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Cote d’Ivoire-Politique: La lettre de Koua Justin à Soro Guillaume juin 18 2014

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 Soro Guillaume, chef de la rebellion ivoirienne

Non à l’imposture de Soro Guillaume

Monsieur SORO Guillaume,

A l’Hémicycle de Yaoundé, tu déclarais : « cette politique active de l’ivoirité insidieusement récupérée et amplifiée par Monsieur GBAGBO, n’était rien d’autre que la tropicalisation de la colonisation des Africains par des Africains.

Oui, comme Martin-Paul Samba, Edandé Mbita, furent rebelles contre le colonialisme allemand ici au cameroun, je le suis devenu !

Comme Ruben Um Nyobè, Félix Moumié, et bien d’autres furent rebelles contre le colonialisme français ici même au cameroun, je le suis devenu !
( ) Je suis rebelle contre toute politique qui normalise l’injustice. »

Suite à une lecture approfondie de ton discours, j’ai déduis que tu es malmené par un sentiment de culpabilité.
Tu te sens coupable des souffrances des ivoiriens.
Tu te sens coupable que la CPI garde enchaîné l’innocent et juste GBAGBO pour te laisser en liberté, toi le chef rebelle.

La culpabilité est une émotion d’une puissance redoutable. Si tu peux décider de lui tourner le dos, mais à la première occasion, elle surgira de l’ombre pour te dévorer.

Certaines personnes se débattent pour comprendre d’où vient leur culpabilité. Elles cherchent à savoir quelle part d’eux-mêmes, consciente ou inconsciente, les a conduites à ce sentiment.

D’autres choisissent de la fuir s’arrangeant avec leur conscience jusqu’à ne plus en avoir du tout.

Cette culpabilité fait partie de toi. Tu t’en nourris.
La culpabilité fait partie de la lanterne qui éclaire ta route.
Ta conscience la porte comme une médaille de guerre.

Mais rassures toi, cher Capitaine-courage, quelque soit les données de l’équation, le résultat reste le même.
La côte d’Ivoire peut plus avoir confiance en toi.

Et je peux t’affirmer avec certitude, en ne te confessant pas devant le Président GBAGBO Laurent et le peuple, tu peux être rassuré que tu as entamé ton parcours de déshonneur comme chef de la rébellion qui a balafré notre Patrie.

Ton discours au Parlement de Yaoundé convainc clairement que tu as des faiblesses que tu essaies désespérément de combler.

Non, tu n’es pas Martin-Paul Samba,
Non, tu ne peux être Edandé Mbita,
Non tu ne vaux pas Ruben Um Nyobè ni Félix Moumié

Tu es un rebelle qui fait du meurtre de ses concitoyens son compagnon fidèle. Tu es et resteras un rebelle. Un rebelle répugnant.

Le rebelle qui tue. Le rebelle qui éventre des femmes. Le rebelle qui viole. Le rebelle qui pille.

Le rebelle responsable des crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire.
Le rebelle pour qui le sang des ivoiriens est sa source de vie.

Tu peux retenir que le passé est une chose sournoise. Il est gravé dans la pierre. Ton passé de rebelle sera raconté à nos enfants et petits enfants.

Ton passé de rebelle mettra éternellement en conflit avec ton présent de rebelle.
Et ton passé de rebelle te dévorera.

Dans l’espoir que tu me liras, capitaine-courage, prends courage car demain chantera ton statut de rebelle.

DIEU aime Gbagbo !

Koua Justin


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