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Lybie: Fallait-il tuer Kadhafi ? juillet 31 2014

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Par Jean Ping

L’élimination de Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011, a signifié la fin de son régime despotique, mais pas celle du chaos en Libye. Les dégâts collatéraux des raids aériens occidentaux affectent aujourd’hui tous les riverains du Sahara. Afin d’éviter un tel désastre, l’Union africaine avait proposé une solution politique, en passe d’aboutir au moment de l’intervention étrangère ; ce dont témoigne un acteur de premier plan.

kadhaffi.jpgEn 2011, en l’espace de seize jours, deux incursions militaires étrangères lourdes ont eu lieu dans l’espace souverain de l’Afrique, sans que l’Union africaine. considérée comme quantité négligeable, ait été consultée. Entre le 4 et le 7 avril, les troupes françaises intervenaient en Côte d’Ivoire. Quelques jours plus tôt, à partir du 19 mars, les forces de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), principalement françaises et britanniques, avaient commencé à bombarder la Libye. Pour l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, ces événements ont illustré « l’impuissance de l’Union africaine à faire valoir les droits des peuples africains face à la communauté internationale ». Pourtant, fait ignoré par les médias, dans ces deux conflits, l’organisation dont j’ai présidé la Commission de 2008 à 2013 avait formulé des solutions pacifiques concrètes, que les Occidentaux et leurs alliés ont écartées d’autorité.

Dès les premiers jours de l’année 2011, tout avait basculé en Afrique du Nord. Le 14 janvier, le président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali prenait la fuite. Médusée, l’Europe n’intervint pas. Le 10 février, en Egypte, M. Hosni Moubarak démissionnait. Le 12 février, la contestation gagnait la Libye voisine. Pour les Occidentaux, ce dernier soulèvement fut une aubaine : il leur permit de jouer à bon compte les héros humanitaires et de faire oublier leur soutien aux autres régimes dictatoriaux. Avec le vote de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), le 17 mars, ils pensaient avoir obtenu un feu vert pour entamer une danse macabre autour du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

«Afghanistan de proximité»

Parmi les protagonistes de ce conflit figuraient en premier lieu le Conseil national de transition (CNT) et ses révolutionnaires hétéroclites, qui avaient pour seul objectif commun de se débarrasser du tyran. Pour y parvenir, un soutien extérieur leur était indispensable.

En second lieu intervenaient la coalition occidentale et son bras armé, (…)

 Source: Le Monde-diplomatique.fr

Guinée: Un concert à la plage fait 23 morts à Conakry juillet 31 2014

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Une bousculade lors d’un concert organisé sur la plage Rogbané, à Taouyah, près de Conakry, a causé la mort d’au moins 23 personnes, mardi soir 29 juillet. Le gouvernement guinéen a décrété une semaine de deuil national après cet événement qualifié de « drame tragique ».

Les jeunes, des milliers, assistaient à un spectacle marquant la fin du mois de ramadan au rythme d’un groupe de rappeurs guinéens très populaire.

Partis pour l’Aïd el-Fitr - la fête célébrant la fin du mois de ramadan -, sur une plage de Conakry, les victimes, des jeunes pour la plupart, n’ont pas pu retourner dans leurs familles. Elles ont été tuées dans un mouvement de foule lors d’un concert auquel des milliers de jeunes gens s’étaient donné rendez-vous, au rythme d’un groupe de rappeurs guinéens. Les victimes sont mortes étouffées, piétinées et écrasées sous le poids de la marée humaine, sans que l’on sache à ce stade l’origine de ce mouvement.

Selon des sources hospitalières et sécuritaires, à minuit et quart, heure locale, le bilan était de 23 morts et de dizaines de blessés, évacués dans divers centres de santé et hôpitaux spécialisés.

 Une semaine de deuil décrétée

Le 31 décembre dernier, un événement similaire s’était produit sur une autre plage de Conakry, occasionnant d’autres morts sans que des sanctions exemplaires n’aient été prises. Cette fois, les autorités guinéennes semblent plus déterminées pour mettre fin à ce genre de spectacles qui endeuillent des familles.

Selon un communiqué de la présidence de la République, une semaine de deuil a été décrétée sur tout le territoire national et le responsable de l’agence guinéenne de spectacle est suspendu de ses fonctions. En attendant d’autres mesures plus fermes, le président guinéen a ordonné la fermeture de toutes les plages bordant la capitale guinéenne.

rfi

Cote d’Ivoire - Présidentielle 2015: « Devant une opposition fébrile, Ouattara verrouille tout par la ruse » juillet 30 2014

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Dans L’Inter N°4840 du Mercredi 23 au Jeudi 24 juillet, notre ami et frère Félix D. Bony a écrit un article qui m’a suffisamment troublé pour sa tendance contraire à la ligne éditoriale de ce journal que nous suivons depuis sa naissance. Issus du Groupe indépendant Olympe, L’Inter et Soir-Info sont, pour la lutte démocratique, des symboles d’une presse libre. Mais lorsque la ligne éditoriale semble prendre un virage à 180° pour se retrouver sur le même terrain que les journaux de partis, véritables trompettes des chapelles politiques, nous avons des raisons d’alerter la direction du groupe. L’Inter ne peut pas se transformer en un journal de parti. 

Côte-d’Ivoire Présidentielle 2015 – Ouattara verrouille tout par la ruse…

Il se doit de respecter ses lecteurs qui lui font confiance en restant sur une ligne indépendante. Pourquoi l’article de notre ami Félix serait-il partisan et non une analyse politique ? Pour deux raisons principales. D’une part, l’auteur a une lecture fausse de la réalité politique. Et d’autre part, il distribue des quolibets peu honorables aux partis de l’opposition ivoirienne. 

De la fausseté de la thèse du verrouillage stratégique des élections par Ouattara 
Selon mon ami, Ouattara aurait déjà gagné les élections parce qu’il ferait un grand travail de terrain et qu’il aurait mis en place une stratégie d’élargissement de sa base électorale au travers de la loi sur les chefs traditionnels et, certainement, celle sur les districts. De par ces deux lois et en plus du travail qu’il fait sur le terrain, le candidat du RDR aurait réussi à élargir sa base électorale parce qu’il les instrumentaliserait à des fins électoralistes en s’appuyant sur les personnes des rois et chefs de districts pour sa campagne. 

Cette assertion est fausse parce que fondamentalement, les dernières élections ont absolument prouvé que le vote est tribal et que les partis politiques s’inscrivent dans cette dialectique implacable d’instrumentalisation des ethnies. Cette pratique a même trouvé un nom puisque c’est Ouattara qui a parlé de « rattrapage ethnique ». Comment pourrait-il faire d’adhérer les autres ethnies à un vote non ethnique ? Ne serait-il pas les mépriser que de faire du rattrapage et penser que quelques millions de francs suffiraient à leur faire changer de position par rapport aux directives politiques de leur parti ? 

Ou alors pense t-on vraiment qu’un chef de village ou un directeur de campagne autochtone qui serait dans le camp adverse aurait plus de chance qu’un dissident de ces partis à emporter la base tribale vers le choix de sa dissidence ? La réponse est tout simplement non puisque les bases ethniques ont majoritairement voté le candidat de leur parti aux dernières élections. Voilà qui fonde la contradiction de la stratégie des partis politiques qui ont fait le choix de l’instrumentalisation à outrance des ethnies mais qui ont des ambitions nationales. Ce sont deux choses impossibles à marier. 

Si la cooptation de quelques cadres ne peut pas entraîner de facto l’adhésion des masses, certainement que l’alliance des dirigeants ethniques pourraient aussi avoir un effet positif. Là encore, il faut relativiser puisque l’adhésion suppose la reconnaissance de la justesse du travail fait par celui que l’on doit supporter. Et cela suppose que le candidat attirerait la sympathie par le sentiment de justice et de vérité que l’électorat éprouverait à son encontre. Cela fut le cas de Ouattara en 2010 et de Gbagbo en 2000 vis-à-vis de la base du PDCI. 

Voilà pourquoi les routes et le re-endettement excessif de la Côte d’Ivoire, après que nous soyons devenus PPTE par la faute des élites corrompues du système patrimonial, ne peuvent pas être source d’adhésion dans un contexte de frustration générale des populations autres que celles de la base du RDR. Cette frustration est d’autant plus prononcée que le RDR a géré et continue de le faire sans complexe et état d’âme. Dans un contexte où l’argent du nouvel endettement de la Côte d’Ivoire ne profite qu’aux entreprises et personnes strictement présentes autour de Ouattara, comment peut-on faire croire que les routes donnent à manger à personnes d’autres qu’aux siens ? Voila une autre raison qui explique que mon ami et frère Félix n’a pas raison puisque toute la Côte d’Ivoire non clanique crie à la famine. 

En tout état de cause, l’élargissement de la base sociale de l’électorat ne peut pas non plus se faire par une alliance avec la direction du PDCI. François Hollande, en parlant avec art, a bien dit à ceux des partis, qui ne seront pas sur la ligne de départ, qu’ils auront signé leur arrêt de mort. Le PDCI aura un candidat. Car si le plus vieux parti de la Côte d’Ivoire devrait se saborder pour le RDR, ses fondateurs se retourneraient dans leurs tombes et ses militants n’auraient plus rien à dire dans ce pays. 

Il importe aux journalistes de ne pas contribuer à conforter la thèse de la candidature unique parce qu’elle a échoué depuis la politique du rattrapage ethnique. Et les méthodes qui consistent à envoyer des illuminés insulter ou alors vociférer ne changera en rien la dynamique politique partisane. KKB n’est nullement une voix perdue mais certainement celle de la partie qui refuse de se soumettre à quelques arrangements que ce seraient de la part de la haute direction de leur parti. 

De la stratégie d’union de l’opposition contre le rattrapage 

Si la stratégie du RDR n’était que fonder sur la corruption des directions et cadres, le Président Ouattara ferait mieux de se préparer au pire. Car la politique de la corruption ne peut pas prédominer dans un espace idéologiquement hermétique. On peut même emmètre l’hypothèse que les nouveaux nationaux par déclaration, au mépris du code électoral qui ne leur permet pas d’être sur la liste pour 2015, seront ceux qui viendront compléter les 33% de Ouattara de 2010. 

Dans ce cas, il faudrait qu’ils soient plus de 20% de l’électorat et qu’il vote à 100% pour le RDR dans contexte abstention de l’électorat qui ne lui est pas favorable. En plus, il faudrait que le PDCI n’ait pas de candidat et que la base suive massivement les directives de la direction dans ce contexte général où les populations sudistes se sentent sous domination coloniale comme il ressort de nos rencontres récentes avec les jeunes et vieux de ces régions. Si au premier tour, le PDCI, le FPI et les partis non satellitaires du RDR de l’opposition, sont présents, comment Ouattara pourrait-il gagner ? 

Or il se trouve que cette opposition organisée en front uni a l’initiative aujourd’hui, en dépit des apparences. La convention du PDCI et les récents bruits au sein de la direction du FPI retardent l’officialisation de ce front de lutte contre le rattrapage ethnique, la violence étatique et la perte de repère pour notre pays. Le salut de notre peuple passe, irréfutablement donc, par une mobilisation extrême des masses pour la présidentielle de 2015 et alors la mutation stratégique de la scène politique nationale sera constatée. Le président François Hollande aura tout dit dans sa petite intervention que nombre de personnes n’auront pas compris. Sun Tzu a parlé de l’art des manœuvres invisibles. Le calcul simple de 2 contre 1 de 2010 impose en 2015 celui de 1 contre 3, n’est-ce pas? Où est alors la fébrilité de l’opposition dans tout cela ? 

Ouattara et sa mission historique ou le remake des désastres politiques précédents 
Le changement est en marche dans ce pays. Les actes désespérés des militants de base qui vont jusqu’à s’immoler par le feu nous prouvent que le changement des mentalités s’opère. La presse, loin de ne suivre que les choses apparentes, devrait plutôt être une boussole pour les gouvernants pour qu’ils sentent la direction du vent. Les vieilles méthodes que nous avons décriées ne cacheront pas le soleil de la liberté. Le verrouillage des institutions organisatrices des élections que sont le conseil constitutionnel et la commission électorale ne va pas dans la bonne direction. 

Si tant il est que notre pays est devenu champion dans l’humiliation de ses chefs d’états passés, sinon leur assassinat, il n’est pas juste de laisser le président Ouattara aller dans la mauvaise direction. Le temps de mohicans, dont il est le dernier me semble t-il, est révolu. Il reste d’organiser le pays sur des bases structurelles et institutionnelles pérennes pour lui permettre son décollage économique. Son rôle historique est ici dévoyé par ceux qui veulent l’instrumentaliser, à ses dépens, pour rester encore dans un pouvoir qui ne pourra que faire, de plus en plus, des choix contre la démocratie. 

S’il veut que son œuvre reste dans la durée, il a le choix d’organiser la réconciliation et la restructuration institutionnelle du pays. Voilà l’acte ultime qui le ferait entrer dans le panthéon des grands de cette Afrique moderne, en devenant le père fondateur de la 3ème république en convoquant un Marcoussis 2 pour permettre aux leaders de discuter des solutions idoines à la situation actuelle. Et cela va avec des décisions courageuses comme la libération des prisonniers politiques et une ouverture vers des institutions garantissant la légitimité du vote. Les autres voies sont mauvaises et tortueuses. J’ose croire que le Président Ouattara n’écoutera pas ceux qui chantent ses louanges aujourd’hui mais ceux qu’il sait ne se sont jamais compromis dans le jeu des compromissions mais ont toujours été du coté de la vérité. Et, il le sait, la vérité ne peut être verrouillée par qui que ce soit ! 

Dimanche 27 Juillet 2014 
Dr AHIPEAUD Martial Joseph 
Candidat déclaré à la présidentielle de 2015 
Président de l’Union pour le Développement et les Libertés

Cameroun: Assaut de Boko Haram au Cameroun: 16 morts juillet 30 2014

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Des membres présumés de Boko Haram ont mené une attaque sanglante, dimanche, à Kolofota, dans le nord du Cameroun. 16 personnes ont été tuées, selon un bilan dressé dimanche soir. Plusieurs otages, dont l’épouse du vice-premier ministre Amadou Ali, ont retrouvé la liberté dans des circonstances encore floues.

Le calvaire des otages camerounais enlevés par Boko Haram a finalement duré moins de vingt-quatre heures. Enlevés dimanche matin au cours d’un assaut particulièrement meurtrier de la secte islamiste dans la ville de Kolofata - située à l’extrême nord du Cameroun, à une dizaine de kilomètres du Nigeria -, ces derniers ont recouvré la liberté dans des circonstances qui sont encore, pour l’heure, assez floues.

L’attaque a fait 16 victimes

D’autant plus que leurs ravisseurs s’étaient montrés sans pitié, quelques heures plus tôt, semant la terreur lors de deux attaques simultanées visant la localité, vers 4 h 00 TU (5 h 00, heure locale). Les hommes armés ont pris d’assaut la maison du sultan Seiny Boukar Lamine, et celle d’Amadou Ali, le vice-Premier ministre. Parmi les otages que les assaillants avaient emmené dans leur retraite : plusieurs gendarmes, le maire de Kolofata, son épouse et ses deux filles, ainsi que l’épouse du vice-Premier ministre chargé des relations avec le Parlement, Amadou Ali.

Kolofata est lourdement endeuillée : 16 morts, selon un dernier décompte dressé dimanche soir, tard dans la soirée. Certains ont été égorgés, d’autres difficilement identifiables victimes, très certainement de tirs de roquettes. Dans une déclaration à la presse, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a dénoncé une « attaque d’une violence inqualifiable » et assuré de la « détermination » du gouvernement à « combattre sans répit » contre Boko Haram.

 rfi

Lybie: La Tunisie adopte un plan pour rapatrier les tunisiens vivant en Lybie juillet 30 2014

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La Kasbah, — Le chef du gouvernement provisoire, Mehdi Jomaa, a appelé, dimanche, lors de la réunion de la cellule de crise, à mettre en exécution le plan visant à assurer le retour des Tunisiens de Libye, avec l’efficience requise.

Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, le plan prévoit, également, le rapatriement de réfugiés étrangers à partir des aéroports tunisiens et la maîtrise du flux des déplacés après la détérioration de la situation sécuritaire en Libye.

A l’issue de l’examen des derniers développements en Libye et sur la frontière avec la Tunisie, le chef du gouvernement a recommandé d’accorder la priorité au retour des Tunisiens de Libye, de mettre en place une cellule de contact avec leurs familles et de créer un numéro vert. Jomaa a appelé à un surcroit de vigilance au niveau des postes frontières avec la Libye, plus particulièrement celui de Ras Jedir.

La réunion s’est déroulée en présence des ministres de l’Intérieur, de la Défense nationale et des Affaires étrangères, ainsi que du ministre chargé de la sureté.  

Tunis Afrique Presse

 

Afrique du Nord: Les pays voisins craignent une contagion de la crise juillet 30 2014

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Comment aider la Libye à sortir des violences ? C’est la question posée lors de la 3e conférence ministérielle des pays voisins de la Libye alors que des groupes armés s’affrontent pour le contrôle de l’aéroport de Tripoli.

Cette réunion à huis clos se tient, dimanche et lundi à Hammamet, en Tunisie, avec des responsables venus d’Algérie, d’Egypte, du Soudan, du Tchad, du Niger, aux côtés de ceux de la Ligue arabe et de l’Union africaine.

Faire cesser les violences en Libye, la débarrasser de ses armes lourdes et renforcer les institutions de l’Etat : voilà ce qu’ambitionnent ses voisins. Ils comptent créer un nouveau mécanisme commun de contrôle des frontières ainsi qu’un dialogue national libyen.

Car tous se sentent menacés, ils craignent une contagion de la crise libyenne et évoquent la porosité des frontières, la circulation d’armes.

Actuellement, la coopération avec Tripoli pâtit du manque d’institutions et d’interlocuteurs, confie d’ailleurs le secrétaire d’Etat tunisien aux Affaires étrangères, Faiçal Gouia.

 

Concrètement, deux commissions d’experts seront prochainement mises en place, l’une sécuritaire, l’autre politique. Elles émettront des recommandations au ministre tunisien des Affaires étrangères, Mongi Hamdi, chargé de coordonner leurs actions.

Le ministre libyen absent en raison des violences

Le tout se fait en concertation avec les autorités de Tripoli représentées lors de cette réunion par l’ambassadeur de Libye à Tunis, Mohamed al-Maaloul.

Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Abdelaziz, n’ayant pas pu prendre son avion en raison de la fermeture de l’aéroport de la capitale où continuent les combats.

Prochain rendez-vous des pays voisins de la Libye : mi-août au Caire. L’occasion de présenter les recommandations des commissions sécuritaire et politique.

rfi

Lybie: L’Interview du diplomate francais qui revele le chaos en Lybie juillet 29 2014

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Interview de Patrick Haimzadeh, ancien diplomate français à Tripoli, auteur en 2011 de l’ouvrage Au cœur de la Libye de Kadhafi, paru aux éditions Jean-Claude Lattès

lybie4.jpg Les combats qui impliquent des milices rivales ont fait une centaine de morts depuis une semaine en Libye. L’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne, les Pays-Bas ou encore les Etats-Unis, ont appelé leurs ressortissants à quitter le pays. Pour Patrick Haimzadeh, ancien diplomate français à Tripoli, auteur en 2011 de l’ouvrage Au cœur de la Libye de Kadhafi, paru aux éditions Jean-Claude Lattès, la situation est particulièrement critique.

 Etes-vous encuore en contact avec la population libyenne ?

Oui, je suis en contact avec certaines personnes. Aussi bien des gens qui ont rejoint les milices que d’autres qui sont extrêmement déçus et amers, qui ont cru à un moment donné en 2011 que la Libye se porterait mieux après Kadhafi et qui, maintenant, ont du mal à voir un avenir dans ce pays.

Et le quotidien por les populations, comment se traduit-il aujourd’hui ?

Le quotidien à Tripoli commence à devenir de plus en plus difficile. Il y a un approvisionnement en carburant qui est extrêmement perturbé, donc il y a des files d’attente très importantes aux pompes à essence. Bien sûr les gens qui ont des armes essaient de passer devant… et ça entraîne des combats. Il doit y avoir le problème de l’électricité également, parce que ça dépend aussi de l’approvisionnement en hydrocarbure. La Libye n’est pas autonome en matière de pétrole raffiné.

 

Pour l’instant à Tripoli, au niveau des vivres, il y a encore de quoi faire. Les hôpitaux ne sont pas encore débordés, car ils ont l’habitude de s’adapter. Ils ont quand même vécu une guerre en 2011. Dans le grand sud par contre, il y a des gros problèmes d’approvisionnement. Donc il commence effectivement à y avoir des conséquences humanitaires.

Le climat s’est profondément dégradé, encore plus depuis les élections législatives du 25 juin où les islamistes ont été largement battus par la mouvance civile. Est-ce vraiment ces résultats qui ont mis le feu aux poudres ?

Non. Tout d’abord il faut savoir que depuis trois ans il y a une dégradation quasi constante de la situation sécuritaire après les quelques mois de grâce qui ont suivi la mort de Kadhafi. Ce que je pourrais dire c’est qu’il y a environ deux mois, il y a eu ce coup de force du général Haftar, qui est un ancien général dissident et de Kadhafi, qui a voulu engager le combat contre ceux qu’il a désignés comme étant des milices islamistes, en regroupant un petit peu dans cette mouvance toute la tendance islamiste, dont le spectre est très large.

Je dirais que cette action qui a commencé dans l’est a radicalisé les positions. Il y a une bipolarisation des combats entre ceux qui se prétendent proches de ces milices et qui ont une vraie légitimité révolutionnaire, puisqu’ils ont été au cœur des combats en 2011, et puis ceux qui ont fait allégeance, peut-être pas au général Haftar lui-même, mais en tout cas en cette opération du nettoyage de la Libye de toute la mouvance islamiste.

Je pense qu’il ne faut pas non plus donner trop de crédit à ces élections. Il faut savoir qu’il y a une participation qui n’a pas dépassé les 10 % pour l’ensemble du pays. Donc ces élections n’ont absolument aucune représentativité. Et donc ce clivage qu’il y a eu suite à l’action du général Haftar n’a fait que se renforcer. Les combats qui se déroulent à Tripoli en sont à mon sens aussi une des conséquences.

Vous évoquiez les milices. Qui compose aujourd’hui ces milices qui s’affrontent et que les autorités libyennes n’arrivent pas à contrôler ?

Je ne parlerais pas d’autorité libyenne puisqu’il n’y a pas d’autorité libyenne. Il n’y a pas de pouvoir central. C’est justement ça le problème. Donc effectivement, ces milices ont supplanté les autres acteurs.

Il y a eu des milices qui se sont constituées pendant la guerre de 2011 elle-même, pendant la guerre civile. Puis il y a eu des milices qui se sont constituées juste à la chute du régime, parfois même d’ailleurs par des gens qui s’étaient battus pour Kadhafi avant. Et puis il y a des milices qui se sont constituées après, justement pour occuper le terrain dans certaines zones. Donc je dirais que dans ces milices il y a différentes populations. Mais en tout cas, elles se caractérisent toutes par une même envie de défendre leurs intérêts, qu’ils soient politiques locaux, d’influence ou des intérêts économiques pour certaines.

Principale composante de la Libye, les tribus. Comment tout cela s’articule aujourd’hui ?

Là aussi c’est beaucoup plus compliqué que ça puisque les tribus ont une importance en zone rurale. En zone urbaine c’est autre chose. Parfois, il s’agit de petits chefs de guerre, de quartiers. Et des gens, encore une fois, qui ont acquis une légitimité comme chefs durant la guerre de 2011. Alors ensuite, effectivement, la milice devient parfois une seconde tribu pour des jeunes qui l’ont rejointe et qui trouvent une identité, une rétribution. Et puis aussi n’oublions pas qu’il y a une addiction à la violence. Chez certaines personnes qui se battent maintenant depuis trois ans, à chaque petite étincelle reprennent les armes et reprennent les combats.

Vous le disiez, la Libye n’a jamais été aussi divisée depuis 2011. Qu’est-ce qui pourrait aujourd’hui stabiliser la situation ?

 

Je ne sais pas. Ça fait plus de trois ans que je dis qu’effectivement la situation va s’aggraver, donc cette situation ne me surprend guère. Maintenant, savoir comment revenir en arrière, c’est extrêmement difficile. Une fois qu’on a dépassé un certain seuil de violence, il y a une logique effectivement de vendetta qui s’installe. Il faut venger les morts et puis plus de violence appelle toujours plus de violence.

Donc je vois mal maintenant ce qui pourrait mettre un terme à cette violence, si ce n’est au bout d’un certain nombre d’années, la lassitude. La lassitude de la violence comme on eu dans d’autres guerres civiles au Liban ou en Algérie, où effectivement, on a été trop loin et les gens ont eu envie de revenir à la paix civile.

Il y a quelques jours, le gouvernement se disait disposé à faire appel à des forces internationales pour rétablir la sécurité. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut encore intervenir de l’extérieur ?

Le gouvernement a dit ça, mais là aussi il dispose d’une légitimité très faible pour le faire. Et je pense que ce serait le scénario le pire, puisqu’une intervention étrangère ne ferait que radicaliser les positions des uns et des autres. Il y aurait des morts bien sûr, parce que les Libyens dans leur grande majorité ne veulent pas d’intervention sur leur sol.

S’il fallait envoyer des forces, ce serait en nombre considérable. Quand on voit le nombre de soldats qu’il a fallu pour à peu près contrôler le Kosovo, ce serait des dizaines, voire des centaines de milliers d’hommes qu’il faudrait. Il s’agirait de remettre le pays sous mandat de l’ONU. Mais je pense que c’est totalement irréaliste. A mon avis, avec une chance de succès très faible, puisque ça ne pourrait que de toute façon encourager la poursuite des violences.

Avec rfi

Afrique: YALI 2014 - Obama reçoit 500 jeunes leaders africains juillet 29 2014

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Le sommet de Washington se fait dans le cadre de la Young African Leaders Initiative lancée par le président américain en 2010.

Le président Barack Obama va annoncer la création de quatre centres régionaux pour le Leadership. Ils seront basés au Ghana, au Sénégal, au Kenya et en Afrique du Sud.

A partir de 2015, ces centres permettront aux jeunes Africains sélectionnés d’apprendre le fonctionnement des institutions africaines et américaines. Il y aura aussi des programmes de stages pour donner des opportunités professionnelles à la jeunesse.

Le programme Washington Fellowship for Young African Leaders va être rebaptisé en l’honneur de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela.

Le nombre de participants va être doublé à partir de 2016, pour atteindre 1000 jeunes leaders formes chaque année.

VOA

Libye: Plus de 100 morts en deux semaines de combats entre milices juillet 28 2014

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Plus de 97 personnes ont été tuées et  400 autres blessées depuis le déclenchement le 13 juillet de combats entre milices rivales pour le contrôle de l’aéroport de Tripoli, selon un bilan établi dimanche par le ministère de la Santé.

lybie2.jpgCe bilan est basé sur les rapports de huit hôpitaux publics à Tripoli et ses banlieues, et ne prend pas en compte les victimes traitées dans des hôpitaux de campagne ou dans d’autres villes.

Par ailleurs, plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni et l’Allemagne, ont enjoint leurs ressortissants de quitter la Libye, où un convoi de l’ambassade britannique a été attaqué dimanche, tandis que les Etats-Unis ont évacué leur personnel diplomatique samedi.

Agences

Libye: plusieurs pays européens appellent leurs ressortissants à partir juillet 28 2014

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Plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni et l’Allemagne, ont enjoint leurs ressortissants de quitter la Libye, où un convoi de l’ambassade britannique a été attaqué dimanche.

lybie.jpg“La situation est extrêmement imprévisible et incertaine”, a souligné dimanche le ministère allemand des Affaires étrangères. “Les ressortissants allemands encourent un danger accru d’enlèvements et d’attentats”.

Londres a aussi appelé les ressortissants britanniques en Libye à “partir maintenant par des moyens privés”, déconseillant tout voyage dans ce pays, dans de nouvelles recommandations publiées samedi soir sur le site du Foreign Office.

La France appelle à “la plus extrême prudence”

La Belgique avait recommandé dès le 16 juillet à ses ressortissants de quitter la Libye. La Turquie, l’Espagne et Malte émettent la même consigne.

Les Etats-Unis ont quant à eux évacué samedi sous escorte aérienne tout le personnel diplomatique de leur ambassade en Libye. Il s’était retrouvé pris depuis le 13 juillet au milieu de violents combats entre milices rivales sur la route de l’aéroport de Tripoli.

De nombreux pays européens déconseillent les voyages en Libye, comme le Portugal, l’Autriche, la Roumanie, la Suisse, les Pays-Bas, la Suède, la Norvège, le Danemark et la Finlande.

La France de son côté n’a pas émis de tel conseil mais a appelé les voyageurs en Libye à “la plus extrême prudence” et déconseillé les déplacements dans plusieurs zones du pays, notamment Benghazi (est), où un Français a été tué en mars.

L’Italie invite aussi ses ressortissants à “limiter au maximum les déplacements sur le territoire (libyen), même dans les villes” et à “se tenir informés en permanence de la situation sécuritaire”.

AFP



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