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Cote d’Ivoire: Mon combat pour Gbagbo par Koffi Koffi Lazare novembre 16 2013

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Quiconque a bien suivi le parcours de Gbagbo et partagé ses rêves aura compris que cet homme a été donné d’abord à la Côte d’Ivoire sa patrie, pour expérimenter la démocratie et contredire tous les racistes du monde qui pensent et écrivent que cette forme de gouvernement n’est pas faites pour les Africains.

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Non seulement il n’a pas mis du temps pour l’incruster dans les habitudes des Ivoiriens, mais il l’a humanisée. Avec Gbagbo, nous sommes loin du type de démocratie qui a cours en Occident, où les tueurs, les gens de mauvaise moralité, éliminent leurs concurrents politiques par des pratiques peu honorables pour parvenir au pouvoir d’Etat. Avec Gbagbo, on découvre avec horreur que chez les Blancs, la démocratie est une démocratie de la mort dans laquelle les puissants impriment leur ordre au monde par les canons et les obus. Lorsqu’ils sont à court d’arguments dans les discussions entre humains, les Blancs prennent toujours le raccourcis des armes pour imposer leurs vues et réaliser leurs ambitions. Gbagbo lui, a bien démontré qu’en tant qu’Africain, on peut gouverner avec sagesse avec ses adversaires politiques pour consolider la nation.

Il a été aussi donné à l’Afrique. Il s’inscrit dans le sillage des grands leaders africains comme le Congolais Patrice Lumumba, le Ghanéen Francis Kwamé Nkrumah et le Burkinabé Thomas Sankara qui ont compris très tôt que l’avenir du continent noir se trouve dans son unité. Aussi, tous les fervents panafricanistes, ont-ils pu rêver avec Gbagbo de voir au niveau continental ou simplement régional, les chefs d’Etat mettre leur effort en commun pour développer le transport aérien, trouver une nouvelle monnaie non plus indexée sur celles des anciens colonisateurs mais gérée par les Africains eux-mêmes de façon autonome et dans leur seul intérêt, chercher un marché commun pour le commerce du café et du cacao africains, exploiter ensemble et partager les ventes de certaines matières premières et des sources d’énergie stratégiques comme le pétrole et l’uranium. Ardent défenseur de la souveraineté des Etats africains, il est l’un des premiers chefs d’Etats africains à réclamer la réforme de l’Onu pour permettre aux Etats non détenteurs de l’arme atomique, de jouir du respect dû aux nations.

A cause de ce combat-là en faveur de son peuple et de sa race, Gbagbo a accepté de prendre des coups. Sa vie est faite d’emprisonnements, d’humiliations, de suspensions de salaires, de privations, de frustrations quasi quotidiennes, d’insultes publiques, de calomnies, de séparations douloureuses d’avec sa famille, d’exil. C’est à cause de ce combat-là aussi que, comme Béhanzin le Dahoméen, Samory Touré le Manding, Kakou Aka le Nzima, Kadjo Amangoua l’Abouré, etc. qui, présentés tous comme des sanguinaires (aujourd’hui on parle de dictateurs), connurent la déportation en réalité pour s’être dressés contre l’envahisseur Blanc, lui également a été combattu et déporté à La Haye pour les mêmes raisons. Du temps de ses illustres prédécesseurs, où les Africains ne connaissaient pas le monde hors d’Afrique, aujourd’hui nous sommes informés des enjeux qui se trament contre l’Afrique et le peuple africain. Gbagbo ne peut donc pas être abandonné ni oublié, et ne doit pas être un instrument aux mains des impérialistes de notre temps. Il ne doit pas connaitre le sort qui a été réservé à Patrice Lumumba, Samora Machel, Thomas Sankara et bien d’autres illustres combattants pour une Afrique libre et responsable de son destin. Aussi, tous les Ivoiriens aussi bien que les Africains devraient se mobiliser pour lui et se mettre en ordre de bataille pour obtenir sa libération. C’est au nom de ces considérations que, dès que je pris la mesure de ma nouvelle vie en exil, j’entrepris avec un certain nombre de camarades d’organiser la résistance ainsi que la lutte pour la libération de mon pays.

Cette tâche m’apparut urgente, en tant que militant du Fpi, membre du secrétariat général de ce parti mais surtout en ma qualité de membre du gouvernement. En effet, les premiers responsables du Fpi et du gouvernement Aké Ngbo pour certains, détenus d’abord à la Pergola et au Golf Hôtel avant d’être dispersés dans les prisons du pays, pour d’autres vivant dans la terreur permanente, donc totalement contraints à l’inaction, c’aurait été irresponsable et désobligeant de ma part que, jouissant d’une certaine liberté d’action, je ne puisse, moi, rien tenter pour obtenir leur libération et renverser l’ordre d’Abidjan. Il fallait prouver que le Fpi, en tant que parti politique fondé dans la douleur et qui a évolué dans l’adversité au milieu des vagues pour donner aux Ivoiriens plus de dignité et aux Africains des repères, ne pouvait être décapité. Comme un roseau, on peut le plier mais il ne se rompra pas. Il fallait lui donner du souffle pour qu’il continue sa magnifique aventure afin de donner du goût à la vie et rallumer l’espérance d’une Côte d’Ivoire réellement indépendante, démocratique, souveraine et prospère. Le Fpi devait demeurer la chance de la Côte d’Ivoire.

Lazare KOFFI KOFFI
Exilé politique

Laurent Gbagbo: Les légendes ne meurent jamais ! novembre 13 2013

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“Laurent Gbagbo n’est pas né riche mais il est né courageux ” trait caractéristique des héros africains.Toutes les péripéties font de la vie de cet homme une histoire que même ses pires adversaires politiques n’arrivent à cerner.

homme-de-la-situation.jpgCelui dont le combat cristallise aujourd’hui l’Afrique entière et qu’on fait passer pour dictateur est rentré dans le rang des légendes africaines devenant du coup le porte-flambeau de la résistante continentale. On peut le dire, la vie politique de Laurent Gbagbo fait de lui un ” mythe “. Un personnage engagé avec une vie oreolée d’une saga par la dualité combat politique et prison. Un passage en prison chaque vingt an.

Une saga de chaque vingt an

1972 - Camps militaires de Séguela et Bouaké (dans le nord de la Cote d’Ivoire)

Dans les années 1970, le jeune Laurent, professeur d’histoire et géographie au lycée classique d’ Abidjan voit son enseignement jugé de « subversif ». Il est arrêté et emprisonné avec son épouse Simone aux camps militaires de Séguela et de Bouaké ( Mars 1971 - janvier 1973 ) par Felix Houphouët Boigny. Sa personnalité et son esprit dérangeaient déjà à cette époque. Deux années de sa jeune vie en prison qui ont forgé la conviction du couple et établi la justesse de leur combat .

1992 - Maison d ‘arrêt et de correction d’Abidjan (MACA)

Le 18 février 1992, l’opposition ivoirienne organise une marche pour exiger une plus grande ouverture politique et la suspension des mesures sociales et économiques drastiques contre le peuple. Au soir de la marche, Dramane Ouattara alors premier ministre apparaît à la télévision ivoirienne et annonce à la nation qu’il a fait arreter Laurent Gbagbo et ses alliés. Lui, son épouse, son fils Michel et la plupart de ses futurs ministres passeront 4 mois à la MACA.

Depuis cette prison, Laurent Gbagbo accorde une interview au journal La Voie et lance cette prophétie « On peut quitter la prison pour la présidence et vice versa ” L’histoire lui donnera raison.

2012 - Cours Pénale Internationale , La Haye

Le 11 Avril 2011, Laurent Gbagbo est arreté par l’armée française à Abidjan et détenu à Korhogo. Le 23 novembre 2011, la CPI émet un mandat d’arrêt à son encontre. 7 jours plus tard (le 30 novembre 2011), il est transferé illico presto à la Haye et est accusé de 4 chefs de crimes : meurtres, viols et autres violences sexuelles, actes de persécution et actes inhumains. Démarre alors un procès qui très vite revelera la popularité de l’homme. On se souvient encore comment les appels de soutien en sa faveur ont fait éclater le standard téléphonique de la juridiction internationale. Une mobilisation intense qui continue de mettre à nu les manœuvres impérialistes de la CPI.

Laurent Gbagbo la légende contemporaine

Celui qui dans les années 1979 publait la légende historique de ” Soundjata lion du Manding” ne savait certainement pas qu’il serait la prochaine du continent noir. Gbagbo est plus qu’ un symbole. Il est devenu une légende. une légende dont l’ histoire ” court, se répand, s’enjolive, un vrai roman…( Alphonse Daudet)

Et comme les légendes se dotent d’une dimension culturelle, son histoire qui suscite bien déja une analyse des thèmes résistance , intégrité et destinée, est peinte. Le combat de Laurent Gbagbo est aujourd’hui écrit, raconté ,chanté, et enseigné.

Avec Laurent Gbagbo, une autre légende africaine est donc née. Une légende contemporaine dont l’histoire sera transmise aux genérations futures. Une légende avec pour maitre-mots: Détermination, Résistance et Dignité. Une force et un parcours politique qui échappent à la compréhension rationnelle.

Mais les légendes ne meurent jamais. Comme le phénix, sa mort longtemps attendue sera toujours couronnée par une renaissance, avec en prime une nouvelle dimension de son combat politique.

Un processus à effets contraires

Ils ont toujours voulu le mettre en cage, le museler et en faire une paria. Ils lui ont toujours re-ouvert les portes de la gloire et de sa destinée, faisant de lui le nouveau symbole de la résistance du continent, l’icone qui donne au combat pour l’éveil des consciences africaines son coup d’accélérateur.

L’intention de ces divers procès reste le même: Le briser et le faire passer au yeux du monde pour un imposteur, un adepte de la violence et un vulgaire criminel. Mais ces épreuves loin de l’affaiblir, le rendent plus fort, lui et ses partisans qui, malgré le temps et l’adversité lui témoignent toujours leur fidélité.

Et parce que les légendes ont une dimension divine et un lien avec la destinée, Laurent sortira encore ” vivant ” et grandi de cette autre prison. La dernière de sa vie, la troisième, celle du troisième jour, celle qui mène à la gloire. Il sortira donc dans quelques temps revigoré de la Haye. Retrouvera son peuple qui s’impatiente et reprendra son combat politique, le mythique et passionnant combat pour la liberté des peuples. Parce que Laurent Gbagbo est une légende et….Les légendes ne meurent jamais.

Serge-Pacome Abonga
@ Africa News

Afrique: La France ferme son ambassade en Gambie novembre 7 2013

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Depuis le 1er novembre dernier, la France a fermé son ambassade en Gambie. Officiellement, l’on parle de modernisation du réseau diplomatique français en Afrique mais il s’agit en fait de decisions venant de contraintes budgétaires.

amb.jpgPendant que le gouvermement français parle de “modernisation” ou de “plan d’adaptation” , l’opposition en France évoque la crise financière qui secoue le pays sous le pouvoir des socialistes. Les représentations diplomatiques dans des pays tels le Malawi, la Sierra Leonne, le cap vert, São Tomé, la Gambie, le Madagascar ne sont donc plus une priorité pour la Françe

En dehors des Etats ci dessus, il est aussi question de la Zambie, de la Guinée-Bissau, de l’Érythrée, du Liberia, de l’Afrique du Sud, du Gabon… Avec soit des fermetures d’ambassades, réductions d’éffectifs, relocalisations et autres ventes de patrimoine français en Afrique.

Ce processus de réajustement du réseau diplomatique entamé par la France depuis 2012 touchera plusieurs continents aux dires de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de la France.

Mais à l’analyse, cette fermeture de représentations diplomatiques en Afrique concerne activement les pays non francophones ou la France n ‘a que très peu d’interets. Par cette politique, la France prévoit supprimer près de 1000 postes sur l’ensemble de son réseau diplomatique d’ici un an.

Avec la fermeture de son ambassade le vendredi 1er Novembre dernier, la France fait de la Gambie le 18 eme pays touché par cette mesure. Désormais, c’est l’ambassade de France au Sénégal qui est en charge des affaires diplomatiques relevant de la Gambie.

Serge-Pacome Abonga
Africa News

USA: Un nouveau maire pour la ville de New York novembre 6 2013

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Depuis plusieurs semaines, les sondages le positionnaient en tête. Eh bien, le candidat democrate Bill de Blasio a été elu hier mardi 05 Novembre nouveau maire de la ville de New York.

2013-11-06-09-12-37-299436708.jpegBill de Blasio 73% , Joseph Lhota 24% ,selon les premières estimations. De Blasio est devenu le 109 eme maire de la ville de New York. Il a battu le candidat republicain Joseph Lhota avec plus 49% d’écart dans une élection dont le verdict semblait deja dit.

Hier mardi 05 Novembre jour d’élection, les écoles de New York étaient fermées ainsi que certains pans de l’administration new yorkaise. Dans son discours devant ses electeurs hier soir au Park Slope Armory à New York, Bill de Blasio a promis un “changement radical” “Le peuple de New York a choisi une voie progressive” a t-il lancé.

La ville de New York compte près de 9 millions d’habitants avec un taux de pauvreté au dessus de 20%. Le nouveau maire a donc promis de mettre l’accent sur les infrastructures ( logements sociaux, écoles, hôpitaux de proximité…)

Bill De Blasio succede ainsi au milliardaire Michael Bloomberg apres un règne de 12 ans, soit trois mandats de 4 ans. Il devient ainsi le premier maire démocrate de New York depuis plus de 20 ans. Son mandat est prevu durer 4 ans. Bill De Blasio qui a rencontré le maire sortant ce mercredi 06 Novembre prendra fonction le 1er janvier 2014.

Serge-Pacome Abonga
Africa News

Cote d’Ivoire-Politique: Konaté Navigué ” Dans cette lutte, on ira jusqu’au bout” (Interview) septembre 30 2013

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Contraint à l’exil au Ghana depuis l’arrestation du président Gbagbo, le 11 avril 2011, le Secrétaire national de la jeunesse du Fpi, Konaté Navigué demeure cependant très attentif à la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. Dans cette interview, le charismatique leader de la jeunesse du parti de Laurent Gbagbo est sans détour vis à vis du régime d’Abidjan. Il parle de la dictature sous Ouattara, de ses contre performances économiques, de la mort de Mahan Gahe, de Mamadou Koulibaly, de la traque des pro-Gbagbo mais il revient surtout sur le discours d’orientation de Pascal Affi N’guessan et les Etats généraux proposés par le président du FPI. Puis il prévient ” Dans cette lutte, on ira jusqu’au bout ”

navig.jpgKonaté Navigué, Secrétaire national de la jeunesse du Fpi

Pascal Affi N’guessan vient de prendre les rênes du FPI. Comment avez-vous trouvé son discours d’orientation? N’est il pas allé très fort?

Qu’est ce que vous appelez aller fort? Je ne pense pas du tout. Il est allé tel qu’il fallait y aller. Et l’enthousiasme et l’espoir suscités par le discours montrent bien qu’il est dans le bon, le juste et le vrai. Le discours est politiquement correct.

Quels ont été à votre avis les grands points de son discours ?

J’y ai vu trois grands moments: le bilan de la gestion de Mr Ouattara, l’adresse aux militants, aux démocrates et à tous ceux qui aspirent au changement et enfin, les perspectives de sortie de crise. Sur le bilan, il a relevé la gestion catastrophique de Mr Ouattara à tous les niveaux de l’échelle. L’économie, la sécurité, le social, l’école et bien d’autres.Il a montré l’incapacité des autorités actuelles à y faire face. Sur l’adresse aux militants, il fallait re-mobiliser les troupes en donnant un signal très fort dans un message clair et net. Il a dit à juste titre que la lutte continue et que tous les militants, les démocrates et tous les ivoiriens de tout bord qui souhaitent un changement en Côte d’Ivoire devront se mobiliser et se mettre en ordre de bataille pour les jours à venir. C’est important parce que tous ceux qui sont encore en prison à l’intérieur du pays, mais également tous les exilés que j’appelle des “prisonniers externes” y compris le plus célèbre à savoir le président Gbagbo, tout ce monde avait besoin d’être rassuré par la capacité du Front Populaire Ivoirien à être une alternative sérieuse pour la lutte et pour la liberté. C’est ce que le président du FPI a fait en rappelant aux autorités que tous les schémas possibles doivent se faire avec le trépied Gbagbo - les prisonniers et - les exilés.

Mais avant Affi, il y a eu Aboudramane Sangare dont le discours a été vu par certains comme provocateur.

Effectivement, avant  le président Affi N’ guessan, Aboudramane Sangare avait déjà montré le devoir du Front populaire Ivoirien en ce moment précis oú l’histoire l’attend. En rappelant l’hymne de Liverpool :” you will never walk alone” (Vous ne marcherez Jamais seuls), le message de la direction du FPI est clair, à savoir que le FPI n’abandonnera jamais la lutte et que tous ceux qui, connus ou non souffrent silencieusement, ceux qui subissent dans l’anonymat les tortures, les sévices et la peur de la dictature dans les geôles, en exil ou dans leurs lieux de travail, trouveront auprès du FPI soutien et réconfort. En d’autres termes, le parti se battra jours et nuits, par monts et par vaux pour obtenir la libération, la liberté et la démocratie en Côte dIvoire. En revenant sur ce message, le président montre bien que seul le FPI porte l’espoir pour une Côté d’Ivoire nouvelle. Il était vraiment important de le réaffirmer et dire cela n’est pas de la provocation.

Pouvez-vous revenir sur la proposition de Pascal Affi N’guessan concernant les Etats généraux?

Pascal Affi Nguessan a fait des propositions de sortie de crise. Ayant fait le constat de l’échec de la commission nationale de réconciliation, il a proposé de mettre en place les États généraux pour discuter sérieusement et profondément de toutes les questions confligenes en Côté d’ivoire. C’est la nouvelle proposition du FPI. Toutes les structures du parti, tous les militants au pays, en exil ou dans la diaspora doivent se mobiliser pour la mise en place rapide des États généraux qui doivent se faire avec le président Gbagbo, avec tous les prisonniers libérés et tous les exilés rentrés.

Dans ce cas, quelle est la différence entre le dialogue direct en cours et les Etats généraux que propose Pascal Affi N’guessan ?

Le dialogue direct FPI - Gouvernement abordera les questions liées aux conséquences de la crise alors que les Etats généraux doivent s’attaquer aux causes profondes du conflit. Je pense que les prochains jours seront déterminants pour la mise en place de ce cadre de concertation qui est forcément un cadre de réconciliation. Voilà. Pour tout dire, le discours d’orientation du président Affi a été un discours engagé, rassurant et prometteur, un discours à la fois ferme et flexible.

Un mot sur la direction intérimaire du FPI. Certaines personnes l’ont trouvée amorphe vis à vis du régime. Est-ce votre avis?

Non. Ce n’est pas du tout mon avis. Beaucoup ont déjà oublié que nous revenons de très très loin. Nous revenons de là où toutes les forces internationales coalisées ont livré une rébellion et une guerre au régime du FPI. Nous revenons de là où le camarade président Laurent Gbagbo, fondateur et premier président du FPI a été bombardé, enlevé puis déporté à la Haye. Nous revenons de là où toute la direction du parti a été décapitée; le président du parti, le 1er vice président, la 2ème vice présidente du parti ont été arrêtés, torturés, jetés en prison. La tactique étant de ne même pas leur permettre le moindre contact (Une pensée pour la camarade Simone Gbagbo  2e vice présidente du parti toujours détenue. Elle nous reviendra bientôt.) Nous revenons de là où une partie de la direction a été contrainte à l’exil. Nous revenons de là où Mamadou Koulibaly qui devrait assurer l’intérim et organiser la résistance nous a trahis en pleine guerre. Nous revenons de là où nos militantes et militants dans toutes les structures de base et dans tout le pays étaient dénoncés, recherchés, attrapés, torturés ou tués dans l’anonymat. Le temps viendra où le parti rendra une vibrant hommage à tous ces militants tombés sur le champ d’honneur. Bref! Nous revenons de là où prononcer le nom de Gbagbo ou celui du FPI était un délit ou un crime de lèse majesté. C’est de ce voyage funeste, traumatisant et cauchemardesque dont nous revenons. Je vous rappelle que le pauvre CHOI  représentant du secrétaire général de l’ONU en Cote D’ivoire avait même prédit la disparition du FPI. Dans ces conditions, il faut toujours rendre hommage aux responsables du parti qui se sont mobilisés pour l’intérim, assurant ainsi la survie et la vie du parti parfois au prix de leur vie. L’essentiel était de faire vivre le parti .

Certains s’étonnent encore de la vitalité du FPI malgré l’emprisonnement des principaux leaders. Comment expliquez-vous ce regain de vitalité ?

Vous savez, en Afrique et dans bien des cas, les partis qui ont subi un tel traumatisme ont disparu ou ont été rendus inopérants. C’est ainsi que depuis la chute de Mobutu, son parti politique le Mouvement  Populaire de la Révolution n’est aujourd’hui que l’ombre de lui même. Après la chute de Moussa Traore en 1991 au Mali, son parti l’ Union Démocratique du Peuple Malien a disparu et laissé place à une autre organisation. Tout près de nous dans le temps en Égypte et en Tunisie, après la chute de  Moubarak et de Ben Ali, le Parti National Démocratique et le Rassemblement Constitutionnel Démocratique n’ont pas encore su résister à la décapitation. Et je peux citer ces exemples à loisir. Loin de moi l’idée de comparer le président Gbagbo à ces présidents ou comparer ces régimes à celui du FPI. Il s’agit simplement de montrer que le FPI réalise là un miracle en survivant à la tempête. Cela est dù à ses structures, à ses militants qui sont restés mobilisés autour de leur idéal de lutte, mais aussi à la direction intérimaire. Aujourd’hui, le parti du président Gbagbo est devenu plus fort et plus crédible que jamais; aussi bien à l’intérieur qu’ à l’extérieur. Le message est clair: Le FPI est un roseau qui se plie mais qui ne se casse jamais. Et tout comme Ulysse qui doit franchir les obstacles pour arriver à Ittaque sa ville natale, le FPI sait et saura relever les défis et, de défi en défi, il atteindra la terre promise; c’est à dire la Côté d’Ivoire nouvelle. Tel est le sens de notre exaltant combat.

Quel jugement portez- vous sur la direction intérimaire au niveau de la Jeunesse du FPI. Étiez-vous convaincu de la capacité de Koua Justin à maintenir le flambeau?

Je pense avoir déjà répondu à cette question. Je suis fier de l’ensemble de mes collaborateurs. Je vous ai déjà dit qu’on ne nomme pas tout le monde No 2 d’une structure de lutte. Je suis d’autant plus fier du boulot que je les encourage au quotidien à bonifier les acquis. La Jfpi est aussi une incassable. Je répète que si le FPI est un roseau, la JFPI est une hydre: tu coupes, elle pousse. Tu recoupes, elle repousse. Tu découpes, elle se démultiplie, et tu l’auras toujours sur ta route.

Après la libération d’Affi, y’a t’il eu des échanges entre la coordination en exil et lui? Vous a t’il donné des consignes particulières ?

Bien sur. Quand les camarades ont été libérés, tous les responsables de la coordination les ont appelés pour les féliciter et les encourager. Les consignes particulières sont déjà contenues dans le discours d’orientation du président du parti, à savoir la mobilisation tout azimut des militants qui doivent se tenir en ordre de bataille.

D’ aucuns soutiennent que la liberté provisoire est une épée de Damoclès sur la tête des ex-prisonniers. Votre avis.

On raconte dans l’histoire de la Grèce Antique, que pour se faire craindre et se faire peur, le tyran de Syracuse, Denys l’Ancien plaça un jour une épée juste au dessus de la tête de Damoclès qui est un de ses fidèles alliés pour lui dire qu’il pouvait lui aussi être en danger de mort comme tout le monde. C’est l’origine de l’expression avoir” l’épée de Damoclès sur sa tête “. Cette expression, rendue populaire par Cicéron signifie être dans une situation permanente de danger de mort. En posant la question, vous voulez dire que les responsables du parti, parce qu’ils sont en liberté provisoire, sont sous la menace d’un retour en prison à tout instant. Se faisant, vous semblez ignorer que depuis que Mr Ouattara est au pouvoir, des millions d’ivoiriens vivent sous l’épée de Damoclès à quelque niveau que se soit. Vous devez savoir que dans toutes les dictatures, les citoyens vivent en permanence en danger. Certains sont des morts en sursis, d’autres des prisonniers en sursis et d’autres encore des renvoyés du travail en sursis.

Vous comparez donc le régime de Ouattara est une dictature?

Oui, tout à fait. Avec Mr Ouattara, nous sommes comme dans une tyrannie basée sur la délation, la dénonciation et le népotisme où chaque citoyen demeure en danger. Pour tout dire, les responsables du FPI libérés font leurs devoirs, travaillent tranquillement pour la Côte d’ivoire sans se soucier du danger qui pourrait les guetter. Ceux qui pensent les effrayer avec cette menace ne les connaissent pas du tout. Ils perdent leur temps. Pour le reste, l’histoire future nous éclairera. Mais pour ceux qui connaissent le FPI, ils savent bien qu’il n’a jamais été aussi fort que lorsqu’ il est en danger.

Avec la libération des responsables du FPI, Quand comptez-vous rentrer au pays?

Sur ce point, nous attendons la décision de la direction du parti.

Votre mot sur le décès de Mahan Gahé, secrétaire général de dignité.

Vous devez dire votre mot sur l’assassinat de Mahan Gahé. C’est ce mot qui sied à la situation car le camarade a succombé aux tortures à lui infligées par les forces de Ouattara .

Vous trouvez qu’il a été assassiné?  Et Par qui ?

Oui, je le pense et je m’associe donc à tout ce que le parti a fait ou fera en hommage à ce grand homme tombé les armes à la main. Condoléances à la famille éplorée et à l’ensemble des travailleurs de Côté D’ivoire. Il faut faire une autopsie pour déterminer exactement et scientifiquement de quoi le général est tombé, même si tout le monde sait ce qui s’est passé. Ce que l’assassinat de Mahan Gahe pose comme problème, ce sont les conditions d’arrestation et de détention de tous les prisonniers pro-Gbagbo qui croupissent dans les geôles d’Alassane Ouattara. Dieu seul sait combien survivront aux tortures, même après leur libération. C’est pourquoi il faut se battre pour leur libération immédiate et sans condition aucune.

Ouattara vient de gracier trois mille prisonniers de droit commun. Votre commentaire.

Mr Ouattara n’a qu’à faire tout ce qu’il veut mais tant qu’il y aura un seul prisonnier politique civil ou militaire, les ivoiriens seront mobilisés et mènerons le combat pour sa libération, condition sine qua non à la réconciliation. Dans cette lutte, ” on ira jusqu’au bout”. Je vous remercie.

Interview réalisée par Serge Pacome Abonga @ Africa News

Cote d’Ivoire-Insécurité: Cet activisme suspect des dozos dans nos villes septembre 25 2013

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Mercredi 25 septembre @ Africa News

Je me perds à chercher des réponses à une préoccupation. Que font encore les dozos à Yamoussoukro, Abidjan et dans certaines  grandes villes du sud, centre et de l’ouest de notre pays?

des dozos lors de la campagne présidentielle

Nous le savons tous, cette confrérie de chasseurs venus du nord de la Cote d’Ivoire, du Burkina, du Mali et de la Guinée a soutenu Alassane Ouattara et combattu aux cotés de ces hommes pour aider à verser le sang des ivoiriens sous Laurent Gbagbo.

Mais la guerre est fine. Ouattara a été installé par la France, Les FRCI et autres soldats sont en place ainsi que la police et la gendarmerie nationale de Cote d’Ivoire. Ces forces sont reployées partout sur le territoire national. Alors que l’on m’éclaire sur la place des dozos dans la hiérarchie militaire ou sécuritaire de la nation.

Cette arme entre les mains de ce dozo est tout sauf un fusil de chasse 

Ces chasseurs traditionnels venus des confins des régions du nord qui veulent vivre à la moderne sont expressément cités dans divers cas d’abus, agressions, attaques et autres formes d’actes contre les droits humains. Les derniers en date, les trois attaques du 10, 12 et 15 septembre derniers à Yamoussoukro ayant fait 06 morts dont 04 gendarmes et 01 policier.

doz.jpgHamed Bakayoko, et Kone Zackaria, avec les dozos

Que font encore ces individus dans nos villes, villages et autres campagnes? Quel gibier peut-il y avoir à chasser ?  Il est incompréhensible qu’ à ce stade du pouvoir d’Alassane Ouattara ces hommes soient encore en armes dans nos rues, narguant nos populations. Que y font-ils encore? Quelles missions leur confie t-on et qui sont leurs mandataires?

Je ne peux vous défendre que si vous êtes dans la vérité. Ne profitez pas de la crise pour créer du désordre. Je ne veux plus entendre parler de deux clans de Dozo ici à Yamoussoukro. Si j’entends des bruits parmi vous, je vais donner des ordres à mes éléments de vous arrêter. »dixit Koné Zakaria président national de la confrérie des dozos envoyé par Alassane Ouattara pour des échanges  avec les différents chefs de sa confrérie  de Yamoussoukro, le jeudi 19 septembre dernier .

Vous avez dit ” confrérie Dozo du département de Yamoussokro” Depuis quand Yamoussoukro serait une terre de dozo? Une véritable aberration.

L’on a utilisé ces individus et au stade actuel, il n’existe pour eux aucun point de chute. Alors il faut bien entendu les laisser se payer eux-mêmes par tout genre de trafique (supplétifs, dozos, frci, ex combattants). Mais selon une oreille bien introduite du coté d’Abidjan, les dozos actuels ne seraient pas tous des chasseurs venus du nord. Il s’y trouve des intellectuels, ex-reblles, frci ou agents des services de renseignement en mission d’espionnage et de localisation pour le pouvoir en place. Ainsi il existerait des confréries de dozos dans les plus grands départements du pays. Et le nombre des adeptes serait fonction de l’importance du département et de la tache à accomplir. Mais des voix plus internes  et certains témoins des activités nocturnes de ces chasseurs confient aussi aux dozos qui pilulent dans les régions sud et centre des missions occultes; Veiller constamment sur le fétiche et nourrir  ” le sacrifice ” par lequel  le très fétiché pouvoir Ouattara tient. Mais jusqu’à quand?

Serge-Pacome Abonga @ Africa News

Cote d’Ivoire: Laurent Gbagbo vu par Aboudrahamane Sangare septembre 2 2013

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Lundi 02 Septembre 2013 - @ Africa News

 Aboudrahamane Sangare, 1er vice-président du front populaire ivoirien a fait une adresse lors de la ceremonie organisée en faveur des pro-Gbagbo sortis de prison en Août dernier. Une intervention dans laquelle il présente sa vision de Laurent Gbagbo. 

Dans ce tableau d’ Aboudrahamane Sangare, Laurent Gbagbo est un pur démocrate. Un de ceux en qui la violence n’existe pas; Laurent Gbagbo le principal acteur, père du multipartisme et de la démocratie en Cote d’Ivoire:  ” le Président Laurent GBAGBO, ce démocrate-né qui est à la fois l’alpha et l’oméga de la lutte pour le retour du multipartisme en Côte d’Ivoire, ce soubassement de la démocratie. Rentré d’exil le 14 septembre 1988, Laurent GBAGBO avait fait le serment de ne plus retourner en exil de façon volontaire mais aussi et surtout de créer un environnement démocratique afin que plus jamais un Ivoirien ne soit contraint à l’exil 

Pour le premier vice-président du front populaire ivoirien, sans Laurent Gbagbo, le débat politique ivoirien ne peut avoir lieu car il est celui autour de qui tout tourne: ” Au départ du FPI, il y a un homme: Laurent GBAGBO. Au départ du FPI, il y a une grande dame: Simone Ehivet Gbagbo. A eux deux, ils ont donné des convictions et une vision au FPI. Ce qui permet au FPI, en tout temps et en tout lieu, de savoir marcher. Laurent GBAGBO est à la fois, le cœur, le corps et la chair de tout débat de tout débat politique sur l’avenir de la Côte d’Ivoire” Il s’étonne donc de la haine de certains acteurs politiques tant en Cote d’Ivoire qu’à l’international envers l’ex président ivoirien ; et de s’exclamer: ” Pourquoi tant de haine pour celui-là même qui ne connait ni la haine, ni la vengeance, ni la revanche! il faut libérer le Président Laurent GBAGBO et qu’il revienne en Côte d’Ivoire pour retrouver ce lien ombilical qu’il a su nouer avec son pays, ses populations et son peuple. Le Président Laurent GBAGBO a besoin de la Côte d’Ivoire et la Côte d’Ivoire a besoin du Président Laurent GBAGBO.

Par la suite, Aboudrahamane Sangare présente une autre facette de Laurent Gbagbo. Gbagbo l’humaniste, le leader populaire, plein de compassion, le père. Cet aspect qui amène l’homme, bien qu’emprisonné à la Haye à se pencher sur le sort de ses concitoyens médusés, maltraités et emprisonnés au lieu de pleurer sur sa propre condition ” Le Président Laurent GBAGBO,…nous suit depuis La Haye, nous regarde, nous entend et nous écoute, entend et écoute les pleurs et gémissements de son peuple.”

Il partage ainsi sa foi vis à vis du retour du leader incontesté de la nation ivoirienne. Celui que l’on voulait faire passer pour le bandit de grand chemin et qui est devenu  la nouvelle icone de la résistance africaine : ” camarades militantes et militants du FPI, Femmes et Hommes épris de liberté et de justice, nous vous demandons de sécher vos larmes car tout comme il est parti en exil en avril 1982 pour en revenir en septembre 1988, tenir le congrès constitutif de son parti et se présenter à l’élection présidentielle d’octobre 1990, le Président Laurent GBAGBO reviendra très bientôt parmi.  le droit sera dit et le Président Laurent GBAGBO rentrera en Côte d’Ivoire et sera accueilli dans la ferveur par son peuple. ”

spa-illo.jpgSerge-Pacome Abonga

Sénégal: Nouveau premier ministre septembre 2 2013

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 Lundi 02 Septembre 2013 - @ Africa News

Le Sénégal a un nouveau premier ministre. Il s’agit de l’ex-ministre de la Justice du Sénégal, Aminata Touré.

Aminata Touré

Cette information a été rendue publique par la presse sénégalaise hier dimanche 1er septembre . Aminata Touré remplace a ce poste  le banquier de 60 ans et désormais ex-premier ministre d’Abdoul Mbaye, remercié ce même dimanche.

L’on ignore encore les raisons du limogeage de Abdoul Mbaye mais du coté de Dakar, l’on évoque ses liens avec le dossier Hissene Habre et une affaire de  faux, usage de faux et escroquerie dans un dossier relevant du temps ou Abdoul Mbaye était directeur general de Cbao Attijari Bank.

Le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall “m’a fait l’honneur de me proposer de diriger la nouvelle équipe gouvernementale (…) et j’ai accepté ce poste avec beaucoup d’humilité”, a déclaré Aminata Touré .

L’ex premier ministre a occupait poste depuis 17 mois.

Serge-Pacome Abonga

Cote d’Ivoire: ”Nous allons gagner cette bataille” Jean Marie Konin (président des parlements et agoras) août 26 2013

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Lundi 26 Aout 2013 - @ Africa News

Jean-Marie konin, est le président de la fédération nationale des orateurs parlements et agoras de Cote d’Ivoire (FENOPACI). Il est surtout connu pour la mobilisation des jeunes lors des rassemblements politiques et autres meetings en faveur du Front Populaire Ivoirien (FPI) et de La Majorite Présidentielle (LMP) conduite par Laurent Gbagbo. En exil au Ghana depuis la chute de Laurent Gbagbo en Avril 2011, il a accepté de nous accorder une interview sur la situation politique en Cote d’Ivoire. Pour lui ” les pressions auront bientôt raison du régime en place en Cote d’Ivoire”

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Il y a 3 semaines, 12 pro-Gbagbo étaient libérés, cette action est vue par plusieurs comme un acte de la démocratie en place en Cote d’Ivoire. 

[ rire… ] D’abord laissez-moi exprimer la joie que j’ai ressenti en voyant ces personnalités qui recouvrent la liberté après 28 mois de prison injustifiée. Elles ont été enfermées et maltraitées, ces images ont fait le tour du monde. Mais je reste triste de savoir de nombreuses autres personnes encore détenues illégalement dans les prisons d’Alassane Ouattara. Ecoutez, il n’existe pas de démocratie sous Ouattara. Mr Ouattara est arrivé au pouvoir en Avril 2011 par le biais d’un coup d’État bien orchestré par l’armée française. Et depuis lors, il ne fait que poser des actions anti-constitutionnelles. La démocratie en Cote d’Ivoire est morte depuis cette date. Et ce n’est pas la libération de 12 prisonniers politiques qui y changeront quelque chose.  A ce jour l’on dénombre près de 800 prisonniers politiques en Cote d’Ivoire. Du jamais vu dans la jeune histoire de notre pays.

Le ministre de la justice a fait une déclaration dans laquelle il indiquait que cette libération venait d’une décision juridique alors que Pascal Affi N’guessan parle d’une décision politique. 

La libération des 12 pro-Gbagbo est venue d’une décision politique et tout le monde le sait. En Cote d’Ivoire, la justice n’est pas indépendante. Elle est aux ordres de Mr Ouattara. Lorsqu’un procureur de la république qualifie de sauveurs des criminels de guerre qui ont massacré des milliers de populations à l’ouest, cela veut simplement dire que la justice va mal. Ce sont les pressions internes et externes sur le gouvernement qui ont fait plier le régime. Et soyez en sur, les pressions auront bientôt raison du régime actuel et vont contribuer à le faire plier davantage.

Dans ses premiers mots, le premier ministre Pascal Affi N’guessan a attribué cette victoire à tous les résistants au régime Ouattara. Une adresse justifiée?

Oui les ivoiriens ont été formidables et continuent de l’être. Par leur résistance pacifique, ils démontrent à la face du monde que la violence ne peut triompher de l’intelligence et de la sagesse. Le boycott des élections, la résistance aux intimidations et la dénonciation des abus sous Ouattara sont des faits très forts. Actuellement, l’économie est en lambeau sous Ouattara. Le pouvoir lui brûle entre les mains. C’est ça la Cote d’Ivoire de Dieu.

Vous êtes le président de la FENOPACI, aujourd’hui en exil depuis plus de 2 ans. Que reste t-il des parlements et agoras?

Ils nous ont contraint en exil, pensant tuer la résistance et notre détermination. Or personne ne peut nous empêcher d’éveiller les consciences. Les camarades restés sur place continuent le travail dans des conditions difficiles. Je voudrais donc leur rendre hommage et leur exprimer ma reconnaissance pour ce gros travail.

Soro Guillaume a effectué dernièrement un voyage à Gagnoa chez les parents de Laurent Gbagbo. Pour certains c’était plus de la provocation qu’une volonté de réconciliation. 

On se réconcilie avec celui avec qui on a eu des histoires. Avec qui Soro a t-il eu des histoires à Gagnoa, Mama, ou Kpogbréboué? Quel acte conflictuel ces populations ont-elles posé à son encontre? Il faut arrêter la politique de l”autruche qui est celle de refuser de voir le problème et essayer de le déplacer. S’ils veulent vraiment œuvrer à la paix, je les invite à libérer tous les autres détenus y compris le président légitime, le président Laurent Gbagbo, son épouse Simone et d’œuvrer au retour de tous les réfugiés. Il faut avoir du respect pour les gens. Surtout ceux qui passent pour les plus faibles du moment.

La loi sur l ‘apatride initiée par Ouattara a été votée malgré tous les bruits autour de ce projet. Etes-vous surpris?

Non je ne suis pas surpris. Ouattara lui même est un apatride. En réalité Alassane Ouattara veut se créer un électorat pour 2015. Il veut se créer une base sociologue et posséder nos terres sur la base de ces lois sur le foncier. Mais ces lois n’auront pas d’importance car les ivoiriens les refuseront.

Où se trouve aujourd’hui la résistance au Ghana et quel est l’état d’esprit des nombreux exilés?

Je voudrais donc dire aux ivoiriens de tenir bon car les choses avancent. Cette année Dieu se souviendra de nous. Il nous rendra justice. La flamme de la résistance est toujours allumée chez les exilés et le moral est au beau fixe. Nous devons tous tenir bon parce que nous allons gagner cette bataille.

Interview réalisée par Serge-Pacome Abonga @ Africa News

Cote d’Ivoire: Gbagbo le dictateur et Ouattara le démocrate août 20 2013

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Mardi, le 20 Août 2013 @ Africa News

Bernard Binlin Dadie, célèbre écrivain ivoirien et président du congres national pour la résistance et la démocratie (CNRD) a fait une contribution sur le débat national en Cote d’Ivoire. La rédaction d’Africa News a tiré de cette déclaration, une étude comparée des deux principaux acteurs de la scène politique ivoirienne: Laurent Gbagbo que l’on fait passer pour un dictateur et Alassane Ouattara le démocrate. 

 Laurent GBAGBO, emprisonné à la CPI

Gbagbo dictateur? 

Laurent GBAGBO et son parti, le Front Populaire Ivoirien qui, fidèles à leur crédo « asseyons-nous et discutons » ont :

- Organisé en 2001, le Forum de la réconciliation nationale pour permettre à messieurs Alassane OUATTARA et Henri Konan BEDIE de mettre fin à leur exil volontaire ;
- Proposé en 2002, le dialogue à la rébellion armée d’Alassane OUATTARA et de SORO Guillaume, comme moyen de sortie de la crise ivoirienne ;
- Fait voter en 2004 par le parlement, une loi d’amnistie pour permettre aux rebelles de rentrer dans la République ;
- Actionné en 2005 l’article 48 de la Constitution Ivoirienne pour permettre à messieurs Alassane Ouattara et Henri Konan BEDIE d’être candidats à titre exceptionnel à l’élection présidentielle de sortie de crise ;
- Permit en 2007, la Signature de l’Accord Politique de Ouagadougou à l’initiative du Président Laurent GBAGBO ;
- Proposé en Décembre2010 le recomptage des voix ;
- Sollicité en Septembre 2011 le dialogue direct avec le pouvoir issu du coup d’Etat du 11 Avril 2011 pour la normalisation de la situation sociopolitique.

Alassane Ouattara, actuel président ivoirien

Ouattara le démocrate ? 

Ce qui n’est pas le cas pour monsieur Alassane Ouattara et son parti, le RDR, qui depuis leur avènement sur la scène politique ivoirienne sont dans une posture de violence, de haine religieuse, de guerre, de division et de falsification des faits et d’irrespect des lois. Pour l’affirmer, le CNRD tout comme le FPI s’appuie sur les faits suivants :
- En 1999, à Paris, M. Alassane Ouattara déclare : « On ne veut pas que je sois candidat parce que je suis musulman et du Nord. »

- En 1999, parlant du régime Bédié : « …je frapperai ce pouvoir moribond en temps opportun et il tombera… » ;
- En 2002, à Bouaké, M. Alassane Ouattara dit : « …il n’y aura plus d’élection sans moi. S’ils veulent qu’on mélange le pays, on va le mélanger» ;
- Le 18 Septembre 2002, la branche armée du RDR tente un coup d’Etat qui se mue en rébellion armée dirigée par SORO Guillaume, candidat aux élections législatives de 2000 à Port-Bouët pour le compte du RDR . Cette rébellion a causé :

- L’assassinat du Ministre d’Etat BOGA Doudou, dans la nuit 18 au 19, des officiers supérieurs de l’armée ivoirienne non armés , notamment : DALLY Oblé, DAGROU Loula, YODE Gnonleba ,ZOUZOUA Bi…, le massacre de 57 gendarmes non armés et de leurs familles à Bouaké , Le massacre des danseuses « d’ADJANOU » de Sakassou, les tueries par étouffement dans des conteneurs à Korhogo ,le massacre de civils à Guitrozon et Petit Duekoué , les viols collectifs des femmes ,les femmes éventrées et les tueries de civils dans la plupart des villes tenues par la rébellion ;

- En Décembre 2010 : Monsieur Alassane OUATTARA s’autoproclame président de la République et auto organise par écrit sa prestation de serment.
- En 2011 : le massacre de plus d’un millier de Wê à DUEKOUE, les 29 et 30 Mars ; le massacre des populations de Lakota, d’Anonkoi-kouté, de Sago….
- Le Lundi 11 Avril 2011, les forces armées internationales coalisées que sont l’armée française de Nicolas SARKOZY, l’ONUCI, appuyées par les mercenaires de la sous région et les rebelles de monsieur Alassane Ouattara et de SORO Guillaume renversent par coup d’Etat le régime du président Laurent GBAGBO, démocratiquement réélu et investi par le Conseil Constitutionnel, le Samedi 4 Décembre 2010.

- Le 11 Avril 2011 : assassinat du ministre Désiré TAGRO , massacres et arrestations des Pro GBAGBO. Depuis cette date, Les massacres, les arrestations, la confiscation des biens privés, la persécution, l’exil forcé des Pro GBAGBO continuent .

- En 2012 : le massacre des déplacés du camp de réfugiés de Nahibly, le 20 Juillet…

Comme quoi, l’on a juste besoin que d’un peu de bonne volonté pour attribuer aux différents acteurs de la crise politique ivoirienne les actions et places qui sont les leurs. Alassane Ouattara et le RDR depuis plus d’une décennie ne font que fissurer le tissu social ivoirien par des actions contre la cohésion sociale. la violence et le tribalisme.  Et même si l’on refuse de l’admettre, les faits sont là, et ils parlent mieux que les hommes.

Serge-Pacome Abonga - Extrait de la déclaration de Bernard BINLIN-DADIE, président du CNRD


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