aller à la navigation

Côte d’Ivoire : les pro-Gbagbo lancent une nouvelle plateforme politique avec 2020 en ligne de mire avril 23 2017

Infos : , ajouter un commentaire

 

“Ensemble pour la démocratie et la souveraineté”, plateforme politique réunissant les partisans de Laurent Gbagbo, a été lancée jeudi 20 avril à Abidjan.

Portraits de Laurent Gbagbo affichés aux murs, décorations aux couleurs bleues du Front populaire ivoirien (FPI), morceaux de zouglou dédiés à l’ancien président… Tous les symboles chers aux partisans de la ligne « Gbagbo ou rien » étaient brandis jeudi dans un hôtel du quartier de la Palmeraie pour lancer la nouvelle plateforme politique des fidèles de l’ex-chef d’État, actuellement jugé par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

Une structure baptisée « Ensemble pour la démocratie et la souveraineté » lancée en présence du « gardien du temple », Aboudramane Sangaré, mais présidée par Georges Armand Ouégnin, ancien secrétaire d’État sous Laurent Gbagbo et frère cadet de l’ancien directeur du protocole de Félix Houphouët-Boigny, Georges François Ouégnin.

Objectif 2020 ?

« Désormais, il faudra compter avec « Ensemble pour la démocratie et la souveraineté » sur l’échiquier politique », a lancé dans une ambiance surchauffée Georges Armand Ouégnin face aux partisans et sympathisants du mouvement, dont l’ancienne ministre Danielle Boni Claverie.

Objectif de la plateforme : obtenir la libération de Laurent et Simone Gbagbo, de Charles Blé Goudé et « de tous les prisonniers politiques », mais aussi se positionner en vue de la présidentielle de 2020. Un changement de stratégie de ceux qui avaient jusqu’à présent choisi de boycotter les dernières échéances électorales, tout en prenant soin de conditionner leur éventuelle participation à la présidentielle de 2020 à « la transparence » du futur scrutin.

Dans une lettre de Laurent Gbagbo lue par Philippe-Henri Dacoury-Tabley, ex-gouverneur de la BCEAO, l’ancien président ivoirien a appelé ses partisans à rejoindre la plateforme : « Nous sortirons vainqueurs de cette épreuve. Ce n’est pas seulement une conviction, c’est une certitude ».

« Nous sommes ouverts au dialogue »

Après un discours sans surprise très critique envers la politique d’Alassane Ouattara, Georges Armand Ouégnin a toutefois tendu la main au pouvoir. « Nous sommes ouverts au dialogue, nous ne voulons pas maintenir cet état de belligérance », a avancé ce chirurgien de formation.

« La porte est ouverte à tous ceux qui se reconnaissent de Laurent Gbagbo », a-t-il ajouté. Y compris Pascal Affi N’Guessan, président de l’autre frange du FPI, en rupture avec celle menée par Aboudramane Sangaré ? « Non », a soufflé un cadre de la nouvelle plateforme, réfutant à l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo le titre même de président du FPI.

JA

Laurent Gbagbo: Quand les vainqueurs font l’histoire…Laurent Gbagbo arrêté le 11 Avril 2011 avril 12 2017

Infos : , ajouter un commentaire

Image result for laurent gbagbo arrete 11 avril

Les événements des 11 et 12 avril 2011 selon RFI, la voix de la France.

lundi 11 avril 2011

07h00 TU Des combats au sol opposent les forces de Gbagbo à celles de Ouattara. Selon un témoin, on entend des tirs à l’arme lourde et des rafales d’armes automatiques dans un secteur compris entre le siège de la télévision nationale (RTI) et l’école de gendarmerie, dans le quartier de Cocody. Dans la nuit, l’Onuci et la force française Licorne ont tiré des missiles sur le palais présidentiel et sur la résidence de Laurent Gbagbo qui refuse de se rendre.

9h30 TU Le conseiller spécial du président Sarkozy, Henri Guaino, affirme que « La France n’a pas pour mission de chasser Laurent Gbagbo militairement ». La force Licorne « travaille avec l’Onuci pour essayer de faire en sorte que nous ne retrouvions pas confrontés à un bain de sang à Abidjan », a ajouté M. Guaino sur la chaîne de télévision France 2.

10h45 TU Selon Charles Blé Goudé, le chef des Jeunes patriotes, la résidence de Laurent Gbagbo est « partiellement détruite » par les derniers bombardements des forces de l’ONU et de la force française Licorne.

11h35 TU Une trentaine de véhicules blindés des forces françaises, appuyés par un hélicoptère, s’approchent de la résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan, rapporte un témoin.

13h15 TU « Laurent Gbagbo a été arrêté par les forces spéciales françaises et a été remis à des chefs de la rébellion », a déclaré à l’agence Reuters Toussaint Alain, représentant pour l’Europe du chef de l’Etat sortant.

13h20 TU L’ambassadeur de France à Abidjan, Jean-Marc Simon, confirme l’arrestation de Laurent Gbagbo.

13h30 TU Laurent Gbagbo a été emmené à l’Hôtel du Golf, le quartier général d’Alassane Ouattara, annonce l’ambassadeur de France à Abidjan.

13h45 TU L’épouse de Laurent Gbagbo, Simone, a été arrêtée avec son mari et conduite aussi à l’Hôtel du Golf, selon l’ambassadeur de Ouattara à Paris.

13h47 TU L’ambassadeur de France à Abidjan, précise que ce sont les Forces républicaines de Côte d’Ivoire qui ont arrêté Gbagbo (et non les forces françaises). Ce sont aussi les FRCI qui l’ont conduit à l’Hôtel du Golf.

14h00 TU Nicolas Sarkozy s’est entretenu longuement avec Alassane Ouattara au téléphone.

14h02 TU Sidiki Konaté, porte-parole du Premier ministre d’Alassane Ouattara, Guillaume Soro, précise sur RFI que Laurent Gbagbo a été arrêté«ce matin à 11h00 par les forces républicaines d’Alassane Ouattara dans la cave de sa résidence où il se trouvait avec toute sa famille » et qu’il a été « remis à la disposition du Président Ouattara à l’hôtel du Golf ».

14h05 TU Claude Guéant, ministre français de l’Intérieur déclare sur RFI : « De tout cœur, je souhaite qu’après les mois horribles qu’a connu la Côte d’Ivoire, le pouvoir reconnu par la communauté internationale va pouvoir s’installer et que, enfin, après les malheurs qui ont frappé ce pays, la Côte d’Ivoire va connaître à la fois la paix et un regain d’essor économique ».

14h18 TU L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et son épouse Simone sont « aux arrêts » et « le cauchemar est terminé » pour les Ivoiriens, a déclaré lundi Guillaume Soro, Premier ministre d’Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale, sur la télévision pro-Ouattara.

14h24 TU Laurent Gbagbo est « en bonne santé » et sera « présenté devant la justice pour être jugé » a indiqué l’ambassadeur de Côte d’Ivoire auprès de l’ONU, Youssoufou Bamba.

14h26 TU La chaine de télévision pro-Ouattara TCI diffuse des images de l’arrestation de Laurent Gbagbo.

14h26 TU Le porte-parole de l’état-major français des armées, le colonel Thierry Burkhard, déclare qu’«à aucun moment » les forces françaises n’ont pénétré lundi à Abidjan « dans les jardins ou la résidence présidentielle » où était réfugié Laurent Gbagbo. « Laurent Bagbo s’est rendu aux forces républicaines d’Alassane Ouattara », a-t-il indiqué.

14h36 TU Le Premier ministre d’Alassane Ouattara, Guillaume Soro, appelle les forces loyales à Laurent Gbagbo au ralliement. « Je m’adresse solennellement aux officiers, sous-officiers, militaires du rang de toutes les forces, je vous lance un dernier appel au ralliement. Il ne peut y avoir de chasse à l’homme, rejoignez donc les forces républicaines », a-t-il déclaré. M. Soro demande également à la population « de garder le calme ».

15h30 TU Selon une source du ministère français de la Défense citée par l’AFP, les forces françaises Licorne et l’Onuci étaient en soutien de l’opération qui a conduit à l’arrestation de Laurent Gbagbo, mais elles n’y ont pas participé.

15h43 TU Le responsable Afrique de l’organisation Human Rights Watch, Daniel Bekele, estime que Laurent Gbagbo « ne devrait pas bénéficier d’un exil doré » à l’étranger qui l’exempterait de poursuites pour « crimes contre l’humanité ».

15h45 TU Des gendarmes de l’ONU assurent la sécurité de Laurent Gbagbo et de son épouse.

16h30 TU Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, assure que l’arrestation de Laurent Gbagbo a été le fruit « d’une opération in fine entre Ivoiriens ». M. Longuet a réaffirmé qu’aucun soldat français et de l’Onuci n’avait pénétré dans la résidence présidentielle de M. Gbagbo.

16h50 TU L’arrestation de Laurent Gbagbo a été accueillie par une explosion de joie à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Quelque 3,5 millions de Burkinabès vivent en Côte d’Ivoire où ils travaillent en majorité comme ouvriers agricoles dans les plantations de café et de cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial.

17h10 TU Des fidèles de Laurent Gbagbo se sont rassemblés sur les Champs-Elysées à Paris pour réaffirmer leur attachement sans faille à celui qu’ils appellent « leur président »« Ce qui domine, c’est la colère ! », déclare l’un d’eux à RFI.

17h15 TU Plusieurs quartiers d’Abidjan ont explosé de joie lundi à l’annonce de l’arrestation de Laurent Gbagbo. Des Abidjanais ont pris le volant pour parcourir la ville en actionnant leur klaxon et manifester leur jubilation.

17h15 TU « Il fallait absolument mettre hors d’état de nuire les armes lourdes de Laurent Gbagbo » déclare sur RFI le porte-parole malien de l’Onuci, Hamadoun Touré. « Aucun soldat des Nations Unies n’était au sol lors de son arrestation », précise-t-il.

17h20 TU « Des chars conduits par les forces françaises ont bloqué toutes les voies d’accès vers Cocody durant la matinée.  Et les soldats français ont arrêté et désarmé nos militaires. C’est un coup d’Etat organisé par la France », affirme sur RFI, Ahoua Don Mello, porte-parole de Laurent Gbagbo.

18h00 TU Laurent Gbagbo lance un appel à l’arrêt des affrontements en Côte d’Ivoire lors d’une brève intervention sur la station de télévision TCI.

18h35 Au moins 800 personnes ont été tuées à Abidjan et dans le reste du pays depuis décembre 2010 jusqu’à la semaine dernière mais le chiffre réel est probablement « beaucoup plus élevé » indiquent des responsables de l’ONU.

19h00 TU L’Union européenne applaudit à l’arrestation de Laurent Gbagbo.  « Nous nous sommes engagés à agir pour favoriser le retour de la paix dans ce pays. Nous fournirons un soutien à long terme à la Côte d’Ivoire pour la prospérité afin de garantir la stabilité et aider à reconstruire le pays » déclare la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, dans un communiqué.

19h09 TU La porte-parole d’Alassane Ouattara fait savoir que le nouveau chef de l’Etat prononcera un discours sur la chaîne de télévision TCI à 20h00 TU.

19h30 TU Le coordonnateur humanitaire entre les agences de l’ONU et les Organisations non gouvernementales, Ndolamb Ngokwey, déclare à l’AFP avoir affaire à « de très vastes mouvements de population d’un quartier à l’autre» d’Abidjan «car aucun quartier n’est vraiment sécurisé ».

20h20 TU Sept policiers français ont été blessés lors d’échauffourées qui ont éclaté au cours d’une manifestation de partisans de Laurent Gbagbo sur les Champs-Elysées à Paris. Neuf personnes ont été interpellées durant ce défilé qui rassemblait environ 300 personnes.

20h37 TU Le président des Etats-Unis Barack Obama félicite l’ONU et la France pour les actions qu’elles ont entreprises afin de « protéger les civils » en Côte d’Ivoire, après l’arrestation de Laurent Gbagbo.

20h46TU Alassane Ouattara prédit « une nouvelle ère d’espérance » pour la Côte d’Ivoire et appelle à « s’abstenir de tout acte de représailles ou de violence» lors d’une brève allocution télévisée.

« Je demande à tous mes concitoyens de tout faire pour que la paix revienne définitivement dans notre pays. Aujourd’hui une page blanche s’ouvre devant nous… et c’est ensemble que nous allons écrire notre histoire dans la réconciliation et le pardon… ».

Il annonce « la création d’une commission vérité et réconciliation » et le lancement d’une « procédure judiciaire contre Laurent Gbagbo, son épouse et ses collaborateurs », affirmant que « toutes les dispositions sont prises » pour assurer leur « intégrité physique ».

Afin de construire un Etat de droit, je demanderai au Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’homme, d’engager une procédure judiciaire à l’encontre de Laurent Gbagbo, de son épouse et de ses collaborateurs. Il leur sera réservé un traitement digne et leurs droits seront respectés…

mardi 12 avril 2011

04h12TU Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies a demandé au président ivoirien, Alassane Ouattara, d’éviter un nouveau « bain de sang », ainsi que des représailles à l’encontre des partisans de Laurent Gbagbo, le président sortant.

11h15TU Des pillages sont signalés dans des maisons notamment à Cocody-2 Plateaux ainsi que des coups de feu à Cocody-Riviera et Yopougon. A Treichville (sud) comme à Adjamé (nord), le calme semble prévaloir.

15h00 TU Des habitants de Koumassi et de Yopougon signalent que des jeunes armés  circulent dans leur quartier et se font désigner des habitants susceptibles d’avoir collaboré de « près ou de loin » avec Laurent Gbagbo. Par crainte d’actes de vengeance, des habitants ont fui Abidjan ces dernières heures.

17H03 TU Selon la Télévision de Côte d’Ivoire (TCI), les anciens chefs militaires qui se sont battus aux côtés du président sortant Laurent Gbagbo ont prêté allégeance à Alassane Ouattara.

18H01 TU Le chef d’état-major de l’armée ivoirienne et proche de Laurent Gbagbo, le général Philippe Mangou, a appelé toutes les forces de sécurité et de police à soutenir Alassane Ouattara.

19h19 TU Amnesty International a exigé des partisans d’Alassane Ouattara la cessation de toutes représailles et violences à l’encontre de ceux de Laurent Gbagbo.

21h19 TU Le gouvernement gabonais salue l’appel du président ivoirien Alassane Ouattara « à la réconciliation nationale et au pardon » après l’arrestation de l’ex-président Laurent Gbagbo.

21h20 TU Le président américain Barack Obama a téléphoné à Alassane Ouattara pour le féliciter. Les deux chefs d’Etat sont tombés d’accord pour qu’une enquête fasse la lumière sur toutes les « atrocités » commises ces derniers mois en Côte d’Ivoire, quels qu’en soient les auteurs présumés.

23h30 TU Laurent Gbagbo est assigné à résidence selon le gouvernement ivoirien du président Ouattara (AFP).

Source : RFI  14

Côte d’Ivoire: L’Offpi salue la libération de Simone Gbagbo et invite Ouattara à libérer également les autres prisonniers politiques avril 6 2017

Infos : , ajouter un commentaire

Déclaration après son acquittement –

L’Organisation des Femmes du Font populaire Ivoirien (OFFPI) a appris avec satisfaction le mardi 28 mars 2017, que l’ex-Première Dame, Simone Ehivet Gbagbo, détenue depuis le 11 Avril 2011, a été déclarée non coupable par la Cour d’assises d’Abidjan, devant laquelle elle comparaissait pour la seconde fois. Pour rappel, il faut le noter, c’est la deuxième fois que la camarade Simone Gbagbo, détenue depuis déjà six ans par le pouvoir en place, est traduite devant la Cour d’assises d’Abidjan.

L’OFFPI note, qu’aussi bien lors du premier procès qu’au cours de celui qui vient de s’achever par l’acquittement, ni l’accusation, ni les représentants des victimes, ni les témoins n’ont pu apporter la moindre preuve des chefs d’accusation imputés à l’illustre prévenue.

L’OFFPI relève par ailleurs plusieurs entorses à la loi observées au cours des deux procès, notamment le fait que la loi qui a servi à juger les faits date de 2015 alors que les supposés crimes poursuivis, eux, remontent à 2011. Violant ainsi le grand principe de la non-rétroactivité des Lois. De même, le principe sacro-saint en droit pénal, qui veut que le doute profite à l’accusé, a été constamment violé.
L’OFFPI félicite et encourage la camarade Simone Ehivet Gbagbo qui affronte ces épreuves avec dignité, face au pouvoir de monsieur Alassane Dramane Ouattara qui n’a pour seuls modes de gouvernance que la violence, l’emprisonnement, l’intimidation.

L’OFFPI salue la décision courageuse et historique de la Cour, qui acquitte la camarade Simone Ehivet Gbagbo des crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui lui sont injustement imputés, alors que les vrais auteurs des crimes commis au cours de la longue crise ivoirienne de 2002 à 2011, sont connus de tous.

L’OFFPI invite la justice ivoirienne à reconsidérer la décision de la Cour d’assises qui a condamné l’ex-Première Dame à 20 ans, au regard des différents vices qui ont entaché ces assises, et demande la libération pure et simple de la camarade Simone Ehivet Gbagbo.

L’OFFPI exprime son soutien et sa solidarité à la camarade Simone Ehivet Gbagbo dans cette détention injuste et injustifiée que lui impose le pouvoir de monsieur Alassane Dramane Ouattara.

L’OFFPI invite le pouvoir de monsieur Alassane Dramane Ouattara à libérer également les nombreux prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons ivoiriennes et autres lieux illicites de détention, depuis des années, sans jugement, et parfois sans inculpation.

Enfin l’OFFPI interpelle encore une fois les hommes de loi, les Ong chargées des droits de l’homme, les chancelleries, à briser enfin le silence sur les violations quotidiennes des droits de l’homme et des lois en Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 04 Avril 2017
Pour l’OFFPI
La Secrétaire nationale
L’honorable Marie Odette Lorougnon

CPI Côte-d’Ivoire : Le Juge-président épaté par le témoignage du général Gouai Bi Poin « Ce témoin est assez fort » avril 4 2017

Infos : , ajouter un commentaire

 Témoin de l’accusation dans le cadre du procès Gbagbo-Blé Goudé, l’ex-commandant du CECOS, Georges Guiai Bi Poin, a achevé sa déposition à la Cour pénale internationale (CPI) ce lundi 3 avril.

Par Anne Leray

L’interrogatoire mené par l’avocat de Charles Blé Goudé, ancien ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo, a duré moins d’une heure ce matin. Jean-Serge Gbougnon a d’abord voulu savoir si les hommes du CECOS – impliqués selon les charges de l’accusation dans les crimes commis pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire – étaient vêtus d’un treillis identifiable. « Non, le personnel du CECOS n’avait pas de tenue particulière, chacun venait avec la tenue de son corps d’origine » a précisé Georges Guiai Bi Poin.

« Charles Blé-Goudé n’a jamais participé à une réunion à l’état-major »

Plusieurs vidéos ont ponctué les questions de l’avocat ivoirien. La première, apparemment inédite pour le témoin, montrait des images d’archives du Golf et une scène militaire se déroulant au milieu des fleurs, montée sur un fond musical, et commentée ainsi par le présentateur : « des casques bleus aux côtés de la rébellion contre une force régulière de Côte d’Ivoire, le spectacle est surréaliste ». L’avocat demande au témoin s’il reconnaît l’endroit. « Je pense que c’est relatif à l’affrontement du 16 décembre ». « Quelle était la couleur des casques onusiens à cette époque ? ». « Bleus » répond le témoin.

Présentant une autre vidéo où figure l’ancien ministre de la jeunesse présent dans le prétoire, Jean-Serge Gbougnon va alors droit au but : « Durant la crise, Charles Blé Goudé a-t-il pris part une seule fois à vos réunions à l’état-major ? » « Non, Charles Blé Goudé n’a jamais participé à une réunion à l’Etat-major » affirme l’ex-commandant du CECOS. L’avocat poursuit : « Durant la crise, avez-vous reçu des instructions militaires de Charles Blé Goudé ? » « Je n’en ai jamais reçues et de toute façon je ne les aurais pas exécutées », lance le témoin.

Remontant le temps, Me Gbougnon diffuse une vidéo montrant le bataillon de l’infanterie de marine de l’armée française quittant l’Hôtel Ivoire le 9 novembre 2004. On y voit Guiai Bi Poin discutant avec un responsable de cette unité. « Où ont débuté les tirs et d’où provenaient-ils ? » interroge l’avocat. « Ils ont commencé à l’étage supérieur de l’hôtel et comme si c’était un signal, il y a eu une fusillade généralisée en provenance du régiment français (…) Sur l’esplanade, il y avait beaucoup de morts et de blessés » relate le témoin. « Les soldats français ont décroché devant vous, savez-vous si certains étaient blessés ? » « Je n’ai pas vu de blessés parmi eux. Nos hommes n’étaient pas armés, la foule non plus. Il y avait une ambiance bon enfant » décrit le témoin alors qu’à l’image, l’atmosphère paraît plutôt tendue.

Philippe Mangou : « si les gens du Golf continuent à nous emmerder… »

Jean-Serge Gbougnon met ensuite en avant le fait que certains des officiers du CECOS qui entouraient Georges Guiai Bi Poin, ont été promus sous le régime Ouattara. « Ils avaient de bons profils d’où mon choix de les avoir gardés à l’époque. Ils montrent aujourd’hui qu’ils sont de bons hommes ». Poursuivant le fil de sa démonstration, l’avocat souligne la similarité entre le CCDO (centre de coordination des décisions opérationnelles, mis en place par Alassane Ouattara en 2013, ndlr) et le CECOS (centre de commandement des opérations de sécurité). « Le CCDO était-il aussi composé de militaires, de gendarmes et de policiers, et avait-il pour mission de lutter contre le grand banditisme ? » questionne Me Gbougnon avant de conclure. « Oui » répond le témoin.

Entre autres questions subsidiaires, le juge Tarfusser a voulu savoir si des mesures avaient été prises contre le Commando invisible. « Il était infiltré à la casse d’Adjamé et n’avait pas de signes distinctifs. L’aspect inextricable de cette casse n’a pas rendu possible un renfort de patrouilles », répond le témoin. Lorsque la représentante du procureur, Melissa Pack, ouvre ses questions supplémentaires, elle reste sur le même sujet. Le témoin revient alors sur une disposition avancée par le chef d’Etat-major pour libérer ladite casse de ses occupants. « Il a proposé de la pilonner. Mais l’utilisation de l’artillerie, qui n’est pas précise, comportait trop de risques, d’autant que l’autoroute du Nord était à proximité. Cela aurait fait des dégâts collatéraux importants. Le chef d’état-major, comprenant la pertinence de ce que disaient ses généraux, a dit OK ». Le mortier, qui avait été disposé sur place, aurait alors été enlevé.

Questionné sur l’utilisation de lance-roquettes multiples, le général revient sur une réunion du 30 mars 2010. « Toutes les troupes avaient décroché et revenaient à Abidjan. Quand on est dans une situation où l’on perd ses positions, on peut être stressé. Le chef d’état-major a dit si les gens du Golf continuent à nous emmerder, on va leur en lancer un ou deux sur la tête. Nous lui avons indiqué que ce n’était pas recommandé de tirer sur un hôtel ».

« Je vais encore répéter à votre honorable que Cour… »

Lors de sa déposition, Guiai Bi Poin a rapporté plusieurs situations où des propositions émanant du chef d’état-major, Philippe Mangou, avaient été examinées et réfutées par ses généraux. Ce matin, les demandes de précision du procureur l’ont relancé sur le sujet. « Il n’y avait pas de vote mais on échangeait beaucoup. Le chef d’état-major était ouvert, disponible et comprenaient nos arguments contre ses choix opérationnels. Il s’alignait sur les positions de ses généraux. Contrairement à ce que j’ai entendu, nous étions réfléchis et responsables ».

Les questions de l’accusation qui paraissent ne plus finir, ainsi que son recours à de nouveaux documents qui, selon la défense, ne font pas partie du dossier, font peu à peu monter la tension dans le prétoire. Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo, met alors sur la table l’un de ses griefs : « Le procureur a choisi depuis le début de l’affaire de nier délibérément qu’il y avait des civils armés parmi les marcheurs du 16 décembre. C’est toujours quand il est confronté à la réalité qu’il change son fusil d’épaule et essaie d’adapter son narratif ».

C’est ensuite le témoin qui est sorti de ses gonds lorsque la représentante du procureur lui a demandé si le CECOS avait ouvert le feu sur les marcheurs le 16 décembre. « Je vais encore répéter au procureur et à votre honorable Cour que l’ensemble des forces ce jour-là étaient mises à la disposition du directeur général de la police chargé de conduire les opérations ». « Oui mais avez-vous eu des informations à ce sujet ? » reprend le juge italien Cuno Tarfusser. « Non, le bilan global a été fait par le directeur de la police. Il faudrait être clair sur ce qu’on fait ici » tempête l’ex-chef de l’unité d’élite.

Ainsi se sont achevés les six jours de déposition de Georges Guai Bi Poin, témoin qui aura « exigé un bon niveau de concentration » pour reprendre les mots de Me Knoops, avocat de la défense. Après le directeur de la police, le commandant de la gendarmerie et celui du CECOS, il manque désormais le témoignage du chef d’état-major pour que la galerie des généraux qui officiaient autour de Laurent Gbagbo soit complète. Il est cependant fort probable que le témoin P-176, attendu demain à 9h30 dans le prétoire, ne soit pas Philippe Mangou.

ivoire justice

Me Altit : « Vous dites que vous avez vu des colonnes d’ex-rebelles équipées d’armes lourdes à Abidjan ? » mars 31 2017

Infos : , ajouter un commentaire

 Depuis lundi, Georges Guiai Bi Poin est à la barre du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, l’ex-président ivoirien et son ministre étant accusés de crimes contre l’humanité. L’interrogatoire de l’accusation s’est refermé ce matin, et la défense a pris le relais.

Par Anne Leray

« Laurent Gbagbo a-t-il donné des ordres pour que des investigations soient menées concernant les victimes civiles pendant la crise ? » Ce fut la dernière question de la représentante du procureur, Melissa Pack, ce matin à l’adresse de l’ancien chef du CECOS, Georges Guiai Bi Poin. « Non », a-t-il répondu. Après un peu plus de trois jours d’audience, l’accusation a bouclé ainsi les questions qu’elle voulait poser à son témoin.

Ce fut ensuite au tour de la défense d’intervenir. Il y eut un silence, une inspiration, et Emmanuel Altit a pris la parole. « Bonjour monsieur le témoin, je suis l’avocat principal de Laurent Gbagbo ». Ses questions se sont concentrées sur le Commando invisible, et sur les « ex-rebelles FAFN », dont le QG était situé « à Bouaké ». Invité à préciser si des incidents avaient eu lieu dans le pays lors du deuxième tour des élections en 2010, le témoin a indiqué que « des violences avaient été commises à Korhogo sur des représentants du candidat Laurent Gbagbo qui ont parfois été empêchés de voter ». Et d’ajouter : « en dehors de Korhogo qui était un cas emblématique, il y a eu d’autres échauffourées où des pro-Gbagbo ont empêché des pro-Ouattara de voter ».

« Je ne suis jamais allé à l’Hôtel du Golf »

Georges Guiai Bi Poin a estimé que le début des tensions et des attaques contre les forces de l’ordre ont commencé « dès les premiers résultats de l’élection. Ensuite il n’y a plus eu de répit ». Des crispations qu’il situe « et à la Présidence, et au Golf ». Revenant sur la mort de trois agents des forces de l’ordre brulés vifs dans un immeuble à PK18, il a précisé : « des affrontements ont aussi causé la mort de civils ». Des attaques imputées « au Commando invisible dont le leader revendiqué était IB (1) ».

« Le Commando invisible avait-il des armes lourdes ? » a demandé Emmanuel Altit. « Oui, on voyait des canons et des mortiers circuler dans la ville. Ce n’était pas pour équiper les forces armées mais la rébellion ou le Commando invisible », a mentionné le témoin. « Vous dites donc que vous avez vu de vos yeux des colonnes d’ex-rebelles devenus FAFN puis FRCI, à Abidjan, équipées d’armes lourdes ? » reformule et met en exergue l’avocat de Laurent Gbagbo. « Oui » soutient Bi Poin. « Ce matériel était-il neuf ? » veut savoir la défense. « Je ne pourrais l’affirmer ». « Vous avez dit que les forces gouvernementales étaient sous embargo, alors comment ces forces rebelles ont-elles pu obtenir ce matériel ? ». « Peut-être qu’il avait été acquis avant l’embargo, je ne sais pas. Cela signifie en tout cas qu’ils n’étaient pas à court de munitions pendant que nous, armée officielle, on tirait la langue ».

Questionné comme ses homologues de la police et de la gendarmerie sur les forces en présence à l’Hôtel du golf, le général divisionnaire s’est montré peu informé sur le sujet et a glissé au passage : « je n’y suis jamais allé ». « Y avait-il un poste d’observation de la gendarmerie à proximité de l’Hôtel du Golf ? » s’est renseigné Me Altit. « Oui et le directeur de la police nous a rapporté qu’il avait été attaqué par des militaires du Golf qui ont arraché leurs armes et pris en otage un ou deux gendarmes ».

« On ne va pas sans cesse réécrire l’histoire »

Revenant sur la marche du 16 décembre 2010, Emmanuel Altit demande confirmation : « Vous avez dit que le directeur de la police était chargé des opérations de maintien de l’ordre. Etait-ce habituel en pareil cas ? ». « Oui, c’était la règle absolue ». « Vous dites aussi que les unités du CECOS sont alors placées sous l’autorité directe des gradés de la police ? » « Oui, et vous n’avez alors plus aucune instruction opérationnelle à leur donner, vous ne savez même pas forcément où elles sont déployés ». 

Revenant en fin de journée à la création du CECOS en 2005, le témoin indiquera qu’il a conçu lui-même « le projet de structure » de ce centre de commandement et fait le choix de ses hommes. Un CECOS qui avait pour priorité « les braquages de domiciles et de véhicules ainsi que les attaques à main armée ». La structure aurait répondu à un manque : « Il n’y avait pas d’unité pour nous alerter en temps réel des attaques qui étaient la hantise du chef d’état-major et des FDS ».

Le fait qu’Emmanuel Altit, dans le cadre de son interrogatoire, soit une nouvelle fois revenu aux années 2000 et aux débuts de la rébellion en Côte d’Ivoire, a fait débat dans le prétoire. Si l’accusation estime qu’il ne faut pas s’attarder sur les événements précédant l’intervalle temporel correspondant aux charges du procureur (2010-2011), la défense estime au contraire que c’est dans ces années que se trouvent les fondamentaux de la crise postélectorale. « Ce sont les mêmes protagonistes, les mêmes causes, les mêmes effets » défend Emmanuel Altit. Le juge Tarfusser a tranché : « Oui, il y a une logique à faire cela, mais on ne va pas sans cesse réécrire l’histoire. Vous avez une marge de manœuvre que vous avez épuisée, il faut revenir au cœur du procès ».

(1) Ibrahim Coulibaly, alias IB, avait été tué le 27 avril 2011 lors d’affrontements avec les FRCI (forces républicaines de Côte d’Ivoire)

Côte-d’Ivoire : Ne boudons pas notre plaisir ! mars 30 2017

Infos : , ajouter un commentaire

Depuis mardi 28/03/17 les jurés de la cour d’assises ont déclaré Mme Simone EHIVET GBAGBO non coupable de crimes contre l’humanité ! On assiste alors à toutes sortes d’analyses sur les réseaux sociaux. Certains tels que moi, sommes contents de l’issue de ce long procès. Pour d’autres, c’est du cinéma. Pour ceux-ci, le jury composé en majorité de ressortissants du nord l’a acquittée pour ne pas avoir à condamner les chefs rebelles et à ne pas les transférer à la Cpi ! Et qu’à partir du moment où elle est condamnée à 20ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’État, ce verdict est du bluff ! Respectons l’institution qu’est la justice de C.I., même si c’est un dictateur qui est au pouvoir, et évitons les jugements hâtifs !

 L’appareil judiciaire n’est pas la propriété, ni de Ouatra, ni du rhdp. Il nous appartient tous. Ce n’est pas parce que des animateurs de cette institution préfèrent servir le régime que de servir la justice que nous allons douter d’eux tous et croire qu’ils obéissent tous aux injonctions du pouvoir ! N’insultons pas l’intelligence des jurés ! Dire qu’ils l’ont acquittée pour couvrir les criminels com’zones, c’est faire des membres de ce jury des personnes sans volonté ! Faisons confiance aux hommes et à nos institutions.

Souvenez-nous !
Lorsqu’en 1991 tout le monde réclamaient une commission d’enquête internationale sur la violence faite aux étudiants à la cité universitaire de Yopougon, le FPI a réclamé une commission nationale. Par la voix de son SG d’alors Laurent Gbagbo, ce parti a expliqué que pour qu’on nous respecte, nous devons faire confiance à nos institutions. ! Il a été suivi par le président H. Boigny, et cette commission, bien qu’ayant en son sein des responsables politiques issus du PDCI, a fait une enquête impartiale.

Il ne faut donc pas croire que la dictature de Ouattara est telle qu’il n’y a personne pour lui dire non ! Souvenons,-nous qu’il y a deux ou trois ans en arrière, un jury ayant pratiquement la même composition avait acquitté les gendarmes qui étaient accusés d’avoir tué les femmes d’Abobo !
Si aucune pression n’est venue de la présidence pour leur donner des directives, pourquoi dans le cas de l’honorable Député Simone Gbagbo, on ferait croire que les jurés auraient reçu l’ordre de l’acquitter ? Et puis n’oublions pas que, même choisis selon les critères ethniques et régionaux, ces jurés sont des citoyens qui vivent dans ce pays. Ils voient, entendent beaucoup de choses ! Ce ne sont pas des imbéciles ils constatent que depuis huit mois aucune preuve tangible n’est venu étayer les accusations du procureur. Ils réfléchissent eux aussi et ils savent qu’il vaut mieux laisser libre un coupable que de condamner un innocent comme le disent les praticiens du droit. Il a été dit que c’est à l’unanimité des jurés ! Et puis, n’oublions pas que ces gens sont membres du corps social et savent qu’une condamnation d’une personne qui n’était pas officier des Fds ni président de la république n’apporterait rien à l’apaisement des tensions, bien au contraire !
Je pense pour ma part qu’ils ont fait un jugement d’opportunité ! Cela augure d’autres bonnes nouvelles pour les autres prisonniers politiques malgré les déblatérations d’obscures ONG dites internationales et de soi-disant collectif de victimes dirigé par un criminel ! Être nordiste ou militant du rhdp ne signifie pas non plus être con !
En ce qui concerne la première condamnation à vingt ans de notre héroïne sans mandat de dépôt, je suis étonné que c’est maintenant que les gens découvrent qu’elle devrait être chez elle libre de tout mouvement comme son fils Michel, Sangaré et autres qui ont écopé eux aussi de peines d’emprisonnement sans mandat de dépôt et vaquent à leurs occupations !

On aurait dû mener des actions pour cela depuis belle lurette. Saluons comme Me Dadjé le courage des jurés ! Félicitons-les pour que les autres suivent leurs traces et que la justice de notre pays redevienne impartiale, au service de tous, de la vérité et du droit ! Ce verdict est un pas vers la libération des magistrats de la peur !

Redoublons d’effort pour que tous les prisonniers politiques soient libérés !

Un mot aux affidés ! Cessez de verser votre venin sur la toile dans des commentaires désobligeants ! Cela ne vous grandit pas ! L’un des vôtres, Sam l’Africain est en prison ! Le verdict de la cour d’assises augure qu’il peut être relaxé et ce ne serait pas grâce à vos actions !

Ne boudons pas notre plaisir et continuons la lutte !

O V A J A B!!!!
Dramane Traore

Côte-d’Ivoire: Six ans que les massacres de Duékoué Carrefour restent impunis (28-30 mars 2011) mars 29 2017

Infos : , ajouter un commentaire

Par Connectionivoirienne

La localité de Duékoué dans l’ouest de la Côte-d’Ivoire, avait connu l’atrocité en trois jours terribles, les 28, 29 et 30 mars 2011.

 Selon la Croix Rouge, le nombre de morts de ce massacre tournerait autour de 1200, hommes, femmes et enfants.

Le quartier carrefour avait été particulièrement ciblé de façon atroce par les troupes fidèles à l’actuel président ivoirien, Alassane Ouattara, appuyées de dozos conduits par un certain Amadé Ouérémi.

Nous avons en mémoire les fosses communes, les habitations détruites, les personnes atrocement tuées, les milliers de réfugiés à la mission catholique de la ville.

Six années plus tard, malgré les nombreux procès de la crise de 2011, ni la justice ivoirienne, encore moins celle « dite » internationale n’ont osé ouvrir ne serait-ce qu’un seul procès sur les crimes de Duékoué.

A cette barbarie, viendra s’ajouter quelques années plus tard, le massacre de Nahibly, toujours au nez et à la barbe des troupes des Nations Unies.

L’histoire, elle, n’oublie pas ses victimes la plupart innocentes, à l’heure ou la mission de l’ONU quitte définitivement la Côte-d’Ivoire,.

Sylvie Kouamé

CPI: Les verités crues du genéral Edouard Tiapé Kassaraté mars 17 2017

Infos : , ajouter un commentaire

Sixième et dernier jour de comparution pour le général Edouard Tiapé Kassaraté, deuxième haut-gradé des forces de défense et de sécurité (FDS) à la barre du procès Gbago-Blé Goudé. La défense a bouclé son interrogatoire plus tôt que prévu, ce qui peut être l’indice de sa satisfaction vis à vis des réponses du témoin.

Image result for Edouard Tiapé Kassaratégeneral Edouard Tiapé Kassaraté

La déposition d’Edouard Tiapé Kassaraté à la Cour pénale internationale qui devait durer jusqu’à demain soir, s’est achevée cet après-midi. Les six heures d’audience prévues aujourd’hui auront donc duré moitié moins. La défense de Laurent Gbagbo ayant conclu son interrogatoire plus vite que prévu. La défense de Charles Blé-Goudé a de son côté mentionné qu’elle n’avait pas de question à poser à l’ex-commandant supérieur de la gendarmerie ivoirienne, actuel ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Sénégal, qui a été au service de Laurent Gbagbo pendant toute la durée de son mandat de président de la République.  

Les attaques du Commando invisible

Poursuivant son interrogatoire, l’avocat principal de Laurent Gbagbo a questionné le témoin sur une éventuelle intervention « de l’ambassadeur américain auprès des généraux ivoiriens pour qu’ils rallient le camp Ouattara ». « À ma connaissance cela n’a pas été le cas et l’ambassadeur ne m’a jamais contacté. Mais comme je l’ai dit, deux officiers américains étaient venus me demander si la gendarmerie ralliait le camp Ouattara. Je leur ai dit qu’il s’agissait d’un débat politique et que la gendarmerie était apolitique ».

Il a ensuite été beaucoup question du Commando invisible. Emmanuel Altit est revenu sur l’attaque ratée de la centrale thermique Azito, décrite par Kassaraté comme un point vital pour la Côte d’Ivoire, protégé par la gendarmerie, tout comme l’antenne de la RTI à Abidjan qui avait aussi été attaquée. « Le lendemain nous nous sommes rendus sur le site avec les ministres concernés. On a constaté des impacts mais Dieu merci le cour de la station n’avait pas été atteint ». Un article de journal, montré par la défense, a situé cette attaque entre « le 24 et le 25 février 2011 ».

Me Altit a ensuite abordé l’attaque de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). « Il avait été demandé à l’armée et à la gendarmerie de renforcer sa protection » avait déclaré Kassaraté au bureau du procureur en 2011. Une prison située « dans la grande forêt d’Abidjan utilisée par le Commando invisible pour s’infiltrer dans la ville. Le Commando a déclenché une offensive contre la MACA pour libérer les prisonniers et avancer sur Yopougon ». « Combien ont été libérés lors de cette attaque ? » « Je ne sais pas mais c’était une prison surpeuplée ». Un extrait vidéo est alors diffusé, sur lequel un homme agité se félicite d’avoir « nettoyé Yopougon ». « Qui parle, est-ce IB ? » questionne la défense. « On ne voit pas bien, je ne sais pas, mais je confirme qu’il y a eu une offensive du Commando invisible sur la prison ».

À lire aussi –> Edouard Kassaraté : « Il y avait un service d’écoute français au palais présidentiel »

Kassaraté vient témoigner sur ordre de Soro

Emmanuel Altit est revenu ce matin sur les positions et les faits des ex-rebelles et notamment sur leur progression du Nord vers le Sud du pays pendant la crise. « Sur les trois zones de progression, des exactions ont-elles été commises sur la population ?» « Je n’ai pas été un témoin oculaire mais chez moi à Tabou, il y a eu beaucoup d’exactions. Une trentaine de jeunes gens ont été fusillés devant leurs parents ». Des troupes au sein desquelles évoluaient des « Dozos » a indiqué le témoin, ajoutant : « il y avait aussi des Burkinabés et des Maliens ».

Le cours de l’interrogatoire a ensuite glissé vers les rapports entre le témoin et le bureau du procureur. Le général Karassaté, ambassadeur depuis juillet 2011 à Dakar suite à sa nomination par Alassane Ouattara, a affirmé avoir payé lui-même ses billets d’avion à trois ou quatre reprises pour venir rencontrer les enquêteurs dans des hôtels d’Abidjan, d’abord en août puis en octobre 2011, et avoir témoigné sans avocat à ses côtés. « Je n’en ai pas ressenti le besoin ». Il a ensuite précisé que le bureau du procureur lui avait remis 45 000 francs CFA il y a un mois environ « pour préparer son déplacement », soit 68 euros.

Le témoin a ensuite révélé que le contact avec le bureau du procureur s’était fait par l’intermédiaire de Guillaume Soro, premier ministre de Laurent Gbagbo jusqu’en décembre 2010, et également premier ministre puis ministre de la Défense d’Alassane Ouattara, avant de devenir président de l’Assemblée nationale en mars 2012. « Soro Guillaume m’a appelé pour me dire que les enquêteurs seraient à Abidjan et qu’on se rendrait disponibles. C’est un ordre venant d’un ministre et je l’ai exécuté », a indiqué celui qui, quelques jours avant, avait affirmé être venu témoigner librement.

Dans sa déposition en 2011, Edouard Kassaraté avait précisé que Guillaume Soro, lors de cette injonction à témoigner l’avait appelé « Papa ». Il s’en est expliqué aujourd’hui en dévoilant avoir été très proche de Guillaume Soro et Charles Blé Goudé, tous deux nés en 1972 et ayant adhéré lors de leurs études à la fédération estudiantine appelée FESCI. « Nous sommes de vieilles relations. Dans leurs débuts d’étudiants en difficultés, nous leur avons offert le gite et le couvert ».

À lire aussi –> Altit pointe du doigt la rébellion pour défendre Gbagbo à la CPI

« Zone de guerre, une idée émise par Laurent Gbagbo »

Parole a ensuite été donnée à la défense de Charles Blé Goudé qui ne l’a prise qu’une minute pour préciser n’avoir pas de questions supplémentaires à poser au témoin. Avant de conclure, le juge Tarfusser est revenu sur la sécurisation d’Abobo gare, évoquée lors d’une réunion avec Laurent Gbagbo en février 2011. Kassaraté a alors expliqué que le général Detoh Letoh avait été nommé chef des opérations de sécurisation par le chef d’Etat-major Philippe Mangou, comme ce même Detoh Letoh avait été le 16 décembre 2010, à la tête d’un dispositif destiné « à empêcher les marcheurs d’atteindre la RTI » et où « l’Etat-major avait déployé ses troupes de façon concentrique ».

« Lors de cette même réunion, vous avez dit qu’Abobo avait été déclarée zone de guerre » a poursuivi Tarfusser. « Oui, c’était une idée émise par le Chef de l’Etat mais on a trouvé que ce n’était pas possible et l’idée a été abandonnée », a confié Kassaraté. « Quelle conséquence cela aurait eu au niveau militaire ? » « Il s’agit de chasser l’ennemi dans une zone occupée mais comme le Commando invisible était infiltré parmi la population, on a voulu éviter des dommages collatéraux ».

Durant ces six jours à La Haye et cette déposition tant attendue, Edouard Kassaraté, témoin à charge qui devait être clé pour le procureur, aura plutôt servi la défense. Une défense dont la stratégie a notamment été de démontrer à quel point la gendarmerie ivoirienne était une structure exsangue car sous dotée, et de questionner cet ancien haut responsable des FDS sur les agissements des ex-rebelles et du Commando invisible. Le général Kassaraté, qui a très souvent regardé Laurent Gbagbo pendant l’interrogatoire de l’accusation, n’aura pas témoigné contre lui.

Marquant une nouvelle suspension dans ce procès entré dans sa deuxième année, le rideau qui s’est refermé sur le prétoire de l’affaire Gbagbo-Blé Goudé, s’ouvrira à nouveau le lundi 27 mars. P-10, nouveau témoin attendu, serait un haut représentant des droits de l’Homme auprès de l’ONU. À suivre.

Source: Civox

CPI: Le 11e refus de liberer Laurent Gbagbo divise les juges mars 14 2017

Infos : , ajouter un commentaire

 Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont, pour la onzième fois, refusé la liberté conditionnelle demandée par Laurent Gb…agbo. L’ancien président ivoirien est incarcéré à la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, depuis plus de cinq ans. Son procès a débuté en janvier 2016, mais au rythme actuel, il pourrait encore durer sept à huit ans. Cette nouvelle décision a été prise à l’unanimité. Le président de la Chambre s’est, lui, déclaré en faveur de sa libération.

C’est la onzième fois que les juges de la Cour pénale internationale (CPI) rejettent une demande de mise en libération provisoire de Laurent Gbagbo. Mais cette fois, la décision n’a pas été prise à la majorité. Les juges Olga Herrera Carbuccia et Geoffrey Henderson estiment que l’ancien président ivoirien pourrait profiter d’une éventuelle libération pour prendre la fuite, grâce notamment à son « réseau » de supporters, et parce qu’il risque, devant la Cour, la prison à vie. Pour le président de la Chambre, Cuno Tarfusser, tout milite au contraire pour une mise en libération, sous condition, de l’ancien chef d’Etat.

Gbagbo pourrait avoir l’intention de fuir

Plus de cinq ans après le transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye, les juges estiment qu’aucune circonstance nouvelle ne change leurs précédentes décisions. L’ancien président dispose toujours de solides supporters au sein de la population ivoirienne qui, selon la majorité des juges, pourraient lui permettre de prendre la fuite s’il était libéré. S’ils ne voient « pas d’indications spécifiques » montrant que les partisans de Laurent Gbagbo pourraient « enfreindre la loi » en organisant sa fuite, les juges refusent néanmoins d’en « écarter la possibilité ». Mais ils s’appuient sur plusieurs éléments annexes, pour s’inquiéter de l’existence de ce « réseau », faisant droit aux arguments du procureur et des représentants des victimes.

Depuis le début du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, en janvier 2016, les noms de témoins protégés ont été révélés sur les réseaux sociaux. Cinq d’entre eux avaient néanmoins été divulgués par inadvertance par la Cour elle-même. L’un de ces témoins était un ancien officier, devenu ambassadeur, tandis qu’un autre était parlementaire. Plus qu’une protection sécuritaire, la Cour leur avait donc offert une sécurité politique en acceptant qu’ils déposent sous pseudonyme. Au cours des derniers mois néanmoins, les juges ont, à plusieurs reprises, refusé des demandes de protection visiblement abusives.

Mais l’activisme des partisans de Gbagbo autour du procès n’a pas pour autant cessé. Les juges leur reprochent aussi de financer et d’organiser des manifestations en faveur de leur mentor, dont la dernière à La Haye remonte à la reprise du procès le 6 février. Ils évoquent aussi la pétition en faveur de l’accusé, dont les organisateurs, l’écrivain ivoirien Bernard Dadié, et le Premier ministre togolais Joseph Koffigoh, revendiquent 26 millions de signatures. Enfin, si pour les deux juges, il n’existe « pas de preuves spécifiques » que Gbagbo aurait l’intention de fuir, la gravité des charges portées contre lui « impliquent que M. Gbagbo passera le reste de sa vie en prison » en cas de condamnation. Il pourrait donc décider de fuir pour éviter un tel scénario.

Pas de verdict avant 2022

Le président Tarfusser trouve la formule de ses collègues « étonnante » sur le fond et « radicale » sur la forme et rappelle que jusqu’ici, Laurent Gbagbo est présumé innocent. Les textes de la Cour, comme c’est aussi le cas dans de nombreux pays, rappelle-t-il, indiquent qu’un accusé doit être jugé dans « un délai raisonnable », sans qu’il ne soit réellement défini. Aux juges donc de décider du « raisonnable ». Et pour le président Tarfusser, cette limite « a été atteinte ». Laurent Gbagbo a déjà passé plus de cinq ans en détention, écrit-il. Pointant les défaillances du procureur, il rappelle que l’ancien président a passé 925 jours en prison avant d’être formellement mis en accusation. A l’époque, l’accusation avait été invitée à revoir sa copie, et avait dû relancer son enquête, jugée bien trop faible.

Le juge Tarfusser, qui au cours des audiences semble toujours courir après le temps, ajoute en outre que le procureur bouclera au plus tôt mi-2019 la présentation de tous ses témoins à la Cour. Ce sera ensuite aux avocats des deux accusés de faire valoir leur thèse, avant que le verdict ne soit prononcé. Pour Cuno Tarfusser, une trop grande flexibilité pourrait « ouvrir la porte à des abus auxquels nous ne voudrions pas voir associer » la Cour. Il ajoute que l’âge de l’accusé, 71 ans, et sa santé justifient aussi une mise en libération. Sous la plume du juge Tarfusser, on ressent les tensions au sein de la Chambre.

Nul doute que les avocats de l’ancien président tenteront, forts de cette « opinion dissidente », une nouvelle fois d’obtenir la libération de Laurent Gbagbo. Mais pour que cela soit possible, il faut qu’un Etat accepte de l’accueillir, garantisse qu’il ne prendrait pas la fuite et soit assez proche de la Cour pour permettre à Laurent Gbagbo de rejoindre chaque matin d’audience le box des accusés

Par Stephanie Maupas, RFI, 14 mars 2017

Cote d’Ivoire-Laurent Gbagbo: Les légendes ne meurent jamais ! février 13 2017

Infos : , ajouter un commentaire

“Laurent Gbagbo n’est pas né riche mais il est né courageux ” trait caractéristique des héros africains.Toutes les péripéties font de la vie de cet homme une histoire que même ses pires adversaires politiques n’arrivent à cerner.

homme-de-la-situation.jpgCelui dont le combat cristallise aujourd’hui l’Afrique entière et qu’on fait passer pour dictateur est rentré dans le rang des légendes africaines devenant du coup le porte-flambeau de la résistante continentale. On peut le dire, la vie politique de Laurent Gbagbo fait de lui un ” mythe “. Un personnage engagé avec une vie oreolée d’une saga par la dualité combat politique et prison. Un passage en prison chaque vingt an.

Une saga de chaque vingt an

1972 - Camps militaires de Séguela et Bouaké (dans le nord de la Cote d’Ivoire)

Dans les années 1970, le jeune Laurent, professeur d’histoire et géographie au lycée classique d’ Abidjan voit son enseignement jugé de « subversif ». Il est arrêté et emprisonné avec son épouse Simone aux camps militaires de Séguela et de Bouaké ( Mars 1971 - janvier 1973 ) par Felix Houphouët Boigny. Sa personnalité et son esprit dérangeaient déjà à cette époque. Deux années de sa jeune vie en prison qui ont forgé la conviction du couple et établi la justesse de leur combat .

1992 - Maison d ‘arrêt et de correction d’Abidjan (MACA)

Le 18 février 1992, l’opposition ivoirienne organise une marche pour exiger une plus grande ouverture politique et la suspension des mesures sociales et économiques drastiques contre le peuple. Au soir de la marche, Dramane Ouattara alors premier ministre apparaît à la télévision ivoirienne et annonce à la nation qu’il a fait arreter Laurent Gbagbo et ses alliés. Lui, son épouse, son fils Michel et la plupart de ses futurs ministres passeront 4 mois à la MACA.

Depuis cette prison, Laurent Gbagbo accorde une interview au journal La Voie et lance cette prophétie « On peut quitter la prison pour la présidence et vice versa ” L’histoire lui donnera raison.

2012 - Cours Pénale Internationale , La Haye

Le 11 Avril 2011, Laurent Gbagbo est arreté par l’armée française à Abidjan et détenu à Korhogo. Le 23 novembre 2011, la CPI émet un mandat d’arrêt à son encontre. 7 jours plus tard (le 30 novembre 2011), il est transferé illico presto à la Haye et est accusé de 4 chefs de crimes : meurtres, viols et autres violences sexuelles, actes de persécution et actes inhumains. Démarre alors un procès qui très vite revelera la popularité de l’homme. On se souvient encore comment les appels de soutien en sa faveur ont fait éclater le standard téléphonique de la juridiction internationale. Une mobilisation intense qui continue de mettre à nu les manœuvres impérialistes de la CPI.

Laurent Gbagbo la légende contemporaine

Celui qui dans les années 1979 publait la légende historique de ” Soundjata lion du Manding” ne savait certainement pas qu’il serait la prochaine du continent noir. Gbagbo est plus qu’ un symbole. Il est devenu une légende. une légende dont l’ histoire ” court, se répand, s’enjolive, un vrai roman…( Alphonse Daudet)

Et comme les légendes se dotent d’une dimension culturelle, son histoire qui suscite bien déja une analyse des thèmes résistance , intégrité et destinée, est peinte. Le combat de Laurent Gbagbo est aujourd’hui écrit, raconté ,chanté, et enseigné.

Avec Laurent Gbagbo, une autre légende africaine est donc née. Une légende contemporaine dont l’histoire sera transmise aux genérations futures. Une légende avec pour maitre-mots: Détermination, Résistance et Dignité. Une force et un parcours politique qui échappent à la compréhension rationnelle.

Mais les légendes ne meurent jamais. Comme le phénix, sa mort longtemps attendue sera toujours couronnée par une renaissance, avec en prime une nouvelle dimension de son combat politique.

Un processus à effets contraires

Ils ont toujours voulu le mettre en cage, le museler et en faire une paria. Ils lui ont toujours re-ouvert les portes de la gloire et de sa destinée, faisant de lui le nouveau symbole de la résistance du continent, l’icone qui donne au combat pour l’éveil des consciences africaines son coup d’accélérateur.

L’intention de ces divers procès reste le même: Le briser et le faire passer au yeux du monde pour un imposteur, un adepte de la violence et un vulgaire criminel. Mais ces épreuves loin de l’affaiblir, le rendent plus fort, lui et ses partisans qui, malgré le temps et l’adversité lui témoignent toujours leur fidélité.

Et parce que les légendes ont une dimension divine et un lien avec la destinée, Laurent sortira encore ” vivant ” et grandi de cette autre prison. La dernière de sa vie, la troisième, celle du troisième jour, celle qui mène à la gloire. Il sortira donc dans quelques temps revigoré de la Haye. Retrouvera son peuple qui s’impatiente et reprendra son combat politique, le mythique et passionnant combat pour la liberté des peuples. Parce que Laurent Gbagbo est une légende et….Les légendes ne meurent jamais.

Serge-Pacome Abonga
@ Free Gbagbo



Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 5970 articles | blog Gratuit | Abus?