mercredi, après l’arrivée des enfants du Congo. Cette affaire a donné l’occasion aux militants des associations d’adoption de tirer les leçons d’une procédure où misérabilisme et paternalisme ne sont jamais loin. Car dans ce cas comme dans d’autres, les nationaux ont parfois la désagréable sensation de « vendre » leurs enfants à des plus fortunés. Et d’ailleurs, la presse rapporte fréquemment des situations où ces jeunes enfants connaissent la maltraitance ou le racisme. Des cas de parents adoptifs irresponsables, qui oublient trop facilement qu’un enfant est un homme ou une femme en devenir, ont également été signalés. L’enfant qu’on adore aujourd’hui aura son caractère personnel demain, ce qui ne justifie pas qu’on lui ressorte la rengaine de l’avoir « tiré du caniveau ». Il n’a rien demandé.

Ces considérations sont à la base de la prudence adoptée par Kinshasa, donnant l’impression de revenir sur sa parole et même de négliger ses engagements internationaux. « Le coup de frein dans les procédures de la part des autorités congolaises a été causé par des irrégularités dans les adoptions dans d’autres pays », a tenu à expliquer Cristina Ravaglia, directrice du département des Italiens de l’étranger et des politiques migratoires au sein de la Farnesina, le ministère des Affaires étrangères à Rome.

Ont notamment été mises en cause, a-t-elle dit, des irrégularités constatées dans des dossiers d’adoption présentés par des familles françaises et américaines. Lorsque, par exemple, les autorités congolaises ont découvert que l’une des familles adoptantes était un couple homosexuel, elles ont décidé de regarder d’un peu plus près tous les autres dossiers. « Il a fallu de patientes et régulières négociations pour lever le doute de Kinshasa qui réprouve fortement l’adoption des enfants africains par des couples de même sexe. Depuis septembre, nous nous sommes également tenus en contact régulier avec les familles ; nous avons partagé leurs espérances et leurs angoisses », a ajouté la fonctionnaire italienne.

De son côté, Maria Elena Boschi, la ministre italienne des Réformes et des Relations avec le Parlement, a expliqué que le voyage, dont elle était, s’est bien déroulé : « Les enfants ont été sages et ils se portent vraiment bien. » Elle a rendu hommage à la collaboration efficace de tous les services impliqués, italiens et congolais, ainsi qu’à l’action des associations d’adoption. « Les fonctionnaires de la primature et du ministère des Affaires étrangères ont été exemplaires à Rome. L’implication du Premier ministre Matteo Renzi a été essentielle. Et puis, il faut vraiment remercier le président Joseph Kabila qui a débloqué la situation ».

Maria Elena Boschi se souviendra longtemps de cette affaire. Elle est sans doute la toute première ministre italienne à s’être présentée devant la presse avec des tresses africaines. Elles lui ont été faites pendant le vol. Et la coiffeuse improvisée n’était autre que l’une des adoptées. « C’est la petite Marta qui m’a tressée. Durant le vol, nous avons joué et nous sommes amusés, mais les enfants ont surtout dormi. À bord, nous avions un pédiatre. Tout s’est bien passé ». La ministre italienne a indiqué que, sur la base de cette expérience, son pays réfléchissait aux questions liées aux adoptions. Voilà, pour qui croit aux augures, une très belle histoire à raconter à trente et un adolescents dans une dizaine d’années. Trente et un jeunes Italiens.

Le depeche de Brazaville

Mali: Ba N’Dao, nouveau ministre de la défense mai 29 2014

Infos : , ajouter un commentaire

IBK, president malien

Ba N’Dao, c’est le nom du nouveau ministre malien de la défense. Cet ancien officier à la retraite a été nommé suite à la démission de Soumeylou Boubèye Maïga après la défaite de l’armée à Kidal.

Selon le premier ministre Moussa Mara l’offensive lancée à Kidal n’a pas été autorisée par Bamako

Après la défaite de l’armée à Kidal dans le nord-est face aux groupes armés rebelles, Soumeylou Boubèye Maïga à préféré quitter le gouvernement. De toute évidence il a pris sur lui la responsabilité de l’offensive qui a coûtée la vie à une cinquantaine de soldats maliens et fait au moins 48 blessés.

Une démission pour mettre un terme à la polémique

Suite à cette débâcle, le Premier ministre, Moussa Mara avaient expliqué que l’ordre d’attaquer les rebelles pour le contrôle de la ville de Kidal n’avait pas été donné par les autorités politiques. Le chef du gouvernement avait par ailleurs assuré que des enquêtes seraient menées pour situer les responsabilités.

Conséquence : Soumeylou Boubèye Maïga a donc opté pour la démission. Si certains estiment que cet acte n’est pas volontaire, pour d’autre comme l’éditorialiste Mahamane Hamayé Cissé au moins il situe les responsabilités.

La tentative de l’armée malienne de reprendre Kidal aux rebelles touaregs avait tournée à la débâcle

« Si cela a été une bataille qui a été perdue et que personne n’a voulu assumer et qu’on se dit Bamako n’a pas donné l’ordre de réagir à Kidal, il faudrait bien que quelqu’un assume.

Peut être que si Boubéye n’avait pas assumé, c’est l’armée qui va être désarmée moralement encore. Donc c’est bien qu’un responsable politique ait décidé de démissionner pour mettre fin au débat sur qui a donné l’ordre d’attaquer ou qui a donné l’ordre de tirer à Kidal. »

Un ancien officier à la défense

Pour remplacer Soumeylou Boubèye Maïga à la défense c’est un officier à la retraite qui a été nommé. Il s’agit du Colonel-major de l’armée de l’air à la retraite, Ba N’Dao. Un choix qui peut se comprendre selon le professeur Issa N’Diaye enseignant chercheur à l’université de Bamako.

« Ce qui a joué en sa faveur c’est que c’est quelqu’un qui a une réputation d’intégrité. On se souvient de sa démission quant il était aide de camps du président Moussa Traoré. Dans le contexte de l’époque, la toute puissance de Moussa Traoré avoir le courage de démissionner parce qu’on était divergeant cela avait marqué les gens.

Deuxièmement aussi quant on l’avait nommé chef d’Etat major de l’armée de l’air et qu’on a voulu lui imposer des collaborateurs il a préféré rendre son tablier. Cette intégrité peut être va lui permettre de venir à bout des travaux d’hercule au niveau du redressement de l’armée. »

Formé dans l’ex-Union soviétique et diplômé de l’école de guerre de Paris, le nouveau ministre malien de la défense Ba N’Dao a été garde du corps du général Moussa Traoré puis chef d’Etat-major des armées sous Alpha Oumar Konaré.

DW



Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 5921 articles | blog Gratuit | Abus?