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CPI: Lettre ouverte a Fatou Bensouda, procureure de la CPI septembre 1 2016

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Madame la Procureure,

fatou.jpgAvec tout le respect dû à votre rang, je voudrais ce matin m’adresser à vous pour vous donner les nouvelles fraîches de la forêt équatoriale africaine. Ces nouvelles viennent du Gabon, petit pays de l’Afrique centrale où s’affrontent dans une crise post électorale deux candidats à l’élection présidentielle: Ali Odimba Bongo( President sortant ) et Ping Jean son opposant.

Madame la Procureure, le Samedi 27 Aout 2016, en effet, les Gabonnais, massivement sont allés aux urnes pour élire leur président. La constitution et la loi électorale en vigueur dans ce pays disent:” le scrutin présidentiel est au suffrage universel direct à un tour…La commission électorale organise le vote, fait le dépouillement, centralise les résultats qu’elle transmet au ministère de l’intérieur qui dans un délai de 3 jours, les annoncent…” Contrairement à cette loi sur laquelle les deux candidats et leurs partisans étaient d’accord, le candidat Ping, se déclare vainqueur et s’autoproclame President élu. Deux jours après le ministre de l’intérieur déclare à son tour et officiellement, Ali, President sortant réélu. Comme il fallait s’y attendre dans ce cas, une crise post électorale s’ouvre.

Pour le règlement de cette crise, et pour épargner une guerre civile au Gabon, la communauté dite internationale notamment l’UE, la France, les USA ….et le candidat lui même proposent le recomptage comme recours….

Madame la Procureure, il me semble qu’en fin 2010- début 2011, dans le cas ivoirien, GBAGBO Laurent, alors President sortant et déclaré réélu selon les lois ivoiriennes pour départager son camp et celui de son opposant Ouattra Alassane, qui avait été déclaré vainqueur par la Commission Électorale Indépendante, contrairement aux lois ivoiriennes, avait invité solennellement la communauté internationale au recomptage des votes….Ce que l’ONU, la France, l’UE, les USA…. avaient refusé. S’appuyant sur le légalisme et pour éviter la guerre il avait proposé le recomptage, la négociation. Son opposant Ouattara avec l’appui de Carter III, ambassadeur des USA en Côte d’ivoire et Jean Marc Simon, celui de la. France avait refusé cette voie. Eux tous avaient opté pour la solution finale: la guerre contre GBAGBO….Madame la Procureure les faits sont là, récents et connus…

Cette guerre imposée à la Côte d’ivoire et à ses institutions a eu des conséquences dramatiques que tout le monde entier connaît et pour lesquels la CPI, l’institution dont vous êtes la procureure juge Laurent GBAGBO et Charles Ble Goude.

Madame la procureure, les juges vous avaient signifié que vos preuves étaient insuffisantes….La défense s’appuyant sur cela avait demandé de libérer les accusés pour insuffisance de preuves. Malgré toute vérité des faits, vous les avez maintenu en détention et les jugez jusqu’aujourd’hui dans un procès que nous avons finalement qualifié de celui #delahonte.

Madame la Procureure, comme la communauté internationale qui vous a mis en mission reconnaît finalement qu’en Afrique, dans une élection pour départager des candidats et vider un contentieux électoral, on peut désormais recompter les votes, tirez vous mêmes les leçons et faites agir votre conscience. Madame FATOU Bensouda, vous êtes Gambienne, donc africaine, abandonnez les poursuites contre les accusés. Libérez Laurent GBAGBO et Ble Goude.

ZADI ZOKOHI

(Source : Facebook, 1er sept. 2016)






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