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Côte d’Ivoire: liberté provisoire pour un ex-ministre pro-Gbagbo décembre 26 2015

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Abidjan - Sébastien Dano Djedjé, un ancien ministre proche de Laurent Gbagbo, a bénéficié jeudi d’une mesure de liberté provisoire après sept mois de détention pour avoir affiché son soutien à l’ex-président ivoirien poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI), a-t-on appris de sources concordantes.

Image result for danon djedje“Il est à la maison, c’est une liberté provisoire”, a indiqué une source judiciaire proche du dossier sans plus de précision. M. Dano Djédjé “est effectivement chez lui depuis cet après-midi”, a confirmé Frank Anderson Kouassi, le responsable de communication des “frondeurs” du Front populaire ivoirien (FPI), le parti fondé par Laurent Gbagbo.

Sébastien Dano Djedjé avait été interpellé en mai 2015 en même temps que l’ex-ministre Hubert Oulaye et Justin Koua, un autre cadre du FPI. Les trois hommes avaient participé le 30 avril à une réunion de “frondeurs” du FPI ayant désigné M. Gbagbo “président” du parti, une démarche jugée sans “aucune valeur” par la direction du FPI.

M. Djedjé est poursuivi pour “discrédit sur une décision de justice, violence et voies de faits sur les forces de l’ordre, rébellion et atteinte à l’ordre public”. Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il doit être jugé par la CPI pour des “crimes contre l’humanité” présumés commis lors de la crise postélectorale de 2010-2011.

Née de son refus de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010, la crise a fait plus de 3.000 morts en cinq mois de violences.

eak/cyj

Côte d’Ivoire : la drôle de victoire d’Alassane Ouattara (Contribution d’un journaliste senegalais) décembre 12 2015

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dao-copy.jpgNon loin de là, dans la Côte d’Ivoire voisine, le président Alassane Dramane Ouattara (ADO), candidat du Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix  (RHDP) a été réélu avec… presque 84 % (83,66 plus exactement) des suffrages exprimés  le   25 octobre dernier. Un score plus que soviétique que même dans les dernières démocraties populaires du monde on n’ose plus proclamer ! Son principal challenger, largué dans les cordes, n’a pas pu faire mieux que 9 %.

Et pour cause, puisque ledit « adversaire », Pascal Affi Nguessan, a été choisi par le président Alassane Dramane Ouattara lui-même qui a tout fait pour que le Front Populaire Ivoirien (FPI), le principal parti de l’opposition, ne présente pas de candidat à l’exception de ce fantoche. La redoutable machine étatique ivoirienne a choisi le responsable le plus accommodant du FPI pour le coopter, lui donner les fonds gelés de cette formation ainsi que les moyens de battre campagne afin de crédibiliser la réélection annoncée de ADO. Le patron du Rassemblement des Républicains (RDR) dont le véritable adversaire, l’ancien président Laurent Gbagbo, est emprisonné à la prison de Scheveningen, aux Pays Bas, sous des accusations grotesques de « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité ». Or, tout le monde sait que le seul homme politique ivoirien en mesure d’inquiéter Alassane Dramane Ouattara, c’est, bien sûr, Laurent Gbagbo dont l’épouse, Simonne, purge une peine de 20 ans de prison en Côte d’Ivoire même.

En même temps, l’ancien patron des jeunesses du FPI, Charles Blé Goudé, est lui aussi détenu aux Pays Bas aux côtés de son ancien mentor. Curieusement, aucun des « comzones » de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles, celle-là même qui porta au pouvoir ADO et dont le leader n’était autre que l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne, l’honorable Guillaume Soro, aucun de ces « comzones », donc, n’a été inquiété par la Cour pénale internationale (CPI). Inéquitable « justice » internationale ! Des « comzones » qui, plutôt que d’être envoyés en prison pour expier leurs crimes de guerre ont été promus à de hautes responsabilités au sein des forces de défense et de sécurité ivoirienne ! Bien évidemment, à vaincre sans le péril qu’aurait pu représenter pour lui l’homme qu’il a renversé en 2010 après que l’aviation française eut bombardé son palais, le président Alassane Dramane Ouattara n’a pu que triompher sans gloire à l’issue de la parodie d’élection présidentielle ivoirienne d’octobre dernier.

Mamadou Oumar NDIAYE 

« Le Témoin » quotidien , Senegal

France: Que peut le Front national contre la Françafrique ? décembre 11 2015

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Par Marie Bazin - 09/12/2015

Marie Bazin

fn.jpg Front National

Prises de position publiques contre les interventions militaires françaises en Côte d’Ivoire et en Libye, diatribe contre le franc CFA, dénonciation du coup d’Etat constitutionnel de Sassou N’guesso au Congo-Brazzaville et du soutien apporté par la France à ce régime… Le Front national (FN) serait-il sincèrement opposé à la Françafrique ? Décryptage.

Depuis quelques années, parmi les rares voix politiques qui s’élèvent contre la Françafrique se fait entendre régulièrement celle du FN. Interviewée par de nombreux médias africains au moment de la campagne présidentielle de 2012, Marine Le Pen a développé un discours anti-Françafrique : « Il faut qu’on arrête la Françafrique. Qu’on permette aux peuples de profiter de leurs propres richesses et qu’on ne participe pas à cette corruption généralisée de nos élites respectives » [1]. Elle a également affirmé à plusieurs reprises que le franc CFA était « un drame pour l’économie africaine », une déclaration qui a rencontré un grand succès auprès d’une partie de la diaspora africaine en France.

A propos de la crise en Côte d’Ivoire en 2011, elle a condamné l’ingérence de la France et déclaré que « le Front national a toujours été aux côtés de peuples qui se battent pour faire respecter leur souveraineté et leur liberté ».
Très récemment, Louis Aliot, vice-président du FN, a pris fait et cause pour Guy Brice Parfait Kolelas, opposant au coup d’Etat constitutionnel de Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, et s’est insurgé contre le soutien de la France au dictateur congolais. Face à ce qui semble être une nouvelle, et bien curieuse, solidarité du FN pour les peuples africains, deux approches pour démêler le vrai du faux : étudier ses liens éventuels avec la Françafrique et analyser ses actes et discours dans le détail.

Le FN dans la Françafrique ?

Le FN a-t-il joué lui aussi sa partition dans le système françafricain ?

Un retour historique s’impose. Le FN est avant tout le parti des anciens partisans de l’Algérie française qui ne se sont pas ralliés à De Gaulle. Un parti héritier, donc, de la tradition et de l’idéologie colonialiste et impérialiste française, qui ne reste pas à l’écart de l’histoire françafricaine qui se met en place suite aux décolonisations. En témoignent les mercenaires et barbouzes issus du FN et qui se sont mis au service des crimes françafricains.

Le Département Protection Sécurité (DPS), service d’ordre du FN et sorte de garde présidentielle de Jean-Marie Le Pen, a ainsi fourni plusieurs mercenaires pour des expéditions aux Comores en 1995, au Zaïre en 1996 et 1997, au Congo-Brazzaville en 1997, 1998 et 1999 [2]. Des expéditions qui n’avaient pas pour objectif de soutenir des peuples en lutte, mais de fomenter des coups d’Etat et d’alimenter des guerres civiles. En 1999, le dirigeant du DPS, Bernard Courcelle, prend brièvement la tête de la garde présidentielle du dictateur Sassou Nguesso au Congo, après son retour au pouvoir au terme d’un long et violent coup d’Etat soutenu par la France et son entreprise Elf.

Pour trouver des liens avec la Françafrique, il faut aussi tracer l’argent puisque ce système sponsorise les partis politiques français depuis des décennies… y compris le FN. En effet, pour financer sa campagne présidentielle de 1998, le FN aurait bénéficié du soutien financier de l’ancien dictateur gabonais Omar Bongo, au même titre que les autres partis, à en croire Robert Bourgi (un émissaire officieux de la Françafrique qui s’est vanté en 2011 d’avoir transporté des mallettes de billets) et l’ancien Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong.

La Françafrique, ce sont également des réseaux. Autour du FN gravitent des personnages proches de certains anciens chefs d’Etat africains : l’avocat Marcel Ceccaldi, ancien conseiller de Jean-Marie Le Pen, a défendu Moussa Dadis Camara (chef de la junte militaire en Guinée en 2008), Mouammar Kadhafi, Laurent Gbagbo ; et Bernard Houdin, ancien dirigeant du GUD (Groupe Union Défense, organisation étudiante d’extrême-droite) dans les années 70, était un conseiller spécial de Laurent Gbagbo lorsqu’il était au pouvoir en Côte d’Ivoire. Marion Maréchal Le Pen a elle aussi des liens avec la Côte d’Ivoire, à travers son père Samuel Maréchal qui a épousé une petite fille de Félix Houphouët-Boigny, président de Côte d’Ivoire pendant 33 ans et au cœur des réseaux d’influence de la France.

Samuel Maréchal est aujourd’hui très proche des milieux d’affaires ivoiriens, il est à la tête d’un cabinet de finance et de conseil implanté dans une douzaine de pays, dont le Burkina, le Mali, le Congo, la Côte d’Ivoire et le Tchad. Le FN a ainsi des connexions évidentes avec les anciennes colonies françaises, mais qui restent malgré tout assez minces en comparaison de celles du Parti socialiste et des Républicains (ex-UMP). A noter que c’est avant tout par l’exercice du pouvoir qu’un parti peut bâtir et consolider ses réseaux en Afrique, à condition de partir sur de bonnes bases…

 

Décrypter les discours et les actes

Les liens entre le FN et la Françafrique mettent la puce à l’oreille, mais c’est principalement par l’analyse du discours et des actes du FN que l’on peut véritablement comprendre en quoi son positionnement actuel n’est pas une dénonciation sincère de la Françafrique.

Tout d’abord, le rejet de la Françafrique par le FN ne sert qu’à appuyer son idéologie anti-immigration : le FN cherche à faire passer la pilule du blocage total des flux migratoires en l’associant au nécessaire développement de l’Afrique. Si le FN prétend vouloir mettre fin à la Françafrique, c’est uniquement dans l’objectif de stopper l’immigration africaine en France, selon son adage « La France aux Français, l’Afrique aux Africains ». Suppression du regroupement familial, expulsion de tous les migrants en situation irrégulière, expulsion des migrants en situation régulière mais au chômage depuis plus d’un an : autant de mesures qui porteront directement atteinte à la liberté des personnes et des peuples que le FN prétend défendre.

Ensuite, il suffit de lire le programme du FN sur l’international pour comprendre que ce parti n’a aucunement l’intention de mettre fin à la Françafrique. Deux points de son projet actuel concernent la politique de la France en Afrique. D’abord [i « Une grande politique de développement de l’Afrique. L’Afrique est aujourd’hui abandonnée aux puissances émergentes […]. Nous voulons rompre avec la France-Afrique corruptrice et poser les bases d’une politique africaine fondée d’une part sur un respect réel des souverainetés nationales africaines, d’autre part sur un soutien fort par l’Etat français des investissements privés français en Afrique en échange d’une inversion des flux migratoires »].

Rien d’autre que la poursuite de pratiques françafricaines, dans les actes : la diplomatie économique pour soutenir les entreprises françaises en Afrique et donc la continuation du pillage [3], et le chantage “investissements contre soumission à la politique migratoire française”. Et dans la rhétorique : le discours paternaliste sur l’Afrique qui ne doit pas être « abandonnée aux puissances émergentes » et le discours hypocrite sur la souveraineté et le développement qu’on voit difficilement pouvoir aboutir étant donné la priorité donnée aux investissements privés français.
Puis « Nous devons ensuite promouvoir la langue française dans le monde. (…) Langue et puissance vont ensemble.

Le combat pour la langue française, sur tous les continents, participe de la restauration de notre influence. (…) Les sommets de la Francophonie (multilatérale) redeviendront un levier de notre politique étrangère ». Le FN se réapproprie ici un instrument fondamental de la Françafrique : la Francophonie. La promotion active de la langue française en Afrique constitue une des formes de la domination politique française sur le continent, notamment à travers les sommets de la Francophonie, rendez-vous bisannuels de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Quand le FN prévoit d’en user au profit de l’influence française, il s’inscrit dans la droite ligne de la politique néocoloniale française.

Une récente question écrite de Marion Maréchal Le Pen à l’Assemblée nationale montre que le FN n’entend pas non plus apporter de rupture sur l’aide publique au développement (APD) : la députée demande que cette aide redevienne uniquement bilatérale et concentrée sur les pays africains francophones, pour correspondre aux « enjeux géographiques français » et permettre de « conserver une visibilité de l’effort français, gage d’influence dans la sphère francophone et au sein des organes internationaux », et qu’elle profite « prioritairement à nos entreprises françaises » [4]. Aucune allusion aux travers de l’aide au développement, mais la confirmation de ce qu’est l’APD encore aujourd’hui : un outil au service des intérêts français en Afrique et dans le monde.

Le FN prévoit donc de poursuivre et d’intensifier trois piliers de la Françafrique (la présence économique française en Afrique, la Francophonie, l’aide au développement), et ne dit pas un mot, dans son projet, contre le soutien aux dictatures, et encore moins sur la présence militaire française en Afrique, symbole de la puissance de la nation chère au FN.

Opportunisme politique

Revenons pour finir sur ces positions au coup par coup de dénonciation de l’ingérence française ou de soutien à tel opposant politique africain. La lecture du programme du FN l’a confirmé : elles ne sont pas ancrées dans une réflexion de fond sur la Françafrique. Elles sont le fait d’opportunités politiques ou de liens personnels avec les individus ou situations concernés. La virulence du FN contre l’intervention française en Côte d’Ivoire en 2011 vient probablement des liens de certains proches du FN avec Laurent Gbagbo, écarté du pouvoir par la France.

L’opposant congolais Guy Brice Parfait Kolelas, récemment soutenu par le vice-président du FN, est un de ses amis personnels, également ancien membre du FN et proche de Jean-Marie Le Pen [5]. Son père, Bernard Kolelas, était conseillé par Marcel Ceccaldi [6]. Etrangement, le FN a été complètement muet à propos du soutien de la France au Togo, lors des élections présidentielles dans ce pays en avril dernier, ou au Tchad, lors des répressions violentes de manifestations fin 2014. Le FN n’a pas non plus soutenu les militants camerounais arrêtés en septembre par le régime dictatorial de Paul Biya.

Alors que le parti a des élu-e-s au Parlement français et au Parlement européen, sa virulence contre la Françafrique semble s’être arrêtée aux caméras et micros des médias. Jamais le FN n’a usé de ses fonctions politiques pour proposer des changements législatifs allant dans le sens d’une rupture avec la Françafrique. Autant d’éléments qui permettent de douter fortement de la volonté du FN de mettre fin à la Françafrique et qui amènent à s’interroger sur les raisons de ces prises de position publiques souvent à l’antipode de l’ADN du parti et de son projet.

Les hypothèses sont nombreuses : séduire l’électorat des Français de la diaspora africaine, marquer une rupture avec les partis de gouvernement comme le fait le FN sur toutes ses thématiques de campagne, se ménager des soutiens variés en Afrique en cas d’accession au pouvoir ou pour trouver des financements pour de prochaines campagnes ? Mais une rupture avec la Françafrique, pour qu’elle ne soit pas artificielle, doit être fondée sur une analyse historique critique, une réflexion approfondie sur le fonctionnement des institutions de la Ve République et une remise en question radicale de la « nécessaire » puissance de l’Etat français dans le monde.

bazin.jpg Marie Bazin

Centrafrique: Présidentielle en Centrafrique - Tensions à Bangui après le rejet de François Bozizé décembre 10 2015

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Photo: IRIN

François Bozizé

Par Nestor N’gampoula

La tension est montée d’un cran mardi à Bangui après l’éviction de François Bozizé à la course présidentielle. Peu après la publication des candidats, des tirs ont été entendus dans la capitale centrafricaine.

La Cour constitutionnelle a retenu 30 candidats sur les 44 qui ont déposé les dossiers pour se présenter au scrutin. L’ancien président François Bozizé et Patrice Edouard Ngaissona, ancien leader anti-balaka sont parmi les recalés. Et non contents de cette éviction, les partisans des deux candidats recalés sus-cités ont, non seulement tiré en l’air, mais ils ont aussi érigé des barricades dans les rues de Bangui.

Ce mécontentement a été surtout exprimé dans les quartiers réputés fidèles à François Bozizé et Edouard Ngaissona. Il s’agit notamment de Boy Rabe, Combattants et Gobongo dans le nord de la ville, mais d’une partie de la ville aussi vers PK9, au sud-ouest. Résultat : presque toutes les rues de la capitale sont restées désertes et les boutiques fermées.

Côte d’Ivoire: « La libération des prisonniers » de la crise doit se faire selon « la loi » (Ouattara) décembre 8 2015

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Le président ivoirien Alassane Ouattara a indiqué mardi que « la libération des prisonniers » de la crise postélectorale de 2010/2011, devrait se faire « dans le cadre de la loi » pour éviter le « sentiment d’impunité », lors d’une rencontre avec la commission en charge des questions de la réconciliation nationale.

Le chef de l’Etat ivoirien qui répondait à une préoccupation des responsables de la Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes (CONARIV) sur le recours à la grâce présidentielle a précisé « la mise en liberté provisoire, la grâce présidentielle, la loi d’amnistie et la libération des prisonniers (..) doit se faire dans le cadre de la loi ».

M. Ouattara a souligné qu’il fallait éviter de créer « le sentiment d’impunité par rapport aux victimes »

Plusieurs prisonniers proches de l’ex-président Laurent Gbagbo, en détention après la crise post-électorale qui a fait officiellement plus de 3.000 morts, ont bénéficié pour la plupart d’une liberté provisoire.

Selon le Front populaire ivoirien (FPI, opposition), parti de Gbagbo, plus de 400 autres « détenus politiques » demeurent encore incarcérés

DEK
Alerte info/Connectionivoirienne.net

Côte d’Ivoire FPI: Miaka Oureto sera inhumé le 19 décembre à Buyo décembre 7 2015

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Décédé le 24 octobre 2015, à la veille de l’élection présidentielle, MIAKA OURETTO Sylvain, ex-président par intérim du Front Populaire Ivoirien sera inhumé le 19 décembre 2015 à Buyo. Avant la date de l’ultime séparation, la Direction du FPI a présenté ses condoléances à la famille de l’illustre disparu, dans la soirée du lundi 7 décembre, à son domicile sis à Abatta, route de Bingerville.

A cette occasion, le FPI a battu le rappel de ses troupes. Ainsi, en dehors des Secrétaires Nationaux, pouvait-on voir aux côtés du Pr SANGARE Abou Drahamane, Dr Alphonse DOUATI, Secrétaire Général, porte parole du FPI, le Gouverneur Henri Philippe DAKOURI TABLEY, les responsables de la JFPI et de l’OFFPI.

La soirée d’hier marque officiellement le début des obsèques du Président MIAKA qui s’est battu pour la libération de PASCAL AFFI N’GUESSAN et de tous les prisonniers politiques, civiles ou militaires.

Une veillée traditionnelle est prévue pour le samedi 12 décembre au Complexe sportif de Yopougon selmer, de 21 heures à l’Aube.

Quant à ses pairs universitaires, ils lui rendront un dernier hommage à l’université de Cocody, sur l’esplanade de la présidence de cette institution, le mercredi 16 décembre de 20 heures à 24 heures.

SNACOM – FPI

Côte d’Ivoire université d’Abidjan: La scolarité consumée par un incendie attribué à des étudiants (police) décembre 6 2015

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Par Alain TRA BI

Le matériel et la documentation de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, la plus grande de Côte d’Ivoire, ont été consumés samedi dans l’incendie de la scolarité attribué à des étudiants, au lendemain de violences signalées sur le campus, selon des sources policières à ALERTE INFO.

« Un groupe d’étudiants est arrivé aux environs de 4H00 GMT (heure locale) et s’est mis à lancer des de cocktails Molotov, bouteilles contenant de l’essence avec une mèche enflammée, sur le bâtiment de la scolarité », a affirmé la source, qui ajoute que « des documents et du matériel sont partis en fumée ».

 Vendredi, des étudiants ont caillassé des véhicules dont celui du secrétaire général de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, un jour après la radiation de 12 des leurs appartenant à deux syndicats rivaux.

Un étudiant, Wilfried Konin, a été tué le 20 novembre suite à des heurts entre la Fédération estudiantine de Côte d’Ivoire (FESCI, principal mouvement estudiantin) et de l’Association générale des élèves (AGEECI) pour le contrôle d’un quai à bus à Cocody, un quartier chic d’Abidjan.

A la suite de ces évènements, le Conseil de l’université d’Abidjan a décidé jeudi de l’exclusion définitive de 12 membres de ces syndicats rivaux dont les deux secrétaires généraux, Fulgence Assi de la FESCI et Fanzin Koné de l’AGEECI, après les avoir entendus.

Fin novembre, les responsables de l’université ont demandé aux autorités de dissoudre ces deux mouvements d’étudiants qui s’étaient brièvement affrontés le 22 mars 2015 sur le campus, après que la FESCI avait accusé des membres de l’AGEECI d’avoir « agressé » une étudiante à un arrêt de bus.

ATB
Alerte info

Côte d’Ivoire affaire Soro-Bassolé: Ouattara assure que la « question » des écoutes sera « traitée » décembre 6 2015

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La « question » des écoutes téléphoniques mettant en cause le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro dans le putsch avorté de septembre au Burkina Faso, sera « traité au moment venu », a assuré le président ivoirien, Alassane Ouattara face la presse à Abidjan.

 » J’en ai parlé avec Guillaume Soro au moment venu nous allons traiter cette question », a déclaré M. Ouattara ajoutant avoir rencontré le président de l’Assemblée nationale à Paris, à son arrivée à l’aéroport après un séjour hors du pays.

 Le président ivoirien qui a effectué un séjour d’un mois à l’extérieur notamment en France et en Afrique du sud après son investiture par le Conseil constitutionnel a dit « suivre de près l’actualité » du pays devant l’ensemble du gouvernement.

Un enregistrement audio de 16 minutes diffusé sur internet le 12 novembre et présenté comme une conversation entre M. Soro et l’ancien ministre des Affaires étrangères burkinabé, Djibril Bassolé discutant des moyens d’éviter l’échec du putsch de Gilbert Diendéré au Burkina Faso, n’en finit plus d’alimenter les débats sur les réseaux sociaux et dans la presse.

Interrogé par la radio bukinabè savane fm le premier ministre Isaac Zida avait affirmé ne pas douter de « l’authenticité » des enregistrements ajoutant avoir « suffisamment d’éléments » qui prouvent l’ »implication » de M.Soro.

A la suite, de ces propos Guillaume Soro a accusé le colonel Zida d’en être le « commanditaire » affirmant qu’il est enfin sorti « du maquis ténébreux de la manipulation » dans un poste sur twitter.

DEK

Alerte info/Connectionivoirienne.net

ECOUTE TÉLÉPHONIQUE SORO/BASSOLÉ : « ELLE EST AUTHENTIQUE » (ZIDA) décembre 6 2015

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La bande sonore où l’on entend le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro et l’ancien ministre burkinabè des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, Djibrill Bassolé, discuter du sauvetage du putsch du 16 septembre perpétré par le Général Gilbert Diendéré et le RSP est authentique. C’est ce qu’affirme le Premier ministre burkinabè Yacouba Isaac Zida.

 C’est dans une interview accordée  à nos confrères de Savane FM le 3 décembre 2015 et diffusée le 4 décembre que le chef de l’exécutif burkinabè a fait cette déclaration. L’écoute téléphonique qui circule sur les réseaux sociaux et dans les médias depuis plusieurs semaines, et où on entend les voix de Soro et de Bassolé fomenter une possibilité de relancer le putsch qui chancelait, est authentique.

« Elle est authentique, il n’y a pas de débats. Moi je ne discute pas sur ces questions-là. Il ne faut pas douter de l’intelligence du peuple burkinabè. Tous ceux qui ont pu écouter ça savent que c’est authentique, à moins d’être de mauvaise foi », a affirmé le désormais Général de Division Yacouba Isaac Zida.

Le Premier ministre burkinabè dira plus tard qu’il « connaît très bien » les protagonistes et a exprimé sa déception de voir surtout Djibrill Bassolé vouloir « brûler » son pays pour des ambitions présidentielles « démesurées ».

Il dit avoir également été déçu par son « ami » Guillaume Soro,  à qui il a d’ailleurs demandé, lorsqu’il a été libéré par les putschistes,  la raison pour laquelle il n’avait pas condamné le coup d’Etat. « Il m’a dit qu’il n’y a pas pensé mais comme je le dis, il est prêt à condamner le coup d’Etat. Il m’a même demandé un texte. Texte que j’ai fait et je lui ai envoyé par mail», explique-t-il.

Mais ce texte-là ne sera pas lu car le président de l’Assemblée nationale ivoirienne répondra à son « ami » que le président Alassane Ouattara lui aurait déconseillé de le faire car le coup d’Etat relevait d’une question interne au Burkina.

Yacouba Isaac Zida laisse entendre dans l’interview qu’il n’était pas dupe, qu’il était déjà au courant de ce que Soro avait fait, mais avait l’espoir qu’il pouvait le récupérer.

Voilà pourquoi, affirme-t-il, il lui a tenu ces propos :« Ces gens-là qui sont enfermés dans le camp Naaba Koom (le Régiment de sécurité présidentielle, NDLR), ils sont finis. Ce n’est pas la peine. Tu as intérêt à condamner le coup d’Etat avant que ce ne soit trop tard. Sinon, je suis désolé, on ne pourra pas te tirer d’affaire parce que nous avons suffisamment d’éléments qui prouvent ton implication ».

Mais cela n’a semble-t-il pas suffi et le Premier ministre burkinabè confie regretter que son « ami » ait fait ce choix-là. Et il lui aurait signifié en ces termes : « Mon cher ami, tu as fait un mauvais choix et ce choix va t’être fatal ».

Il faut noter que le ministre burkinabè délégué à la sécurité Alain Jean-Claude Zagré, avait affirmé que les autorités sécuritaires du Burkina détenaient la bande originale de l’enregistrement, mais ne savait pas si c’était la même qui circulait sur les réseaux sociaux. Cette sortie de son « patron » vient par conséquent compléter cette information.

Synthèse de Abdou ZOURE

Burkina24

Candbodge: Un medecin contamine un village entier avec le virus du sida décembre 5 2015

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Un tribunal du Cambodge a été condamné le jeudi 03 décembre à 25 ans de prison un médecin de campagne accusé d’avoir contaminé un village entier avec le virus du sida.

Yem Chroeum est un médecin cambodgien âgé de 55 ans et a été reconnu coupable d’avoir contaminé plus de 200 personnes en réutilisant des seringues usagées. L’affaire avait été mise au grand jour lorsqu’un villageois de 74 ans a été testé positif ainsi que sa petite-fille et son beau-fils.

Ce médecin qualifié de  »non-enregistré » par le tribunal devant lequel il comparaissait a été donc condamné pour homicides involontaires.

Selon les chiffres indiqués par la Banque mondiale, le Cambodge ne compte que 0,2 médecin pour 100.000 habitants.

Source: BBC



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