aller à la navigation

Côte-d’Ivoire vols directs USA: South African Airways préfère Accra à Abidjan jugée « trop chère » mai 31 2015

Infos : , ajouter un commentaire

La compagnie aérienne South African Airways a ajouté Accra comme escale sur sa route entre Johannesburg et Washington, aux dépens de Dakar où elle ne s’arrêtera plus que trois fois par semaine. L’axe Ghana – Etats-Unis est une nouveauté dans son réseau.

A partir du 3 août 2015, la compagnie nationale d’Afrique du Sud modifiera le trajet des ses vols entre sa base à Johannesburg-OR Tambo et l’aéroport de Washington-Dulles : les départs du lundi, mercredi, vendredi et dimanche seront alors programmés à 17h25 pour arriver à 21h45 à Accra-Kotoka, en repartir à 22h45 et se poser le lendemain à 6h05 à Washington. Les vols retour décolleront de l’aéroport Dulles lundi, mardi, jeudi et samedi à 17h40, atterriront le lendemain à 7h40 au Ghana pour en repartir une heure plus tard et arriver à 16h30 en Afrique du Sud. Pour les trois autres rotations hebdomadaires, South African Airways prévoit des départs mardi, jeudi et samedi à 18h30 pour arriver le lendemain à 1h05 à Dakar-Léopold Sédar Senghor, en repartir à 2h05 et atterrir à 6h25 aux Etats-Unis ; les vols retour quitteront Washington mercredi, vendredi et dimanche à 17h40, arriveront le lendemain à 5h50 au Sénégal pour en repartir à 6h50 et se poser à 17h15. Tous ces vols sont pour l’instant programmés par South African Airways en Airbus A340-300 ou A340-600 bi-classes.

La compagnie de Star Alliance sera sans concurrence entre Accra et Washington, la capitale fédérale américaine ne disposant que d’une seule autre liaison vers l’Afrique (Addis Abeba avec Ethiopian Airlines) ; le constat est le même entre Accra et Johannesburg. Aux Etats-Unis, où elle dessert également New York-JFK, South African Airlines propose à ses clients des vols en partage de codes avec United Airlines, JetBlue Airways et Virgin America vers 50 destinations aux USA et au Canada.

SAA avait évoqué depuis février une diminution de sa présence à Dakar, parlant même de supprimer complètement cette escale sur les routes vers les Etats-Unis (c’est déjà fait vers JFK), la capitale sénégalaise représentant un « trop petit marché ». Le Ghana semble avoir été finalement choisi pour l’implantation de son hub en Afrique de l’ouest.

Avec Air-journal.fr

Akinwumi Adesina, du Nigeria, élu 8e président de la BAD mai 31 2015

Infos : , ajouter un commentaire

Photo: Tami Hultman

Akin Adesina

Dakar — L’élection du nouveau président de la Banque africaine de développement (BAD) aura lieu jeudi à Abidjan (Côte d’Ivoire), à l’occasion des 50e assemblées annuelles de l’institution financière.

Ce mercredi, les huit candidats à la présidence de la BAD ont chacun rencontré les membres du Conseil des gouverneurs, indique un communiqué de la banque reçu à l’APS.

Les candidats à la sucession du Rwandais Donald Kaberuka sont : Thomas Z. Sakala (Zimbabwe), Kordjé Bedoumra (Tchad), Birama Boubacar Sidibé (Mali), Cristina Duarte (Cap-Vert), Akinwumi A. Adesina (Nigeria), Jaloul Ayed (Tunisie), Samura M. W. Kamara (Sierra Leone) et Sufian Ahmed (Éthiopie).

Arrivé en 2005 à la présidence de la BAD, M. Kaberuka lègue à son successeur une banque auréolée de la note AAA décernée par l’agence de notation financière américaine Fitch en 2013.

APS

Nigeria: Boko Haram - Three Female Suicide Bombers, Soldiers, Vigilantes, Others Killed in Borno mai 30 2015

Infos : , ajouter un commentaire

Photo: Premium Times

(file photo).

At least three soldiers, six vigilantes and dozens of Boko Haram insurgents have been killed during clashes in the restive northeast Nigerian city of Maiduguri, sources said on Thursday. The Islamist militants launched an attack on the Borno state capital on Wednesday evening but were repelled by Nigerian troops after intense fighting, residents and the army said.

The assault was the first on Maiduguri for three months and came after sweeping offensives against Boko Haram strongholds by a regional military coalition of Nigeria, Niger, Chad and Cameroon.

“Three soldiers were killed during a fight with the terrorists while six of our members were killed by three female suicide bombers,” civilian vigilante official Yusuf Sani said on Thursday.

“The terrorists suffered serious casualties,” he said, without specifying a figure, adding that 12 vigilantes were injured by the shrapnel of the detonated bombs. An army official, who did not want to be identified because he is not authorised to speak to the media, confirmed Sani’s account. “We rounded them and killed many of them… I cannot tell you the number of we killed them,” he added.

The army imposed a dusk-to-dawn curfew on Thursday in the aftermath of the attack. Streets were deserted and only soldiers and police were seen patrolling. Schools, markets and public buildings, including hospitals, were also closed, an AFP reporter in the city said. Army spokesman Colonel Tanko Gusau said the lock-down was ordered “to protect lives and properties of innocent and law-abiding people of Maiduguri”.

The attack saw dozens of militants armed with heavy guns and rocket-propelled grenades storm the northern outskirts of the city near the Giwa military base. Shots were fired and explosives detonated indiscriminately, locals said. The army said female suicide bombers had detonated explosives before the attack.

Sources said the assailants had made attempts to overrun the military facility, which was attacked on March 14 last year, freeing hundreds of detained Boko Haram suspects.

A member of the civilian vigilantes‎, who assist the military with security and intelligence, said the attack could have been a reprisal for losses incurred in a Tuesday offensive on their camp some 40 kilometres (25 miles) outside Maiduguri.

 Vanguard

Côte d’Ivoire – Ouattara accorde un financement « exceptionnel » d’un milliard à Affi et ses alliés mai 29 2015

Infos : , ajouter un commentaire

Après trois(3) mois deux(2) semaines d’interruption, le dialogue politique entre le gouvernement et les partis politiques de l’opposition a repris ce mardi 26 mai 2015 au cabinet du ministre Ahoussou Jeannot situé à la rivera-Attoban.

fpi-1.jpgAvant le huis clos qui a permis aux deux parties d’échanger sur les questions qui les opposent depuis plus de 4 ans, le premier ministre Ahoussou Jeannot a tenu à remercier les premiers partis politiques qui se sont engagés sur la voie du dialogue car selon lui, malgré les difficultés et les tribulations, les discussions avancent. Il s’est saisi de cette occasion pour féliciter la contribution ardente de l’opposition au dialogue politique. « Nous avons commencé le dialogue avec un petit noyau. Aujourd’hui nous recevons des courriers de partis politiques qui veulent rentrer dans le processus » a-t-il déclaré.

 Au sortir de ce tête à tête, le premier ministre Ahoussou Jeannot a indiqué qu’ils ont avancés sur des points ; notamment celui du financement exceptionnel des partis politiques, qui figurait à l’ordre du jour. Aussi, les questions relatives à la décrispation de la vie politique, précisément les points sur le dégel des avoirs, le retour des exilés et les questions électorales ont-elles été abordées. Pource qui est du financementexceptionnel des partis politiques « c’est un financement d’un montant d’un milliard de FCFA qui a été réparti selon sept critères que nous avons définis » a-t-il déclaré. Selon, le ministre Ahoussou, au regard de la loi de 2004, pour être éligible au financement, il faut avoir participé aux élections législatives, avoir des députés à l’Assemblé Nationale mais le chef de l’Etat adécidé ce financement exceptionnel pour favoriser la recherche continue de la paix et de la cohésion sociale.

Le ministre Appiah qui s’est exprimé au nom des partis de l’opposition a indiqué que les discussions se sont déroulées dans un bon esprit. « Néanmoins, certaines questions restent en souffrance telles que le dégel des avoirs, la libération des prisonniers politiques » a-t-il précisé. Pour ce qui est de ces questions, il a tenu rassurer les uns et les autres qu’elles sont en cours de règlement.

Cyprien Kouassi
Lebanco.net

Côte d’Ivoire: La gendarmerie disperse un rassemblement contre une hausse de l’électricité mai 29 2015

Infos : , ajouter un commentaire

samba-d.jpgDavid Samba, le président de « Coalition des Indignés »

La gendarmerie ivoirienne a dispersé mercredi à Treichville (Sud d’Abidjan) une centaine de manifestants rassemblés pour prendre part à une marche vers le siège de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) en vue de réclamer « l’annulation » d’une décision du gouvernement portant augmentation du courant électrique à compter de lundi, a appris Alerte info des témoins.

Deux des initiateurs de la marche tenant des pancartes

Le 20 mai, à l’issue d’un conseil des ministres, le gouvernement a décide d’augmenter à partir de lundi les tarifs de vente de l’électricité aux ménages en Côte d’Ivoire.

 Les voies menant au siège de la CIE à Treichville étaient obstruées par des pneus, des barrières métalliques, des voitures de police ou de gendarmerie gardées par une quarantaine de ces agents de sécurité, causant des embouteillages ou le ralentissement de la circulation.

« Il y a eut une course poursuite entre les manifestants rassemblés et des gendarmes », a confirmé David Samba, le président de « Coalition des Indignés », une organisation de la société civile, ajoutant qu’il n’y a eu « ni arrestation, ni blessé ».

Le « Collectif » qui entend mener d’ »autres actions » avant la date du 01er juin dans le district d’Abidjan demande au gouvernement de réduire « les nombreuses taxes » comme le taux de la redevance de la télévision nationale (RTI), l’électrification rurale, les enlèvements des ordures ménagères à cause de la cherté de la vie.

Le prix du Kwh pour les usagers d’un compteur de 10 A est de 63, 17 FCFA, la redevance RTI de 2000 FCFA, 700 F pour les ordures ménagères et 350 pour l’électrification rurale.

Ce rassemblement a été initié par les organisations de la société civile que sont Regard-Citoyen, Besoin d’agir et Coalition des Indignés.

ATB
Alerte inf

Côte d’Ivoire – La CPI fait obligation à Ouattara de transférer madame Gbagbo à La Haye [communiqué] mai 28 2015

Infos : , ajouter un commentaire

La Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté ce mercredi 27 mai l’exception d’irrecevabilité soulevée par la Côte d’Ivoire dans l’affaire Simone Gbagbo. La chambre d’appel fait injonction au gouvernement de monsieur Ouattara de remettre madame Gbagbo à la CPI.

Commentaire de Human Rights Watch, attribuable à Param-Preet Singh, juriste senior au programme Justice internationale

«La décision de ce jour lève tous les doutes possibles en ce qui concerne l’obligation de la Côte d’Ivoire de transférer Simone Gbagbo à La Haye. C’est Abidjan qui a invité la Cour pénale internationale à agir au sujet de la situation en Côte d’Ivoire, et Abidjan doit maintenant s’acquitter de ses obligations aux termes du Statut de Rome.»

 Communiqué de presse : 27.05.2015

La Chambre d’appel confirme la recevabilité de l’affaire Simone Gbagbo devant la CPI

Situation : Côte d’Ivoire

Affaire : Le Procureur c. Simone Gbagbo

Aujourd’hui, le 27 mai 2015, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rendu un arrêt rejetant l’appel de la République de Côte d’Ivoire et confirmant la décision de la Chambre préliminaire I de la CPI du 11 décembre 2014, qui avait déclaré l’affaire à l’encontre de Simone Gbagbo recevable devant la Cour.

Le 30 septembre 2013, la Côte d’Ivoire avait soulevé une exception d’irrecevabilité, en invoquant que la même affaire était poursuivie au niveau national. Le 11 décembre 2014, la Chambre préliminaire I a rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par la Côte d’Ivoire et conclu que les autorités nationales de la Côte d’Ivoire ne prenaient pas de mesures tangibles, concrètes et progressives pour déterminer si Simone Gbagbo était pénalement responsable du même comportement que celui allégué dans le cadre de l’affaire portée devant la Cour. Le 17 décembre 2014, la Côte d’Ivoire a fait appel de la décision de la-préliminaire I.

 M. le juge Piotr Hofmański, juge président dans le présent appel, a prononcé un résumé de l’arrêt en séance publique. Il a indiqué que la Chambre d’appel a examiné les deux motifs d’appel soulevés par la Côte d’Ivoire et a conclu que la décision de la Chambre préliminaire n’était pas entachée d’erreurs de fait ou de droit.

La Chambre d’appel n’a trouvé aucune erreur dans l’appréciation faite par la Chambre préliminaire du comportement sous-jacent des crimes qui auraient été objet d’enquêtes au niveau national et a conclu que la Chambre préliminaire n’a pas appliqué de critères trop rigoureux pour déterminer qu’aucune enquêtes ou poursuites en lien avec l’affaire devant la CPI n’étaient menées au niveau national. La Chambre d’appel a également noté que la Côte d’Ivoire n’a pas réussi à démontrer qu’il était déraisonnable pour la Chambre préliminaire de conclure que, sur la base de la documentation disponible, les paramètres factuels de l’affaire ou des affaires faisant l’objet d’enquêtes au niveau national n’étaient pas clairs.

En outre, en ce qui concerne l’appréciation de la Chambre préliminaire de la nature des crimes qui auraient fait l’objet d’enquêtes au niveau national, à savoir des crimes économiques et des crimes contre l’Etat, la Chambre d’appel a conclu qu’il n’était pas déraisonnable pour la Chambre de conclure que ce comportement était d’une nature différente du comportement de Mme Simone Gbagbo, tel qu’allégué devant la CPI, en relation avec les crimes contre l’humanité allégués de meurtres, viols et autres formes de violences sexuelles, actes de persécution, et autres actes inhumains.

La Chambre d’appel a souligné que son examen s’est limité à la question de la régularité de la décision de la Chambre préliminaire concernant la recevabilité de l’affaire à la date de sa délivrance.

Selon le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, la recevabilité d’une affaire ne peut être contestée qu’une fois devant la Cour. Cependant, « dans des circonstances exceptionnelles, la Cour peut autoriser qu’une exception soit soulevée plus d’une fois ou à une phase ultérieure du procès. »

Judgment on the appeal of Côte d’Ivoire against the decision of Pre-Trial Chamber I of 11 December 2014 entitled “Decision on Côte d’Ivoire’s challenge to the admissibility of the case against Simone Gbagbo”

Contexte : Le 29 février 2012, les juges ont délivré un mandat d’arrêt sous scellés à l’encontre Mme Gbagbo. Les scellés ont été levés le 22 novembre 2012. Selon le mandat d’arrêt, Mme Gbagbo serait responsable, au sens de l’article 25-3-a du Statut de Rome, de quatre chefs de crimes contre l’humanité (meurtres, viols et autres formes de violences sexuelles, actes de persécution, et autres actes inhumains) qui auraient été commis entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011 en Côte d’Ivoire. Le 20 janvier 2015, la Chambre d’appel a rejeté la demande d’effet suspensif de l’appel de la Côte d’Ivoire à l’encontre de la décision de la Chambre préliminaire I du 11 décembre 2014 qui avait rappelé à la Côte d’Ivoire son obligation de remettre sans délai Simone Gbagbo à la Cour. Le mandat d’arrêt reste en attente d’exécution et Mme Gbagbo n’est pas détenue par la Cour.

Kenya: Al-Shabab Claims to Have Killed Kenyan Police Officers mai 27 2015

Infos : , ajouter un commentaire

Photo: Stephen Astariko/The Star

Police cars in Garissa. At least four vehicles were burnt by Al-Shabaab.

An al-Shabab military spokesman says the armed group has killed about 25 Kenyan police officers in a village north of the town of Garissa, where fighters killed 148 students in April.

Sheikh Abdiasis Abu Musab said on Tuesday that 20 officers were killed when al-Shabab fighters ambushed them on Monday night in Yumbis village, 70km north of Garissa, while more officers were killed when a police vehicle hit a landmine planted by the fighters, Reuters reported.

“We took all their weapons. There were some Kenyan forces that escaped in the course of the ambush fighting,” he said, adding that five police vehcles had been burnt.

Burkina Faso: Sankara – Ossements et morceaux de vêtements retrouvés dans la tombe supposée mai 27 2015

Infos : , ajouter un commentaire

Exhumation des restes de Thomas Sankara: Des ossements et des morceaux de vêtements ont été retrouvés dans la tombe supposée du père de la Révolution d’Août 83.

Maître Bénéwendé Sankara : «À l’intérieur on vient de finir avec les restes du capitaine Thomas Sankara, ils viennent d’entamer celle de Gouem Abdoulaye. Les opérations se poursuivent. Pour le capitaine, on a trouvé bien sûr ses restes, ses vêtements. Maintenant, il appartient aux experts de faire un travail d’experts».

«À l’intérieur on vient de finir avec les restes du capitaine Thomas Sankara, ils viennent d’entamer celle de Gouem Abdoulaye. Les opérations se poursuivent. Pour le capitaine, on a trouvé bien sûr ses restes, ses vêtements. Maintenant, il appartient aux experts de faire un travail d’experts» selon Me Bénéwendé Sankara

A la question de savoir quel a été son sentiment lorsqu’il a vu les ossements, le président de l’UNIR/PS affirme que ça été affligeant. «Je n’ai pas pu retenir mes larmes », a-t-il lâché. Après celle du capitaine Sankara, le leader de la révolution, les restes de Somda Der sont en exhumation. Ce qui portera le nombre des tombes exhumées à cinq sur treize. Les travaux se poursuivront jusqu’à l’exhumation entière des tombes.

Bienvenue APIOU

Cote-D’ivoire : j’ai vu le Pr Sébastien Dano Djédjé enchaîné comme un vulgaire loubard ou un bandit. mai 27 2015

Infos : , ajouter un commentaire

Marie-Odette Lorougnon
Ivoirienne, Ancien Député d’Attécoubé, 
Récemment détenue sans raison
Au sous-sol de la Préfecture de Police d’Abidjan avec 
Cinq autres camarades

 

marie-odette.jpg

——- Ma lettre ouverte à Monsieur Hamed Bakayoko ——-

Monsieur le ministre, en vous regardant agir et faire, en observant votre façon de mener la sécurité intérieure des Ivoiriens, j’ai décidé de m’adresser à vous. Sait-on jamais, peut-être que vous pourriez descendre un petit moment de votre hauteur, faire preuve d’un peu d’humilité, pour prêter une oreille attentive à moi, l’un des proscrits de la République.
Monsieur le ministre, je m’adresse à vous, avec le risque que vous décidiez d’agir, comme le tout permis ministre de l’intérieur que vous êtes, pour venir m’enlever et m’arrêter. J’ai conscience du risque que je cours en vous parlant comme je le fais ; en m’adressant au tout puissant Hamed Bakayoko, l’homme qui peut tout faire et qui inspire la terreur.
Je prends néanmoins ce risque, celui de vous parler. Parce qu’au stade où nous sommes, la prison est désormais le quotidien des Ivoiriens. En outre, au-delà, l’enjeu de cette lettre ouverte transcende la condition de la proscrite que je suis, et même celle du prince que vous êtes. L’enjeu, c’est la République, comment elle doit se comporter avec et envers tout le monde, le pouvoir comme l’opposition.
Monsieur le ministre, en vous observant, il me revient cette analyse du Président Laurent Gbagbo qui, parlant de l’exercice du pouvoir par une catégorie de personnes disait : « le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument ». 
Corrompre ici s’entend comme la décadence, la déchéance, la perte du dirigeant qui glisse vers la dictature.
C’est avec vous, Monsieur le ministre que je comprends à quel point le pouvoir peut conduire à une overdose des abus. Comment en êtes vous arrivé là, comment êtes-vous devenu ce que vous êtes désormais, vous qui faites partie des « fils » de Laurent Gbagbo, au nombre desquels se trouvent messieurs Soro Guillaume, Achi Patrick, et Koné Nabagné Bruno.
Comment vous sentez-vous, Monsieur le ministre, quand vous décidez d’inscrire le FPI de Laurent Gbagbo, dans votre politique de sécurité, comme un problème d’insécurité à résoudre avec diligence ? Comment dormez-vous, quand vous transformez des gens qui ont dirigé ce pays en proscrits, en bannis, c’est-à-dire des individus qui n’ont pas droit de cité dans le pays ?

1
Quelle est cette politique de sécurité qui consiste à considérer des frères, des sœurs, des amis d’hier comme des gens juste bons pour la prison, pour la torture, pour l’exil, pour les mauvais traitements, pour l’humiliation ? Pendant combien de temps pensez-vous pouvoir continuer ainsi ?
A la longue et douloureuse liste de prisonniers qui viole la conscience des droits de l’Homme depuis 4 ans que vous êtes aux commandes, vous venez d’ajouter les noms des Professeurs Sébastien Dano Djédjé et Hubert Oulaye, sans oublier le jeune Koua Justin.
Monsieur le ministre, la politique intérieure et sécuritaire que vous pratiquez a inscrit votre nom, Hamed Bakayoko, comme le ministre de l’intérieur qui a fait le plus grand nombre de prisonniers politiques, depuis que le pays est indépendant. Regardez les 4 années de votre règne dans le rétroviseur : que de haine ; que de malfaisance, que de nuisance, que de mal, que d’humiliation…
Quelle gloire, quelle satisfaction tirez-vous à emprisonner la République dans la dictature de la haine envers les autres ? Les abus, l’arbitraire, l’injustice, le tribalisme qui caractérisent votre pouvoir rendent obscur l’horizon politique et social et inaugure un précédant dangereux pour l’avenir de notre jeune nation.
La leçon que l’on tire de votre gouvernance est que quand on détient les moyens de l’Etat, on doit en abuser, s’en servir pour humilier les autres. Je prie le ciel que votre politique ne fasse pas tâche d’huile et que comme vous, les autres qui vont accéder demain au pouvoir n’oublies pas les vertus de la République.
Monsieur le ministre, loin de moi l’idée de vous donner des leçons, mais la République est une somme de différences, de contradictions. Et ces entités sont consubstantielles à l’esprit de la République qui signifie gestion de la chose publique.
Les choses publiques se manifestant dans la différence et la contradiction de ceux qui composent la République. Et le mérite de ceux qui incarnent la République, c’est de l’ériger en mécanisme pour gérer, et les contradictions, et les différences avec équité, justice, égalité et équilibre. C’est tout l’art de gouverner, le style de Laurent Gbagbo, dont vos avez tant bénéficié !
Dans la République, il y a des frères, des amis, des partenaires, des adversaires, mais ce qui compte, c’est de considérer chacun comme un citoyen ayant les mêmes droits, les mêmes devoirs.

2
Monsieur le ministre, si tant est que cela vous gène de considérer les militants du Fpi que vous fréquentiez hier comme des amis, alors prenez les simplement comme des citoyens ivoiriens qui ont le droit d’être différents, et d’avoir des opinions différentes.
Monsieur le ministre, j’ai vu le Pr Sébastien Dano Djédjé enchainé comme un vulgaire loubard, un bandit, comme un individu qui a pris les armes contre sa société. Or en Côte d’Ivoire, on sait à quels niveaux ces genres d’individus ont été promus. Je voudrais vous le dire, Monsieur le ministre, en maltraitant Dano Djédjé, le Pr Hubert Oulaye, le jeune Koua Justin et en les gardant en prison comme des milliers d’autres ivoiriens, vous privez notre pays d’illustres intelligences dont il a fort besoin aujourd’hui plus que jamais, vu l’état de désintégration actuelle de notre pays, dans tous les domaines…
Vous battez le record en nombre de prisonniers politiques, en exilés, en déplacés, mais cela ne signifie pas que vous êtes le plus grand ministre de l’intérieur.
Vous avez le plus grand nombre de frustrés, en utilisant les moyens de l’Etat pour humilier vos adversaires. Cela constitue un détournement des pouvoirs publics. Mais cela ne fait pas de vous le plus puissant ministre de l’intérieur. Bien au contraire ! Car ceux qui abusent de la force dans la position que vous occupez montrent en réalité leur faiblesse. 
Et au finish, que ce soit ceux que vous servez, ou que ce soit ceux qui vous chantent, qui vous acclament aujourd’hui, tôt ou tard, tous vous laisseront seul, devant l’histoire, avec votre conscience encombrée de ces prisonniers, des pères et des mères dont vous privez de leurs familles, de ces exilés, des ivoiriens qui s’obligent à rester à l’étranger dans des conditions difficiles, de peur de subir votre haine.
Monsieur le ministre, je prie sincèrement pour vous, et pour tous ceux que le pouvoir et la rancune aveuglent et empêchent depuis quatre ans de discerner l’intérêt de notre pays jadis si beau et si convivial, et qui l’éloignent chaque jour un peu plus de la réconciliation nationale tant attendue.

 

Marie-Odette Lorougnon

Côte d’Ivoire Françafrique – Passé businessman, l’ex Ambassadeur Jean-Marc Simon réapparaît à Odienné mai 26 2015

Infos : , ajouter un commentaire

A Odienné, sous les regards attendris d’Alassane Dramane Ouattara, poignée de mains entre Alpha Condé, président de la Guinée-Conakry (à gauche), et Jean-Marc Simon, fondateur de la société Eurafrique Stratégies au sein de laquelle il dispense ses conseils afin de favoriser le rapprochement entre investisseurs européens et africains.

Jean-Marc Simon fait surtout partie des tuteurs du chef de l’État ivoirien. Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire durant le contentieux électoral, il a conduit, avec son homologue américain, Youssouf Bakayoko, président de la CEI, au QG de campagne de Ouattara, à l’hôtel du Golf, afin qu’il proclame, seul, des résultats provisoires en faveur du candidat Ouattara. Ce dernier est désormais aux affaires et retourne l’ascenseur à tous ses parrains, pour rester dans leurs bonnes grâces.

F.B.



Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 5970 articles | blog Gratuit | Abus?