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Scandale - Côte d’Ivoire: Le prix du permis de conduire toute catégorie passe de 150.000FCFA à 700.000 FCFA mai 21 2015

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Réforme des transports : le permis va coûter plus de 700.000 F / la réforme du permis de conduire qui va débuter ces jours-ci risque de susciter de vives tensions dans le secteur du transport.

permit-d-conduire.jpgLa réforme du permis de conduire devrait prendre forme dès demain. Dans une note circulaire adressée aux auto-écoles, récemment, le ministre des Transports annonce le démarrage des activités du Centre de gestion intégrée en charge de la production des documents et titres de transport, à compter de ce jeudi. En attendant, c’est le prix du permis de conduire qui fait jaser. Et pour cause, désormais, selon le président du Syndicat national des moniteurs d’auto-écoles (Synamae-ci), Lamine Cissé, ce sont plus de 700.000 F que devra débourser un candidat qui veut obtenir toutes les catégories du permis de conduire contre 127.500 F à 150.000 F aujourd’hui. Car, souligne-t-il, dans le cadre de cette réforme, il y a la catégorisation du permis. En effet, fait-il savoir, il y a le permis catégorie A1 pour les mobylettes ; A2 pour les motos, tricycle, quadricycle. Au niveau des véhicules, ce sont trois catégories. Il y a les permis B, C et D. Pour chacun de ces trois types de voitures, le candidat devrait payer les frais d’édition ainsi que ceux d’auto-école.

C’est au même exercice qu’il devra se soumettre pour les motos. Ce qui fait que pour avoir toutes les catégories du permis, il doit dépenser 117.500 F pour les différentes catégories motos et automobiles, soit 18.500 F pour les motos (A1, 5000 F et A2, 13.500 F) et 80.500 F pour les véhicules. C’est-à-dire, 23.500 F pour le permis B (véhicule de tourisme) et 28.500 F pour les permis C (véhicules de transport de marchandises) et D (véhicule de transport de voyageurs). Or, indique Lamine Cissé, si pour les permis A1 et A2 les montants d’auto-écoles forfaitaires peuvent être de 100.000 F en raison de 50.000 F par catégorie, en revanche, pour les véhicules, les prix diffèrent. « Pour le permis B, on peut prendre un forfait de 100.000 F.

Mais pour C et D, ce sont au moins 200.000 F que devront débourser les candidats d’auto-écoles. Soit 500.000 F pour les trois catégories de véhicules. Ce qui fait un total de 600.000 F par individu pour ses charges d’auto-école uniquement », explique M. Cissé. Et de conclure que si à cela, s’ajoutent les frais d’édition de 117.500 F, le permis toute catégorie passera désormais à près de 717.500 F. Lanciné Konaté dit Matchè, président de l’Association pour le bien-être des chauffeurs de Côte d’Ivoire (Beat-ci) qui nous a joint, hier, au téléphone, ne cache pas sa colère. Selon lui, la plupart des jeunes qui deviennent des chauffeurs sont des analphabètes qui se débrouillent pour obtenir leur permis et exercer ce métier. Or, clame-t-il, si ceux-ci doivent débourser d’importantes ressources et retourner plusieurs fois à l’auto-école pour pouvoir travailler, ils risquent de se décourager. «On a l’impression que le ministre veut mettre de nombreux jeunes en chômage encore. Nous disons non ! », se lamente-t-il. C’est pourquoi dans les jours à venir, il annonce un autre soulèvement. « Après la marche contre la vie chère, hier (Ndlr, lundi), que nous avons organisée, nous allons inviter à nouveau le peuple dans la rue », menace-t-il. Cependant, pour une source proche du ministère, cette réforme est plutôt bénéfique. « Dans le cadre de la réforme, les coûts sont bas et le candidat obtiendra son titre de transport dans un bref délai. Le ministre procédera au lancement des activités, ce jeudi. Il va tout clarifier », insiste ce collaborateur de Gaoussou Touré.

Ahua K.

Par Nord Sud

Nigeria: Aliko Dangote - L’homme le plus riche d’Afrique veut racheter Arsenal mai 9 2015

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Photo: WEF

Aliko Dangote, le milliardaire nigérian.

Après avoir fait fortune dans le ciment, Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique, veut investir dans le football. Le riche homme d’affaire nigérian rêve de racheter le club anglais d’Arsenal.

Inconditionnel des Gunners, Aliko Dangote a déclaré à Bloomberg Business qu’il voulait toujours acheter le club londonien même s’il avait été repoussé par les propriétaires en 2010.

A cette époque, il voulait juste entrer dans le capital d’Arsenal. Mais depuis, sa fortune a été multipliée par sept.

« J’espère encore pouvoir acheter l’équipe un jour. Je pourrais l’acheter, mais pas à un prix ridicule, un prix face auquel les propriétaires actuels ne pourraient pas résister, explique Aliko Dangote. Nous avons 16 milliards de dollars d’investissements dans les prochaines années. Pour le moment, je veux amener mon entreprise à un certain niveau. Une fois que j’aurai terminé cela, alors peut-être que je tenterai à nouveau ma chance pour Arsenal. »

Aliko Dangote est l’homme le plus riche d’Afrique. La valorisation de ses entreprises cotées en bourse s’élève aujourd’hui à plus de 25 milliards de dollars selon le classement 2014 établi par Forbes, indique So foot.

Premier homme d’affaires du continent à dépasser les 20 milliards de dollars de fortune en 2013, Aliko Dangote, qui a fait fortune dans le ciment dans les années 1980, est considéré comme l’un des hommes les plus puissants en Afrique.

Actuellement, les Gunners sont la propriété du milliardaire américain Stan Kroenke, qui détient 67% des parts du club.

ATS

Justice Internationale: La CPI est-elle une juridiction crédible ? mai 6 2015

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 La CPI
1 – Origine 

L’idée de la création d’une Cour pénale à compétence universelle pour juger les grands criminels de guerre date de la première guerre mondiale. En effet, à la fin de la première guerre mondiale (1914-1918), les vainqueurs (France, Grande Bretagne, Belgique etc.) de la guerre ont reconnu comme responsable de l’éclatement de cette guerre le dernier empereur allemand Guillaume II (1). Celui-ci, pour échapper à la justice des vainqueurs, se réfugie en Hollande (Pays Bas) auprès de la reine hollandaise Wilhelmine (2). Celle-ci avait été influencée par l’empereur pendant son enfance lors de la visite de sa mère en Allemagne. Pour garder cette relation que sa mère a entretenue avec l’empereur, la reine refusa de le livrer aux puissances vainqueurs de la guerre. Celui-ci ne sera jamais jugé. C’est la raison d’ailleurs de l’implantation de la CPI à la Haye, au Pays-Bas .

En raison de cet échec, et pour ne pas tomber à nouveau dans ce piège, les vainqueurs de la deuxième guerre ‘mondiale’ créent le tribunal de Nuremberg par un traité international (signé le 8 août 1945) pour juger les criminels de guerres nazi et japonais (3). Il est à rappeler que si ce tribunal à condamner certains coupables de cette guerre pour donner l’illusion de combattre l’impunité dans le monde, nombreux criminels ont été protégés par les alliés pour les mettre au service de la recherche de leur puissance militaire. Ainsi, certains militaires ou scientifiques japonais et allemands seront absous de toute condamnation pour travailler dans l’industrie militaire des alliés afin de transmettre leurs technologies et connaissances militaires (4). L’un des responsables nazis convertis à la défense des intérêts américains est Wernher von Braun (5), ce dernier fut le fer de lance du projet américain Appolo. En réalité, le tribunal de Nuremberg fut un grand simulacre en matière de la protection des droits de l’homme. Certains allemands condamnés lors des procès de Nuremberg seront mêmes réhabilités par la haute Cour de Justice allemande dans les années 1956 (6).

Les belges instruits de cette expérience mettront en place dans les années 1993 un Tribunal à compétence universelle (7). Il s’agissait d’un Tribunal régi par les lois belges mais ayant des compétences universelles pour juger les crimes graves dans le monde. Ce tribunal a rendu certaines décisions et ouvert plusieurs instructions sur certaines affaires : dossiers du génocide au Rwanda (six condamnations), du Guatémala ; du Tchad, l’affaire Hissène Habre ; l’affaire Pinochet ; l’affaire Sabra et Chatila ; la plainte à l’encontre du général Tommy Franks de l’armée des États-Unis pour des atrocités qui auraient été commises à l’occasion de l’invasion de l’Irak ; l’affaire Bush et enfin l’inculpation d’Ariel Sharon - alors premier ministre israélien. Ces deux dernières inculpations (Bush et Sharon) sonneront le glas de ce tribunal. Les américains et israéliens vont menacer les autorités belges de prendre des mesures de rétorsions contre leur pays, ce qui amènera les autorités belges à abandonner ce tribunal à compétence universelle dans les années 2003 (8).

C’est au regard de toutes ces expériences que la COUR PENALE INTERNATIONALE sera créée en 1998 à Rome.

2 – Une Cour Pénale « Internationale »?

La charte de la CPI a été signée en 1998 à Rome à la suite d’une conférence diplomatique (9). Cette charte est adossée à la Charte de l’ONU dans la mesure où elle donne compétence au Conseil de Sécurité de l’ONU de saisir la Juridiction de certains crimes jugés graves dans le monde. C’est ainsi que le Conseil de sécurité de l’ONU a saisi la CPI pour enquêter sur certains crimes commis par le camp KHADAFFI ( ?) dans la crise libyenne et le camp Omar Béchir au Soudan. De même, les responsables de cette Cour (procureur, juges etc.) sont nommés par le CONSEIL DE SECURITE. Comme on le constate, les cinq (5) Etats permanents du Conseil de sécurité qui façonnent les décisions de l’ONU ont une grande influence dans le fonctionnement de cette Cour qui devrait être autonome et indépendante. Or, trois pays leaders de ce Conseil ne sont pas membres de cette Cour. C’est en premier lieu le cas de la Chine qui a refusé de ratifier ce traité à cause des pouvoirs exorbitants que le Statut de Rome donne au procureur, ensuite de la Russie qui la considère comme une arme de la diplomatie occidentale et enfin les USA dont le Congrès, en plus de rejeter ce Statut de Rome pour ses nombreuses imperfections (lire Henri Kissinger, La superpuissance Américaine ou la contribution du prof agrégé de droit public, Narey Oumarou au lien : http://afrilex.u-bordeaux4.fr/sites/afrilex/IMG/pdf/La_Cour_penale_internationale_et_l_Afrique.pdf), a autorisé le gouvernement américain à signer plusieurs traités bilatéraux d’extradition avec des pays signataires du Statut de Rome pour éviter toute extradition d’un citoyen américain devant cette COUR CPI. Mieux, le Congrès américain ira plus loin en votant une résolution qui autorise l’exécutif américain à intervenir militairement sur le sol du Pays bas, à la Haye, pour soustraire tout citoyen américain qui serait incarcéré dans les geôles de cette CPI. Cette attitude des USA a été renouvelée lors de l’ouverture d’une prétendue enquête de la CPI sur les crimes de l’armée israélienne à GAZA, en qualifiant cette enquête de ‘’mascarade’.

Vu tous ces aspects évoqués, le qualificatif ‘’INTERNATIONALE’’ doit être retiré à cette Cour. Car, elle ne juge que certains crimes dans le monde et les autres, plus nombreux, ne ressortissent pas de ces compétences. Il s’agit donc une Cour créée pour les besoins de la diplomatie des grandes puissances.

3 – Une Cour raciste (10) ?

Depuis sa création en 1998 et l’entrée en vigueur de sa charte en 2002, l’essentiel des affaires de cette COUR sont orienté sur le Continent Africain. C’est en croire la CPI qu’il n’y aucun crime commis dans les autres contrées du Monde. Pourtant, le Proche-Orient est un foyer permanemment en incandescence : crimes de guerre en Irak, crimes de guerre et crimes contre l’humanité à GAZA ; crime commis pendant les révolutions arabes au Yémen (et même en cours avec l’agression des pays arabes), crimes de guerre en Syrie avec le soutien des grandes puissances aux rebelles etc. et maintenant crimes massifs en Ukraine. Mais tous ces crimes sont passés par pertes et profits par les procureurs qui sont prompts à réagir lorsque la scène de l’évènement se déroule en Afrique. Plus saisissant, les personnalités inculpées en Afrique par cette Cour sont celles généralement qui ont du mal à ménager les intérêts des occidentaux : Urhuru Kenyatta, fils du nationaliste Jomo, visé par la Cour depuis 2007 parce que pressenti être le successeur de Kibaki (11) ; Jean Pierre Bemba, patriote Congolais embastillé depuis juillet 2008 dont le procès traîne depuis des années ; Laurent GBAGBO embastillé pour avoir tenu pendant huit (8)ans tête à la coalition internationale (ONU, France, USA, etc.) ; Blé Goudé, mis sous l’éteignoir pour son verbe « virulent » (AFP, France) et non pour crimes qu’il aurait commis. Pour éviter toute polémique, rappelons que Charles Taylor a été condamné par le Tribunal Pénal spécial pour la Sierra Léone, déplacé à la Haye pour plus de sécurité, au lieu d’Arusha. Il n’a pas été condamné par la CPI mais le TPS de Serra Léone(12). Pour donner l’illusion aux africains que cette Cour ne travaille pas contre les intérêts du Continent, le procureur Fatou Bensouda a été nommée pour cautionner ces mascarades.

4 – Les méthodes d’enquêtes de la CPI : une juridiction sous influence des pouvoirs politiques et lobbies ?

Alors que la CPI devrait donner une image d’une juridiction impartiale et équitable dans le traitement des dossiers qui lui sont soumis, il semble que cela est le dernier des soucis des animateurs de cette juridiction. Ils semblent plutôt se complaire dans la compromission avec des dirigeants en place au lieu de rester à équidistance des parties. C’est le cas du dossier ivoirien. Dans cette crise, le Procureur de la CPI avait pris très tôt position contre l’une des parties en conflit. Cela s’est manifesté d’abord par la mise en garde par le procureur Luis O ‘campo contre ceux qu’on appelle pro-GBAGBO dès l’éclatement de la crise en décembre 2010, en les menaçant de poursuite (alors que l’autre partie être ignorée).

Ensuite, après la crise de 2010-2011, la CPI lancera un mandat d’arrêt contre Laurent GBAGBO avec une rapidité qui a surpris tout le monde alors qu’elle venait d’être saisie à peine six (6) mois par Monsieur Ouattara. S’ensuivra le mandat contre BLE GOUDE et Mme SIMONE GBAGBO. Curieusement, et tout ce temps, la CPI continue, pour se justifier de cette enquête de deux poids et deux mesures dans une crise qui a opposé deux parties, de se défendre qu’elle n’a pas encore fini d’enquêter et qu’elle lancera les mandats d’arrêts contre les pro-Ouattara. La question que tout esprit intelligent peut se poser est la suivante : Comment la CPI a du mal à lancer des mandats d’arrêts contre les pro-Ouattara alors que toutes les organisations des droits de l’homme et même la Commission d’enquête mise en place par le régime Alassane Ouattara ont documenté tous leurs crimes et l’implication évidente des proches de M. Ouattara dans les crimes commis, ce qui ce n’était pas le cas de M. GBAGBO et ses proches ? Quelle est cette logique d’embastiller une partie des personnes présumées avoir commis de crimes alors que d’autres se pavanent librement et insolemment sous les yeux des victimes ? Pour cela seul, cette Cour Pénale se discrédite, délégitime ses animateurs et encourage la division du peuple ivoirien au lieu de contribuer à la réconciliation entre eux. La CPI est donc une justice politique sans influence des groupes d’intérêts insoupçonnés qui veulent maintenir leur domination sur l’Afrique.

Enfin, après la sortie de M. Ouattara samedi 11 avril dernier lors de l’inauguration de la voie expresse d’ABOBO-ANYAMA (aucun ivoirien n’ira désormais à la CPI), si la CPI continue de faire le dilatoire en ne levant pas les scellés sur les mandats d’arrêts contre les présumés criminels pro-Ouattara, elle achèvera d’écorner définitivement le peu d’honneur qu’elle jouit encore auprès du peuple de Côte d’Ivoire. Et pour sa survie, soit elle renvoie hic et nunc les affaires GBAGBO et BLE GOUDE devant les juridictions nationales ivoiriennes (ce qui sera la prélude à la chute du régime Ouattara) ou, soit elle lève maintenant les mandats d’arrêts contre les présumés criminels du camp RHDP. Si l’une des deux options n’est pas choisie par la CPI, c’est que tout ce bruit n’est que l’exécution du jeu de rôle entre la CPI et ses amis d’Abidjan.

5 – Du fonctionnement mafieux et en dehors du droit de la CPI ?

Le procès de M. GBAGBO doit être ici pris comme base du raisonnement. Remis à la Cour dans les conditions humiliantes le 30 novembre 2011 avec un seul pantalon et une chemise râpé (seuls certains africains qui se disent civilisés sont encore capables de cela au XXIe siècle), le procès de Monsieur Laurent GBAGBO sera ajournée pour une première fois pour preuves insuffisantes. Après une nouvelle prolongation donnée gracieusement à la Procureur pour parfaire son enquête (à la Cpi, le doute ne profite pas l’accusé !), la décision de confirmation des charges contre le prévenu GBAGO sera prise le 12 Juin 2014 dans les conditions opaques et scabreuses. En effet, le juge Allemand Hans-Peter Kaul qui avait jugé les preuves insuffisantes avec sa collègue belge Christine Van den Wyngaert dès la première audience de confirmation des charges, fera volte-face au dernier moment pour confirmer les charges avec la juge présidente Silvia Fernández de Gurmendi contre GBAGBO. Mais le hic, c’est que ce juge allemand Hans-Peter Kaul est mort quelques jours plus tard (1 juillet 2014) après la confirmation de ces charges. Comment un juge qui était malade, donc les facultés réflexives sont altérées, a pu étudier et disséquer toute une tonne de documents concernant la confirmation des charges ? Vu de loin, ce juge qui a avait perdu toutes ses forces physiques et mentales à cause de la maladie a été influencé par la juge présidente ou les ‘’mains noires’’ qui orientent les enquêtes de la CPI. Et pis, pour ne pas arranger les choses, la CPI a refusé la requête de la défense de M. GBAGBO visant à mener une enquête sur les circonstances de la mort de ce juge. Elle refuse que sa supercherie soit découverte. Où est donc la transparence dans les agissements de cette Cour qui prétend combattre l’impunité dans le monde ?

Enfin, les arguments utilisés par cette Cour pour refuser la liberté conditionnelle aux prévenus s’apparentent à un chantage politique, voire diplomatique. Elle se montre comme un instrument de la politique intérieure des leaders africains cautionnés par les occidentaux et aussi comme un levier de la politique étrangère de ces derniers. Les raisonnements adoptés par les juges de cette Cour laissent penser qu’ils se préoccupent peu du raisonnement juridique pour lequel ils ont été mis en mission. Leurs arguments exposés dans leurs décisions visent plus à façonner le comportement des leaders politiques opposés aux intérêts des occidentaux et leurs satrapes locaux.
6 – A la CPI, la détention est la règle, la liberté l’exception !
Ce vieux principe du Droit pénal (la liberté est la règle, la détention l’exception) qui veut qu’en cas d’un procès long, complexe, dont les preuves d’inculpation sont difficiles à rassembler, de donner provisoirement la liberté au prévenu pour une meilleure administration de la justice n’est pas appliqué à la CPI, juridiction qui devrait être la référence pour les Cours nationales en matière de protection des droits de l’homme. A la CPI, les prévenus doivent subir les conséquences de l’incompétence du Procureur. Lorsque ce dernier bâcle ses travaux d’enquêtes, les prévenus sont obligés d’être maintenus dans les liens de détention pour qu’il améliore ses preuves après une enquête supplémentaire. A la CPI, même s’il n’y a pas de preuves contre un inculpé, il faut en trouver forcément, quitte à emprunter les voies déloyales. C’est le cas du procès de M. GBAGBO où le Procureur a brandi les images des scènes de violence au Kenya et en Afrique du Sud comme étant les agissements des partisans de ce dernier qu’on appelle ici pro-GBAGBO ou patriotes. Comme on le voit, les pratiques de la Justice française sous la ‘’Grande terreur’’ (1794) n’ont vraiment rien à envier aux méthodes de la CPI !
Enfin, la durée exceptionnelle des procès à la CPI que les juridictions des pires dictatures ou régimes totalitaires n’ont rien à envier donne à croire que devant cette COUR, les droits de la défense des présumés criminels sont bafoués pour la quête d’une hypothétique équité et justice. Or, la justice pénale se révèle efficace lorsqu’elle est rendue aux victimes au moment ils sentent dans le tréfonds de leur cœur les blessures des crimes qu’ils ont subis. C’est d’ailleurs la raison de l’institution de la règle de prescription des infractions dans le droit pénal dans de nombreux pays au monde. A la CPI, la règle est le maintien de façon indéfinie de certains prévenus pour cause de leur popularité, leur leadership. Vous avez dit JUSTICE INTERNATIONALE ou FOUTAISE INETRNATIONALE ?

7 – L’impossible entrée en vigueur du crime d’agression (13) ?
L’une des grandes lacunes du statut de Rome de 2002 est la non prise en compte du crime d’agression. Et cela à cause de l’opposition des grandes et moyennes puissances dont cela allait contre leurs intérêts. Se donnant régulièrement à l’agression des pays faibles pour enrichir leurs oligarchies financières (Libye, Irak, Syrie etc.), ces puissances ont bataillé durement pour que ce crime ne soit pas pris en compte dans le Statut de Rome. Face à la fronde (le mot est lâché !) des petits pays faibles (l’Afrique et certains pays de l’Amérique latine), ces puissances ont finalement accepté d’intégrer le crime d’agression dans le statut de Rome en 2010. Mais le grand bluff, c’est que son entrée en vigueur est non seulement prévue pour 2017 mais encore les conditions de ratification de cet amendement reste strictes et sévères. Comme on le voit, les grandes puissances font tout leur possible pour ne pas que cette compétence de la CPI les atteigne. Et pourtant, on nous parle de Cour Pénale « Internationale » ?
Conclusion

L’Afrique refuse l’impunité mais une Cour qui prétend combattre l’impunité alors qu’elle la promeut implicitement doit être combattue. C’est pourquoi, la création d’une Cour Pénale Africaine doit être encouragée. Les afro-pessimistes peuvent se gausser d’une telle initiative mais le XXIè et XXIIè siècle seront africains. Car, en apprenant pas essai et erreur, on y arrivera. Les grands procès organisés en Afrique pendant les années 60 et 80 ne sont-ils pas là pour nous interpeler ? (14)

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_II_(empereur_allemand)

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Wilhelmine_(reine_des_Pays-Bas) 
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Procès_de_Nuremberg (procès de Nuremberg)

Europe: Crash A320: de nombreuses questions en suspens mars 26 2015

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Au lendemain du crash de l’A320 de Germanwings dans lequel 150 personnes ont péri, le Bureau d’enquête et analyses (BEA) a donné de premiers éléments sur les derniers instants du vol Barcelone-Düsseldorf. La boîte noire recueillie devrait également livrer des informations précieuses. Le point sur l’enquête.

Une descente de huit longues minutes et une trajectoire linéaire conduisant l’avion directement sur les montagnes. Au lendemain du crash de l’A320 de Germanwings qui s’est écrasé mardi dans le sud-est de la France, faisant 150 morts qui seront difficile à identifier, experts et pilotes pointent un comportement inexplicable de l’équipage de l’avion.  Mercredi, la première conférence de presse du Bureau d’enquête et d’analyses (BEA), qui a commencé à recueillir les données d’une des deux boîtes noires de l’appareil, a permis d’apporter de premières réponses, mais de nombreuses questions demeurent. A ce stade, toutes les hypothèses sont envisagées.

Que nous apprend la trajectoire de l’avion?

Ni décrochage, ni descente d’urgence. Les dernières minutes de vol de l’A320 nous apprennent qu’il s’est mis en descente modérée, ce qui exclut un décrochage ou une descente d’urgence. L’appareil a manifestement continué à avoir de la portance (la force permettant à l’appareil de se maintenir en altitude), expliquent des commandants de bord et anciens enquêteurs du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français interrogés par l’AFP.

Une action humaine “anormale”. Une mise en descente de l’appareil résulte nécessairement d’une action de l’équipage.  L’avion est resté sur sa trajectoire horizontale. Il a poursuivi son plan de vol excepté pour l’altitude, selon les données fournies par le serveur Flightradar24.  “Or, aller tout droit en direction des montagnes n’a aucun sens. Tout ceci correspond à une action anormale de la part de pilotes professionnels parfaitement en possession de leurs moyens, ou alors à une absence de réaction d’un équipage”, explique un commandant d’une grande compagnie européenne.

Comment expliquer l’absence de réaction de l’équipage?

Des pilotes inconscients, morts ou forcés? ”Si les pilotes n’ont pas empêché l’avion d’aller s’écraser contre les montagnes, c’est que soit ils étaient inconscients ou morts, soit ils ont décidé de mourir, soit on les a obligés à mourir”, résume un des experts.  ”L’une des hypothèses est qu’il y a eu une dépressurisation lente et que le masque à oxygène n’ait pas fonctionné. Dans un tel cas, les pilotes se seraient retrouvés très vite en état d’hypoxie” (diminution du taux d’oxygène dans le sang), avancent plusieurs pilotes et anciens enquêteurs du BEA.

Un précédent en 2005. Non sans rappeler le cas du crash d’un Boeing 737 de la compagnie chypriote Hélios, le 14 août 2005 qui avait fait 121 morts. Le jour du crash, des mécaniciens avaient fait un test de pressurisation et avaient oublié de remettre la manette de pressurisation sur le mode automatique. Lors de son ascension, l’avion n’a pas été pressurisé et l’oxygène est venu à manquer. Les pilotes sont tombés inconscients. L’avion qui était sur pilote automatique s’est écrasé après avoir épuisé ses réserves de carburant. Des avions de chasse l’avaient escorté et avaient assisté impuissant à sa perte.

Suicide d’un pilote? Attentat? Pour l’heure, on ne peut pas exclure non plus le suicide d’un pilote qui aurait dû alors neutraliser son collègue, ou l’intervention d’une tierce personne dans le cockpit. Il est donc crucial de pouvoir lire l’enregistreur de vol retrouvé mardi, le fameux Cockpit voice recorder (CVR).

L’exploitation du CVR, retrouvé endommagé, est-elle possible?

Une boîte noire précieuse. ”Endommagé ne signifie pas inexploitable”, souligne Jean-Paul Troadec, ancien directeur du BEA. “La carte mémoire, semblable à celle que l’on trouve dans les ordinateurs, est particulièrement bien protégée. Or cette carte mémoire est la partie utile du CVR”, dit-il. “On peut récupérer une boîte noire apparemment très endommagée mais dont la carte est intacte. Cela est fait pour résister à des chocs extrêmement violents”, ajoute-t-il.  Dans le cas de connections rompues, le BEA dispose d’une grande expertise pour les reconnecter, relève-t-il.

Un “fichier audio utilisable”. Lors de sa première conférence de presse, le BEA a justement fait un point sur le boîte noire de l’A320, affirmant qu’ “un fichier audio utilisable” avait été extrait. Sans en dévoiler le contenu, le directeur du BEA, Rémi Jouty, a confirmé que l’avion n’avait pas explosé en vol tout en restant extrêmement prudent sur les causes du drame. “Il est beaucoup trop tôt pour en tirer la moindre conclusion sur ce qui s’est passé”, a-t-il déclaré.

Quels éléments concrets apporte une lecture du CVR?

Faire parler la boîte noire, un travail de fourmi. Les enquêteurs vont désormais s’atteler à “un travail détaillé pour comprendre et interpréter à la fois les sons et les voix qui peuvent être entendus sur ce fichier audio”, a poursuivi le directeur du BEA. Mais “l’exploitation du CVR peut rarement se faire toute seule, elle doit se faire en coordination avec les paramètres du vol, que nous n’avons pas encore”, dans la mesure où la seconde boîte noire n’a pas encore été retrouvée.

Qui était dans le cockpit? ”On devrait apprendre qui était aux commandes. Si le commandant était seul dans le cockpit ou pas. S’il y avait d’autres personnes que le commandant et son copilote. Si oui, il est probable que des conversations aient été échangées”, explique Jean-Paul Troadec.

Le CVR permet aussi d’entendre les bruits de la porte qui s’ouvre et se referme, le bruit des différentes commandes et interrupteurs. Tous les petits cliquetis peuvent donner des informations précieuses pour la compréhension de l’accident.  Si des alarmes (incendie, dépressurisation, etc.) ont retenti, elles devraient aussi être audibles.

Y a-t-il eu explosion avant impact?

Le directeur du BEA a expliqué que l’Airbus “a volé jusqu’au bout”, suivi par les radars, et n’a donc pas explosé en vol, comme l’indique la configuration des débris au sol, cohérente avec un impact de l’appareil entier.  Par ailleurs, l’avion a été vu par des témoins avant le crash. Il était entier.

Europe: L’esclavage moderne sévit au Royaume-Uni octobre 2 2014

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“Des esclaves polonais”, à la une du quotidien Gazeta Wyborcza, résume les conclusions du rapport de la National Crime Agency (NCA) britannique sur l’esclavage moderne qui sévit de plus belle au Royaume-Uni. Selon le document, les Polonais constituent le groupe le plus important de victimes tombées dans le piège tendu par des patrons et des intermédiaires sans scrupules.

Cette main-d’œuvre travaille pour une bouchée de pain sur des chantiers, dans des usines, des pubs, des laveries ou tombe sous la “protection” destravellers (gens du voyage) irlandais. Concernant les femmes exploitées sexuellement, le triste record revient aux ressortissantes roumaines et albanaises, précise Gazeta Wyborcza.

En 2013, la NCA a identifié 2 744 “victimes potentielles” de l’esclavagisme moderne – potentielles, parce que les enquêtes sont en cours –, originaires de 86 pays, explique le quotidien The Guardian. “Un chiffre en augmentation de 22 % par rapport à 2012.”

L’Europe de l’Est reste le principal réservoir de cette main-d’œuvre asservie. “Environ 78 % sont des ressortissants de l’Espace économique européen”, précise The Guardian.

Les victimes pourraient être beaucoup plus nombreuses, mais elles ont peur de porter plainte et ne se rendent même pas compte des abus, ajoute Gazeta Wyborcza.

 courrier international

Allemagne: Le policier passe en procès pour avoir depecé sa victime août 31 2014

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police.jpgLe procès d’un policier allemand de 56 ans, qui s’est ouvert vendredi 22 août à Dresde dans la Saxe, a été l’occasion d’une véritable plongée dans l’horreur. Difficile d’imaginer, pour ceux qui se trouvaient dans la salle d’audience, que cet ancien fonctionnaire de l’office criminel régional, vêtu d’un sweat blanc à capuche, père de trois enfants, ait été capable des faits qui lui sont reprochés. Detlev Güntzel est en effet accusé d’avoir tué puis dépecé, chez lui, dans sa cave, le 4 novembre 2013, un individu qu’il avait rencontré peu de temps auparavant sur un site Internet consacré au cannibalisme.

Dans le sous-sol de la pension qu’il tenait, une maison coquette perdue dans la campagne bucolique de la Saxe près de la frontière tchèque, il aurait découpé le corps de sa victime en morceaux et filmé son action en détail. « Cinquante minutes d’horreur pur.

 

Agences

Manifestation à Tel-Aviv pour des négociations de paix israélo-palestiniennes août 18 2014

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Des milliers d'Israéliens ont appelé samedi leur gouvernement à reprendre les discussions avec l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas et dénoncé « une guerre qui pouvait être évitée ».Des milliers d’Israéliens ont manifesté dans la soirée du samedi 16 août à Tel-Aviv pour appeler leur gouvernement à reprendre les négociations de paix avec l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. Cette manifestation est la plus importante du « camp de la paix » depuis le lancement de l’opération israélienne à Gaza le 8 juillet, faisant près de 2 000 morts palestiniens et 70 du côté israélien. Une trêve est actuellement observée par Israël et le Hamas palestinien, qui contrôle Gaza, en attendant l’issue de négociations au Caire.

De très importantes forces de police étaient déployées autour de la place Yitzhak Rabin (du nom de l’ex-premier ministre assassiné), dans le centre de Tel-Aviv, où s’est déroulé le rassemblement afin d’éviter des heurts avec des contre-manifestants d’extrême droite. La manifestation a été organisée par le Meretz, un parti d’opposition de gauche, la Paix Maintenant, une ONG hostile à la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, et Hadash, le parti communiste.

 

 « UNE GUERRE QUE NOUS POUVIONS ÉVITER »

 

Les intervenants ont dénoncé le gouvernement de Benyamin Nétanyahou, accusé d’avoir refusé de négocier avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. « Le gouvernement de Nétanyahou n’a fait qu’affaiblir Mahmoud Abbas etrenforcer ainsi le Hamas », a déploré Nitzan Horowitz, un député du Meretz. La dirigeante de cette formation, Zehava Galon, a appelé à la démission du premier ministre. « Il a échoué aussi bien pour la sécurité que pour la paix, il doit partir », a-t-elle lancé en accusant M. Nétanyahou d’avoir « entraîné Israël dans une guerre que nous pouvions éviter ».

Lire : Nétanyahou tente de sortir du conflit sans perdre la face

L’écrivain David Grossman a, lui aussi, proclamé qu’il fallait « faire la paix avec l’Autorité palestinienne et négocier avec le gouvernement d’union palestinien ». Il faisait allusion au gouvernement de personnalités indépendantes formé début juin après un accord de réconciliation entre le Hamas et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) de M. Abbas. Benyamin Nétanyahou s’est refusé à toute discussion avec ce gouvernement, l’accusant d’avoir partie liée avec le Hamas, une organisation qu’il qualifie de « terroriste ».

 

Le Monde

A Gaza, « il y a encore des corps sous les décombres » août 16 2014

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Sur la colline du quartier d’Al-Boura, à Beit Hanoun, à l’extrémité nord-est de la bande de Gaza, un groupe se masse autour des enquêteurs de la défense civile. Les employés du ministère des travaux publics palestiniens sont venus évaluer, jeudi 14 août, les dommages subis dans ce quartier laissé à l’état de ruines après deux semaines d’occupation de l’armée israélienne. 

 

israel.jpgDans leur carnet, ils notent l’emplacement des immeubles détruits, leur surface et le nom des propriétaires. Certaines familles ont laissé sur les décombres de leur maison une bannière en plastique avec leur nouveau numéro de téléphone. Zaki Wahdan, un Palestinien de 19 ans, indique aux officiels son immeuble effondré, où sont morts douze membres de sa famille.

Lorsque les ambulances et les bulldozers ont pu pour la première fois accéderaux lieux, le 5 août, ils n’ont retrouvé que quatre corps et les membres de cinq autres proches, dont ceux de ses deux frères, Ahmed, 14 ans et Hussein, 10 ans.« Il y a encore des corps sous les décombres, mais il faut les bulldozers », dit le jeune homme. Les équipes de la défense civile, mobilisées sur d’autres sites, ne pourront pas intervenir aujourd’hui.

Résigné, Zaki Wahdan préfère retourner à l’école Al-Ayyoubiyya de l’United Nations Relief and Works Agency (UNRWA), l’agence de l’Organisation des Nations unies qui vient en aide aux réfugiés palestiniens, dans le camp de Jabaliya, où il vit désormais avec le reste de sa famille. Des dizaines d’autres familles passent leur journée devant leur immeuble détruit, assises sur une paillasse installée sous une tente de fortune à l’abri du soleil.

 

16 000 MAISONS DÉTRUITES

 

Au milieu des décombres, où flotte ici et là le drapeau vert du Hamas, les hommes fouillent les gravats à la recherche d’effets personnels. Cinq jours après le début de la trêve, les équipes chargées d’évaluer les dommages humains et matériels n’en sont qu’au début de leur immense tâche. Plus de 16 000 maisons ont été détruites dans la bande de Gaza, selon l’Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA), l’agence de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, ainsi qu’une partie importante du réseau électrique et des infrastructures d’eau.

Un quart des 350 000 personnes réfugiées dans les écoles de l’UNRWA ou chez des proches n’ont nulle part où retourner. L’UNRWA se prépare à accueillir ces familles pendant de longs mois encore, le temps que la reconstruction commence. Il faudra des semaines pour établir le bilan définitif des victimes, aujourd’hui estimé à 1 973 morts par l’OCHA.

 

Le Monde

Côte d’Ivoire - Vavoua: Pour 500 FCFA un FRCI abat un motocycliste à un corridor juillet 26 2014

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Excédé par cet autre crime injustifié du mercredi 23 jullet 2014, le Sous-préfet de Vavoua a pris une mesure. Elle vise à mettre au pas les « hors la loi » encore dans les rangs des Frci de sa circonscription.

ArchivesLe sous-préfet de Vavoua, Koné Vakaba ne veut plus de militaires « hors la loi »dans le département. Il a interdit la présence de soldats qui ne se conforment pas à la déontologie de leur métier dans sa circonscription administrative. Cette décision de l’autorité administrative fait suite à l’assassinat d’un motocycliste, par un ex-combattant, élément des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). En effet, un élément des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) du nom de Lia Belli alias « 5 franc sans monnaie », a abattu, mercredi dernier, aux environs de 11h, un motocycliste répondant au nom de Kentinga Pierre, 22 ans, à un corridor du village de Vrouo 2, dans la sous-préfecture de Vavoua, pour 500 FCFA. Lia Belli est en fait en fonction à Séguéla et il était en service à Vrouo 2. Couturier de son état dans ledit village, la victime avait refusé de remettre à Lia Belli la somme de 500 FCFA à un corridor, à environ 4 km dudit village. Selon le président des jeunes burkinabé du village, Maïga Yameingo, « le jeune homme a été arrêté à un corridor dressé par le militaire. Au lieu de contrôler les pièces de l’engin, le soldat qui opérait seul à ce corridor, lui a réclamé la somme de 500 FCFA, avant de continuer son chemin. N’ayant pas cette somme, Kientinga Pierre a proposé de lui donner cet argent à son retour de Vavoua, où il allait faire des courses.

Trouvant en cette réponse une insubordination à l’autorité militaire qu’il est, Lia Belli a lancé des propos injurieux à son interlocuteur qui a répliqué », a indiqué la source. Ne supportant pas ce non-respect, le soldat dégaine son arme et lâche une balle qui atteint en pleine poitrine le jeune homme, avant de s’enfuir. La Brigade de gendarmerie de Vavoua, informée, a décidé de saisir les armes et munitions des soldats Frci en service à Vrouo 2, en attendant la fin des enquêtes qu’elle a ouvertes. Mais alertés, les villageois se sont soulevé et se sont attaqués à tous les éléments Frci basés dans ce village, blessant deux d’entre eux. Déplorant le fait que des démobilisés soient encore en tenue militaire à des corridors illégaux sur les routes de Vavoua, le sous-préfet Koné Vakaba a dit ne plus vouloir de soldats « hors la loi » chez lui. Car selon lui, chaque force doit reconnaître ses compétences et ses limites territoriales. « Les militaires n’ont pas à faire de contrôle des pièces des véhicules et autres moyens de déplacement », a-t-il précisé. Selon la Brigade de gendarmerie de Vavoua, citant les autorités militaires du département de Vavoua, Lia Belli, présumé assassin du motocycliste pour la somme de 500 FCFA, est un ex-combattant démobilisé. Pour l’heure, « 5 franc sans monnaie » est activement recherché par les éléments de la Brigade de gendarmerie de Vavoua.

Salym K. / Le Mandat

Afrique du Sud: Un braconnier sud-africain condamné à 77 ans de prison juillet 25 2014

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rin.jpgUn braconnier de rhinocéros a été condamné à 77 ans de prison en Afrique du Sud. Il s’agit de la peine la plus lourde jamais prononcée en matière de braconnage dans le pays.

Le sud-africain Mandla Chauke a été reconnu coupable par le tribunal régional de Nelspruit d’entrée illicite dans le parc national de Kruger, d’avoir tué et décorné trois rhinocéros, de meurtre et de détention illégale d’armes à feu et de munitions.

L’individu avait été arrêté en 2011 lors d’une opération au cours de laquelle l’un de ces deux complices avait été abattu par les rangers du parc. Mais d’après la chaîne SABC, les procureurs ont pu convaincre la cour de l’entière responsabilité de Chauke dans cet échange de tirs fatal. Le troisième suspect avait pu prendre la fuite.

Pour Reynold Thakhuli, porte-parole du parc de Kruger, ce verdict est un signal de dissuasion fort aux braconniers, dans un pays dont l’économie dépend énormément de sa faune sauvage pour promouvoir le tourisme.

En 2013, trois Mozambicains avaient été condamnés à 16 ans de réclusion pour avoir abattu une femelle rhinocéros blanc et son bébé dans le même parc, alors qu’en 2012, un trafiquant de cornes de rhinocéros thaïlandais avait été condamné à 40 ans de prison par un tribunal de Johannesburg.

VOA


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