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Crise au FPI / Le prof Dedy Seri se prononce pour l’exclusion de Pascal Affi N’guessan décembre 31 2014

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 lg3.jpgLaurent Gbagbo

I. CONTEXTE

D’abord strictement interne puisqu’elle opposait deux groupes de la même famille politique, la crise qui secoue et déstabilise le FPI depuis maintenant six mois, a revêtu par la suite un caractère national avec le report du 4ème Congrès ordinaire, par voie judiciaire à la demande du président sortant Affi N’Guessan, avant de devenir enfin internationale, via la polémique autour de l’authenticité du dossier de candidature du président Laurent Gbagbo à la présidence du FPI.
Pour avoir suivi au jour le jour l’enchaînement des faits ; pour avoir fait partie du Comité de Médiation qui a tenté de faire « laver le linge sale en famille », la Cellule Universitaire de Recherche et de Formation Politique du FPI (CURFP) note que cette crise a causé d’immenses torts au FPI, à la Côte d’Ivoire voire à l’Afrique en termes de stagnation du combat pour la normalisation de la vie politique, la libération de Laurent Gbagbo et ses camarades injustement incarcérés, la réconciliation nationale et la capitalisation de nombre d’événements survenus ici et ailleurs dans le monde, notamment sur le continent africain, depuis juillet 2014.
Par la présente déclaration, la CURFP entend donner sa position face à une crise qui va crescendo et dont l’opinion pense que de son issue dépend l’avenir de la Côte d’Ivoire, le FPI étant la seule force alternative crédible sur l’échiquier politique national. Si la CURFP donne de la voix seulement maintenant, c’est par souci de respect de principes méthodologiques élémentaires qui s’accommodent difficilement de préjugés et de procès d’intention. Ces principes s’énoncent comme suit :
- il n’y a pas d’organisations sociales sans crise ; la crise du FPI, en tout cas dans les premiers moments, était interprétée par Affi N’Guessan lui-même comme la preuve de la vitalité de la démocratie au sein de notre parti. Ceci est d’autant plus vrai que le FPI, dans ses textes fondateurs, met en avant les débats démocratiques d’où se dégagent les décisions consensuelles ;
- la vérité historique se trouve dans la durée ; il était dès lors difficile au début, de distinguer clairement le sérieux de l’insignifiant ou de l’anecdotique, la rumeur de la vérité, les tendances lourdes de faits passagers ;
- il n’y a pas d’événements sans cause. Or, la mise en évidence des facteurs explicatifs desdits événements, surtout lorsque ces derniers sont en train de se dérouler, exige beaucoup de circonspection et de temps d’observation. Il en est ainsi parce que dans leurs discours, les acteurs, notamment ceux avec les pires intentions, mettent à profit des procédés pour masquer leur agenda personnel. Parmi ces stratégies discursives, il y a la restriction mentale qui brouille les pistes de recherche de la vérité. La restriction mentale est « un acte par lequel on émet une opinion contraire à sa conviction en utilisant des arguments dont la présentation formelle ne constitue pas un mensonge » (Le Petit Robert) ; en d’autres termes, la restriction mentale est « une façon de tromper sans être un mensonge pur et simple » : elle est tergiversations, ambiguïtés, mauvaise foi, prestidigitations, louvoiement, caméléonisme intellectuel et/ou comportemental, etc.
La CURFP donne sa lecture des événements et prend position, seulement maintenant, parce qu’elle estime avoir réuni un corpus de tendances et faits significatifs sous le triple rapport moral, éthique et politique. Il s’agit de tirer les leçons qui s’imposent. Autrement dit, la position de la CURFP découlera de la présentation des faits, de leur analyse et confrontation avec le contexte actuel et les enjeux du futur.

II. LES FAITS

II.1. Observations préliminaires

À sa sortie de prison, le 6 août 2013, Affi N’guessan a assuré qu’il ne retournerait plus dans les geôles du régime Ouattara. Pourquoi a-t-il dit cela ? Parce que, selon une source diplomatique, « Affi a été retourné » : des puissances étrangères lui ont tout promis, y compris leur soutien à sa candidature pour la présidence ivoirienne de 2015. En contrepartie, Affi devait « rompre définitivement avec la doctrine du FPI » ; sa candidature sera d’autant bien accueillie que « Paris et Washington, conscients du fait que les nombreux Akan qui constituent l’électorat du RHDP sont très mécontents de l’alliance PDCI-RDR, estiment qu’un candidat issu de la communauté Akan comme Affi N’guessan et ayant rompu avec Gbagbo, pourrait permettre à ce dernier de l’emporter contre Alassane Ouattara ou contre une personnalité issue de son camp » (In Le Temps, N°3363 du 10 décembre 2014, p.3). En tout état de cause, Affi entreprit des tournées de compassion et de remobilisation fort appréciées dans l’ensemble. Mais déjà quelques doutes s’étaient fait jour surtout à l’occasion de débats sur trois dossiers brûlants : le projet des États Généraux de la République (EGR) ; la reprise du dialogue avec le pouvoir et ses parrains dont l’ONUCI ; la question du boycott du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-2014). En effet, sans en avoir parlé au préalable avec ses camarades du Secrétariat Exécutif, Affi a lancé, via la presse, l’idée des EGR. Interpellé sur cette méthode anti-démocratique, le président du FPI a reconnu ses erreurs, promettant de faire mieux à l’avenir.
Le deuxième dossier qui a altéré davantage les rapports entre Affi et ses camarades de la Direction du parti, a été la reprise du dialogue politique FPI-Gouvernement. C’est qu’avant la mise en liberté provisoire d’Affi N’guessan, la Direction intérimaire avait rompu le fil du dialogue pour la bonne raison que les choses n’avançaient pas et que les décisions consensuelles prises antérieurement n’avaient connu aucun début de mise en œuvre de la part du gouvernement. Pour des raisons qui lui sont propres, le président Affi a passé outre cette exigence pour rencontrer les autorités, arguant qu’en sa qualité de premier responsable du parti, il pouvait prendre les initiales qu’il juge nécessaires quant à la bonne marche du FPI. Or, ce faisant et en piétinant les résolutions antérieures prises par les instances du parti, il piétinait à la fois les statuts et règlement intérieur du FPI (art. 4 et 5 des statuts) et affaiblissait consciemment le FPI, une force que l’ONU et la communauté internationale avaient appris à respecter, notamment depuis le succès du boycott des élections législatives et municipales.
Le troisième et dernier dossier sensible, traité de façon anachronique et au mépris des instances du parti par le président Affi N’guessan, est le boycott du RGPH-2014 : sous prétexte qu’il faut reprendre le dialogue à tout prix, Affi N’guessan a pris le contrepied du FPI en demandant la levée du boycott d’une opération manifestement anti-démocratique et qui préparait la naturalisation de trois millions d’étrangers, ces présumés apatrides du régime Ouattara. Nous étions en fin mai début juin 2014. Et se voyant souvent mis en minorité, Affi N’guessan se résolut à diriger le FPI de façon plus libre, indépendante donc autoritaire et anti-démocratique, par le vaste réaménagement technique du Secrétariat Général, le 4 juillet 2014 ; à la manière d’un PDG qui se sépare, sur l’humeur d’un soir, de ses employés les plus turbulents et donc les moins dociles. Telle est l’origine de la fronde de juillet-août-septembre 2014.

II.2. L’implication de la CURFP dans le règlement de la crise

Pendant plus d’un mois – 35 rencontres nocturnes totalisant 105 heures de négociations –, d’éminentes personnalités de la Gauche ivoirienne, avec à leur tête le Doyen Bernard Dadié, ont tenté et réussi à rapprocher Affi N’guessan et ceux qu’on appellera les « Frondeurs ». Avant la mise en place de ce Comité de Médiation, la CURFP s’est autosaisie et a rencontré le président Affi, lui demandant instamment de rapporter sa décision de limogeage d’une quarantaine de cadres du FPI. La CURFP rappelle que le président Affi a opposé un refus catégorique à cette proposition, au motif qu’il était de son droit d’agir comme il entend, chaque fois qu’il risquait d’être mis en minorité lors des débats internes. Aveu de déni de démocratie ! Mais en fin de compte, il s’est soumis à l’ensemble des recommandations du Comité de Médiation ainsi qu’aux autres directives, dans la perspective du 4ème Congrès, seule instance habilitée à régler toutes les questions y compris la ligne idéologique et celles liées aux processus électoraux de 2015, etc.

II.3. Les offensives anti-FPI et anti-Gbagbo qui interdisent désormais le doute

Aussi curieux que cela pût paraître, c’est pendant la période préparatoire du Congrès que le président Affi a posé les actes les plus attentatoires à la stabilité, à l’honorabilité et à la cohésion du parti :
- la nomination d’un représentant du FPI à la CEI alors que le Comité Central avait voté contre une telle démarche lors de sa réunion du 13 septembre 2014 ;
- des propos contradictoires révélant la volonté de Affi N’guessan d’aller à la présidentielle de 2015, parce qu’il fallait « tourner la page du président Laurent Gbagbo », aller de l’avant pour éviter au FPI une affreuse traversée du désert ;
- sa rhétorique sur l’émotivité comme caractéristique principale mais contreproductive des militantes et des militants du FPI ; celle aussi sur l’éthique de la responsabilité (revendiquée par Affi et dans laquelle il inscrit ses choix et actes) contre l’éthique des principes (jugée obsolète par lui et rapportée au président Laurent Gbagbo).
- ses interventions publiques évoquant la parabole de la veuve qui s’accroche désespérément au cercueil de son défunt mari.
Par ailleurs, alors qu’il affichait ses intentions collaborationnistes par des demi-vérités et autres procédés de masquage, Affi N’guessan se fera plus audible et plus visible sur le chemin de la rupture d’avec son ancien parti. Une dizaine d’actes permettent d’affirmer qu’il a définitivement tourné le dos au FPI :
- premièrement, il s’est opposé à la mise en œuvre de toutes les décisions prises par les instances du parti. Les réactions de désapprobation étaient considérées comme une réponse de gens incultes ou conservateurs ayant peur de moderniser leur parti, accrochés qu’ils sont à une conception « patrimonialiste ou messianique » du parti ;
- deuxièmement, il a mené et continue de mener des actions en justice contre son propre parti, alors qu’il sait pertinemment ce que de telles actions signifient sur le double plan symbolique et pratique. En effet, dans les traditions africaines, la justice coloniale ou néocoloniale est vue comme une forme d’animalisation de l’homme. La prison qui est une des conséquences des procès est très négativement perçue. Il est symptomatique de noter que la prison se dit « maison des excréments humains », c’est-à-dire le lieu de négation de l’être humain : « binsua » des Agni, « gnilibhita » des Bété, « bökon » des Gouro, « sob-elem » des Adioukrou, « N’mih-châ » des Krobou, « Kaha-so » des Malinké, etc. Bien plus, en demandant à la justice des vainqueurs du régime Ouattara de reporter le Congrès du FPI, Affi N’guessan - qui n’ignore pas la cruauté et la méchanceté d’une politique de rattrapage ethnique aux antipodes de la République - annonçait ainsi une rupture sans appel d’avec son parti. Avant cette action, il avait déposé une réclamation en annulation de la candidature de Laurent Gbagbo, soulignant le fait que Laurent Gbagbo en prison ne pourrait valablement diriger le parti ; et comme il fallait s’y attendre en contexte de « Justice des vainqueurs », c’est chose faite depuis le 29 décembre 2014, cette justice ayant ordonné « le retrait de la candidature de Laurent Gbagbo dans le cadre du 4ème Congrès du FPI ».
- troisièmement, de sources bien introduites, Affi N’guessan, à l’avant-veille du 4ème Congrès, était sur le point de se désister en faveur de Laurent Gbagbo lorsqu’il s’est rétracté, au motif qu’il est sous pression, sans dire de la part de qui et pour quelle raison ;
- quatrièmement, Affi N’guessan a déclaré en privé qu’il ne se reconnaissait pas dans les exigences ou préalables de la Direction Intérimaire ; que sa culture d’appartenance ne lui permet pas de se montrer aussi peu accommodant et peu docile que l’ensemble de ses camarades de lutte ;
- cinquièmement, selon la Lettre du Continent (N° 696 du 17 décembre 2014), le président Affi se trouve désormais dans les bonnes grâces du régime Ouattara. En effet, dans cette crise factice qu’il impose au FPI, le ministre Koné Bruno lui a apporté son soutien ferme à l’Ambassade du Japon ;
- sixièmement, Affi N’guessan a déclaré sur Vox Africa, une télévision camerounaise, que « Laurent Gbagbo n’est pas un préalable à la réconciliation nationale (…). Au FPI, nous ne faisons pas de culte de personnalité » ;
- septièmement, Affi N’guessan a fait limoger, le 17 novembre 2014, César Etou alors PCA et DG intérimaire du quotidien Notre Voie, au motif que le journaliste a fait publier le document annonçant officiellement la candidature de Laurent Gbagbo à l’élection du président du FPI au 4e Congrès ordinaire dudit parti, initialement prévu du 11 au 14 décembre 2014 ;
- huitièmement, fermé du 11 au 15 décembre et ouvert à nouveau, le QG du FPI a été fermé le samedi 20 décembre sur ordre d’Affi N’guessan, aux Femmes de l’OFFPI qui ont dû tenir leur Assemblée Générale Extraordinaire à même le sol et sous la canicule. Le président Affi procédera de la même manière le 24 décembre 2014, vis-à-vis du docteur Assoa Adou qui fut obligé de faire un point de presse hors du siège, devant une maison inachevée ;
- neuvièmement, Affi considère que ses camarades, qui « entrent en transe » chaque fois qu’on évoque le nom de Gbagbo, ne savent pas que ce dernier ne reviendra pas avant 2020 ; qu’au lieu d’intégrer le jeu politique en place pour pouvoir ré-émerger un jour, ils s’accrochent à Laurent Gbagbo avec le slogan « GBAGBO OU RIEN » oubliant que c’est l’Occident qui a toujours fait et défait les chefs d’État africains ; que Laurent Gbagbo lui-même doit sa libération en 1992 au vice-président américain Al Gore. En clair, Affi soutient fermement que pour exister et aller de l’avant, le FPI doit oublier Laurent Gbagbo : s’il ne prend pas en marche le train du jeu politique, il va être confronté, pour longtemps encore, au mieux à une sévère traversée du désert, et au pire, disparaître purement et simplement de la scène politique nationale.
- dixièmement, Affi N’guessan a refusé de produire, pour adoption par le Comité Central avant les assises du 4e Congrès ordinaire, son Rapport moral et financier à l’issue de treize (13) années de gestion du FPI.

III. NOTRE ANALYSE

En se fondant sur les faits qui précèdent, la CURFP affirme que le président Affi N’guessan est l’otage d’un « deal » qui le met en conflit avec son propre parti. Mais pour masquer la triste réalité de la trahison, il use désormais de la restriction mentale, se déchaine contre le FPI, ses instances et Laurent Gbagbo : là où la séduction échoue, surgit généralement la violence vengeresse qu’il est possible de déconstruire, tôt ou tard.

III.1. Affi N’guessan et sa courte théorie de l’émotion contreproductive

Mettant à profit la restriction mentale, son procédé favori pour cacher ses intentions réelles, Affi N’guessan considère que le rejet de sa nouvelle orientation idéologique, par ses camarades, relève plus de l’émotion-irréflexion que de la raison-réflexion. Cela l’irrite d’autant plus qu’il est sous le charme de cette courte théorie selon laquelle l’émotion serait le pire des malheurs qui puissent frapper un individu ou une communauté. On peut sans doute comprendre Affi N’guessan, mais nullement l’excuser : il tape ici sur une enclume vide, car l’action et la réflexion ne sont pas aussi séparées l’une de l’autre ; l’émotion n’est pas exclusivement nègre par rapport à la raison qui serait typiquement occidentale. Sinon comment expliquer que les Etats-Unis, sous le choc des attaques du 11 septembre 2001, fussent entrés immédiatement en guerre contre Al-Qaeda et les Talibans ? Comment expliquer qu’à la suite de la décapitation de leurs otages par les forces djihadistes, les Etats-Unis et leurs alliés aient décidé de former la Coalition internationale actuellement en guerre contre l’État Islamique ? Comment Affi N’guessan explique-t-il le refus catégorique des Occidentaux de coopérer avec le régime de Bachar al-Assad, pourtant confronté à la même barbarie djihadiste ? Finalement les ennemis de leurs ennemis demeurent étrangement leurs ennemis ! Par ailleurs, Affi N’guessan oublie-t-il l’histoire selon laquelle l’électronicien Alexander Graham Bell inventa l’appareil auditif à cause de la surdité de sa mère et de sa femme ? En tout état de cause, Affi N’guessan devrait savoir que, très sensible, l’artiste-poète-musicien-électronicien Bell, devint un acousticien par la force de l’émotion suscitée par un handicap survenu dans sa famille.
Ce n’est pas tout. Affi N’guessan ne peut pas dire que c’est après mûre réflexion qu’il a porté plainte contre les quotidiens LG Infos et Le Temps – journaux qui ont pourtant lutté pour sa libération – pour diffamation. Il ne convaincra personne non plus quant à l’objectivité et au sérieux du limogeage de César Etou qui a diffusé ce qu’il ne voulait pas voir, à savoir la lettre officielle du président Laurent Gbagbo confirmant sa candidature à la tête du FPI. En définitive, Affi N’guessan fait du bruit pour rien. Il arbore des habits à la mode moderniste, à la fois pour plaire à ses nouveaux maîtres, se faire plaisir à lui-même et embarquer le maximum de militants FPI dans sa fuite en avant. Affi N’guessan s’inscrit dans une relation alimentaire, sans aucun lien avec le socialisme démocratique sur lequel il est obligé de cracher aujourd’hui.

III.2. Affi N’guessan allergique aux cultures de la revendication et de la contestation

Dans les premiers moments qui ont suivi sa sortie de prison, le président Affi n’a eu de cesse de dire en privé, qu’il ne se reconnaît pas dans l’intransigeance maximaliste d’un FPI qui pose comme préalable à toute collaboration avec le pouvoir en place, la résolution de biens des points conflictuels phares : le dialogue politique, la libération de Laurent Gbagbo et des autres prisonniers politiques, la levée du gel des avoirs bancaires, la libération des biens meubles et immeubles occupés par l’Etat et ses dozos, etc. Ces exigences seraient aux antipodes de sa culture d’appartenance. En se démarquant ainsi de la grande majorité de la direction du parti, Affi s’est déboutonné idéologiquement : il n’est pas démocrate ou socialiste puisqu’il s’est affirmé comme un continuateur des administrateurs coloniaux. Ces derniers ont en effet opéré une classification des peuples africains à partir de prétendus caractères ethniques. Evoluant dans leur sillon, Affi distingue, au sein d’un FPI confronté à des défis sans nom, des ethnies congénitalement violentes, émotives, intransigeantes, par opposition à des modèles comportementaux doux, souples, civilisés, accommodants. Ici, Affi N’guessan ne sait pas qu’aucune ethnie, aucune institution sociale n’est jamais totalement positive ni totalement négative et que le Bien et le Mal n’ont pas de frontières (Albert Memmi). Décidément, un tel homme, prompt à hiérarchiser au lieu de rassembler les communautés de base dans une perspective multiculturaliste et de solidarité, n’est pas apte à diriger un parti socialiste et démocratique comme le FPI, engagé dans le combat contre la domination et l’injustice d’où qu’elles viennent et sous toutes leurs formes (art. 4 des statuts du FPI).

III.3. Affi fait l’éloge de la capacité de nuisance de l’Occident

Comme pour renvoyer aux calendres grecques le noble combat de Laurent Gbagbo et de ses illustres devanciers, Affi N’guessan tente d’intimider les Militants du FPI, les Patriotes et les Démocrates, en agitant le spectre de l’intolérance de l’Occident vis-à-vis d’une Afrique résistante mais mise au pas pour l’éternité. Si tant est qu’il est conscient de la vacuité et du caractère dérisoire de toute lutte pour la dignité et l’indépendance de l’Afrique, qu’est-ce qui lui permet de croire que le FPI accédera au pouvoir d’Etat en accompagnant Ouattara dans le contexte actuel ? Affi N’guessan ignore sûrement la loi de la dialectique selon laquelle ce que veut chaque individu ou groupe d’individus, est contré par chaque autre et qu’« à plaie non guérie, remède infini ». Plus significativement, Affi N’guessan semble insinuer par ses menaces et autres intimidations que l’Occident est un bloc historique homogène, qui fonce toujours et partout sur tout ce qui bouge. Faux ! Sinon, il n’y aurait pas eu en Occident de mouvements anti-esclavagistes, anti-impérialistes, anti-mondialistes, c’est-à-dire anti-capitalistes.
Au lieu d’avouer, au départ, qu’il est dans un agenda personnel ou qu’il a trempé dans un deal qui l’éloigne désormais de la ligne du FPI, Affi N’guessan déclare qu’il n’est pas d’une culture de contestation et de revendication, à l’inverse du modèle comportemental de ses camarades qui, selon lui, mènent des actions intempestives et contreproductives.

III.4. À propos du culte de la personnalité

Pour des raisons qui lui sont propres, Affi N’guessan refuse d’admettre que Laurent Gbagbo fait partie des héros fondateurs historiques de leur peuple. Par ignorance ou par mauvaise foi, il adoube le complexe de supériorité ou l’arrogance des pouvoirs occidentaux parlant dédaigneusement de culte de la personnalité à propos des honneurs et hommages que la Galaxie patriotique africaine rend à ses héros dont Laurent Gbagbo. Comme s’il y avait une différence de nature entre, d’une part, les actes posés respectivement par George Washington, Charles de Gaulle, etc. en faveur de l’indépendance et de la dignité de leur pays, et d’autre part, le combat libérateur de Patrice Lumumba, Um Niobé, Kwamé Nkrumah, Thomas Sankara, Nelson Mandela, etc. Pourquoi, alors que les pères fondateurs des nations occidentales sont toujours magnifiés, du reste à juste titre, plusieurs décennies voire des siècles après leur mort, Affi N’guessan considère-t-il les mêmes initiatives patriotiques comme étant l’expression d’un culte de la personnalité ? Comme si le président Laurent Gbagbo n’avait pas été déporté crapuleusement sous nos yeux, au cœur de l’Europe, pour avoir mené le noble combat transculturel et transhistorique de la dignité et de la souveraineté de son pays, la Côte d’Ivoire, et de l’Afrique tout entière.
Non, comme Jules César, Charlemagne, George Washington, Simon Bolivar, Cavour, Charles de Gaulle, Mao Tsé Toung, Fidel Castro etc. Charles Blé Goudé, Laurent et Simone Gbagbo ne mourront jamais. Ils se survivront dans la conscience de tous les humiliés d’ici et d’ailleurs.

III.5. À propos de la prétendue candidature improductive de Laurent GBAGBO

Affi N’guessan se rêve le nouveau messie de la postmodernité politique : il demande instamment à ses camarades, qu’il qualifie de « conservateurs ou de passéistes », d’abandonner les exigences post-crise électorales pourtant dûment identifiées et se rapportant à l’amélioration du climat sociopolitique, c’est-à-dire à la restauration sans condition des avancées démocratiques des années 1990-2000, sauvagement englouties par la brutalité du rattrapage-épuration d’Alassane Dramane Ouattara. Là-dessus, Affi N’guessan et ses lieutenants posent inlassablement deux questions qui se retournent contre eux-mêmes : d’une part, « Que gagne le FPI en s’enfermant avec Laurent Gbagbo à La Haye ? » ; d’autre part, « Que gagne Gbagbo en enfermant le FPI avec lui à La Haye ? ». En effet, aussi curieux que cela puisse paraître, Affi N’guessan oublie qu’il est dans les mêmes conditions politico-judiciaires que Laurent Gbagbo, candidat comme lui à la présidence du FPI. A la seule différence que lui, Affi N’guessan, veut émasculer et domestiquer le FPI à son profit personnel. Car, il n’est qu’en liberté provisoire par rapport aux procès en assises ouverts le 26 décembre 2014. Affi N’guessan ne dit surtout pas ce que gagne le FPI en entrant dans un jeu contrôlé exclusivement par ses initiateurs, et dont les portes restent fermées depuis le 11 avril 2011 par une politique délibérée d’épuration.
Certes, Affi N’guessan est sûr de ne plus retourner en prison. Mais que gagne le FPI à accompagner, à tout prix Alassane Dramane Ouattara et Konan Bédié, alors que sur des dizaines de hauts cadres pro-Gbagbo dont Affi N’guessan lui-même, pèse une épée de Damoclès judiciaire à sens unique, dans un contexte de réconciliation tronquée au su et au vu d’une communauté internationale qui a cessé d’être une autorité éthique.

III.6. Les conséquences de la trahison d’Affi N’guessan

Sur le double plan interne et externe, la désertion d’Affi N’guessan a négativement impacté le FPI en termes de déstabilisation et de fragilisation, ce parti fort redouté s’étant remobilisé ces derniers temps, précisément sous la houlette de celui qui vient de le trahir au moment où les militantes et militants du FPI, les Patriotes et les Démocrates s’y attendaient le moins. Plus fondamentalement, la trahison d’Affi N’guessan apparaît comme du pain béni pour les parrains d’Alassane Ouattara : souvent éclaboussés par les effets désastreux du rattrapage-épuration de leur homme sur l’équilibre de la société ivoirienne, les fondateurs et manipulateurs du RHDP étaient devenus des nains éthiques face au FPI. Aujourd’hui, cette nébuleuse de la communauté internationale peut pousser un ouf de soulagement grâce à la perfidie d’Affi N’guessan contre son propre parti.

III.6.a. Sur le plan interne

Le rapprochement Affi-Ouattara via Bédié s’apparente à une absolution, cette rémission des péchés du régime de rattrapage que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) de Banny n’a pu faire advenir. En d’autres termes, le sentiment qui domine aujourd’hui, pour le commun des citoyens, est qu’Affi N’guessan fait passer par pertes et profits les conséquences même du rattrapage-apartheid sous Alassane Dramane Ouattara. Il s’agit en effet de cette politique honteuse de ségrégation basée sur l’ethnie et/ou l’idéologie : l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire ; l’ethnicisation des forces de l’ordre ; la caporalisation des médias publics et de l’institution académique ; la patrimonialisation de l’appareil économique, le tout se traduisant par un niveau d’endettement inégalé, un taux de pauvreté de plus de 60% et un taux de chômage qui avoisine les 70%.
Somme toute, on retient que la guerre contre Laurent Gbagbo qui a pour conséquence des milliers de morts – les plus connus étant Boga Doudou, tagro désiré, Bohoun Bouabré, Gnan Raymond, Gomon Diagou Jean-Baptiste, Basile Mahan Gahé, etc. - des centaines de milliers d’exilés, de chômeurs politiques, des centaines de prisonniers non moins politiques, n’a pas ramené la paix, la sécurité ni l’émergence économique promise par l’ex-DG du FMI et ses parrains. Le résultat de cette guerre-surprise menée par des intolérants idéologiques et affairistes, ce sont la misère, la précarité et l’aggravation de la fracture sociale. La pensée selon laquelle tout dictateur ou tout « souverain qui fait le commerce pour son compte nuit aux intérêts de ses sujets et ruine les revenus de l’Etat » (Ibn Khaldun) n’a jamais été aussi vraie.

III.6.b. Sur le plan externe

L’opinion internationale éprise de liberté et de justice est encore sous le choc de la trahison d’Affi N’guessan. En effet nombreux sont les observateurs qui ont du mal à comprendre ce qui arrive au parti cofondé par Laurent Gbagbo, à un moment clé de sa lutte contre l’arbitraire et la barbarie des mondialisateurs. Le sentiment de recul qu’on éprouve est d’autant plus fort que les relations extérieures doivent nécessairement être remodelées non seulement pour tenir compte des traces de celui qui a fait volte-face, mais aussi en ce qui concerne la dynamique des rapports FPI/Diaspora, FPI/Gauche démocratique, etc.

III.6.c. Des occasions de repositionnement perdues

Parce que le FPI doit maintenant se battre pour sa cohésion institutionnelle et militante, il n’a plus tout le temps nécessaire pour se pencher sur des questions d’actualité brûlante dont le traitement devrait potentialiser son emprise sur la réalité du moment. Par exemple, englué qu’il est dans sa crise, le FPI est presque muet sur les conditions de retour et le décès de Maman Gado Marguerite ; sur l’emprisonnement de Moïse Lida Kouassi et Raphaël Dogo ; sur la répression violente des manifestations des handicapés ; sur le procès en assises de plus de quatre-vingts (80) cadres Militants du FPI et pro-Gbagbo ; sur la chute et l’errance de Blaise Compaoré ; sur le nécessaire rapprochement, voire la réconciliation entre les peuples ivoirien et burkinabé ; sur le bilan du processus de réconciliation engagé et stoppé par Alassane Ouattara ; sur l’insurrection des FRCI et de leurs supplétifs Dozo, réclamant bruyamment les promesses à eux faites par le candidat Alassane Ouattara ; sur la flambée exponentielle du coût de la vie ; sur la gestion scabreuse des Universités publiques ainsi que sur la dynamique interne du RHDP, l’instrument inventé à Paris par Jacques Chirac pour recoloniser la Côte d’Ivoire.

IV. NOTRE POSITION

La crise qui secoue et fragilise le FPI n’est pas sans rapport avec les atermoiements de tous ordres, qui malmènent et rongent à la fois le RHDP, Alassane Dramane Ouattara, Henri Konan Bédié et leurs parrains :
- Ouattara ne jouit d’aucune légitimité en dehors du pouvoir de la brutalité et de l’arbitraire, pratiques moyenâgeuses qui positionnent le FPI comme un géant éthique et politique face à une communauté internationale devenue une naine en la matière, parce que prisonnière de bien des connivences diplomatico-politiques ;
- pour se donner une contenance, malgré une gêne liée à la victoire judiciaire de fait de Laurent Gbagbo et Blé Goudé, et soucieux de « gérer leur honte » à leur rythme, les parrains du RHDP se sont résolus à fragiliser davantage le FPI, la force politique emblématique de la résistance panafricaine ; et comme pour tuer un parti d’une telle envergure, il faut l’attaquer de l’intérieur, les impérialistes ont tout mis en œuvre pour dresser Affi N’guessan contre le FPI et ses camarades. Le président sortant du FPI traite subitement ces derniers de « conservateurs » ou, pire, « d’émotifs » en proie à un patrimonialisme messianique. Il déclare sur le tard qu’il ne se sent pas bien dans sa peau au sein d’un parti qu’il dirige pourtant depuis treize (13) années. La cause de ce dépaysement ? Une incompatibilité idéologique ;
- si Affi N’guessan, qui n’est qu’en liberté provisoire, avec une centaine de hauts cadres du FPI, a décidé de hurler avec les loups, c’est incontestablement par perversité égoïste. Exactement comme bien d’autres proches collaborateurs de Laurent Gbagbo l’ont fait avant lui ;
- ceux de ses camarades qui, ayant pressenti cette forfaiture, ont organisé la fronde de juillet 2014 et portent, de ce fait, le qualificatif de « frondeurs », doivent être considérés plutôt comme des camarades qui ont eu raison trop tôt ; comme des hérauts de la conscience idéologique de la mission du FPI devant l’Histoire.
- Affi N’guessan a définitivement tourné le dos à la vérité historique. Nul ne doit le regretter, mais nous devons tout mettre en œuvre pour qu’il rende compte de sa gestion des treize (13) dernières années ;
- le combat doit se diversifier et s’intensifier ; il ne sera pas facile, c’est certain, les ennemis de la liberté, de la démocratie et de la coopération de type “gagnant-gagnant” ayant été pris la main dans le sac de la forfaiture diplomatique (Linas Marcoussis), militaire (guerre non déclarée en avril 2011) et politique (satisfécit de complaisance accordé aux processus électoraux et à la réconciliation nationale) ;
- par rapport à ces enjeux dans un contexte d’extrême densité, les Patriotes d’ici et d’ailleurs ne devraient ménager aucun effort pour potentialiser la lutte en termes de nouvelles alliances ou de nouvelles stratégies. Car il y a encore d’immenses gisements à exploiter, via les médias dévoués à la vérité historique, la littérature, les rencontres scientifiques, les campagnes d’éducation à la solidarité africaine. En effet, celle-ci a longtemps reculé ou fait cruellement défaut en raison du caractère tenace des préjugés ethniques et autres attitudes de rejet mutuel légués ou exacerbés par le colonisateur. Il faut savoir que pour mieux régner, ce dernier avait besoin de diviser, c’est-à-dire dresser les peuples africains les uns contre les autres. Dans cette perspective, les hommes de Gauche d’horizons divers devraient briser les murs séparateurs intériorisés par nos communautés de base et qui font perdurer la domination extérieure et intérieure, en Côte d’Ivoire comme ailleurs en Afrique, au moment même où l’Occident célèbre la chute des murs élevés depuis la Deuxième Guerre mondiale. Il est temps, grand temps, de se rendre compte qu’en dehors des clichés laissés par les impérialistes, rien n’oppose, dans nos pays respectifs, le Nord au Sud, l’Est à l’Ouest, etc. Dans le cas particulier de la Côte d’Ivoire et en dehors des formatages idéologiques post-coloniaux, rien n’oppose, par exemple, les Bété et les Dioula, les Baoulé et les Bété, puisqu’ils partagent les mêmes ressources agricoles sur les mêmes terroirs. L’heure de la libération ayant sonné, il importe que nous effacions nos complexes si nous voulons réellement ôter les camisoles forcées que nous portons encore aujourd’hui. Illustratif à cet égard est l’exemple du RHDP, instrument d’autodestruction nationale qui maintient si artificiellement Alassane Dramane Ouattara au pouvoir ;
- non seulement Affi N’guessan « pisse sur nos têtes assurant que c’est la pluie qui tombe » mais encore, il veut que Ouattara et ses parrains marchent davantage sur nous. Ces derniers n’en demandaient pas plus. Car l’agressivité du système néolibéral croît avec l’inassouvissement de ses appétits gargantuesques : moins il parvient à satisfaire sa boulimie, plus il se fait violent d’où, la fatwa qui frappe Blé Goudé, Laurent et Simone Gbagbo. Affi N’guessan, dans sa désertion, a certes perturbé et continue de déstabiliser le FPI, la seule alternative politique crédible en Afrique de l’Ouest (Afrique Média), mais il n’aura pas le dernier mot : « Le coût de la lâcheté est bien supérieur à celui du courage » (Cynthia Fleury) ;
- les Militants du FPI, les Patriotes et les Démocrates d’ici et d’ailleurs, les Gauches d’Occident et du reste du monde (l’Internationale socialiste, le Parti Socialiste français, le Parti Communiste français, le Parti Communiste chinois, etc.) ne doivent pas perdre de vue le fait que la tragédie du FPI n’est que le prolongement ou l’amplification de l’ostracisme imposé à Blé Goudé, Laurent et Simone Gbagbo, pour frapper l’imagination. Il en est ainsi parce que le racisme idéologique ou politique, la perversité égoïste et l’intolérance des puissances impérialistes, s’intensifient toujours avec la volonté d’indépendance, de souveraineté et de dignité des parties du monde jusque-là animalisées. Le crime de Laurent Gbagbo est d’avoir prolongé et amplifié la voix du docteur Nkrumah en rappelant l’indispensable unité africaine ; celui de Blé Goudé, le président du Congrès Panafricain pour la Justice et l’Égalité des Peuples (COJEP), de s’être positionné avec des dizaines de millions de ses camarades de lutte, comme le Gbagbo Laurent des années 2050.
Sur la base de ce qui précède, la CURFP est persuadée que soutenir le FPI, les pro-Gbagbo, Blé Goudé, Laurent et Simone Gbagbo, comme le font les présidents Obiang Nguema, Dos Santos, Jerry Rawlings, le Premier ministre Joseph Koffigoh et bien des intellectuels africains et occidentaux, tels que Calixte Béyala, David Gakunzi, Michel Galy, Albert Bourgi, Charles Onana, Claude Koudou… c’est marquer son indignation et sa volonté de lutte pour la re-dignification de l’Afrique.
La CURFP renouvelle son soutien militant au président Laurent Gbagbo qu’elle considère comme étant en mission à La Haye pour la Côte d’Ivoire, l’Afrique et tous les Damnés de la terre ;
La CURFP attire l’attention des partis socialistes regroupés au sein de l’Internationale Socialiste, qu’ils ont encore un rôle à jouer dans la réparation de l’injustice faite à Laurent Gbagbo et aux pro-Gbagbo par les forces néolibérales : demain juge toujours ;
La CURFP exprime sa profonde gratitude aux Peuples africains, notamment au Peuple camerounais, aux Journaux Victimes du 11 avril 2011 (JV11), ainsi qu’à Afrique Média, pour le combat qu’ils mènent au nom de la vérité historique ;
La CURFP salue la vigilance et la détermination des Militantes et des Militants du FPI, des Démocrates et des Patriotes d’ici et d’ailleurs ; elle les exhorte à mener le combat qu’ils mènent sans faiblesse aux côtés du président Laurent Gbagbo et de Blé Goudé en captivité à La Haye pour avoir mené, dans le sillage des pionniers du panafricanisme, le combat de la souveraineté et de la dignité de l’Afrique ;
Pour avoir déserté l’idéal socialiste et démocratique du FPI, et au regard des actes d’extrême gravité qu’il a posés et continue de poser, Affi N’guessan doit rendre sa démission de la présidence du FPI. Autrement, les instances compétentes du FPI doivent, dans le strict respect de l’esprit et la lettre des textes qui régissent le parti, se soulager de la présence de Affi à la Direction dudit parti, afin que celui-ci se repositionne résolument dans une posture de combat démocratique, la seule posture qu’il ait jamais connue.

Meilleurs vœux 2015 à Toutes et à Tous !!
Fait à Abidjan, le 30 décembre 2014.
Pour la CURFP
Prof. Dédy Séri

France: Manuel Valls, homme de l’année 2014 pour «El Mundo» décembre 30 2014

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Il est né en Espagne et c’est certainement une des raisons pour lesquelles Manuel Valls a été désigné «homme de l’année» par le quotidien espagnol El Mundo. Mais ce n’est pas la seule. Ses efforts pour bousculer « la vieille gauche » en France ont, selon les journalistes du journal, motivé leur choix.

valls.jpgC’est avant tout parce qu’il « incarne un socialisme pragmatique et patriotique » que Manuel Valls a été désigné « homme de l’année » par El Mundo. Les origines espagnoles du Premier ministre français et son soutien au club de foot du Barça ne gâchent rien, forcément ! Mais ce sont surtout ses efforts pour bousculer « la vieille gauche » en France qui ont, selon les journalistes du quotidien, motivé leur choix.

Cette désignation donne l’occasion à Manuel Valls de réaffirmer, dans une interview, ses convictions en matière de réforme et d’envoyer quelques messages à ses amis socialistes en déclarant : « On ne peut pas gouverner un pays, la France, comme si nous étions dans l’opposition ». Avis aux opposants à la loi Macron qui doit être votée au début de l’année et spéciale dédicace à Martine Aubry.

Le Premier ministre en profite aussi pour inviter les Français à la patience : « Nous devons faire des efforts pendant des années pour que la France soit plus forte », déclare-t-il. Mais il donne aussi un peu d’espoir en évoquant le retour de la croissance « dans les prochains mois ». Et s’il répond « non » à la question de savoir s’il se voit en candidat à la présidentielle, Manuel Valls ne ferme pas complètement la porte quand même en expliquant « comme Premier ministre, je ne peux pas parler de ça ».

FPI- Douati : « Laurent Gbagbo a déjà le Fpi en mains. Il nous reste à formaliser cela. Il faut maintenant extirper le ver du fruit » décembre 30 2014

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 koud1.jpgLaurent Gbagbo

Alphonse Douati

A la tête d’une délégation composée de Michel Gbagbo, secrétaire national, chargé de la politique pénitentiaire et des détenus politiques, Me Kouassi André, vice-président et de l’honorable Diomandé Mamy, coordonateur de ces tournées, le ministre Alphonse Douati s’est rendu, le mardi dernier, dans la fédération Abidjan-Banco, à Yopougon : Port-Bouet 2 et Niangon nord. Malgré l’heure tardive (20H21h), les militants étaient nombreux à attendre le vice-président du FPI. Visiblement décidés à exiger le départ du président sortant de leur parti, Affi N’guessan, les militants n’ont pas attendu longtemps pour donner de la voix.  « Il faut qu’Affi soit dégommé très rapidement, » martèle d’entrée Zacry avant de s’interroger  « où est passé le financement public dont le parti a bénéficié sous le président Gbagbo ? ». Considérant que les pro-Affi ont trahi,  Mme Hortense Gnahoré souhaite qu’ils soient mis en quarantaine dans leurs comités de base, sections et fédérations respectives. En plus, selon elle, ils ne doivent même plus assister aux réunions de la direction de campagne du président Gbagbo. Philippe Yoli s’est quant à lui interrogé sur la conduite à tenir au cas où la justice invalidait la candidature du président Gbagbo. Réagissant aux préoccupations et suggestions des militants, Alphonse Douati  leur a demandé de jouer la carte politique pour dompter la nébuleuse Affi. « La justice a ses règles. Quand tu en abuses, tu reçois toujours le retour de la manivelle. Affi abuse de la justice aujourd’hui. Mais un jour, elle va se retourner contre lui  », prévient le viceprésident du FPI. A propos du congrès qui a été reporté, le ministre Douati a confié à ses interlocuteurs qu’il l’appelle de tous ses vœux afin que le camarade Affi leur rende compte de ses 13 années de gestion financière et politique à la tête du parti. Par ailleurs, l’ex-ministre de l’Agriculture s’est dit indigné par rapport à l’occupation abusive  du QG de campagne du président Gbagbo, par Affi. « C’est honteux de prendre la propriété privée des gens pour en user selon ses humeurs. Le droit va régler cela, tranquillisez-vous », a rassuré le ministre Douati avant de rappeler aux militants l’objectif majeur de la lutte qui est, selon lui, de redonner le FPI à son fondateur, Laurent Gbagbo. « L’objectif majeur, c’est de redonner le parti à Laurent Gbagbo pour qu’il en soit le président. Le président du Fpi s’appelle Laurent Gbagbo. Que tu veuilles ou non, c’est Gbagbo notre président », a-t-il coupé 
court. Il n’a pas non plus  manqué de lever un coin de voile sur le deal que préparaient Affi et le régime pour faire prendre le parti de Gbagbo à son propre piège. Mal leur en prit, dit, eux sont restés vigilants au point de faire échec à la stratégie qui s’échafaudait autour d’eux : « Ils s’attendaient à  ce que nous descendions dans les rues, après le report du congrès afin d’interdire le Fpi de toutes activités. Faisons la politique et on verra qui viendra ici pour tenir un meeting dans Yopougon de Gbagbo », observe le vice président Douati avant d’évoquer une petite anecdote: « Sachez que maintenant Affi commence à répondre aux courriers du comité de contrôle. Avant, il faisait la sourde oreille ». Séance tenante,  Le fédéral Narcisse Kuyo a annoncé la tenue prochaine d’une assemblée générale extraordinaire. Pour, ditil, réitérer leur soutien total en la candidature du président Gbagbo et exiger la suspension d’Affi par le congrès.  Avant d’ajouter que la fédération aura bientôt 100 sections. Après Port-Bouet 2, la délégation du ministre s’est rendue à Niangon Nord. Là aussi, l’accueil a été chaleureux et la mobilisation exceptionnelle. Assoiffés également d’information, les militants de cette zone ont posé les mêmes questions et fait les mêmes suggestions à leur hôte. Notamment la radiation d’Affi pour son manque de solidarité envers la première dame et les autres prisonniers politiques. Mais aussi ses attaques contre la candidature du président Laurent Gbagbo et la fermeture de son QG de campagne… Tout a été évoqué. Et le ministre Douati a donné les mêmes informations aux militants de Niangon Nord. Insistant sur la page Affi qui est en train d’être tournée progressivement au FPI,  le ministre Douati rassure : « Laurent Gbagbo a déjà le Fpi en mains. Il nous reste à formaliser cela. Il faut maintenant extirper le ver du fruit » Avant de quitter ses hôtes, le vice président du FPI a  demandé à ces derniers de faire la politique comme le président Gbagbo la leur a enseignée pour vaincre Affi. 

« Nous avons pris la résolution qu’Affi ne doit plus mettre les pieds dans les fédérations » 

Le mercredi 24 décembre, c’est autour de Laurent Akoun de visiter les militants d’Aboboté et d’Anyama-Adjamé pour la même mission : informer et remobiliser les troupes acquises à la cause du président Laurent Gbagbo. Mais le vice-président du FPI n’était pas seul. A ses cotés, il y avait Jean Gervais Tchéidé, Franck Anderson Kouassi,  Maurice Lohourougnon, Koné Aboubacar, Coulibaly Yacouba,  Danho Kassi et Kety lanciné Soumahoro. Dans les deux sections de la fédération Abidjan 2A, Laurent Akoun a indiqué aux militants les raisons qui justifient les agissements du président sortant de son parti. . « C’est tout simplement  parce que qu’il veut,  pour le compte de ceux qui le font agir, faire croire  que le Président Laurent Gbagbo est un faussaire.  Et pour faire prospérer son action, il a des complices qui sont Assoa Adou,  son directeur de campagne  et le Comité  de contrôle.  Face à tout cela,  nous sommes venus pour vous dire qu’Affi ne veut qu’une seule chose : détruire le Fpi . Affi dit que les blancs sont trop forts. Raison pour laquelle,  il nous demande  de nous coucher devant Ouattara. Afin qu’il nous marche dessus,  il dit que Gbagbo a fait trop d’erreurs. Il parle des erreurs  mais il ne parle pas des siennes.  Affi n’est plus avec nous. Nous n’avons plus le même langage. Et  nous ne menons plus le même combat. Nous avons pris la résolution qu’Affi ne doit plus mettre les pieds dans les  Fédérations »., a instruit l’ex-secrétaire général et porte parole du parti. A ceux qui pensent s’enorgueillir de la disparition du FPI sur la scène politique, il répond : «  le Front populaire ivoirien est incassable. » Pour le représentant du Dr Assoa Adou dans la fédération Abidjan 2A, peu importe l’issue de la décision de justice. Car dit-il « c’est le Président Laurent Gbagbo que nous connaissons. Il est notre candidat. Personne ne peut nous empêcher de le porter à la tête de notre parti » 

Pierre Kalou 

Source:  Aujourd’hui /  N°795

Procès en Assises des pro-Gbagbo: 4 jurés refusent de cautionner la mascarade décembre 29 2014

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simone-gbagbo.jpgsimone Gbagbo

Vendredi dernier, lors de l’ouverture de la première session de la Cour d’Assises pour l’année judiciaire 2014-2015, 4 jurés sur 9 se sont désistés, avant même l’ouverture des audiences reportées au lundi 29 décembre prochain. Il s’agit de Coulibaly Innocent, Koné Mamadou et Coulibaly Bèlè. Ils ont été immédiatement remplacés par tirage au sort et la liste des 6 jurés titulaires se compose désormais comme suit: Coulibaly Awa, Mme Zézé Traoré née Asta, Coulibaly Adja Korotoum, Ménian Auguste, Traoré Mamadou et Traoré Loko. Mais pourquoi ce désistement à la surprise générale ? Même si les raisons n’ont pas été évoquées, il est clair que ces jurés qui perçoivent la nature très politique de ce procès ne veulent sans doute pas engager leur responsabilité historique sur le sort réservé aux prévenus. Dans la crise postélectorale 2010-2011 qui a opposé deux camps, seul le camp Gbagbo est poursuivi par la justice. Et pourtant le camp Ouattara qui n’est pas du tout inquiété n’est pas exempt de tout reproche. Le rapport des enquêtes diligentées par le chef de l’Etat Alassane Ouattara lui-même reconnaît que les FRCI ont commis des crimes et autres atrocités sur les populations civiles lors de cette période douloureuse de la Côte d’Ivoire. On se demande bien si la justice aux ordres du pouvoir et qualifié à tort ou à raison de justice des vainqueurs va-t-elle tenter de redorer son blason à ce procès en Assises ? Hier les 83 pro-Gbagbo dont 77 hommes et 6 femmes étaient présents à l’audience. L’ex-Première dame Simone Ehivet Gbagbo est arrivée au tribunal à 10h 52. L’avocat général, Yabo Odi Siméon a laissé entendre que la réponse qu’il faut apporter lors de ce procès en Assises des pro-Gbagbo, c’est le rôle que doit jouer l’appareil judiciaire ivoirien dans le processus de réconciliation nationale. Pour lui, la justice ivoirienne a certes été éprouvée, mais a aujourd’hui retrouvé son fonctionnement normal et est à même de garantir un procès équitable à tous les prévenus. Pour Marcel Beugré, Secrétaire général du conseil de l’ordre des avocats, a pour sa part indiqué qu’il s’agira au cours de ce procès d’éclairer le peuple qui ivoirien qui a soif de vérité. Devant le regard bienveillant de Dembélé Tahirou, président  du tribunal des Assises, Marcel Beugré a insisté pour que les droits de la défense soient protégés et respectés. 

Serge A. Badet 

Le Quotidien- N°1338 du  samedi 27 & dimanche  28  décembre  2014 

Damana Pickass dévoile le plan des exilés anti-Affi au Ghana: Le FPI relèvera les défis actuels et à venir, après la fermeture de la parenthèse Affi N’guessan décembre 28 2014

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damana-p.jpgDamana Pickass

 

A peine nommé 1er vice-président de la Coordination FPI en exil, Damana Adia Pickass a reçu une délégation de militants de son parti venu le féliciter. Au cours de leurs échanges, le président de la COPIE a levé le voile sur ce qui se prépare pour faire partir Pascal Affi N’guessan de la tête du Front populaire ivoirien : «Regardez comment Affi N’guessan se comporte à la tête du parti.

 

Comment le président peut-il gérer le siège du parti comme un patrimoine personnel? Comment peut-il ramener le parti entier à sa personne ? Quand il en éprouve le besoin, le siège est ouvert et le parti vit et quand il ne le veut pas, le FPI ne vit plus symboliquement et son siège est fermé (…) Les organes du parti, les militants ne savent plus où se retrouver. Cela signifie simplement que Pascal Affi N’guessan a cessé d’être le président du Front Populaire Ivoirien. Il faut donc le dégager concrètement de la direction du parti, sans que cela ne soit dommageable pour le parti. Cela prendra un peu de temps, mais nous nous y attelons.

 

Pour Damana Pickass, la crise interne au FPI est liée à celle de la Côte d’Ivoire et le parti créé par Laurent Gbagbo ne pourra relever les défis à venir qu’après «la fermeture de la parenthèse Pascal Affi N’guessan» : «La crise interne au FPI fait partie de la crise ivoirienne. Ceux qui ont agressé le FPI et la Cote d’Ivoire en 2002 et qui ont fini par s’imposer à la tête du pays à l’issue du coup d’Etat d’Avril 2011, sont les mêmes qui agressent aujourd’hui le FPI dans le but sinon de le contrôler, à tout le moins de le casser ou de le fragiliser. Désormais au FPI, la situation est plus claire. Ceux que le président de la République Laurent Gbagbo dénonçait récemment comme des taupes en notre sein et qui pendant la crise dite post- électorale, surfaient sur sa victoire et sa défaite, ont fini par ôter leurs cagoules et se dévoiler au grand jour. La solution à notre crise passe inexorablement par une solution globale de la crise ivoirienne. Le FPI s’en sortira grandi et irrésistible. Ce parti n’est plus fort que dans l’adversité. Le FPI est un roc, une muraille, une citadelle imprenable qui relèvera les défis actuels et à venir de la Côte d’Ivoire, après la fermeture de cette parenthèse malheureuse Affi». 

OD 

Publié le dimanche 28 décembre 2014  |  L’intelligent d’Abidjan

Côte d’Ivoire : La justice Ivoirienne ordonne le retrait de la candidature de Laurent Gbagbo décembre 27 2014

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Côte d'Ivoire  : La justice Ivoirienne ordonne le retrait de la candidature de Laurent Gbagbo

La justice ivoirienne a ordonné, lundi matin, le retrait de la candidature de Laurent Gbagbo à la présidence du Front populaire ivoirien (FPI), le parti qu’il a crée. 

C’est le président du Tribunal de 1ère instance d’Abidjan Hamed Coulibaly Souleymane qui a rendu la décision de cette affaire Affi N’guessan contre le Comité de contrôle du FPI représenté par son président intérimaire Paul Vy. 

Ainsi, le président du FPI, Pascal Affi N’guessan qui avait saisi la justice pour invalider la candidature de M. Gbagbo est candidat unique à sa propre succession à la tête du FPI. 

Une décision que Me Achille Gboho, avocat du Comité de contrôle entend attaquer en appel. “Nous allons faire un appel suspensif de cette décision” a-t-il commenté à la fin de l’audience. 
Le congrès initialement prévu pour les 11, 12, 13 et 14 décembre derniers a été reporté sur ‘’décision de la justice” ivoirienne à une date ultérieure à la requête d’Affi N’guessan. 

M.Gbagbo est détenu à la Haye par la Cour pénale internationale (CPI)depuis fin novembre 2011 après une violente crise postélectorale qui a fait plus de 3000 morts. Son procès s’ouvre en juillet 2015. 

© Source : APA

Algérie: Un projet de métro aérien en cours d’étude pour désengorger lacapitale décembre 26 2014

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Par Abdallah Kaddour

Il devrait avoir une capacité de transport de 500 000 voyageurs par jour

Un projet de métro aérien pour désengorger la capitale et renforcer le transport sur la rocade sud d’Alger, entre Haï El Badr et Chevalley est en cours d’étude. C’est le projet que l’entreprise Cosider veut réaliser en partenariat avec des constructeurs français. Il y a lieu de préciser que le projet, conçu par des ingénieurs de Cosider, qui réalise le métro d’Alger, a été présenté la semaine dernière au ministre des Transports Amar Ghoul, qui a été impressionné par sa maquette. Le ministre a indiqué que «cette proposition (le projet du métro aérien) est toujours à l’étude», en marge de l’inspection des travaux de réalisation de l’extension du métro d’Alger. Le fait que la facture du projet, réduite de 30% par rapport à un métro classique qui nécessite des travaux en sous-sol, est «un avantage» pour son acceptation par les autorités.

En ce qui concerne la réalisation de ce projet, qui est toujours dans les cartons, et en phase d’étude seulement, le géant de la construction Cosider compte faire appel à un partenariat avec les groupes français Alstom et VSL, spécialiste des systèmes de précontrainte et haubanage, et filiale de Bouygues Construction. Il est à signaler que Cosider a déjà établi une maquette et une documentation technique dans laquelle elle présente ce projet, mettant l’accent sur un design des rames qui «sera personnalisé selon l’architecture et les couleurs de la ville d’Alger». Selon les concepteurs l’un des avantages de ce projet, qui pourrait convaincre les autorités de donner leur feu vert, est «l’absence de caténaire, qui affinera significativement l’impact visuel grâce à une alimentation en énergie par un 3e rail de 750V».

L’entreprise Cosider a donné d’autres arguments afin de convaincre les autorités, en particulier la largeur de 7 mètres du tablier, suffisant pour la circulation de deux rames dans les deux sens. Selon Cosider le projet de métro aérien représente «une solution clé en main qui intègre le matériel roulant, la voie, la signalisation, l’alimentation en énergie, les infrastructures de génie civil, les stations et le dépôt de maintenance. Cette approche réduit les risques techniques et de planning, qui sont transférés au co-contractant».

Ajoutant que «l’intégration des études en amont (faisabilité) dans le périmètre du projet en fait une solution complète et rapide à mettre en oeuvre, ce qui participe à la réduction de la période de construction du projet de façon significative, et limite son impact sur la vie quotidienne des Algérois pendant la période des travaux». En termes de construction, les ingénieurs ayant conçu le projet ont qualifié la méthode des travaux d’«innovante». Elle consiste en l’utilisation des modules précontraints installés par un lanceur directement depuis le tablier, de façon à ce que la circulation routière soit maintenue pendant toute la période des travaux. Le rythme des travaux sera accéléré avec la pose du viaduc à raison d’une travée de 30 mètres par jour, alors que l’utilisation de sous-systèmes standards déjà éprouvés réduit la période de développement et des tests pour le matériel roulant, le système de signalisation et les ous-stations d’alimentation électrique, selon la fiche technique du projet.

 LA TRIBUNE

FPI- Douati : « Laurent Gbagbo a déjà le Fpi en mains. Il nous reste à formaliser cela. Il faut maintenant extirper le ver du fruit » décembre 25 2014

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koud.jpg Laurent Gbagbo

 

A la tête d’une délégation composée de Michel Gbagbo, secrétaire national, chargé de la politique pénitentiaire et des détenus politiques, Me Kouassi André, vice-président et de l’honorable Diomandé Mamy, coordonateur de ces tournées, le ministre Alphonse Douati s’est rendu, le mardi dernier, dans la fédération Abidjan-Banco, à Yopougon : Port-Bouet 2 et Niangon nord. Malgré l’heure tardive (20H21h), les militants étaient nombreux à attendre le vice-président du FPI. Visiblement décidés à exiger le départ du président sortant de leur parti, Affi N’guessan, les militants n’ont pas attendu longtemps pour donner de la voix.  « Il faut qu’Affi soit dégommé très rapidement, » martèle d’entrée Zacry avant de s’interroger  « où est passé le financement public dont le parti a bénéficié sous le président Gbagbo ? ». Considérant que les pro-Affi ont trahi,  Mme Hortense Gnahoré souhaite qu’ils soient mis en quarantaine dans leurs comités de base, sections et fédérations respectives. En plus, selon elle, ils ne doivent même plus assister aux réunions de la direction de campagne du président Gbagbo. Philippe Yoli s’est quant à lui interrogé sur la conduite à tenir au cas où la justice invalidait la candidature du président Gbagbo. Réagissant aux préoccupations et suggestions des militants, Alphonse Douati  leur a demandé de jouer la carte politique pour dompter la nébuleuse Affi. « La justice a ses règles. Quand tu en abuses, tu reçois toujours le retour de la manivelle. Affi abuse de la justice aujourd’hui. Mais un jour, elle va se retourner contre lui  », prévient le viceprésident du FPI. A propos du congrès qui a été reporté, le ministre Douati a confié à ses interlocuteurs qu’il l’appelle de tous ses vœux afin que le camarade Affi leur rende compte de ses 13 années de gestion financière et politique à la tête du parti. Par ailleurs, l’ex-ministre de l’Agriculture s’est dit indigné par rapport à l’occupation abusive  du QG de campagne du président Gbagbo, par Affi. « C’est honteux de prendre la propriété privée des gens pour en user selon ses humeurs. Le droit va régler cela, tranquillisez-vous », a rassuré le ministre Douati avant de rappeler aux militants l’objectif majeur de la lutte qui est, selon lui, de redonner le FPI à son fondateur, Laurent Gbagbo. « L’objectif majeur, c’est de redonner le parti à Laurent Gbagbo pour qu’il en soit le président. Le président du Fpi s’appelle Laurent Gbagbo. Que tu veuilles ou non, c’est Gbagbo notre président », a-t-il coupé 
court. Il n’a pas non plus  manqué de lever un coin de voile sur le deal que préparaient Affi et le régime pour faire prendre le parti de Gbagbo à son propre piège. Mal leur en prit, dit, eux sont restés vigilants au point de faire échec à la stratégie qui s’échafaudait autour d’eux : « Ils s’attendaient à  ce que nous descendions dans les rues, après le report du congrès afin d’interdire le Fpi de toutes activités. Faisons la politique et on verra qui viendra ici pour tenir un meeting dans Yopougon de Gbagbo », observe le vice président Douati avant d’évoquer une petite anecdote: « Sachez que maintenant Affi commence à répondre aux courriers du comité de contrôle. Avant, il faisait la sourde oreille ». Séance tenante,  Le fédéral Narcisse Kuyo a annoncé la tenue prochaine d’une assemblée générale extraordinaire. Pour, ditil, réitérer leur soutien total en la candidature du président Gbagbo et exiger la suspension d’Affi par le congrès.  Avant d’ajouter que la fédération aura bientôt 100 sections. Après Port-Bouet 2, la délégation du ministre s’est rendue à Niangon Nord. Là aussi, l’accueil a été chaleureux et la mobilisation exceptionnelle. Assoiffés également d’information, les militants de cette zone ont posé les mêmes questions et fait les mêmes suggestions à leur hôte. Notamment la radiation d’Affi pour son manque de solidarité envers la première dame et les autres prisonniers politiques. Mais aussi ses attaques contre la candidature du président Laurent Gbagbo et la fermeture de son QG de campagne… Tout a été évoqué. Et le ministre Douati a donné les mêmes informations aux militants de Niangon Nord. Insistant sur la page Affi qui est en train d’être tournée progressivement au FPI,  le ministre Douati rassure : « Laurent Gbagbo a déjà le Fpi en mains. Il nous reste à formaliser cela. Il faut maintenant extirper le ver du fruit » Avant de quitter ses hôtes, le vice président du FPI a  demandé à ces derniers de faire la politique comme le président Gbagbo la leur a enseignée pour vaincre Affi. 

« Nous avons pris la résolution qu’Affi ne doit plus mettre les pieds dans les fédérations » 

Le mercredi 24 décembre, c’est autour de Laurent Akoun de visiter les militants d’Aboboté et d’Anyama-Adjamé pour la même mission : informer et remobiliser les troupes acquises à la cause du président Laurent Gbagbo. Mais le vice-président du FPI n’était pas seul. A ses cotés, il y avait Jean Gervais Tchéidé, Franck Anderson Kouassi,  Maurice Lohourougnon, Koné Aboubacar, Coulibaly Yacouba,  Danho Kassi et Kety lanciné Soumahoro. Dans les deux sections de la fédération Abidjan 2A, Laurent Akoun a indiqué aux militants les raisons qui justifient les agissements du président sortant de son parti. . « C’est tout simplement  parce que qu’il veut,  pour le compte de ceux qui le font agir, faire croire  que le Président Laurent Gbagbo est un faussaire.  Et pour faire prospérer son action, il a des complices qui sont Assoa Adou,  son directeur de campagne  et le Comité  de contrôle.  Face à tout cela,  nous sommes venus pour vous dire qu’Affi ne veut qu’une seule chose : détruire le Fpi . Affi dit que les blancs sont trop forts. Raison pour laquelle,  il nous demande  de nous coucher devant Ouattara. Afin qu’il nous marche dessus,  il dit que Gbagbo a fait trop d’erreurs. Il parle des erreurs  mais il ne parle pas des siennes.  Affi n’est plus avec nous. Nous n’avons plus le même langage. Et  nous ne menons plus le même combat. Nous avons pris la résolution qu’Affi ne doit plus mettre les pieds dans les  Fédérations »., a instruit l’ex-secrétaire général et porte parole du parti. A ceux qui pensent s’enorgueillir de la disparition du FPI sur la scène politique, il répond : «  le Front populaire ivoirien est incassable. » Pour le représentant du Dr Assoa Adou dans la fédération Abidjan 2A, peu importe l’issue de la décision de justice. Car dit-il « c’est le Président Laurent Gbagbo que nous connaissons. Il est notre candidat. Personne ne peut nous empêcher de le porter à la tête de notre parti » 

Pierre Kalou 

Source:  Aujourd’hui /  N°795

Kenya: Une nouvelle loi contre le terrorisme au Kenya décembre 25 2014

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Par Sainclair Mezing

Le texte promulgué par le président Uhuru Kenyatta réprime tout acte susceptible de porter atteinte à la sécurité de l’Etat.

Le président Uhuru Kenyatta a promulgué vendredi dernier une nouvelle loi contre le terrorisme. Ce texte adopté la veille dans une ambiance confuse marquée par un échange de projectiles, de cris, de huées, d’engueulades et un pugilat entre députés, porte principalement sur la sécurité. Pour les députés de l’opposition, cette nouvelle loi qui réprime le terrorisme est qualifiée de «liberticide». Dans une déclaration faite à la presse à la suite de cette promulgation, le président kényan a tenu à faire savoir que cette loi ne violait pas les droits fondamentaux des citoyens. Contrairement à ce qu’affirme l’opposition. «Les inquiétudes soulevées par les différentes parties ont été prises en compte par les commissions parlementaires compétentes», a-t-il déclaré à la presse.

Dans cette sortie médiatique, le président kenyan a accusé les détracteurs de cette loi de faire preuve d’inconscience face à la menace terroriste et remercié les députés de la majorité d’avoir eu la présence d’esprit en votant cette loi dans un contexte marqué par de nombreuses incursions des islamistes Shebab. Depuis juin dernier, ces derniers se sont illustrés par une série de raids qui ont causé la mort de 160 personnes dans le Nord-Est du pays. Uhuru Kenyatta a donc tenu à rassurer les uns et les autres sur différents amendements adoptés par les commissions compétentes de l’Assemblée nationale. D’après lui, ceux-ci mettent à l’abri toutes les dispositions de la «Déclaration des droits de l’homme» de tout abus par la nouvelle loi. «Cette loi n’a qu’un objectif, un seul, protéger les vies et les biens de tous les citoyens de cette République», a-t-il ajouté.

Dans son contenu, la nouvelle loi porte notamment de 90 à 360 jours la durée de garde à vue de tous ceux soupçonnés «d’actes terroristes». Elle proroge les peines de prison et facilite les écoutes téléphoniques. Tout comme elle sanctionne également «les journalistes qui gênent l’enquête ou des opérations liées à la lutte contre le terrorisme», passibles de trois ans de prison, de même que ceux qui publient des images de «victimes d’attaques terroristes», sans l’accord de la police.

CAMEROON TRIBUNE

Cote d’Ivoire: Laurent Gbagbo s’inquiète du sort des prisonniers en Côte d’Ivoire décembre 24 2014

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lg1.jpgLaurent Gbagbo demande la remise en liberté provisoire des prisonniers de la crise post-électorale de 2010 et 2011 en Côte d’Ivoire. Selon son directeur de campagne, Assoa Adou, l’ancien président l’a appelé depuis la CPI pour lui demander de faire une conférence de presse pour alerter sur la situation de plusieurs centaines de prisonniers en grève de la faim. Il faut que ces individus soient présentés à un juge ou relâchés pour Laurent Gbagbo.

Ces détenus, que moi j’appellerais otages, sont dans une situation critique.

Assoa Adouancien ministre et directeur de campagne de Laurent Gbagbo25/12/2014 - par Sonia Rolley

RFI



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