aller à la navigation

Cote d’Ivoire - FPI: Voici les décisions adoptées par le Comité Central Extraordinaire du 28 juin juin 30 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Comité Central Extraordinaire du FPI: voici les décisions adoptées

- Sur convocation du Secrétaire Général et Porte-parole du Parti, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI), s’est réuni en session extraordinaire, élargie au Comité de contrôle et aux Secrétaires Généraux de Fédération, le Samedi 28 Juin 2014, de 11 H à 14 H, à son siège provisoire, sis à Cocody les Deux Plateaux, 7ème Tranche, sous la présidence effective du Président du Parti, le camarade Pascal AFFI N’GUESSAN.
2- L’ordre du jour de cette session a porté sur deux (02) points :
- l’affaire “le Procureur de la CPI contre le Président Laurent GBAGBO” ;
- l’analyse de la situation nationale et les perspectives.
3- A propos de «l’affaire le Procureur de la CPI contre le Président Laurent Gbagbo», le Comité Central a entendu une communication de la direction du parti relative au point de la procédure et à la décision arrêtée par la Chambre préliminaire 1 de la CPI.
4- Le Comité Central du FPI prend acte de la décision de confirmation des charges retenues contre le Président Laurent GBAGBO.
5- Le Comité central note avec satisfaction les réactions de la direction du parti à la suite de cette décision, notamment à travers la déclaration du 14 juin 2014 et le point de presse du président du parti le mercredi 25 juin 2014.
6- Le Comité Central fait le constat que la stratégie de lutte adoptée en vue d’obtenir la libération du Président Laurent Gbagbo n’a pas pour l’instant abouti aux résultats escomptés.
7- Le Comité Central rappelle qu’à l’audience de confirmation des charges tenue le 03 juin 2013, la Chambre préliminaire 1 a ajourné sa décision par deux voix contre une, au motif que les preuves étaient insuffisantes pour tenir un procès contre le Président Laurent Gbagbo, et a renvoyé le procureur à la recherche d’éléments de preuves supplémentaires.
8- Le Comité Central note que malgré les moyens colossaux déployés par l’accusation et tout le temps accordé au Procureur pour apporter les preuves de la culpabilité du Président Laurent Gbagbo, la décision de confirmation des charges a été acquise avec une voie dissidente.
9- Le Comité Central en déduit que les preuves produites n’ont pas été totalement convaincantes, que les bases du procès que l’on veut engager contre le Président Gbagbo restent fragiles et qu’en conséquence l’espoir est permis.

10- S’agissant de la situation nationale, le Comité Central a entendu une communication de la direction du parti portant sur la situation générale du pays, sur le dialogue politique et la Commission Electorale Indépendante.

11- Le Comité Central a marqué sa vive préoccupation face à la situation de détresse qui gagne inexorablement l’ensemble de la population ivoirienne, les nombreuses pertes en vies humaines sur les routes, dans les inondations, dans les attaques de bandes armées…, et les atteintes graves et les violations des droits de l’Homme : droit à la vie, droit au travail, droit à une vie décente, droit à la sécurité et à la tranquillité, droit à la dignité, etc.
12- Le Comité Central est particulièrement affligé par l’acte d’immolation de Dame Mandjara Ouattara, acte qui constitue la tragique illustration du drame que vivent les populations ivoiriennes.
13- S’agissant du dialogue politique, le Comité Central rappelle que la tenue de la présente session extraordinaire a été décidée à l’issue de la session ordinaire du 31 mai 2014, en vue de procéder à une évaluation exhaustive des engagements pris par le gouvernement au cours de sa rencontre avec la direction du FPI le 22 mai 2014.
14- Le Comité Central rappelle en outre qu’il avait salué les décisions annoncées par le gouvernement et s’était félicité des premières mesures prises, notamment en ce qui concerne le dégel de certains comptes bancaires et la libération de prisonniers politiques, et avait encouragé le gouvernement à réaliser toutes ses promesses afin de créer les conditions d’édification de la confiance et d’un dialogue franc, sincère et constructif.
15- Le Comité Central note que paradoxalement dans les semaines qui ont suivi, il a été observé un raidissement de la position du gouvernement, comme en témoignent les actes d’obstruction à l’exercice des libertés fondamentales : liberté de réunion, d’expression, de culte, de circulation…, constatés notamment à Touba, Odienné, Toupah et Yopougon, l’affectation arbitraire à Odienné du camarade Koua Justin de la JFPI et la tentative d’extradition de Ahoua Don Mello du Cameroun.
16- Le Comité Central note cependant que le conseil des Ministres du mercredi 25 juin 2014 a marqué « son accord pour la poursuite du processus de dégel des comptes et pour la poursuite des procédures d’examen des dossiers de mise en liberté provisoire des détenus de la crise post électorale. »
17- Le Comité Central fait le constat avec désolation de la duplicité du gouvernement dans la conduite du dialogue politique et dans la mise en œuvre des décisions arrêtées à l’issue des négociations.
18- Le Comité Central se félicite en conséquence que cette situation ait été portée à la connaissance de la Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l’ONU qui a assuré la médiation en vue de la reprise du dialogue politique.
19- Le Comité Central, prenant note par ailleurs de l’adoption de la Résolution 2162 par le Conseil de Sécurité [à sa 7207ème séance le 25 juin 2014], salue toutes les recommandations relatives à la réconciliation nationale et la cohésion sociale, au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration des ex-combattants, à la réforme du secteur de sécurité, etc., et se félicite de la mission de bons offices confiée à l’ONUCI dans le cadre du dialogue politique entre le gouvernement et les acteurs politiques ivoiriens.
20- Enfin le Comité Central a été informé de l’adoption et de la promulgation de la loi portant reforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI).
21- Le Comité Central observe que malgré les fortes réserves du FPI, des partis de l’opposition, de la Société Civile et même d’une partie de la coalition au pouvoir d’une part, la Résolution 2062 du Conseil de Sécurité, ainsi que le rapport d’évaluation du cadre juridique et politique des élections en Côte d’Ivoire du NDI, recommandant fortement un processus de réforme inclusif et une démarche consensuelle en vue des élections justes, équitables, inclusives et transparentes en Côte d’Ivoire d’autre part, le régime Ouattara s’est entêté à créer, sur mesure, une CEI acquise d’avance à sa cause.
22- Le Comité Central note que la majorité absolue et mécanique dont dispose le groupement politique au pouvoir au sein de la CEI (de 9 à 13 voix sur 17) enlève toute signification à la présence de l’opposition au sein de cette institution et viole le principe d’équilibre qui doit être l’un des fondements de l’indépendance et de la crédibilité de la CEI. Cette violation de l’indépendance de la CEI est aggravée par la représentation au sein de cette Institution, du Président de la République, Chef de l’Exécutif, du pouvoir législatif et des Ministères de l’Administration du Territoire et de l’Economie et des Finances, tous ayant voix délibérative.
23- Le Comité Central rappelle que la décision souveraine du peuple de Côte d’Ivoire de se doter d’une Commission Electorale Indépendante découle de sa volonté de mettre en place une Institution indépendante vis-à-vis des autres pouvoirs (Exécutif, Législatif….) susceptible de rassurer les acteurs politiques engagés dans la compétition électorale et capable d’organiser des élections libres, justes et transparentes.
24- Le Comité Central fait le constat que la Commission Electorale Indépendante proposée par le gouvernement ne garantit nullement les principes de justice, de transparence et de crédibilité.
25- Le Comité Central rappelle que la meurtrière crise postélectorale qui a fait officiellement plus de 3000 morts et qui divise le pays à l’heure actuelle, tire son explication d’une CEI boiteuse, mise en place à l’issue des Accords de Pretoria.
26- Eu égard à tout ce qui précède, le Comité Central :
a) exprime sa solidarité envers les populations ivoiriennes durement affectées par les conséquences de la mauvaise gouvernance du régime Ouattara, ainsi que sa profonde compassion à toutes les familles éprouvées,
b) exige la libération de tous les prisonniers politiques, en particulier la Vice-Présidente Simone Ehivet Gbagbo, le dégel de tous les comptes bancaires et des avoirs de toutes les personnes concernées, ainsi que la normalisation définitive de la vie politique, économique et sociale en Côte d’Ivoire,
c) salue la décision du Président du parti de créer un Secrétariat National spécialement dédié à la coordination de la lutte pour la libération du Président Laurent Gbagbo,
d) réaffirme sa disponibilité à poursuivre le dialogue avec le gouvernement afin de réussir dans les plus brefs délais, la normalisation de la vie politique et sociale, la restauration des libertés fondamentales, la normalisation du jeu démocratique et la sécurisation totale du pays,
e) rejette la Commission Electorale Indépendante adoptée de façon unilatérale par le pouvoir,
f) exige une Commission Electorale consensuelle, acceptable par tous, gage d’élections générales apaisées, justes et transparentes,
g) engage instamment le Secrétaire Général à prendre toutes les dispositions en vue d’organiser, dans le cadre de la stratégie de ripostes graduées, les grandes actions de masse nécessaires pour faire aboutir les revendications,
h) appelle les populations ivoiriennes à la mobilisation pour faire aboutir la libération du Président Gbagbo, la lutte pour les libertés, la justice, la réconciliation et la paix,

i) Demande aux militants et sympathisants du FPI de rester vigilants et mobilisés, à l’écoute des mots d’ordre de la Direction du Parti pour des actions d’envergure futures.
Fait à Abidjan, le 28 juin 2014

Le Comité Central

Abidjan - Inondations: Des morts le weekend dernier juin 30 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Les pluies diluviennes qui se sont abattues ce weekend sur la capitale économique ivoirienne, Abidjan, ont entraîné de fortes inondations qui ont causé de nombreux dégâts matériels, à Cocody, où des pertes en vies humaines ont été également enregistrées, selon la télévision nationale.

Des habitations dans le quartier de la Riviera Palmeraie (commune de Cocody) sont inondées à environ deux mètres de hauteur, selon les témoignages de populations sinistrées, des routes sont impraticables, rendant inaccessibles certaines zones du quartiers (…), des gens ont construit sur les canalisations, empêchant l’écoulement normal des eaux, ont-elles relevé.

“Chaque année, à la même période, c’est le spectacle auquel on assiste”, déplore un habitant qui souhaite que de “vraies solutions” soient trouvées à ces inondations.

Plus de 20 personnes ont péri dans des éboulements de terrains et inondations depuis le début de l’hivernage à Abidjan dont la plupart dans des quartiers précaires construits dans des zones à risques. Le plan d’organisation de secours (ORSEC) de l’office national de la protection civile (ONPC) est activé.

Le gouvernement sensibilise les populations habitant les zones à risque, afin d’y dégurepir. La ministre de la Solidarité, la Famille, la Femme et l’Enfant, Anne Ouloto a offert, samedi, au nom du gouvernement, des vivres d’une valeur totale de sept millions de francs CFA à cinq familles sinistrées de Mossikro (Attécoubé) qui ont accepté de quitter leurs habitations du fait des dangers qu’elles y courent.

ask

Mondial: 02 morts et 31 blessés en Algérie pendant des manifestations de liesse juin 30 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Deux supporteurs algériens sont morts et 31 ont été blessés en Algérie dans des accidents lors des manifestations de joie consécutives à la qualification des Fennecs en 8ème de finale, a annoncé vendredi la protection civile.

La protection civile, citée par la radio nationale, a annoncé que des accidents de voiture, dont deux mortels, avaient eu lieu dans cinq préfectures pendant la nuit de jeudi à vendredi. Le pays était en liesse jeudi soir après la qualification historique des verts en 8e de finale de la Coupe du monde de football après son match nul face à la Russie (1-1).

De nombreux Algériens sont sortis en voiture pour défiler dans les rues. La semaine dernière, un jeune homme est mort et plusieurs autres ont été blessés après la la victoire de la sélection algérienne face à la Corée du Sud.

AFP 

UMP: une écrasante majorité de sympatisants veulent un changement juin 30 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Une écrasante majorité de sympathisants de l’UMP (79%), sont convaincus que le principal parti d’opposition doit se rénover en profondeur, selon un sondage BVA pour I-télé-CQFDet Le Parisien- Aujourd’hui en France publié samedi. 

Ils sont 61% des sympathisants de droite et 79% des sympathisants de l’UMP à appeler à une “rénovation profonde” du parti politique. Par ailleurs 29% des sympathisants de droite et 15% de ceux de l’UMP souhaitent même une dissolution pure et simple de l’UMP et son remplacement par un nouveau parti”. Parmi les sympathisants de droite qui souhaitent une rénovation de l’UMP, 45% souhaitent un changement de nom.

Une volonté de changer qui s’inscrit dans le désir de sortir d’une crise qui n’en finit pas. Vendredi, le parquet de Paris a de nouveau ébranlé les fondations de l’UMP en révélant que trois juges financiers vont passer au peigne fin les comptes du parti, dans le cadre de l’enquête sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012.

L’UMP doit-elle changer son positionnement?

Mais les sympathisants de l’UMP sont partagés sur le positionnement politique futur de l’UMP: 54% souhaitent que le parti soit à l’avenir “plus à droite qu’aujourd’hui” et 41% souhaitent à l’inverse que l’UMP soit “plus centriste qu’aujourd’hui”.

En outre les sympathisant de droite (UDI, UMP, FN) sont 50% à souhaiter que l’UMP soit plus à droite qu’aujourd’hui. Parmi les sympathisants UDI, 79% souhaitent que l’UMP soit plus centriste qu’aujourd’hui. A contrario, 8% des sympathisants de droite et 6% de ceux de l’UMP souhaite que l’UMP reste “comme elle est actuellement”.

Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 951 personnes représentatif de la population française les 26 et 27 juin 2014.

 A. G. avec AFP 

Mondial: L’arbitre le plus riche du monde juin 30 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Jonas Eriksson est un arbitre comme les autres, qui a officié, sans erreur majeure, lors de Ghana-Etats-Unis et Brésil-Cameroun en poules.

Comme les autres, à ceci près qu’il est à la tête d’une fortune à sept chiffres, avoisinant les 10 millions d’euros. Grâce aux parts qu’il possède dans une entreprise de droits télé, le Suédois de 40 ans a acquis un sacré pécule qui lui permet de se consacrer désormais à 100% à son activité d’arbitre.

Et de considérer comme secondaires les 30 000 euros – ou plus s’il est reconduit après les huitièmes – qu’il percevra à l’issue de la compétition.

Nigeria: Boko Haram a attaqué plusieurs églises dans le nord-est du Nigeria juin 30 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Des membres présumés du groupe islamiste armé Boko Haram ont attaqué dimanche plusieurs églises près de Chibok, la ville du nord-est du Nigeria où plus de 200 lycéennes avaient été enlevées mi-avril, ont indiqué des témoins. Des témoins évoquent des “dizaines” de morts.

“D’après ce que j’ai rassemblé [comme informations], des dizaines de fidèles, hommes, femmes et enfantss, ont été tués”, a déclaré un habitant de Chibok joint par téléphone.

D’après des habitants de la région, des hommes armés s’en sont pris à des villages situés à une dizaine de kilomètres de Chibok, dont ils ont visé les églises. “Les assaillants se sont rendus dans les églises avec des bombes et des armes à feu”, a ajouté l’habitant.

AFP

France - Nigeria: Vincent Enyeama - « La France est favorite, mais tout peut arriver » juin 30 2014

Infos : , ajouter un commentaire

enyama.jpgLa France affronte le Nigéria lundi en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2014. Un match qu’attend avec impatience Vincent Enyeama, gardien de but des Super eagles qui évolue à Lille en Ligue 1 française. même s’il va retrouver des coéquipiers en club au Brésil, le lauréat du prix Marc-Vivien Foé 2014 ne compte pas faire de cadeau.

« On n’a peur de personne. Chez nous, il y a une passion pour le foot, c’est notre culture, notre façon d’être, de vivre. On travaille pour ça. On doit montrer au monde ce qu’on est capables de faire. La France est favorite, mais tout peut arriver. Je disais, avant la compétition, que ce serait le match de mes rêves (… ) Pour être honnête, j’ai une grande confiance en nous ! Car nous voulons aller au bout« , a confié Enyeama à L’Equipe.

Africa Top Sport

Afrique: Bagarres autour de primes de joueurs africains juin 30 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Le Cameroun a ouvert la brèche, le Ghana s’y est engouffré et le Nigeria a fait le reste. Une fois encore, ça n’a pas tourné rond à la fête mondiale du ballon rond, du moins pour certaines équipes en compétition. De fait, la 20e édition de la Coupe du monde de football a été polluée par de sombres affaires de deals autour de primes de sélections africaines en compétition.

 L’equipe du Cameroun

Les pressions n’ont pas manqué pour contraindre les Etats à verser les primes

Hélas, encore une fois, l’Afrique s’offre en spectacle navrant, au point de faire honte à bien des fils du continent ! Jugez-en par vous-mêmes : refus de prendre le drapeau, une jolie trouvaille des « Lions indomptables » du Cameroun aujourd’hui domptables à souhait ; grèves d’entraînements, etc. Bref, les pressions n’ont pas manqué pour contraindre les Etats dont ces sélections prétendent être les dignes ambassadeurs, à verser les primes. On croirait avoir affaire à des mercenaires attendant d’empocher leurs primes avant de se mettre au boulot. Naturellement, l’esprit patriotique ne peut être qu’assailli par des interrogations violentes du genre : « ces sélections africaines ont-elles laissé aux vestiaires ces valeurs cardinales comme la fierté nationale, le sens de la patrie ? » ou encore « ont-elles brûlé ces valeurs sur l’autel de la voracité financière ? »

Une désolation d’autant plus grande que les anciennes gloires des années 60-80 jouaient avec le cœur, et avant tout pour la gloire de la Nation, pour laquelle aucun sacrifice n’était de trop. Disons-le tout net, il y a quelque chose d’indécent dans ces bagarres qui reviennent sans cesse. Cela dit, faut-il seulement jeter la pierre aux joueurs ? Faut-il leur reprocher de s’accrocher à ce qui leur revient de droit ? Assurément, non. S’ils y ont droit, pourquoi le leur refuser ? Pourquoi ces joueurs ne devraient-ils pas réclamer ces primes à temps, d’autant qu’en face, ils savent qu’ils n’ont pas toujours affaire à des enfants de chœur ? Chat échaudé, dit-on, craint l’eau froide. Dans ce cas, il ne faut pas demander à ces sélections africaines de boire, une fois encore, la tasse ! Si le problème de rétention des primes est bien réel, d’aucuns se demandent pour autant si c’est la meilleure façon de le poser. Sauf qu’on pourrait leur opposer cette répartie :

ces équipes n’avaient pas le choix, connaissant bien la moralité de l’Etat et de l’encadrement technique. Au demeurant, à trop se plaindre sans jamais se faire entendre, on finit toujours par opter pour la solution forte ! Pour rien au monde, ces joueurs n’accepteraient qu’on se paie leur tête.

En Afrique, il y a des prédateurs tapis dans l’ombre

En tous les cas, l’environnement moral sous nos tropiques se prête à ces malversations. Du reste, ces pratiques sont à l’image du continent, connu pour sa malgouvernance et autres arnaques en tout genre et dans tous les domaines, y compris dans le sport-roi. En Occident, le principe des primes existe. Mais, on n’en est plus à des considérations bassement financières sur fond de coups bas. Mais si, en Afrique, la question continue à faire des vagues, il faut bien avouer qu’il y a des prédateurs, tapis dans l’ombre, notamment au plus haut sommet de l’Etat. Quoi de plus normal donc qu’à Etats africains cupides et égoïstes, footballeurs insoumis ! Quoi de plus normal qu’à dirigeants prédateurs, sportifs vigilants ! Bref, quoi de plus normal qu’à brigand, brigand et demi. Bien trop facile donc de crier au scandale, quand on manque soi-même d’un sens criard de patriotisme ! L’esprit patriotique réclamé aux joueurs, ne devrait pas s’appliquer seulement à ces onze nationaux, mais aussi à leurs dirigeants. Alors, qui est plus patriotique que qui ? En tout cas, si l’équipe ghanéenne en est arrivée à exiger de son Etat, que ses primes lui sont payées « hic et nunc », lesquelles ont été transportées par avion dans des mallettes, c’est que la confiance entre joueurs et dirigeants a foutu le camp.

L’argent qui revient aux joueurs doit aller à ses destinataires. Mais si leurs primes doivent servir notamment à embarquer une foultitude de fonctionnaires- touristes pour la Coupe du monde, comme ce fut récemment le cas pour le Cameroun, on n’est pas encore sorti de l’auberge.

Le Pays

Rwanda: 1994 - Une pétition en France pour la levée du secret défense juin 29 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Une délégation de plusieurs organisations se rendra ce samedi au ministère français de la Défense dans le but de remettre une pétition à Jean-Yves Le Drian. Le document demande la levée du secret défense pour tous les documents se rapportant à l’action de la France au Rwanda entre 1990 et 1994. Avec en toile de fond les accusations portées par le Rwanda sur le rôle de l’armée durant l’opération Turquoise.

Cet appel à lever le secret défense est soutenu par la FIDH, la Licra, Sherpa, entre autres. Mais aussi Survie, qui s’est notamment porté partie civile dans certaines affaires concernant le rôle de la France au Rwanda.

« Il y a nécessité, avant que les traces disparaissent, que les témoins ne soient plus là, de faire la plus grande lumière dessus, rappelle son vice-président Mathieu Lopes. Les arguments qui sont toujours opposés, c’est “on a déjà donné beaucoup de choses, mais il y en a qu’ont ne peut pas sortir, vous comprenez c’est trop sensible”. Pour avoir un débat serein, mettons tout sur la table. Les Etats-Unis ont déclassé un grand nombre de documents.

Nous sommes parties civiles dans plusieurs affaires en justice où des refus ont été opposés aux magistrats qui demandaient la déclassification de certains documents. Pourtant, je pense que les autorités françaises peuvent tout de même faire confiance à des juges, quand il s’agit de transmettre des documents. Ce secret défense qui est opposé systématiquement - on l’a vu quand certains documents ont fuité parfois - n’a pas du tout pour objet de protéger des vies humaines mais bien de masquer les décisions qui ont pu être prises à l’époque. Quand on a vu M. Le Drian, dans son discours aux armées, arguer qu’il faisait preuve de la plus grande transparence puisque plus de 1100 documents ont été déclassifiés, il ne dit pas qu’un grand nombre de refus ont été opposés. »

rfi

Niger: Trafic présumé d’enfants - Dix-sept personnes écrouées juin 28 2014

Infos : , ajouter un commentaire

Dix-sept personnes - douze femmes et leurs maris - ont été écrouées, jeudi 26 juin, au Niger, dans le cadre d’un présumé trafic de bébés.

Parmi les personnes emprisonnées se trouve la deuxième épouse du président de l’Assemblée nationale, Hama Amadou, mais aussi celle du ministre de l’Agriculture, Abdou Labo.

L’affaire fait grand bruit au Niger, dans un contexte de grande tension politique entre le chef de l’État et le président de l’Assemblée nationale.

Ces dix-sept personnes ont été inculpées pour « supposition d’enfant », « faux et usage de faux », et « déclaration mensongère ». Elles sont en prison.

La justice les soupçonne d’avoir déclaré la naissance de bébés dont elles n’auraient pas accouché, des nourrissons qui auraient été achetés au Nigeria dans des circonstances suspectes.

De Lagos à Niamey, en passant par Cotonou

Selon des sources judiciaires, le scénario s’est répété à l’identique : des Nigériennes d’un milieu fortuné, en mal d’enfants, se rendent dans l’État de Ondo, près de Lagos. Là, une matrone, en échange d’argent, les aide à dissimuler un faux accouchement.

Les nouveaux parents et leurs bébés - souvent des jumeaux - se rendent ensuite dans une clinique à Cotonou, qui établit un carnet de naissance du nouveau-né. Puis, la nouvelle famille rejoint discrètement Niamey par la route, et l’acte de naissance est établi au Niger.

Les policiers nigériens ont enquêté durant des mois, à Niamey, mais surtout au Nigeria et à Cotonou. L’enquête parle d’un « faisceau d’indices suffisant » pour parler de trafic de bébés. Les enfants seraient confiés contre plus de dix millions de francs CFA.

« Comment expliquer, confie une source judiciaire, qu’un homme marié à trois femmes, sans enfants depuis des années, se retrouve père de six enfants en quelques mois ? » Le cas n’est pas isolé et l’affaire ne fait que commencer, estime-t-on du côté de l’enquête.

Une « machination politique »

L’affaire prend en tout cas un tour très politique en raison de la présence, parmi les personnes écrouées, de la deuxième épouse du président de l’Assemblée nationale nigérienne, Hama Amadou. L’avocat de l’épouse estime qu’il s’agit d’une machination politique pour atteindre le président de l’Assemblée.

« Il aurait fallu établir de façon certaine et indubitable que des Nigériens sont impliqués dans ce trafic, notamment en achetant des bébés.

Or, ces preuves n’ont pas été réunies », affirme Maître Souley Oumarou, qui assure au contraire détenir « des certificats médicaux sur des groupes sanguins qui sont conformes aux groupes sanguins des pères et mères ».

« Pour ma part, poursuit l’avocat, j’estime qu’il y a un motif politique déguisé, qui consiste, à travers une affaire qui a un caractère moral, éthique, d’atteindre Hama Hamadou pour qu’il ne soit pas présent en 2016 à l’élection [présidentielle]. »

Tests ADN

De leur côté, les avocats des autres inculpés affirment que le dossier est vide. Maître Ali Kadry, l’un des avocats des inculpés pour « supposition d’enfant » : « Pour nous, le dossier manque d’éléments. La procédure a été engagée uniquement sur la base de suppositions.

Nous demandons à ce qu’on produise des éléments de preuve irréfutables. Les seuls éléments qu’on a aujourd’hui dans le dossier, ce sont des photos. On ne peut pas poursuivre des gens sur la base de photos ! Nos clientes sont formelles : elles ont accouché. Nous demandons leur remise en liberté immédiate. »

Hama Amadou et son épouse, Hadiza, ont fait savoir par leur avocat qu’ils demandaient des tests ADN afin d’apporter la preuve scientifique de la filiation de leurs deux jeunes enfants.

rfi



Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 5962 articles | blog Gratuit | Abus?