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Cote d’Ivoire-Politique : L’Audience entre Affi N’guessan et Ouattara ne concerne pas le FPI janvier 20 2016

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Communique du Front Populaire Ivoirien

logo-fpi.jpgLe régime OUATTARA a été violemment installé en Côte d’Ivoire depuis le 11avril 2011, par des mercenaires et les armées de la France et de l’ONU. Ce régime exerce un pouvoir qui est donc par essence illégitime et illégal. Durant tout le règne d’Alassane Ouattara, depuis le long coup d’Etat commencé en 2002 et achevé le 11 avril 2011, ce régime est resté dans une posture guerrière et dans le total irrespect d’aucune norme. Cela se traduit régulièrement par la violence verbale, physique et armée, sur toute personne physique ou morale qui ne l’applaudissent pas ou qui ne voient pas les choses sous le même angle que lui. Alors, on assiste à des emprisonnements arbitraires en masse d’adversaires politiques et d’honnêtes citoyens, dans une gouvernance sans aucun égard pour la Constitution de la république, une gouvernance basée sur le principe cynique du ‘’rattrapage ethnique’’.

Le régime Ouattara, comme pour se donner des allures de gestion démocratique, se constitue ses propres opposants, qu’il organise et gère contre l’opposition réelle. Ainsi, des opposants fictifs, en réalités des agents obligés du régime, l’accompagnent, contre rémunération, dans sa gestion calamiteuse du pays. Les exemples sont légions pour tous les observateurs attentifs et sérieux de l’actualité ivoirienne.
Le F.P.I tient ici à réaffirmer qu’à son Congrès Extraordinaire tenu à MAMA le 30 avril 2015, M. AFFI N GUESSAN a été exclu du parti. La décision dudit Congrès l’excluant lui a été signifiée par voie d’huissier et une copie de cette décision avait été envoyée en son temps à la presse nationale et internationale pour diffusion, ainsi qu’aux Représentations diplomatiques et aux organisations amies pour information.
Que le régime veuille récompenser les opposants qu’il s’est fabriqués, dont certains, d’anciens militants du FPI en rupture de ban, avec la complicité de la justice aux ordres, se targuent d’agir au nom du FPI, cela n’est qu’une autre illustration du faux qui caractérise ce régime illégal et illégitime.
Le Front Populaire Ivoirien désormais présidé par Laurent GBAGBO n’est concerné, ni de près ni de loin, par cette affaire d’audience avec le chef d’Etat.
Le F.P.I invite en conséquence ses militantes et militants à la sérénité, à rester mobilisés, à se concentrer sur le procès de Son Excellence le Président Laurent GBAGBO injustement déporté à La Haye, et à se préparer à l’accueillir bientôt en Côte d’Ivoire.
Fait à Abidjan le 21 janvier 2016
Pour le F.P.I
Le S.G et porte-parole par intérim,                                                                                                                                                        Kone Boubacar,

Cote d’Ivoire-Politique: ” Je demande aux ivoiriens de commencer à célébrer la libération de Laurent Gbagbo” Sékré Kouakou, Représentant FPI aux USA janvier 20 2016

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photo-sekre-3.jpgSékré Kouakou, Représentant FPI aux USA

Après la récente visite du président Laurent Akoun aux Etats Unis d’Amérique et à une semaine du procès de Laurent gbagbo à la Haye, La Représentation du Front Populaire Ivoirien aux USA remet le couvert. Dans cette interview accordée depuis New York, Sékré Kouakou, Représentant FPI aux USA fait le point de la visite de Laurent Akoun. Il parle de la d’Alassane Ouattara, de la libération des prisonniers politiques et du cas Affi N’guessan avant de demander aux ivoiriens de commencer à célébrer la libération de Laurent Gbagbo. Puis il avertit : ” la fin d’Alassane Ouattara sera brusque comme l’a été celle de son compagnon Blaise Compaoré.”

Comment se porte la Représentation du Front Populaire Ivoirien aux Etats Unis d’Amérique?

La Représentation FPI-USA se porte bien. Mais vous n’ignorez pas que nous sommes une organisation d’hommes. Nous avançons donc avec quelques problèmes que nous gerons. L’ éssentiel pour nous c’est d’être dans la ligne de conduite tracée par la direction du parti afin d’ atteindre nos objectifs que sont le retour de tous les exilés politiques, la reconquête du pouvoir par voix démocratique et bien sûr la libération de tous les prisonniers politiques, avec à leur tête le président Laurent Gbagbo, son épouse et le ministre Charles Blé Goudé.

Il y a quelques mois, le Front Populaire Ivoirien vivait une crise interne. Comment la Représentation a vecu cette crise qui a vu d’un coté l’arrestation de nombreux militants et membres de la direction du FPI dont certains sont encore en prison et de l’autre Affi N’guessan candidat à l’élection présidentielle de 2015 en Cote d’Ivoire ?   

Nous avons vecu cette crise avec beaucoup de peine. Le parti de Laurent Gbagbo n’avait pas besoin de cela. Notre leader et père politique est deporté et emprisonné à la Haye depuis 2011. Nous avons besion de nouer nos forces afin de protéger la maison qu’il nous a laissée. Dois-je rappeler que le FPI est sa meilleure arme de defense? la Représentation FPI USA, dès le début de la crise a choisi le camp de Laurent Gbagbo. Elle a preferé l’originale à la photocopie. J’étais en Côte d’Ivoire en juin 2015 et ai tout fait pour rendre visite à certains camarades en prison afin de les encourager et leur apporter notre soutien. Affi candidat, il a recolté un maudique score de 9% qui doit lui permettre de comprendre que c’est Laurent Gbagbo qui le faisait. Je lui conseille en tant que grand frère de reconnaitre son erreur et revenir à la maison. La porte du Front Populaire Ivoirien de gbagbo n’est pas fermée.

Après ces élections boycottées par le Front Populaire Ivoirien, Alassane Ouattara a procedé récemment à la formation d’un nouveau gouvernement composé de 43 ministres avec l’entrée de 14 personnalités. Qu’en pensez vous?

Pour nous , c’est un non évènement. Ouattara n’a élargi son gouvernement que pour satisfaire les oubliés de son clan. Ceux à qui il doit des postes depuis bien longtemps. Ceux qui l’ont aidé à un quelconque niveau dans sa rebellion et avec qui ils continuent de piller les caisses de l’Etat et accentuer le surendettement de la Côte d’Ivoire. Le seul à se mordre bien les doigts, c’est bien monsieur 9%, lui qui a voulu brader le parti de Laurent Gbagbo et a accompagné Ouattara dans sa parodie électorale afin de le legitimer. Un deal de dupes dans l’espoir de quelques revenus.

Début Janvier, le président laurent Akoun est venu rencontrer les ivoiriens vivant aux Etats Unis. Pouvez-vous revenir en quelques mots sur cette visite ? 

Nous voudrions saisir cette opportunité pour traduire nos remerciements au président Akoun et à toute la direction du parti pour cette marque de considération que représente cette visite . Il faut dire qu’elle nous a été benéfique à plusieurs niveaux. Elle nous a permis de relancer les activités de la représentation. Le président nous a apporté des nouvelles fraîches de la Côte d’Ivoire et du Front PopuIaire Ivoirien. Nous avons mieux compris les tenants et aboutissants de la crise qu’a connue le FPI, les élections passées et la candidature de Pascal Affi N’guessan. Il a aussi passé en revue les actions en soutien au président Laurent Gbagbo. Ce fut le plus beau cadeau de fin d’année de la part de notre parti. Il a aussi rencontré certaines autorités politiques americaines à qui il a expliqué la vision et la position du Front Populaire Ivoirien sur la situation socio-politique en Côte d’ivoire.

 

L’ actualité judiciaire internationale sera dominée par le procès de Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale le 28 janvier prochain. Comment appréhendez-vous ce procès ?

Nous sommes confiants. Laurent Gbagbo à la Haye, c’est le procès de la vérité contre le mensonge. Nous sommes convaincus que cette vérité triomphera. Voyez-vous, tout le monde se rend compte de la supercherie et les lignes bougent en notre faveur. Le temps fixé par Dieu se fait proche.  Je demande donc aux ivoiriens de commencer à célébrer la libération du président Laurent Gbagbo. Il sortira et avec lui Charles Blé Goudé. Ils sont à la Haye pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’ils auraient fait. Laurent Gbagbo lutte pour l’indépendance de toute l’Afrique. Et ça, il y a des gens qui ne le supportent pas.

5 ans après l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir, des voix s’élevent pour crier à l’échec de la réconciliation entre ivoiriens, accusant l’actuel président ivoirien de fragiliser davantage le tissu social. Etes-vous de cet avis ?

Ceux qui le disent ont totalement raison. Alassane Ouattara n’excelle que par la violence et la division. Depuis 1990, il ne nous sert que du feu et du sang. Aujourd’hui, lui et ses partisans usent de leur position pour intimider, usurper, opprimer et emprisonner tous ceux qui pensent différemment. Alassane Ouattara ne supporte pas la contradiction. Vous vous rappelez, il y a de cela quelques semaines, il affirmait qu’il n’ y avait pas de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, mais lors de la libération de ceux qu’il a trié sur le volet, il a dit que les 3100 prisonniers graciés etaient liés à la crise post electorale. Il dit une chose et son contraire.

Donc vous trouvez que cela est insuffisant ?

Bien voyons, vous en pensez quoi vous même? Alassane Ouattara s’en fout de la réconciliation des ivoiriens. Nos parents sont sous une véritable dictature. Vous savez, le comportement de Ouattara ne m’etonne pas. Ils accentue le fossé entre ivoiriens pour mieux servir ses dessins. Regardez son parcours, Il n’a posé que des actes de division. Le coup d’Etat de Décembre 1999, le coup du cheval blanc au temps de Guéi, la rebéllion de 2002. Ouattara sait que la majorité des ivoiriens ne le porte dans leur coeur.  Alors, il s’impose à eux par la force. Pourquoi maintenir des hommes enfermés sans jugement? Pourquoi les empaquer dans des prisons surpeuplées et inhumaines et attendre comme le père Noël chaque 25 Décembre ou 1er Janvier pour les gracier à coup mediatique? Est-ce cela votre symbole de réconciliation ? Mais croyez-moi, la fin d’Alassane Ouattara sera brusque comme l’a été celle de son compagnon Blaise Compaoré.

Interview realisée par Serge-Pacome Abonga                                                                                                                                                 @ Free Gbagbo / New York , USA                                                                                                                                                                     21 Janvier 2016

Burkina Faso: Blaise Compaoré : «moi vivant, Roch ne sera jamais assis» janvier 18 2016

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 comp.jpgBlaise Compaoré

Le Burkina Faso est à 60 % musulman, 63 ethnies y vivent en paix. Y avez-vous observé un risque de radicalisation lors de vos récentes enquêtes ?

Absolument aucun. C’est un problème qui n’existe rigoureusement pas, au Burkina. Il y a énormément de mariages mixtes, énormément de cérémonies œcuméniques, bref aucune radicalisation dans cette Afrique francophone que je connais. Les terroristes qui ont attaqué à Ouagadougou ne sont d’ailleurs pas Burkinabè mais ce qu’il faut surtout relever c’est que l’attaque de vendredi est le premier attentat jihadiste à Ouagadougou. C’est d’autant plus exceptionnel que du temps de Blaise Compaoré, qui avait joué un rôle de «facilitateur» dans la crise au Mali, les jihadistes étaient reçus et soignés à Ouagadougou. Il y a d’ailleurs beaucoup de leurs représentants du nord Mali qui vivent dans la capitale burkinabè et jusqu’ici, il ne s’était jamais rien passé.

Vendredi, juste avant l’attentat, on venait d’apprendre que le Burkina Faso avait émis un mandat d’arrêt international contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, accusé par la justice militaire burkinabè d’avoir soutenu la tentative de coup d’état du général Diendéré en septembre dernier. C’est en côte d’Ivoire, aussi, qu’est réfugié Blaise Compaoré, chassé après 27 ans de pouvoir, et qui vient de demander la nationalité ivoirienne, afin de ne pas être extradé vers son pays d’origine. Dans ce contexte, une instrumentalisation de l’attaque est-elle possible ?

Blaise Compaoré a déclaré : «moi vivant, Roch ne sera jamais assis», comprendre que le nouveau président Roch Marc Christian Kaboré ne serait jamais assis dans son fauteuil présidentiel. Et oui, il faut revenir au coup d’état manqué du général Gilbert Diendéré. On sait maintenant que le Burkina a été très longtemps la base arrière des rebelles ivoiriens anti-Gbagbo, jusqu’en 2010. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est la base arrière de ceux qui ont soutenu ces rebelles ivoiriens, dont faisait partie Guillaume Soro, contre Laurent Gbagbo. Les écoutes de Guillaume Soro et de Djibrill Bassolé, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, sont d’ailleurs édifiantes quant à l’aide que le premier propose au général putschiste au moment où Diendéré a tenté de prendre le pouvoir. Soro savait que le Burkina allait demander son extradition. Mais Soro intéresse aussi les juges en France, France qu’il a dû fuir en décembre dernier lors de la COP 21, grâce à une immunité providentielle accordée par le président ivoirien Alassane Ouattara alors qu’un mandat d’amener avait été lancé contre lui, suite à une plainte de Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo. Et puis Soro, qui, jusqu’à cette succession d’ennuis se voyait en successeur de Ouattara, est également dans le collimateur de la Cour pénale internationale ainsi que ses chefs de guerre dans le cadre du procès à venir de Laurent Gbagbo.

Malgré la revendication d’Aqmi, l’hypothèse d’une piste ivoirienne n’est donc pas à écarter selon vous ?

Elle n’est surtout pas à écarter. Soro et Compaoré sont dos au mur et prêts à mettre le feu à la région et l’un comme l’autre sont loin d’être sans contacts au Mali. Mais l’attaque de Ouagadougou pose aussi une autre question : pourquoi les services maliens, ivoiriens, français ou américains, n’ont-ils rien vu venir, sachant au surplus que la France et les États-Unis ont leurs forces spéciales basées dans cette capitale ? Pour les Burkinabè, on peut comprendre, ils sont en pleine transition politique. Mais pour les autres ?

la Depeche.fr

Recueilli par Pierre Challier

Côte d’Ivoire: Marie-Odette Lorougnon rejette l’idée d’une réconciliation au Fpi janvier 17 2016

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marie.jpgMarie-Odette Lorougnon

Ceux qui espéraient que l’unité reviendrait au Front populaire ivoirien (Fpi) peuvent déchanter. Pour Marie-Odette Lorougnon, une des personnalités de la fronde, la division entre la direction du parti, incarnée par Pascal Affi N’Guessan, et la dissidence, dirigée par Sangaré Abou Drahamane, est consommée. «Nous assumons la séparation qui s’est opérée au Fpi … Je ne vois pas l’unité du parti… Cette question ne se pose plus… Penser à des discussions au sein du Fpi, c’est difficile pour moi», a définitivement tranché, le samedi 16 janvier, Marie-Odette Lorougnon. Elle a également lancé à la centaine de ses partisans venus l’écouter que «lorsqu’on a craché, on ne ravale plus sa salive. L’eau versée ne peut plus être ramassée. La division est consommée».

Selon Event News qui rapporte l’information Marie- Odette Lorougnon a fait cette déclaration au Baron de Yopougon, à l’occasion de l’investiture du Mouvement gbagboïste de Côte d’Ivoire (Mgci) présidé par Serge Eric Gnakalé.

L’ancienne députée de la commune d’Attécoubé a aussi rappelé aux uns et autres que la position de la dissidence n’a pas changé quant à sa participation aux prochaines élections législatives, municipales et régionales. «La position d’Akoun Laurent n’a pas changé. Nous n’irons pas à ces élections tant que les conditions ne sont pas réunies… On va à des élections pour les gagner. Même si le Fpi est un parti des élections, nous n’allons pas accompagner Ouattara pour légitimer son pouvoir», a-t-elle fait savoir. Avant d’inviter les Ivoiriens à l’union et à la mobilisation autour du procès du président Laurent Gbagbo qui s’ouvre, le 28 janvier prochain, aux Pays-Bas.

Robert KRASSAULT
ciurbaine@yahoo.fr

Afrique: la justice burkinabè émet un mandat d’arrêt international contre Guillaume Soro janvier 15 2016

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Selon nos informations, le Burkina Faso a émis un mandat d’arrêt international contre Guillaume Soro. Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne est accusé par la justice militaire burkinabè d’avoir soutenu le putsch du général Gilbert Diendéré et de l’ex-RSP, à la mi-septembre.

images-15.jpgSoro Guillaume

 

Cette fois, l’affaire prend une tournure judiciaire. Régulièrement mis en cause dans les médias depuis la divulgation d’écoutes téléphoniques supposées l’impliquant dans la tentative de coup d’État au Burkina Faso, à la mi-septembre, Guillaume Soro est désormais visé par un mandat d’arrêt international émis par la justice burkinabè. « Ce mandat d’arrêt signifie qu’il est recherché par la justice burkinabè pour être entendu sur un certain nombre de faits qui lui sont reprochés », confie notamment à Jeune Afrique une source sécuritaire proche de l’enquête.

Le 23 décembre, Sita Sangaré, le directeur de la justice militaire en charge de l’enquête sur le putsch manqué du général Gilbert Diendéré et de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), avait révélé que des « écoutes téléphoniques » avaient été versées au dossier, sans toutefois préciser leur contenu ni les interlocuteurs impliqués.

L’ « affaire des écoutes »

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne est fragilisé depuis le mois d’octobre et le début de l’ »affaire des écoutes ». Selon plusieurs écoutes téléphoniques supposées, il aurait essayé, en collaboration avec Djibrill Bassolé, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, de soutenir les putschistes de l’ex-RSP lors de leur tentative de coup d’État à Ougadougou.

 Mi-décembre, la justice burkinabè avait émis un mandat d’arrêt international contre Blaise Compaoré, actuellement réfugié en Côte d’Ivoire, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ex-président Thomas Sankara. Cette requête est pour l’instant restée lettre morte à Abidjan. Tout laisse penser qu’il devrait en être de même pour Guillaume Soro, responsable politique ivoirien de premier plan faisant figure de potentiel successeur à Alassane Ouattara.

 

Source: Jeune Afrique

CPI/Procès Laurent Gbagbo: Communiqué de la Représentation FPI USA janvier 14 2016

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 images-11.jpgLaurent Gbagbo à la Cour Penale Internationale 

Communiqué de la Représentation FPI USA relatif au procès du Président Laurent Gbagbo et du  Ministre Charles Blé Goudé, prévu pour le 28 janvier 2016 à la Cour Penale Internationale

Camarade, le procès du président Laurent Gbagbo est prévu pour le 28 Janvier 2016, à la Cour Pénale Internationale. Un procès qui doit pouvoir faire place à la verité et voir la libération du président Laurent Ggagbo et de son ministre Charles Blé Goudé. Comme Laurent Gbagbo l’a si bien dit lui même le 05 Décembre 2011, lors de sa comparution à la CPI  «je suis là et on va aller jusqu’au bout»

Camarade, nous voudrions te rappeler que ce procès est le procès de la honte. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont à la Haye, aux mains des impérialistes des temps modernes avides d’exploitation et d’avilissement des peuples dits plus faibles simplement pour avoir refusé de marchander la souveraineté de la Côte d’Ivoire.

Voila pourquoi, la mobilisation ne doit faiblir. La pression ne doit baisser d’un cran. Les impérialistes doivent sentir que Laurent Gbagbo a avec lui des hommes et femmes de tous ages, toutes conditions sociales et de tous horizons. Nous devons maintenir la flamme du combat en faveur du père de la démocratie ivoirienne et du combat pour la souverainté des nations africaines surexploitées par les grandes puissances.

Camarade, la libération des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, l’instauration d’une démocratie , la reconquête des libertés individuelles et la souveraineté des Etats africains passent par une éclatante libération du président Laurent Gbagbo de la CPI.

C’est aussi l’occasion de rappeler au Procureur de la CPI qu’il est temps de mettre en accusation ceux qui, en Côte d’Ivoire,  parmi les nouveaux dirigeants ivoiriens, se sont rendus coupables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crime de génocide et qui contre toute impunité continuent de jouir des biens mal acquis .

La Représentation FPI USA appelle donc tous les ivoiriens, africains et tous ceux qui soutiennent la cause du président Laurent Gbagbo à effectuer massivement le deplacement sur la Haye le 28 janvier 2016 prochain. Restons déterminés et résolument engagés vers cette bataille . Ce combat, nous l’avons deja gagné. Cela n’est plus qu’une question de temps.

Tous à La Haye le 28 janvier 2016 !

Free Laurent Gbagbo  !

Fait, le 13 Janvier 2016.

La Représentation  FPI USA

Kouakou Sekre

Cote d’Ivoire: Voici le nouveau gouvernement d’Alassane Ouattara janvier 12 2016

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dao1.jpgLe nouveau gouvernement est connu. Amadou Gon Coulibaly, Secrétaire général du gouvernement a donné ce mardi 12 janvier à midi, la composition de la nouvelle équipe gouvernementale. Il y a des départs: Mathieu Babaud DARRET (Ministre des Eaux et Forêts), Cissé Bacongo (Ministre de la Fonction publique et de la Réforme Administrative), Charles Diby Koffi (Ministre des Affaires Etrangères), Gnénéma Coulibaly (Ministre de la Justice, Gardes des Sceaux et des Droits de l’Homme). 

Ci-dessous la liste de la nouvelle équipe:

1- Premier Ministre, Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget : M. Daniel Kablan DUNCAN

2- Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : M. Hamed BAKAYOKO

3- Ministre des Affaires Etrangères : M. Abdallah Albert Toikeusse MABRI

4- Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale : M. Moussa DOSSO

5- Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : M. Sansan KAMBILE

6- Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur :M. Ally COULIBALY

7- Ministre de l’Education Nationale :Mme Kandia KAMISSOKO CAMARA

8- Ministre du Pétrole et de l’Energie : M. Adama TOUNGARA

9- Ministre de l’Environnement et du Développement Durable :M. Remi Allah KOUADIO

10- Ministre des Infrastructures Economiques : M. Patrick ACHI

11- Ministre de l’Industrie et des Mines : M. Jean Claude BROU

12- Ministre de l’Habitat et du Logement Social : M. Konan GNAMIEN

13- Ministre du Plan et du Développement : Mme Nialé KABA

14- Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : M. Paul Koffi KOFFI

15- Ministre des Transports : M. Gaoussou TOURE

16- Ministre du Commerce : M. Jean-Louis BILLON

17- Ministre de l’Economie Numérique et de la Poste, Porte-parole du Gouvernement :M. Bruno Nabagné KONE

18- Ministre des Ressources Animales et Halieutiques :M. Kobenan Kouassi ADJOUMANI

19- Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique : Mme Raymonde GOUDOU COFFIE

20- Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural : M. Mamadou Sangafowa COULIBALY

21- Ministre de la Construction et de l’Urbanisme : M. Mamadou SANOGO

22- Ministre de la Salubrité Urbaine et de l’Assainissement : Mme Anne Désirée OULOTO

23- Ministre de la Culture et de la Francophonie : M. Maurice Kouakou BANDAMAN

24- Ministre des Eaux et Forêts : M. Louis-André DACOURY-TABLEY

25- Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Mme Ramata LY-BAKAYOKO

26- Ministre des Sports et des Loisirs : M. François Albert AMICHIA

27- Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Artisanat et de la Promotion des PME : M. Azoumanan MOUTAYE

28- Ministre de la Communication, Porte-Parole Adjoint du Gouvernement :Mme Affoussiata BAMBA-LAMINE

29- Ministre du Tourisme : M. Roger KACOU

30- Ministre auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat : M. Abdourahmane CISSE

31- Ministre auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances : M. Adama KONE

32- Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant : Mme Euphrasie KOUASSI YAO

33- Ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration : M. Pascal Abinan KOUAKOU

34- Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique : M. Sidi Tiémoko TOURE

35- Ministre de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de l’Indemnisation des Victimes : Mme Mariatou KONE

36- Ministre des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques :Mme Paulette Badjo EZOUEHU

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
Sont nommés :

1- Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République: M. Amadou Gon COULIBALY

2- Ministre d’Etat auprès du Président de la République, chargé du Dialogue Politique et des Relations avec les Institutions : M. Jeannot Kouadio AHOUSSOU

3- Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République: M. Marcel AMON-TANOH

4- Ministre des Affaires Présidentielles : M. Téné Birahima OUATTARA

5- Ministre, Secrétaire Général Délégué de la Présidence de la République, chargé des Grands Projets : M. Philippe SEREY-EIFFEL

6- Ministre, Secrétaire Général Délégué de la Présidence de la République, chargé des Affaires Economiques et Financières :M. Thierry TANOH

7- Ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense :M. Alain Richard DONWAHI

CPI/Laurent Gbagbo: Voici les representants du FPI au procès de Laurent Gbagbo à la cour pénale internationale janvier 10 2016

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 download-1.jpgLaurent Gbagbo

Communiqué du Front populaire ivoirien relatif à l’ouverture du procès de Laurent Gbagbo à la cour pénale internationale

Le Front populaire ivoirien informe le public qu’il a donné mandat aux Secrétaires Nationaux :
1. Koudou Kessié Raymond : Chef de délégation ;
2. Abdon Bayeto : Membre ;
3. Koudou Claude : Membre
pour le représenter au procès du Président Laurent Gbagbo à La Haye.
La délégation se tient à la disposition de tous les combattants de la liberté, de tous ceux qui sont épris de justice et de paix et de tous ceux qui promeuvent « le droit à la différence » et la liberté d’expression, pour que s’organise dans la communion leur présence à cette audience.
Le Front populaire ivoirien affirme qu’il part à cette audience dans la sérénité. Car la vérité a commencé à triompher au cours des longues années d’instruction du dossier. En effet, là où les artisans du complot contre Laurent Gbagbo voulaient organiser sa condamnation avant tout procès, le déroulé des fait a déjà montré les incohérences de la procédure.
Mais au lieu que le doute profite au Président Laurent Gbagbo pour obtenir sa libération conformément à la règle, il a été retenu en prison.
Il faut dire que de l’histoire des relations internationales, c’est la première fois qu’une guerre est faite à un Etat à l’occasion d’un contentieux électoral.
Le Front populaire ivoirien en appelle donc à la vigilance de tous les démocrates et de tous les progressistes du monde entier, pour faire barrage à cette imposture contre Laurent Gbagbo, qui est en réalité un démocrate confirmé. Dans un monde menacé par des militants intégristes, dont l’audience s’agrandit malheureusement à cause des frustrations qui se multiplient, le Font populaire ivoirien attend que la justice passe pour prononcer la relaxe de Laurent Gbagbo.
Il faut noter par ailleurs que depuis le début de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, le peuple ivoirien en harmonie avec la vision de Laurent Gbagbo, montre à chaque occasion qui lui est donnée, que Laurent Gbagbo est la clé de voûte de la réconciliation nationale en d’Ivoire.
On doit donc retenir que maintenir Laurent Gbagbo hors de son pays, dans l’espoir pour ses adversaires de le faire oublier, se heurte à la volonté du peuple de Côte d’Ivoire malgré l’embastillement auquel il est en proie.
C’est le lieu de dire que la solution de la crise ivoirienne est l’ouverture d’un dialogue politique comme cela est prôné sur les différents théâtres de crise à travers le monde.
Fait à Paris, le 5 janvier 2016
Pour le Front populaire ivoirien et par délégation,
Claude Koudou.

Secrétaire National chargé de la Communication et du Marketing politique

CPI: Laurent Gbagbo attend son procès, Laurent Gbagbo affine sa défense dans la bonne humeur janvier 8 2016

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28 janvier 2016 : date apparemment anodine mais qui se veut historique pour la Côte d’Ivoire, c’est le jour d’ouverture (prévu) du procès l’ex-chef de l’État ivoirien, Laurent Gbagbo, qui, selon ses conseillers attend dans la bonne humeur et sérénité et affine sa défense.

39459_laurent-gbagbo.jpg Incarcéré au centre de détention de la CPI à La Haye depuis novembre 2011 et jugé pour quatre chefs de crime contre l’humanité, le fondateur du Front Populaire Ivoirien (FPI) se passionne pour une biographie du maréchal Joukov, conseiller militaire de Staline et fin stratège rapporte le magazine Jeune Afrique.

Il y puise peut-être des idées pour sa défense. Avec Charles Blé Goudé, son ancien bras droit, chargé à l’époque des Jeunes Patriotes, il est poursuivi pour son rôle présumé dans les violences postélectorales de 2010-2011 qui firent plus de 3 000 morts en cinq mois, après la victoire, contestée par son camp, d’Alassane Ouattara à la présidentielle.

“Le président se prépare à la confrontation judiciaire avec bonne humeur et sérénité” indique un de ses plus fidèles collaborateurs et amis, Bernard Houdin, son ancien conseiller franco-ivoirien. “Il a un mental d’acier. Il fait du sport, il fait même des blagues avec ses geôliers” révèle-t-il.

Son avocat, maître Emmanuel Altit, avait demandé sa libération provisoire en raison de son état de santé. Gbagbo a finalement été jugé apte « physiquement et mentalement » par les juges de la CPI.

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Cote d’Ivoire: Mon regard sur Gbagbo par Koffi Koffi Lazare janvier 7 2016

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1343237033_01.jpgUn homme d’une extraversion excessive et insolite

Gbagbo… dégage une extroversion débordante qui est vue aussi bien chez ses adversaires honnêtes que chez ses partisans les plus sûrs à la fois comme une maladie et un comportement déroutant et déconcertant. Cette attitude de Gbagbo qui manifeste un empressement à montrer une facilité à établir des contacts avec ceux qui l’entourent et à exprimer aisément ses sentiments est finalement son talon d’Achille.
Deuxième personnage à parvenir au pouvoir d’Etat à la suite de Bédié, après la parenthèse « salutaire » du général-président Robert Guéi, Laurent Gbagbo, surnommé le Woody ou Séplou par ses adulateurs, m’apparait comme un homme d’une extraordinaire ouverture vers l’autre.
Mais comment parler de cet homme avec objectivité, sans être taxé de parti-pris, moi qui suis connu comme un de ses principaux admirateurs, mieux un fidèle parmi ses plus fidèles ? Je ne me fais aucun souci à ce niveau… Sur le chemin de la politique, les premières impressions que j’ai eues de Laurent Gbagbo n’ont pas été modifiées. L’homme est resté, depuis bientôt 25 ans que nous cheminons ensemble, égal à lui-même, jovial, l’allant sincère avec son vis-à-vis, un homme qui manifeste une simplicité à être avec ses semblables. C’est un homme généreux en relations humaines qui ne cherche qu’à plaire et à rendre heureux son prochain. Sa vie lui importe peu, n’ayant aucun souci de la mort. Ce qui le préoccupe au quotidien, c’est comment accomplir ses tâches de leader qu’il fût dans l’opposition et de chef d’Etat après son accession au pouvoir, tâches qu’il conçoit comme une mission à lui donnée par Dieu. Plusieurs fois, lorsque ses camarades de parti ou ses collaborateurs venaient à lui, pour lui révéler que des projets d’assassinat étaient fomentés contre sa personne, il répondait chaque fois, agacé :

« J’ai dit en 1990, Je suis un homme politique je fais mon travail et je laisse aux assassins le soin de faire leur travail. Cette phrase est encore valable… Mon rôle c’est de parcourir toute la Côte d’Ivoire et de parler pour que les gens soient libres et qu’ils se libèrent des chaînes qui entravent leur mouvements. Celui qui veut tuer qui est assassin, son rôle c’est de tuer. Nous n’avons pas le même travail. S’ils veulent me tuer qu’ils me tuent ».

Dans l’opposition déjà, il a pris parti pour le pauvre et s’est engagé pour lui faire droit. Il est très attentif à tous les malheureux, voire à tous ceux à qui, il manque quelque chose pour pouvoir vivre ou qui ont le sentiment de n’être pas en sécurité ou encore de ne compter pour rien aux yeux des autres. Dans ce registre, je rapporte ici un fait distinctif de son regard attentionné vis-à-vis du pauvre.
En 1991, à Gagnoa, la direction du Fpi s’était donné rendez-vous pour un séminaire sur l’économie sociale de marché. Avant le début dudit séminaire, un meeting avait été organisé à Garahio à l’intention des militants du Fromager. Ceux-ci, à la vue de Laurent Gbagbo, se balayaient pour aller saluer le leader de l’opposition assis à la véranda de la salle devant accueillir les séminaristes. Dans cette ambiance jubilatoire, une vieille dame, courbée par le poids de l’âge, prenant appui sur un bâton, tenta de se frayer un chemin pour aller elle aussi poser sa main dans celle de Laurent Gbagbo. Bousculée à chaque pas par les joyeux militants, manquant d’être fauchée, elle finit par stopper, malgré elle, son aventure en s’asseyant sur les grandes racines découvertes par le temps d’un grand arbre au milieu de la cour. De sa place, malgré la foule fanatique, Laurent Gbagbo avait suivi le mouvement de la vieille dame et s’était pris de compassion pour elle. Je le vis alors, mettre discrètement la main dans sa poche ; il en sortit un billet de banque qu’il remit à Eugène Allou pour aller le donner à la vieille femme. Celle-ci, dès qu’elle reçut l’argent, retrouva soudainement une jeunesse dans ses membres et disparut, heureuse de savoir que, dans la mêlée, Gbagbo a pu la voir et lui a fait ce don. Plus que la vieille dame, je fus frappé par cette attention de Gbagbo qui est capable de comprendre la détresse de son peuple même dans les moments de réjouissance populaire. Je n’oubliai jamais ce geste que j’interprétai comme un signe extérieur de la qualité d’un homme qui venait soulager la douleur de son peuple et surtout celle des plus faibles. C’est cette option d’ailleurs à défendre la cause des plus faibles, des affamés, des affligés, des exclus, qui lui vaudra le soutien du peuple qui s’identifiera en lui dans les durs moments que vivra notre pays suite à l’assaut meurtrier des ennemis de la patrie dès septembre 2002.
Toute sa vie d’homme politique, il montrera dans ses discours comme dans ses actes qu’il fait corps avec la grande masse des pauvres de notre pays. En témoigne l’extrait de son discours tenu le 16 août 1998 lors d’un meeting au stade du bloc célibataire de Yopougon, meeting au cours duquel, en témoin avisé, il décrivit en des termes qui lui sont propres, la précarité de la vie des Ivoiriens et le drame social dans lequel ils étaient plongés sous la gouvernance de Konan Bédié :

« L’économie, dit-il, ce n’est pas seulement que des chiffres. L’économie, c’est la vie des gens. Si les gens ne dorment pas la nuit dans les quartiers populaires d’Abidjan, ce n’est pas qu’ils n’ont pas sommeil, mais c’est parce qu’ils ne savent pas où dormir… Le peuple souffre, le peuple a faim. Pendant ce temps, ceux qui sont au pouvoir n’attendent plus leurs paradis au ciel parce qu’ils ont leur paradis sur terre ».

Dans un environnement économique où, Daniel Kablan Duncan, Premier ministre d’alors, chantait à longueur de journée que la Côte d’Ivoire connaissait une croissance de l’ordre de 7 %, l’existence des pauvres dont le nombre ne cessait d’augmenter depuis l’arrivée de Bédié au pouvoir apparaissait aux yeux de Gbagbo comme l’expression du scandale. Aussi prit-il l’option d’être au milieu des pauvres le signe retentissant d’une grande espérance. On comprend dès lors, qu’une fois parvenu au pouvoir, il mettra en route, dans un esprit de justice et de solidarité sociales, ses politiques révolutionnaires de gratuité et de libéralisation de l’école pour donner une chance égale à tous les enfants du pays à avoir accès à l’éducation, de l’assurance maladie pour permettre à tous les malades sans distinction sociale de se soigner convenablement, de redistribution des richesses aux paysans ivoiriens suivant leur effort au labeur, de formation professionnelle adaptée au marché de l’emploi pour aider les jeunes à avoir un travail décent, durable et bien rémunéré.

A cause de cette option en faveur du pauvre et se voulant proche du petit peuple, il posera des gestes ou apparaitra dans des tenues qui feront dire de lui qu’il est un chef d’Etat atypique, c’est-à-dire un homme qui ne se conforme pas aux normes selon le regard des riches, des gens aux bons parfums et des soi-disant maîtres du monde. Il est Gbagbo, un Africain, dans le corps comme dans l’âme, un homme de chez nous que beaucoup ont vu grandir, un fils de pauvre qui a côtoyé la pauvreté toute sa vie. Son choix préférentiel du pauvre est donc un choix, non pas seulement idéologique, mais un choix naturel. Et, bien que président de la République, je l’ai vu, en sa résidence officielle de Cocody, manger à table à la main, sans cuillères ni fourchettes même devant des visiteurs étrangers surtout les Européens toujours étonnés et impressionnés à la fois. Je l’ai vu préférer son riz couché au réveil, aux déjeuners copieux à l’européenne. Je l’ai vu bouleverser les règles du protocole d’Etat pour accueillir à bras ouvert et à gorge déployé ceux qu’il reconnaissait dans la foule lors des visites d’Etat. Je l’ai vu se pencher à la hauteur de tous ceux qui désiraient lui parler en privé. Il ne se laisse pas séduire par l’or ni ne s’entoure d’ornements fastueux. Il ne peut pas être heureux tout seul en laissant le peuple démuni.

Lazare KOFFI KOFFI.
(Extrait de COTE D’IVOIRE, MA PASSION. UNE EXPERIENCE DE FOI EN POLITIQUE. L’Harmattan, Paris, 2014, pp.227-229)



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