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Côte d’Ivoire – La police empêche la passation de charges au siège du quotidien Notre voie mars 31 2015

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Par Patrice Allégbé

Un camp du parti de Laurent Gbagbo, dirigé par Abou Drahamane Sangaré, qui tentait de prendre lundi à Abidjan le contrôle du quotidien Notre Voie, le journal de la formation politique de l’ex-président ivoirien, a été « empêché » par la police, a constaté un journaliste de Alerte info.

aaa.jpgPrès d’une quinzaine de policiers étaient postés lundi matin devant le siège de Notre Voie, à Cocody-Palmeraie, un quartier chic à l’Est d’Abidjan, pour contenir tout trouble au siège du journal, actuellement dirigé par le bureau de Affi N’Guessan, président contesté par le « camp Sangaré ».

« Nous sommes les actionnaires du groupe La Refondation (éditeur de Notre Voie) et nous sommes là pour la passation de charges mais la police, de manière illégale nous a empêchés », a dit Dano Djédjé, un proche du « camp Sangaré ».

M. Djédjé était à la tête d’une délégation, qui comprenait César Etou et Dedy Séri, nommés respectivement directeur général et président du Conseil d’administration de Notre Voie, ainsi que d’autres cadres, Odette Lorougnon, Odette Sauyet, Jean-Gervais Tchéidé.

« Le ministère de l’Intérieur nous empêche d’entrer pour la passation et protège un camp (celui de Affi N’Guessan) dans une crise politique interne », a affirmé M. Tchéidé, devant des journalistes.

Pour César Etou M. »Affi a décidé de tuer » l’entreprise de presse et les travailleurs qui « sont en danger », au regard des« invendus » enregistrés par le journal estimés à un taux de « 90% ».

Le Front populaire ivoirien (FPI), principal parti de l’opposition ivoirienne est divisé depuis que M. Affi s’est déclaré comme candidat à la présidence, un poste qui devrait revenir à M. Gbagbo selon d’autres cadres.

Le 5 mars, un Comité central a désigné comme « président par intérim » Abou Drahamane Sangaré, pour« défaillance » de l’ex-Premier ministre Affi N’Guessan à diriger le parti.

M. Affi N’Guessan a saisi la justice en vue de l’annulation des décisions de ce Comité central, qui qualifie d’ »illégal » conformément au statut du parti.

PAL

Alerte info

Election au Nigeria : un couvre-feu imposé pour raisons de sécurité mars 31 2015

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«Le gouvernement a imposé un couvre-feu dans l’Etat de Rivers de 19 heures (20 heures en France) à 6 heures (mardi) afin d’éviter tout trouble à l’ordre public, à cause de la situation politique tendue», a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement de l’Etat nigérian de Rivers, Ibim Semenitari. En cause : des troubles provoqués par l’annonce des résultats locaux de l’élection présidentielle.

nigeria-2.jpgRivers est un des Etats stratégiques du pays dans une élection qui se joue au coude-à-coude entre le Président sortant Goodluck Jonathan et son principal adversaire, Muhammadu Buhari. Le Congrès progressiste (APC) de Muhammadu Buhari accuse le Parti démocratique populaire (PDP, au pouvoir) et les responsables des bureaux de vote de l’Etat d’avoir fraudé durant les élections présidentielle et parlementaires de samedi et dimanche.

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé dimanche et lundi à Port Harcourt, la capitale de cet Etat, pour réclamer l’annulation du scrutin et la tenue d’une nouvelle élection. Près de 2 000 femmes de l’APC qui tentaient lundi matin de pénétrer dans les locaux de la Commission électorale indépendante (Inec) ont été aspergées de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre.

Lors du précédent scrutin en 2011, le PDP de Goodluck Jonathan avait remporté la présidentielle dans cet Etat. Mais depuis, le gouverneur de l’Etat, Rotimi Amaechi, un des anciens piliers du PDP, a rejoint l’APC, une coalition de plusieurs partis d’opposition.

AFP

Congo-Brazzaville: Changement de la constitution, la tension monte mars 31 2015

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Photo: Laudes Martial Mbon/IRIN

President Denis Sassou Nguesso of the Republic of Congo

Ai-Congo — Selon l’opposition (la vraie), Denis Sassou Nguesso par des méthodes machiavéliques et louches, voudrait empêcher l’alternance démocratique en 2016.

S’adressant à M Gaspard Lenekonov de la majorité présidentielle qui, dans une contribution publié récemment sur le site du Journaldebrazza.com intitulée « si le Congo rate l’alternance démocratique en 2016, la faute reviendra à l’opposition », Maître Célestin Ngantsui (opposition) n’a pas digéré cette incongruité.

« Cher Monsieur, votre article se donne à désirer et vous faites le jeu de Sassou et de son clan. En effet, si l’opposition dans sa conquête de pouvoir doit, selon vous, user de toutes les stratégies démocratiques pour arracher le pouvoir, la majorité au pouvoir doit aussi user de toutes les voies démocratiques pour conserver le pouvoir. C’est tout a fait logique et juste. La majorité au pouvoir doit utiliser les moyens légaux et démocratiques pour conserver le pouvoir, faire autrement serait un coup d’état. Les stratégies politiques de conservation du pouvoir ne sont pas légales et démocratiques », a indiqué M Ngantsui.

« C’est vraiment malhonnête et injuste de dire que l’opposition doit user de tous les moyens pour conserver le pouvoir de toutes les voies politiques imaginables », a-t-il poursuivi.

Avant de conclure sur fond d’avertissement : « Il y a dans votre analyse deux poids et deux mesures. Dès lors que votre analyse sur l’alternance démocratique au Congo est squelettique. Dans un Etat de droit, les voies de conservation et conquête du pouvoir sont légales et démocratiques. Le peuple congolais veut le départ sans condition de Sassou et son clan. Ce qui veut dire qu’il est pour l’alternance politique démocratique. Diviser l’opposition par la corruption ne servira à rien car le président Sassou est en fin de mandat. Il doit impérativement laisser le pouvoir. Son mandat fini en juillet 2016 et le souverain primaire ne veut plus de lui.»

C’est dans ce contexte politique tendu que l’un des puissants partis de la majorité, le Parti national pour le rassemblement du Congo (PNRC) vient de prendre date avec l’histoire en rejoignant les rangs de la plate forme de l’opposition.

Dans une déclaration rendue publique le 26 mars 2015, son président Julien Mbani a annoncé son retrait immédiat du collège des partis de la majorité présidentielle. Sur le changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002, le PNRC a fait savoir que « non seulement celui-ci est faux et inutile, mais qu’il est orchestré par des caciques du parti congolais du travail (PCT, au pouvoir). »

Il a réitéré son opposition catégorique au changement de la loi fondamentale et a interpellé tous ses militants à adhérer à toutes les réflexions et actions de l’opposition visant à barrer la route au changement de la constitution.

Africa Info

Cote d’Ivoire: L’Incontournable Laurent Gbagbo mars 30 2015

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A quand le manifeste des fortes têtes qui rendent visite au Président Laurent GBAGBO en faveur de sa libération?

lg.jpgPar amitié ou à la faveur des élections ivoiriennes présidentielles de 2015 , les autorités qui dirigent l’Afrique se succèdent à La Haye. Quoique l’on dise, La Haye est une prison et il n’est pas gai d’y être enfermé. C’est pénible tant pour l’hôte de ce lieu sinistre que pour nous et tous ceux qui sont attachés à cette personnalité emblématique ivoirienne. C’est pourquoi ces visites d’amitié et d’échanges sont louables. Tous ceux qui les réalisent méritent notre gratitude.

Toutefois un constat clair et précis se dégage: La Haye est devenue le centre névralgique de la politique pre électorale ivoirienne. Et le célèbre prisonnier de La Haye, au delà d’avoir son mot à dire, devient le conseiller principal de la tenue à adopter pour tout candidat déclaré. Il est pour eux la clé de voûte du conseil pour mieux affronter le pouvoir en place à Abidjan en 2015. Aussi tous les leaders ivoiriens qui le vilipendaient hier aux côtés des occidentaux l’adulent aujourdhui.

Mais l’impression que donnent ces visiteurs ou qui se dégage est que lui est bien là bas, à l’écart de la politique du pays pour ne pas gêner leurs ambitions politiques. Comme c’est un poids lourds, sinon le plus lourd, il vaudrait mieux le tenir astucieusement le tenir à l’écart. Pourquoi? S’il est libre, de surcroît candidat, personne ne les regarderait. En plus, il focaliserait sur lui tout naturellement tous les intérêts médiatiques. Pourtant il faut reconnaître que lui seul peut défaire par sa personnalité, ses compétences politiques et son aura, le système électoral vissé et vicié mis en place en Côte d’Ivoire. En d’autres termes nonobstant le solde des résultats électoraux de 2010, Laurent Gbagbo est le meilleur candidat potentiel. Dès lors, il est l’interlocuteur incontournable de la politique ivoirienne. Personne d’autre ne peut pour l’instant se mesurer à lui. Que l’on apporte la preuve contraire de cette assertion.

Bref ! Pourquoi alors ne pas rédiger un manifeste en faveur de sa libération? Oui, pourquoi tous ces leaders ivoiriens qui se dressent subitement en sa faveur ne formalisent pas leur désir de le voir revenir au pays et prendre sa place parmi les siens dans un document écrit? Ce manifeste serait un acte redoutable de communication s’il est adressé aux chancelleries occidentales que tous fréquentent et aux dirigeants de ce monde. Il serait aussi un acte de leur bonne foi. Et même, il peut être suivi d’un livre commun, des “mélanges” comme ça se dit dans le jargon, que l’on dédie à une personnalité méritante. Ces mélanges regrouperaient les soutiens et avis de toutes ces autorités mondiales de la société civile qui se battent pour la libération du Président Laurent Gbagbo. Ce serait un acte supplémentaire de communication politique de crise pour défendre avec efficacité et efficience, la cause du Président Gbagbo. Ainsi l’opinion publique internationale qui tire les ficelles de ce jeu malsain serait fortement influencée. Vu l’inexistence de charges valables à son encontre, la CPI se verrait dans l’obligation de dire le droit.

Au total la libération du Président Gbagbo doit être concertée, formalisée et offensive. Ce doit être le fait de tous ceux qui lui rendent visite et dont l’opinion compte sur la scène internationale. On ne demande pas à un leader d’être un suiveur. Ce serait inverser les rôles. Le leader est naturellement devant; il guide et on le suit. C’est comme ça. Tout cela est possible. Il n’y qu’un pas à franchir avec un peu de courage et moins d’égoïsme ou d’égocentrisme.

 —- PAR : ZOGO TOUSSAIN GOBA

 http://www.moacinter.com

CPI: Amath Dansokho - ministre senegalais passe 6 heures avec Laurent Gbagbo mars 29 2015

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dansoko.jpgAmath Dansokho semble assumer son amitié avec l’ex-président de la Cote-d’ivoire, Laurent Gbagbo, contre vents et marées. Ayant introduit une demande de visite depuis lontemps, le président d’honneur du PIT a finalement reçu de la CPI l’autorisation d’aller voir son ami Laurent Gbagbo, ce mercredi 25 mars 2015. 
Seul ministre d’Etat du régime de Macky Sall, renseigne l’Enquète, a passé six (6) tours d’horloge, c’est-à-dire de 12h à 18h, à discuter avec son ami Gbagbo 
Interpellé sur les échanges qu’ils ont eu, Dansokho, très content d’avoir revu un très grand ami, s’est simplement contenté de dire que “Laurent Gbagbo a le moral”.

http://www.sen360.com

CPI: Pourquoi tant de visites a Laurent Gbagbo - Une analyse de Michel Galy mars 28 2015

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Tout a été dit ces derniers jours, notamment par la presse ivoirienne et des analystes comme la ministre Clotilde Ohouochi sur l’afflux soudain de « visiteurs du jour » à La Haye pour rencontrer le président Laurent Gbagbo. Comment cela se fait-il que le pouvoir actuel, appuyé sur une féroce machine de répression, avec l’appui militaire français et onusien semble dépassé ? Comment Laurent Gbagbo se trouve-t-il à l’épicentre de la vie politique ivoirienne, clef des élections, et à tout le moins « faiseur de Roi » ?
Si on met de côté ses avocats, sa famille proche ou lointaine, ses amis personnels et les quelques hommes de médias et d’écriture qui ont pu le rencontrer et en faire état, quels sont les éléments nouveaux ?

lg.jpgCertes , il semble qu’une part de l’opinion surtout ivoirienne et africaine, de tendance pan africaniste et anticoloniale, se soit en partie « retournée » en faveur de l’ancien président- que l’on reconnait de plus en plus en plus comme ayant été renversé par un « coup d’Etat franco-onusien » en avril 2011, après des élections truquées et contestées. Ce qui n’est pas forcément le cas des médias, de l’intelligentsia et des décideurs politiques en France, l’ancienne et actuelle puissance coloniale qui pèse de tout son poids militaire, politique et diplomatique- jusque dans l’enceinte de la CPI.

C’est donc l’approche des « élections »présidentielles d’octobre 2015 qui fait la différence, et dans le paysage politique ivoirien, et par conséquent dans l’afflux de visiteurs à la Haye. Nous sommes bel et bien dans une logique d’extraversion, faute de scène politique intérieure : la clef des élections est à Abidjan, mais aussi à Paris et temporairement à La Haye.
Et ce que l’on sait, on ne peut forcement en parler, tant les tractations sont en cours. On ne peut d’ailleurs que sourire de ceux qui s’en indignent : en Afrique et ailleurs on ne passe pas des alliances qu’avec ses amis… dire que le président ne peut voir que ceux qui étaient à ses côtés en avril 2011, ou que ceux qui ont manifesté à Paris depuis lors est, soit naïf, soit retors- favorisant par des raisonnements violents et tordus une alternative dont on sait bien qu’elle ne s’accroche pas au cercueil comme des supposés orphelins rendus idiots par le deuil.. . Quelle tristesse de voir leaders, activistes, journalistes sombrer dans la compromission et la politique du ventre, bien qu’on sache comme politologue que c’est souvent cela, la politique, en Afrique et ailleurs. ..
Au contraire, plus de visiteurs du jour ou du soir (annoncés ou discrets), plus l’hôte temporaire de la Haye aura les coudées franches et des possibilités de négociation sur la scène nationale, et même internationale ; en ce sens Laurent Gbagbo contribue à se libérer lui-même ; ajouté à une défense qui redevient politique et anti coloniale, la CPI et ses sponsors de l’ombre vont-ils se sentir dépassés ?
Qu’on ne compte pas sur moi en tout cas pour trahir quelque secret, dévoiler quelque combinazzione, élaborer des hypothèses dont des malintentionnés pourraient se servir ou user à l’encontre des idées que nous défendons !
Je préfèrerais insister- sans citer de noms- sur la dimension historique, socio-anthropologique, et souligner les incertitudes : le scrutin est ouvert, même si on le sait truqué d’avance : d’ où l’afflux de visiteurs …

Il n y a pas de place, en politique électorale, pour des pulsions primaires, et une attitude manichéenne et définitive de blanc/noir, bon/mauvais, ami/ ennemi.. .; ainsi l’histoire politique ivoirienne montre des alliances changeantes entre les 3 grands partis, représentant les 3 blocs ethno- régionaux Krou, Akan et « Dyoula » ; à part le charisme personnel de certains et la sociologie abidjanaise particulière qui brouille les cartes de l’ethnicité et sa traduction électorale.
Les incertitudes : la santé chancelante de l’actuel « chef de l’Etat » de fait( ses deux candidats à la succession étant peu présentables à l’extérieur et plus passibles de la justice que des urnes…) ; la situation de clivage au PDCI et au FPI ; et l’attitude de la diplomatie française , visiblement la recherche d’un plan B et d’un candidat alternatif…dans le contexte du soulèvement de Ouagadougou et de la fuite du dictateur, nouveau paradigme de le Françafrique « soft » à la Hollande.
A partir de ces données connues de tous et de cette situation politique labile, changeante, évolutive, on peut rappeler que tout est ouvert et a été pratiqué:du « boycott actif » à la participation à une présidentielle truquée (avec 18%des voix tout de même) , au recours à la rue sous le général Guei, à la tentation du retrait total ou de l’investiture de l’un ou de l’autre.. ; tout est envisageable pour celui qui maitrise environ 50% du corps électoral ivoirien- et plus peut être selon le pourcentage des « Ado-déçus » et des alliances à venir.
« La politique, c’est passer des alliances »… « Asseyons-nous et discutons »… « Après la période militaire, on entre dans la phase politique »…En pratique, comment mettre en œuvre ces adages bien connus ? Il est évident que chaque camp (pour simplifier pro et anti Ouattara a comme première stratégie « un coup KO » (victoire au premier tour) et de diviser le camp de l’adversaire : rien que de très ordinaire. 

A l’inverse, à partir d’un moment donné, trop de candidature d’un camp favorise l’autre : les déséquilibres créatifs n’ont qu’un temps. « Gouverner, c’est choisir », comme affirmait Mendes France en son temps…« Tout est possible », sauf la violence, qu’on le regrette ou non : c’est sur le légalisme républicain et le respect de la Constitution que Laurent Gbagbo a construit son idéal et sa pratique politique, fut ce contre ses partisans jusqu’aux boutistes et la dictature de l’introuvable « communauté internationale », réduite de fait aux nostalgiques français de l épopée coloniale et leurs vassaux indigènes.

Michel Galy

https://www.facebook.com/michel.galy.5/posts/1626691594221522

Tunisie: le Premier ministre limoge le chefs de la police de Tunis mars 26 2015

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Le Premier ministre Habib Essid a limogé le chef de la police de Tunis et celui du Bardo après avoir constaté des “lacunes” dans la protection du quartier du musée, cinq jours après l’attentat qui a causé la mort de 21 personnes, a annoncé lundi le gouvernement.

“Il a effectué une visite hier soir (dans le quartier du musée) et il y a vu plusieurs lacunes. Il a ainsi décidé de limoger un certain nombre de responsables dont le chef de la police de Tunis et le chef de la police du Bardo”, a indiqué à l’AFP Mofdi Mssedi, le chargé de la communication de M. Essid.

afp

Europe: Crash A320: de nombreuses questions en suspens mars 26 2015

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Au lendemain du crash de l’A320 de Germanwings dans lequel 150 personnes ont péri, le Bureau d’enquête et analyses (BEA) a donné de premiers éléments sur les derniers instants du vol Barcelone-Düsseldorf. La boîte noire recueillie devrait également livrer des informations précieuses. Le point sur l’enquête.

Une descente de huit longues minutes et une trajectoire linéaire conduisant l’avion directement sur les montagnes. Au lendemain du crash de l’A320 de Germanwings qui s’est écrasé mardi dans le sud-est de la France, faisant 150 morts qui seront difficile à identifier, experts et pilotes pointent un comportement inexplicable de l’équipage de l’avion.  Mercredi, la première conférence de presse du Bureau d’enquête et d’analyses (BEA), qui a commencé à recueillir les données d’une des deux boîtes noires de l’appareil, a permis d’apporter de premières réponses, mais de nombreuses questions demeurent. A ce stade, toutes les hypothèses sont envisagées.

Que nous apprend la trajectoire de l’avion?

Ni décrochage, ni descente d’urgence. Les dernières minutes de vol de l’A320 nous apprennent qu’il s’est mis en descente modérée, ce qui exclut un décrochage ou une descente d’urgence. L’appareil a manifestement continué à avoir de la portance (la force permettant à l’appareil de se maintenir en altitude), expliquent des commandants de bord et anciens enquêteurs du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français interrogés par l’AFP.

Une action humaine “anormale”. Une mise en descente de l’appareil résulte nécessairement d’une action de l’équipage.  L’avion est resté sur sa trajectoire horizontale. Il a poursuivi son plan de vol excepté pour l’altitude, selon les données fournies par le serveur Flightradar24.  “Or, aller tout droit en direction des montagnes n’a aucun sens. Tout ceci correspond à une action anormale de la part de pilotes professionnels parfaitement en possession de leurs moyens, ou alors à une absence de réaction d’un équipage”, explique un commandant d’une grande compagnie européenne.

Comment expliquer l’absence de réaction de l’équipage?

Des pilotes inconscients, morts ou forcés? ”Si les pilotes n’ont pas empêché l’avion d’aller s’écraser contre les montagnes, c’est que soit ils étaient inconscients ou morts, soit ils ont décidé de mourir, soit on les a obligés à mourir”, résume un des experts.  ”L’une des hypothèses est qu’il y a eu une dépressurisation lente et que le masque à oxygène n’ait pas fonctionné. Dans un tel cas, les pilotes se seraient retrouvés très vite en état d’hypoxie” (diminution du taux d’oxygène dans le sang), avancent plusieurs pilotes et anciens enquêteurs du BEA.

Un précédent en 2005. Non sans rappeler le cas du crash d’un Boeing 737 de la compagnie chypriote Hélios, le 14 août 2005 qui avait fait 121 morts. Le jour du crash, des mécaniciens avaient fait un test de pressurisation et avaient oublié de remettre la manette de pressurisation sur le mode automatique. Lors de son ascension, l’avion n’a pas été pressurisé et l’oxygène est venu à manquer. Les pilotes sont tombés inconscients. L’avion qui était sur pilote automatique s’est écrasé après avoir épuisé ses réserves de carburant. Des avions de chasse l’avaient escorté et avaient assisté impuissant à sa perte.

Suicide d’un pilote? Attentat? Pour l’heure, on ne peut pas exclure non plus le suicide d’un pilote qui aurait dû alors neutraliser son collègue, ou l’intervention d’une tierce personne dans le cockpit. Il est donc crucial de pouvoir lire l’enregistreur de vol retrouvé mardi, le fameux Cockpit voice recorder (CVR).

L’exploitation du CVR, retrouvé endommagé, est-elle possible?

Une boîte noire précieuse. ”Endommagé ne signifie pas inexploitable”, souligne Jean-Paul Troadec, ancien directeur du BEA. “La carte mémoire, semblable à celle que l’on trouve dans les ordinateurs, est particulièrement bien protégée. Or cette carte mémoire est la partie utile du CVR”, dit-il. “On peut récupérer une boîte noire apparemment très endommagée mais dont la carte est intacte. Cela est fait pour résister à des chocs extrêmement violents”, ajoute-t-il.  Dans le cas de connections rompues, le BEA dispose d’une grande expertise pour les reconnecter, relève-t-il.

Un “fichier audio utilisable”. Lors de sa première conférence de presse, le BEA a justement fait un point sur le boîte noire de l’A320, affirmant qu’ “un fichier audio utilisable” avait été extrait. Sans en dévoiler le contenu, le directeur du BEA, Rémi Jouty, a confirmé que l’avion n’avait pas explosé en vol tout en restant extrêmement prudent sur les causes du drame. “Il est beaucoup trop tôt pour en tirer la moindre conclusion sur ce qui s’est passé”, a-t-il déclaré.

Quels éléments concrets apporte une lecture du CVR?

Faire parler la boîte noire, un travail de fourmi. Les enquêteurs vont désormais s’atteler à “un travail détaillé pour comprendre et interpréter à la fois les sons et les voix qui peuvent être entendus sur ce fichier audio”, a poursuivi le directeur du BEA. Mais “l’exploitation du CVR peut rarement se faire toute seule, elle doit se faire en coordination avec les paramètres du vol, que nous n’avons pas encore”, dans la mesure où la seconde boîte noire n’a pas encore été retrouvée.

Qui était dans le cockpit? ”On devrait apprendre qui était aux commandes. Si le commandant était seul dans le cockpit ou pas. S’il y avait d’autres personnes que le commandant et son copilote. Si oui, il est probable que des conversations aient été échangées”, explique Jean-Paul Troadec.

Le CVR permet aussi d’entendre les bruits de la porte qui s’ouvre et se referme, le bruit des différentes commandes et interrupteurs. Tous les petits cliquetis peuvent donner des informations précieuses pour la compréhension de l’accident.  Si des alarmes (incendie, dépressurisation, etc.) ont retenti, elles devraient aussi être audibles.

Y a-t-il eu explosion avant impact?

Le directeur du BEA a expliqué que l’Airbus “a volé jusqu’au bout”, suivi par les radars, et n’a donc pas explosé en vol, comme l’indique la configuration des débris au sol, cohérente avec un impact de l’appareil entier.  Par ailleurs, l’avion a été vu par des témoins avant le crash. Il était entier.

Côte d’Ivoire La Haye – Charles Konan Banny rend visite à Laurent Gbagbo [communiqué] mars 25 2015

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banny-5.jpgCommuniqué de presse
Charles Konan Banny, ex-premier ministre et ex-président de la CDVR a rendu visite le mardi 24 mars 2015 au Président Laurent Gbagbo, détenu au centre pénitencier de SCHEVENINGEN de la CPI.
Fait à Paris le 24 mars 2015
Service communication de Charles Konan Banny à Paris

CÔTE D’IVOIRE -PLUSIEURS ÉTUDIANTS DÉFÉRÉS À LA MACA mars 25 2015

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Nous venons d’apprendre que plusieurs étudiants arrêtés le lundi 23 mars viennent d’être déférés à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

A la suite de leur altercation avec les policiers, le lundi 23 mars, à l’université de Félix Houphouët-Boigny, plusieurs étudiants ont été détenus à la préfecture de police d’Abidjan. Ce mercredi aux environs de 12 heures, ils ont été déférés à la MACA, a affirmé un témoin à Imatin.net

Parmi les détenus, Boli Obou Hermann, étudiant Fesciste qui est considéré comme le leader de la manifestation d’humeur est dans un mauvais état de santé, car après son arrestation le lundi, affirme notre source, il a initié une grève de la faim qui l’a énormément affaiblit.

Boli Obou Hermann est étudiant en Master 1 de Philosophie.

Tout a commencé le lundi passé avec un affrontement entre des membres de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) d’une part, et ceux de l’Association générale des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (Ageeci) d’autre part. A l’origine de cette bagarre rangée, un malentendu qui date depuis jeudi dernier et qui a abouti, vendredi, à un lynchage de quelques éléments de l’Ageeci au quai des bus de la Sotra.

Rappelons que ces perturbations ont commencé la semaine dernière avec la grève des enseignants. Ce qui a obligé les élèves à prendre des congés anticipés et l’administration des établissements, à reporter les examens blancs qui étaient censés se dérouler cette semaine.

Autre Presse



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