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Guinee: ” Les milliards de Simandou ” Les dessous du coup d’Etat en préparation septembre 26 2013

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Guinée: Simandou, une montagne isolée au milieu de la forêt équatoriale, dans les confins de la Guinée. Son sous-sol renferme du minerai de fer, la plus importante réserve inexploitée au monde. Sa valeur : plusieurs dizaines, voire centaines de milliards de dollars. Le sous-sol de la Guinée regorge de matières premières : bauxite, diamant, or, uranium, fer, etc. Les principaux groupes miniers de la planète s’y disputent les concessions. Mais les 11 millions d’habitants ne profitent guère de ces trésors.

simandou.jpgLe 14 avril , dans le hall de l’aéroport de Jacksonville (Floride), Frédéric Cilins cherche la porte d’embarquement de son vol vers Miami quand la policel’interpelle. Le Français a 50 ans, le visage hâlé par le soleil de la Côte d’Azur où il réside et de l’Afrique où le mènent ses affaires. Il sort d’un rendez-vous dans le bar du terminal avec une citoyenne de la République de Guinée, Mamadie Touré,30 ans. La discussion a tourné autour de documents que l’homme souhaitait récupérer et brûler ”de manière urgente”. Il a proposé un million de dollars pour cela.

Frédéric Cilins ignorait un détail : Mamadie Touré portait un micro. L’entretien était enregistré par l’agent Peter Kilpatrick, du FBI, spécialisé dans la corruption. La Guinéenne avait négocié un statut de “témoin coopératif”, en échange d’une promesse d’immunité. Depuis un mois, les rencontres et échanges téléphoniques entre elle et Cilins étaient espionnés.

Le FBI a soufflé les questions à Mamadie Touré. La “cible” devait nommer ses commanditaires. Selon la déposition de Kilpatrick devant un juge new-yorkais, Cilins a désigné à de multiples reprises une société que le FBI consignera dans ses rapports comme “l’ entité”. Ce 14 avril, la police estime en savoir assez. Lors de l’arrestation, elle trouve sur Frédéric Cilins 20 000 dollars serrés dans des enveloppes de la Wells Fargo. Le lendemain, le Français est accusé par un juge de New York d’obstruction à lajustice américaine, de tentative de destruction de preuves et de pression sur un témoin dans une affaire criminelle. Il est incarcéré en Floride, puis transféré dans une prison de New York. Il y est toujours.

Cet épisode de polar américain n’est qu’un des rebondissements d’une vaste affaire de présumée corruption qui illustre les zones grises autour de l’exploitation des richesses de l’Afrique. Le dossier a des ramifications sur plusieurs continents et dans plusieurs paradis fiscaux. Il met en scène les géants du secteur minier, Mais aussi le milliardaire George Soros et d’autres grandes fortunes mondiales, ainsi que des personnalités politiques comme Tony Blair.

L’enjeu ? Simandou, une montagne isolée au milieu de la forêt équatoriale, dans les confins de la Guinée. Son sous-sol renferme du minerai de fer, la plus importante réserve inexploitée au monde. Sa valeur : plusieurs dizaines, voire centaines de milliards de dollars. Le sous-sol de la Guinée regorge de matières premières : bauxite, diamant, or, uranium, fer, etc. Les principaux groupes miniers de la planète s’y disputent les concessions. Mais les 11 millions d’habitants ne profitent guère de ces trésors.

De parenthèses démocratiques en interminables dictatures militaires, le pays figure parmi les plus pauvres et corrompus au monde. Transparency Internationalclasse la Guinée 162e sur 180 en matière de probité. Dans les rues de Conakry, à côté des gros 4 × 4 qui défilent, la population compte les rares heures où l’électricité fonctionne.

A la fin des années 1990, la Guinée est dirigée par le général Lansana Conté (1984-2008) quand les droits de Simandou sont concédés au géant minier Rio Tinto. Mais le président retire à la multinationale anglo-australienne la moitié des droits du site qui est, en 2008, cédée à la société Beny Steinmetz Group Resources (BSGR). Le dictateur est alors hospitalisé à Genève, où il succombe le 22 décembre. C’est un joli coup pour Beny Steinmetz, première fortune d’Israël, alors âgé de 52 ans. Ce Franco-Israélien discret, résidant à Genève, parlant parfaitement le français, allure sportive et yeux bleus perçants, possède desentreprises enregistrées à Guernesey et basées à Londres ou en Suisse. Il a une longue pratique des affaires en Afrique, mais plutôt dans le diamant. Cette entrée magistrale dans le secteur hautement stratégique du fer intrigue et agace.

Des sociétés-écran basées dans des paradis fiscaux, c’est la routine

Le contrat de Simandou est le résultat d’un intense lobbying. Le groupe de Beny Steinmetz a installé une filiale en Guinée dès 2005, BSGR Guinea. La même année a été créée aux îles Vierges britanniques une société baptisée Pentler Holdings. Les 50 000 parts de cette coquille vide sont la propriété d’Onyx, une société de management basée en Suisse qui a pour principal client Beny Steinmetz Group. Plusieurs responsables d’Onyx et BSGR apparaissent d’ailleurs dans l’organigramme des deux sociétés. Un tel montage avec des sociétés-écrans basées dans des paradis fiscaux, c’est la routine….

BSGR s’attache au même moment les services de Frédéric Cilins, un chef d’entreprise baroudeur qui a ses entrées dans le pays. Avec deux associés, Michael Noy et Avraham Lev Ran, le Français est nommé à la tête de Pentler Holdings, qui se voit céder 17,65 % de BSGR Guinea. Si cette société venait àobtenir des concessions minières, cette participation prendrait une grande valeur. Une forme d’intéressement au résultat, habituelle pour rémunérer des intermédiaires.

Les tractations avec le pouvoir guinéen se déroulent au mieux. Frédéric Cilins ouvre les portes, puis Beny Steinmetz envoie sur place son homme de confiance, Asher Avidan. Cet ancien du Shin Beth, le contre-espionnage israélien, s’est occupé de la sécurité des ambassades d’Israël. Sa faconde fait merveille. A partirde 2006, le groupe investit 160 millions de dollars sur place : forage, mais aussi écoles, dispensaires, centres culturels, et même un commissariat – signe de bonne volonté. Mais la rumeur se répand sur la manière dont BSGR s’est imposée et sur des “petits cadeaux” offerts aux uns et aux autres.

En mars 2008, s’estimant suffisamment en cour, BSGR met officiellement fin à sa collaboration avec Frédéric Cilins et rachète les 17,65 % de Pentler Holdings à un prix resté confidentiel. Quelques mois plus tard, le groupe obtient donc les droits d’exploitation de la moitié de Simandou.

Au lendemain de la mort de Lansana Conté, un coup d’Etat porte au pouvoirMoussa Dadis Camara. S’ouvre une période orageuse en Guinée, au cours de laquelle des opposants sont éliminés. Mais BSGR reste bien introduit, au point que Beny Steinmetz invite le dictateur au mariage de sa fille en Israël. Camara se fait représenter par son ministre des mines.

Fin 2009, Camara est écarté du pouvoir. Le nouveau gouvernement intérimaire confirme les permis de BSGR sur Simandou et accorde même des droits d’exploitation sur un autre site, Zogota. En contrepartie, la société promet deconstruire une voie ferrée de 700 kilomètres à travers le pays, un investissement estimé à un milliard de dollars. En avril 2010, BSGR revend 51 % de sa filiale guinéenne à Vale, un poids lourd du secteur minier. Ce groupe brésilien accepte de payer 2,5 milliards de dollars pour devenir majoritaire, et signe un premier chèque de 500 millions. Formidable plus-value pour Beny Steinmetz…

“BSGR a acquis les droits de Simandou sans verser de pas-de-porte, puis a revendu la moitié de ses droits pour 2,5 milliards de dollars, résume Daniel Balint-Kurti, de l’association Global Witness, qui traque la corruption dans le monde.L’Etat et le peuple guinéen ont été lésés.” Le militant y voit un symbole des dérives en Afrique : “Il faut en finir avec cette opacité et les paradis fiscaux, qui permettent de s’accaparer les richesses d’un pays.

En novembre 2010, une élection présidentielle porte au pouvoir Alpha Condé, un opposant historique, emprisonné pendant deux ans au début des années 2000. Professeur à la Sorbonne pendant son exil (1970-1991), il est présenté à George Soros. Le milliardaire américain, 30e fortune mondiale selon Forbes, est à la tête de plusieurs fondations aux moyens colossaux, comme l’Open Society. Alpha Condé est également introduit auprès de Tony Blair, qui a lancé Africa Governance Initiative, dont le but est d’aider à la démocratisation du continent.

Par l’intermédiaire de leurs fondations, George Soros et Tony Blair apportent un soutien logistique et financier au nouveau gouvernement guinéen. Un comité technique est créé afin de revoir tous les accords miniers. L’Etat triple le montant des royalties, exige d’obtenir une participation gratuite de 15 % dans les mines privées. Ces parts seront regroupées dans une entreprise publique, la Société guinéenne de patrimoine minier (Soguipami). A priori, rien là que la volonté d’un pays de remettre la main sur ses intérêts.

Certains acceptent. Rio Tinto paye ainsi 700 millions de dollars supplémentaires pour conforter ses droits sur l’autre moitié de Simandou. Mais BSGR, elle, renâcle. Conakry lance alors une enquête sur la façon dont ce groupe a obtenu la moitié de Simandou. Avec l’aide de Soros, il s’attache les services de DLA Piper, un énorme cabinet d’avocats américain – 4 200 juristes implantés dans trente pays. Au moins trois entreprises spécialisées dans l’investigation sont embauchées, dont Veracity Worldwide, société de détectives privés spécialisée dans les affaires économiques.

Les limiers découvrent des cadeaux faits à des dirigeants du pays : une montre en or incrustée de diamants offerte à Lansana Conté ou une réplique de formule 1 au 1/24 incrustée d’un diamant, d’une valeur de plusieurs milliers de dollars, donnée au ministre des mines. BSGR niera le premier don et contestera la valeur marchande du second.

Steven Fox, un enquêteur de Veracity et ancien de la CIA, remonte jusqu’à Frédéric Cilins et Mamadie Touré. Cette dernière se présente comme la quatrième épouse de feu Lansana Conté de cinquante ans son aîné. Après la mort de son époux, elle a fui aux Etats-Unis. Elle s’est installée en Floride et y a investi dans l’immobilier. Mais l’origine de ses fonds est opaque. La jeune veuve possède des documents qui semblent compromettre BSGR. Ces papiers, que Le Monde a puconsulter, courent de 2006 à 2010. Les “lettres d’engagement” ou “contrats de commission” portent la signature de Mamadie Touré, “femme d’affaires” à la tête d’une société baptisée Matinda. Certains sont contresignés par Asher Avidan pour BSGR. La plupart lient Matinda à Pentler Holdings.

Tous les documents promettent à Mamadie Touré soit de l’argent, soit des participations, en cas d’obtention de la concession de Simandou. Ainsi, par un contrat daté du 27 février 2008, “la société BSG Resources s’engage à donner 4 millions de dollars à titre de commission pour l’obtention des blocs 1 et 2 de Simandou. La société Matinda s’engage pour sa part à faire toutes les démarches nécessaires pour obtenir des autorités la signature pour l’obtention desdits blocs en faveur de la société BSGR Guinea”. Sur cette somme, 2 millions seront versés à Matinda et 2 millions “répartis entre les personnes de bonne volonté qui auraient contribué à la facilitation de l’octroi desdits blocs”.

Ces contrats sont très légalement tamponnés par le greffier du tribunal de Conakry. D’autres, datant de 2010, après que Mamadie Touré eut fui son pays, sont signés cette fois à Freetown, en Sierra Leone voisine. Ils ressemblent à un achat de silence : Pentler Holdings accepte de verser 5 millions supplémentaires puis 3,1 millions de dollars contre “la confidentialité absolue”. Ces “pièces à conviction” atterrissent opportunément entre les mains de la justice américaine. En vertu d’une loi qui l’autorise à s’intéresser aux affaires de corruption internationale qui ont des ramifications sur le sol américain, le procureur de New York est saisi en janvier 2013. Mamadie Touré est entendue en février. Elle accepte de coopérer et de piéger Frédéric Cilins…

En prison depuis cinq mois, le Français plaide non coupable. Ses avocats américains n’ont pas souhaité “commenter en l’état”. Mais, lors des auditions, ils affirment que les documents sont des faux. Ils assurent également que les rendez-vous entre Frédéric Cilins et Mamadie Touré n’avaient pour but que d’enfinir avec les tentatives de chantage de la Guinéenne à l’encontre de la fameuse “entité” décrite par le FBI, en clair BSGR. “Elle ment”, ne cessent-ils de répéter à l’audience.

Entre la corruption ou la machination

BSGR a la même ligne de défense. Asher Avidan assure que sa signature a été imitée et que les documents sont “des faux grossiers”. “Ça prend deux minutes à faire”, assure l’ancien du Shin Beth. Une expertise des documents est en cours, et le procès de Cilins aux Etats-Unis est attendu avant la fin de l’année. Il devratrancher entre la corruption ou la machination.

L’interpellation du Français en Floride a été suivie de l’arrestation de deux hommes sur le sol guinéen. Issaga Bangoura est le responsable de la sécurité de BSGR Guinea. Ibrahima Sory Touré en est le vice-président. BSGR l’aurait choisi ”pour ses compétences professionnelles et sa connaissance du pays”. Il est aussi le demi-frère de Mamadie Touré. Les deux hommes sont inculpés de corruption passive par la justice guinéenne. Ils auraient reçu 100 000 dollars de BSGR. Un bonus remis en toute légalité, assure la société. Ils sont emprisonnés à Conakry. Rachel Lindon, une avocate française qui les défend, dénonce l’arbitraire de la procédure. Les deux hommes n’auraient été interrogés que sommairement. “Aucun droit n’est respecté”, dit-elle.

Rachel Lindon a été surprise de croiser à Conakry des agents du FBI en costume sombre et 4 × 4, “comme dans les séries télévisées”, venus interroger ses clients. Elle soupçonne des pressions pour que les salariés témoignent contre leur employeur. “Mes deux clients sont illégalement détenus dans le seul but de récupérer les droits de BSGR”, estime-t-elle. Un autre avocat de la défense, guinéen cette fois, assure que Mamadie Touré est revenue dans son pays, logeant dans un luxueux complexe de Conakry. Le fait qu’elle n’ait pas été inquiétée par la justice locale prouverait qu’elle est utilisée par le gouvernement contre BSGR.

Autour des milliards de Simandou s’est donc engagée une partie où tous les coups sont permis. “Notre système informatique a été hacké par une société privée”, assure Asher Avidan. Pas de conversations qui ne soient enregistrées et remises à la presse ou mises sur Internet. Des vidéos piratées circulent, allant dans le sens de l’un ou l’autre camp. Sur l’une, on voit Mamadie Touré lors d’une réception organisée par BSGR à Conakry en 2006 : elle entre en grand apparat, entourée de soldats de sa garde, et de tous les protagonistes du dossier.

BSGR conteste-t-il la qualité d’épouse de Mamadie Touré ? Voilà une photocopie de son passeport diplomatique de 2007, où il est écrit “épouse PRG”, pour président de la République de Guinée. Une autre vidéo la montre dans la tribune lors d’une cérémonie en 2008, présentée par le speaker comme l’épouse du président, “notre soeur, notre maman”.

Pour répliquer, BSGR a appointé une société de relations publiques, FTI, dirigée par Lord Mark Malloch-Brown. Il a été vice-secrétaire général de l’ONU et ministre des affaires étrangères du gouvernement de Gordon Brown. Mais il a aussi travaillé pour un fonds d’investissement… de George Soros. Au printemps, BSGR a découvert que le lord fournissait à son rival des éléments confidentiels. La société a obtenu de la justice britannique la résiliation du contrat et un dédommagement substantiel

Beny Steinmetz a quelque raison de voir dans ses malheurs l’influence du milliardaire américain. “Soros finance une campagne de calomnies à notre encontre”, affirme de son côté Asher Avidan. Revenue Watch, qui conseille le gouvernement guinéen, est financée par Soros. BSGR accuse Global Witness, qui diffuse les éléments à charge du dossier, de dépendre des subsides d’une fondation proche de Soros. “Cela relève de la théorie conspirationniste”, assure Daniel Balint-Kurti.

BSGR continue de “contester la légalité du processus de revue des titres miniers”mais est sous pression. Son partenaire Vale a suspendu le paiement des 2 milliards restants tant que l’affaire ne sera pas éclaircie. Fin août, la police suisse a effectué des perquisitions au siège d’Onyx et au domicile genevois de Beny Steinmetz, sur commission rogatoire de la Guinée.

Selon BSGR, derrière les arguments moraux, se joue une simple bataille économique. Prouver la corruption permettrait de casser les contrats, de récupérer les droits de Simandou et de les revendre à des sociétés plus proches du nouveau pouvoir. “Blair est contre nous, Soros est contre nous, pour des motivations qui ne sont pas aussi nobles qu’ils le prétendent. Cette affaire est mille fois plus grande que nous”, assure Asher Avidan.

Avec lemonde.fr

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/09/24/les-milliards-de-simandou_3483463_3212.html

LYBIA/The Gaddafis: Where are they now? octobre 19 2012

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A year after the capture and violent death of former Libyan leader Muammar Gaddafi on 20 October 2011, what has happened to his remaining family and members of his inner circle?
kad-vrai.jpgMuammar Gaddafi

Three of Gaddafi’s sons were killed in the uprising, including former National Security Adviser Mutassim Gaddafi, who died at the hands of the rebels on the same day as his father. Surviving Gaddafi family members have experienced mixed fortunes since October 2011, with his widow finding refuge in Algeria, while his son and former heir-apparent Saif al-Islam is currently awaiting trial in a Libyan.

kad-wif.jpgSafiya Farkas Gaddafi
Safiya Farkas, the mother of seven of Gaddafi’s eight biological children, has spent the last year in Algeria after being given refuge there for “humanitarian reasons”. Along with her daughter Ayesha and Gaddafi’s son from his first wife Fathia, she entered Algeria on 29 August as rebels took control of Tripoli. She is thought to be housed in a secure villa in the town of Staoueli near Algiers, under strict orders from the Algerian government not to make public political statements or interfere in Libyan affairs.

muh-vrai.jpgMuhammad Gaddafi
If events had turned out differently, Muhammad may well have spent the summer in London at the 2012 Olympic Games, in his capacity as the head of the Libyan Olympic Committee. Instead Gaddafi’s eldest son has spent more than a year in Algeria after fleeing when the rebels took control of Tripoli. Born to Gaddafi’s first wife Fathia, he was also the chairman of the company which controlled Libya’s mobile phone and satellite communications networks. He was not indicted by the ICC and is not thought to have played a large part in attempting to quell last year’s uprising.

saif-al-islam.jpgSaif al-Islam
Former heir-apparent Saif al-Islam was captured a month after his father’s death, and has since been in custody in the mountain town of Zintan. The London School of Economics graduate has been at the centre of a protracted struggle between the International Criminal Court, where he is wanted for charges of crimes against humanity, and the Libyan courts, who insist he must face trial in Libya. The Libyan judiciary seems to have won the battle, but a date for his trial has not yet been set. It was reported that a modern detention facility, complete with a basketball court and a personal chef, has been prepared for him in the capital Tripoli.

saadi.jpgSaadi Gaddafi,
Saadi Gaddafi, the former head of both the Libyan Football Federation and Libya’s Special Forces, has been granted asylum in Niger, where he resides in a state guesthouse in Niamey after fleeing across the Sahara Desert. Saadi is notorious for a brief career in top-flight Italian football which was cut short by a failed drugs test, as well as his playboy lifestyle. Niger has refused Libyan requests to extradite him, with the justice minister saying he is “certain to face the death penalty”. In September, Interpol issued a “red notice”, which would oblige member countries to arrest him. Last December, Mexican officials said they had discovered a smuggling ring which was trying to bring Saadi to Mexico under a false name.

fill-dak.jpgAisha Gaddafi
Aisha Gaddafi, the colonel’s only daughter by birth, was granted refuge in Algeria with her mother and brother. Three days after her arrival it was announced that she had given birth to a baby girl, whom she named Safiya after her mother. Despite being under tight surveillance by the Algerian government, which is anxious to keep her quiet, she used a Syrian TV channel to call for Libyans to “revolt” against the new government. She also hired an Israeli lawyer, Nick Kaufman, to petition the ICC to investigate her father’s death.

haa.jpgHanaa Gaddafi (adopted daughter)
Col Gaddafi had long claimed that his adopted daughter Hanaa was killed in a US air strike in 1986, when she was just 18 months old. However, since the revolution there has been growing evidence that Hanaa is still alive, although her current status is unknown. Video footage has emerged of Hanaa playing with her father and brothers several years after the bombing.
Documents found in Gaddafi’s Bab al-Aziziyah compound show medical documents and even a British Council certificate under the name of Hanaa Muammar Gaddafi. Libyan media sources report that Hanaa qualified as a doctor and worked at the Tripoli Medical Centre for several years.

BBC

COTE D’IVOIRE/ Voici l’enquête explosive du «MONDE DIPLOMATIQUE» sur l’Ouest de la Cote d’Ivoire. septembre 23 2012

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Le titre se passe de commentaires. «Un territoire hors de contrôle – Guerre pour le cacao dans l’ouest ivoirien».

Le périodique français Le Monde Diplomatique donne à lire, dans son édition de septembre, un article de terrain accablant pour le régime Ouattara et les FRCI. C’est un article qui tranche avec la langue de bois et l’incroyable complaisance qui caractérise les médias hexagonaux depuis la prise de pouvoir de l’actuel  by Text-Enhance”>chef de l’Etat. Et qui ne tarde pas à désigner et décrire ce qui se passe dans l’Ouest par son nom : un mouvement de «colonisation».

«A Abidjan, les exactions contre les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo se sont multipliées, cet été. Si M. Ouattara a finalement pris le pouvoir, en mars 2011, après la crise postélectorale est encore loin. Dans l’ouest du pays, l’Etat ne contrôle plus rien; des mafias ont mis la main sur l’économie du cacao», résume le journal. Cameroon Voice.

Un véhicule calciné et criblé de balles: c’est tout ce qu’il reste de l’attaque qui, le 8 juin 2012, a coûté la vie à sept casques bleus près de Taï, petite bourgade de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Dans cette région, depuis plus d’un an, les villages font l’objet de mystérieux raids meurtriers. Yamoussoukro a accusé des «mercenaires libériens». Partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo et opposés à son successeur Alassane Ouattara, ces hommes traverseraient le fleuve Cavally, qui marque la frontière avec le Liberia, pour venir semer la terreur en Côte d’Ivoire.

Mais, sur le terrain, la situation ne paraît pas aussi claire: depuis la crise qui a suivi l’élection présidentielle de 2010 (2), dans l’Ouest du pays se joue un inquiétant imbroglio politique et militaire, avec pour seul enjeu le contrôle des ressources naturelles. Ce sont en effet ses sols, extrêmement  fertiles, qui font la richesse de cette région verdoyante. On y cultive le cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier exportateur mondial. S’y étendent également les dernières aires forestières nationales, dont les forêts de Goin-Débé (133.000 hectares) et du Cavally (62.000 hectares), réservées à la production de bois d’oeuvre (3).

Depuis toujours, ces atouts ont attiré des planteurs d’un peu partout, y compris d’Etats voisins. Ce mouvement a été encouragé par le président Félix Houphouët- Boigny (au pouvoir de 1960 à 1993, qui avait décrété que «la terre appartient à celui qui la met en valeur»).

Si la région est aujourd’hui l’un des principaux centres de production de cacao, on y plante des hévéas, qui hissent le pays au rang de premier producteur africain de caoutchouc. «Cinq hectares d’hévéas rapportent de 7 à 8 millions de francs CFA [environ 12.000 euros] par mois», calcule un sous-préfet. Une petite fortune. Les problèmes ont commencé au milieu des années 1980, lorsque les cours mondiaux du cacao et du café ont chuté. La concurrence entre planteurs s’accroissant, des conflits fonciers ont alors éclaté entre les autochtones, devenus minoritaires, et les étrangers. La politique de l’«ivoirité» promue par le président Henri Konan Bédié (1993-1999) a encore envenimé les relations en poussant les nationaux à revendiquer les terres cédées aux nouveaux migrants. Une loi de 1998 a explicitement exclu les non-Ivoiriens de la propriété foncière.

Des hommes armés s’emparent d’un parc national

La tentative de coup d’Etat perpétrée le 19 septembre 2002 contre le président Gbagbo par des militaires du nord du pays partisans de M. Ouattara a achevé de mettre le feu aux poudres. La guerre civile qu’elle a déclenchée a touché tout particulièrement l’ouest et la ville de Duékoué. Située à une centaine de kilomètres au nord de Taï, Duékoué se trouve au croisement stratégique des routes menant au Liberia, en Guinée et à San Pedro, port d’exportation du cacao. Les rebelles, baptisés Forces nouvelles, y ont fait venir d’anciens combattants des guerres civiles libérienne (1989-1997) et sierra léonaise (1991-2002) dont Sam Bockarie, responsable d’atrocités en Sierra Leone. En retour, Yamoussoukro a aussi mobilisé des Libériens et des civils armés, pour la plupart des autochtones. Chaque camp a semé la terreur, contribuant à exacerber les antagonismes communautaires.

A l’issue du conflit, le pays s’est trouvé de facto divisé en deux et Duékoué placée sur la ligne séparant le Sud, administré par la capitale, et le Nord, géré par les Forces nouvelles. La région du Moyen-Cavally (devenue depuis deux entités différentes, le Cavally et le Guemon), dont dépendaient Taï et Duékoué, est restée dans le camp gouvernemental. Mais les armes ont continué à circuler pendant toutes les années 2000, et des miliciens et des groupes d’autodéfense plus ou moins soutenus par le camp Gbagbo se sont maintenus face aux rebelles, si bien que les tensions sont demeurées fortes, la présence de l’Etat étant en outre très mesurée.

Après la signature de l’accord de paix (4), le 26 janvier 2003, d’ex-combattants rebelles profitent de l’accalmie pour s’emparer des portions de territoire: M. Amadé Ouérémi, un Burkinabè ayant grandi en Côte d’Ivoire, s’installe ainsi avec plusieurs dizaines – voire plusieurs centaines – d’hommes armés dans le parc national du mont Péko, à 35 km au nord de Duékoué. Ils y cultivent notamment du cacao. Impossible de les déloger: en 2010, ils chassent même des agents de l’Office ivoirien des parcs et réserves et incendient leur véhicule. Un autre phénomène déstabilisateur apparait en 2007: l’arrivée par cars entiers de Burkinabè. En toute illégalité, beaucoup s’établissent dans la forêt de Goin-Dédé où ils développent des plantations de cacao. Dans le même temps, de nombreux déplacés de la guerre ne parviennent pas à récupérer leurs champs.

Quand la crise postélectorale opposant MM. Ouattara et Gbagbo se transforme en conflit armé, en mars 2011, Duékoué souffre comme jamais. Lors de la prise de la ville par l’armée créée par M. Ouattara, les forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci composées principalement des ex-Forces nouvelles), des centaines de personnes – la Croix rouge a compté 867 corps –, essentiellement de jeunes hommes, ont été assassinés. Selon une commission d’enquête internationale et des associations, ce sont des soldats des FRCI qui ont commis ces crimes, ainsi que des dozos, une confrérie de chasseurs traditionnels du nord du pays, et des partisans de M. Ouérémi. Malgré les promesses de justice du président Ouattara, qui prend finalement le pouvoir le 11 avril 2011, cette tuerie n’a donné lieu à aucune enquête.

Depuis, la situation s’est encore compliquée, avec l’entrée en scène de nombreux acteurs. D’abord, des hommes armés attaquent, à partir de juillet 2011, une petite dizaine de villages. C’est à leurs propos que les autorités parlent de ‘’mercenaires libériens’’ payés par des opposants à M. Ouattara en exil au Ghana. Des sources onusiennes évoquent plutôt des autochtones Oubi refugiés au Liberia et cherchant à défendre les terres qu’ils ont perdues.

Ensuite viennent les dozos: arrivés dans la région pendant la crise, ils n’en sont jamais repartis. De plus en plus nombreux, ils circulent à moto, en habits traditionnels, agrippés à leurs fusils ‘’calibre 12’’. Beaucoup viennent du Burkina Faso et du Mali. Certains sont devenus agriculteurs. L’inverse est aussi possible: il y a un an, un planteur burkinabé installé près de Taï depuis une trentaine d’années a ressemblé un groupe de dozos pour «assurer la sécurité des populations», dit-il. En réalité, beaucoup de dozos, devenus miliciens, terrorisent la population et la rackettent.

Les villages ont perdu tous leurs habitants autochtones

A cela s’ajoute l’immigration burkinabé d’une ampleur sans précédent. Huit cars transportant chacun environ 200 personnes arrivent désormais chaque semaine à Zagné, à 50 km au Nord de Taï. Une partie de ces voyageurs s’entassent aussitôt dans des camions de chantiers qui prennent la direction du Sud-Ouest. Leur installation se trouve facilitée par l’absence d’une grande partie de la population autochtone – au moins 70.000 personnes réfugiés au Liberia. Les treize villages implantés au sud de Taï ont ainsi perdu tous leurs habitants autochtones. Sauf : fin juin, à Tiélé Oula, il restait 9 Oubi sur les quelque 200 qui y vivaient avant 2011, pour 3.000 Burkinabè.

Si certains Burkinabé investissent les champs des absents, beaucoup gagnent les forêtsde Goin-Débé et de Cavally désormais totalement ravagées. Dormant sous tente, ils y plantent des cacaoyers, des hévéas mais aussi du cannabis. A Yamoussoukro et à Abidjan, la situation est connue. Fin mai, le gouvernement a ordonné l’évacuation des forêts avant le 30 juin. Sans résultat. ‘’L’Etat doit contrôler les frontières, assène le maire adjoint de Taï, M. Téré Téhé. Et il ne faut pas attendre que ces gens aient fini de planter pour les chasser’’.

Problème: les nouveaux occupants sont armés.

Observant un jeune paysan burkinabè partir au champ un fusil en bandoulière, le chef autochtone du village de Tiélé Oula, M. Jean Gnonsoa ne cache pas son désarroi: ‘’Ici les étrangers peuvent avoir des armes mais pas les autochtones’’ – sous peine de représailles.

‘’Comment régler sereinement un litige foncier face à quelqu’un qui est armé ?’’, s’interroge M. Téhé. ‘’Les Burkinabè nous disent que le président qui est venu (M. Ouattara) est leur homme. Et qu’ils ont donc le droit de tout faire’’, déplorent des villageois. De fait, certains s’emparent de plantations déjà occupées. ‘’Aujourd’hui, 80% de ceux qui sont installés dans les forêts de Goin-Débé et de Cavally sont armés de kalachnikovs et de fusils calibre 12’’, rapporte un administrateur local. Il évoque une organisation mafieuse à l’origine de cette colonisation: ‘’Il y a ceux qui les convient, ceux qui établissent dans les forêts les points de contrôle auxquels chacun doit payer 25.000 Fcfa pour avoir accès à une parcelle de terre, etc.’’

Monsieur Ouérémi est régulièrement cité comme l’un des responsables présumés de ce trafic de terres et de personnes, en lien avec des officiers des FRCI. Dans le pays, les FRCI, justement, sont les seules forces régulières à disposer d’armes depuis que, soupçonnées d’être favorables à M. Gbagbo, police et gendarmerie en sont privées. Jouissant d’une impunité quasi-totale, elles font la loi à Duékoué, elles entretiennent un climat de terreur et sont, d’après plusieurs témoins, impliquées dans des exécutions extrajudiciaires. Des observateurs les accusent aussi d’être derrière certaines des attaques attribuées aux ‘’mercenaires libériens’’. Beaucoup soupçonnent leurs membres d’être originaires d’une seule région, le Nord, mais aussi d’être de nationalité burkinabè.

Impôts illégaux et racket des paysans

Une chose est certaine: les FRCI se sont arrogé le droit de percevoir les taxes qui devraient normalement revenir à l’Etat. Selon un rapport de l’Onu, elles prélèvent aussi ‘’de 4 à 60 dollars beaucoup plus’’, sur les déplacements de personnes et de véhicules (5). Et elles rackettent les paysans: dans un village près de Taï, une femme se plaint de devoir leur payer 20.000 FCFA (30 euros) par mois pour accéder à sa  plantation.

Après la mort des Casques bleus, plusieurs centaines d’éléments Frci ont été déployés autour de Taï pour une opération de ‘’sécurisation’’ dirigée par le commandant Losséni Fofana alias Loss. Ancien chef de guerre des Forces nouvelles, ce dernier commandait déjà les troupes qui ont attaqué Duékoué en 2011. Ces soldats auraient joué un rôle important dans le massacre des Guérés. Pour l’actuelle opération de ‘’sécurisation’’, il a fait installer de nombreux points de contrôle. Les mauvaises langues assurent que pas un seul sac de cacao n’échappe au racket des Frci. Et peut-être aussi à la contrebande vers le Ghana.

Début juillet, le gouvernement a annoncé le lancement d’un recensement national des ex-combattants – le deuxième en un an – promettant le désarmement tant attendu. Cela ne suffit pas pour rassurer les habitants du Far West ivoirien dont beaucoup voudraient aussi que la justice fonctionne: malgré la promesse du président Ouattara, la tuerie de mars 2011 n’a donné lieu à aucune poursuite judicaire. Pis, elle a vraisemblablement été le moteur d’un nouveau drame. Fin juillet, des centaines d’individus parmi lesquels des dozos et des Frci ont attaqué et détruit le camp de déplacés du Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR), près de Duékoué. En toute impunité. Des sources humanitaires parlent de 137 cadavres retrouvés dans les jours qui ont suivi ; des dozos ont également cherché à faire disparaitre de nombreux corps. Plusieurs indices laissent penser que cette attaque avait été planifiée de longue date.

Sous couvert d’anonymat, un spécialiste de la région nous confie: ‘’Le camp était gênant car les témoins du massacre de mars 2011 s’y trouvaient. Aujourd’hui, ils sont morts ou disparus. C’est ce que voulaient ceux qui ont organisé l’opération’’.

Fanny Pigeaud, envoyée spéciale

Le monde diplomatique – Septembre 2012

 

SourceCAMEROONVOICE



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