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CPI: Voici le courrier de Fatou Bensouda aux juges de la CPI septembre 14 2016

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fatou.jpg La procureure de la CPI Fatou Bensouda a adressé, vendredi 9 septembre dernier, un courrier au juge-président Cuno Tarfuser pour exiger de nouvelles mesures de protection pour son 18è témoin, P.238. Elle menace également de poursuivre les journaux proches du président Gbagbo pour crime contre l’administration de la justice… Ci-dessous l’intégralité du courrier traduit de l’anglais par la rédaction…

Introduction 

En conformité avec la Chambre de première instance sur la conduite de la procédure, l’Accusation demande au tribunal des mesures de protection pour le témoin P-0238 conformément aux articles 68 (1 ) et (2) du Statut de Rome et de l’article 87 du Règlement de procédure et de preuve. 

En particulier, le Procureur demande à la Chambre d’autoriser l’utilisation d’un pseudonyme au lieu du nom du témoin, conformément à l’article 87 (3) (d) du Règlement, (ii) l’image et distorsion de la voix, conformément à l’article 87 (3) (c) et; (Iii) le recours à la procédure de la caméra pour identifier des parties de la déposition du témoin, conformément à l’article 87 (3) (e). Les mesures demandées sont destinées à empêcher la divulgation publique au procès de l’identité - mais pas la preuve de fond de ce témoin, qui est à risque. Les mesures décrites ci-dessous sont demandées afin de protéger la sécurité, le bien-être physique et psychologique, la dignité et la vie privée du témoin, et ne sont pas préjudiciables ni contraires aux droits de l’accusé d’avoir un procès équitable, impartial et public. Les mesures proposées sont les étapes les moins intrusives qui permettront d’équilibrer les intérêts du public, les Parties, les participants et le témoin et faciliteront le témoignage du témoin. 

Faciliter le témoignage des témoins tombe carrément dans le cadre du devoir judiciaire central de la Chambre à établir la vérité, et veillera à ce que la meilleure preuve que le témoin puisse donner est placée avant la confidentialité. L’Accusation dépose cette soumission comme confidentiel avec confidentielles annexes A, B et C et confidentielle ex-parte annexes D et E conformément à la réglementation 23bis du Règlement de la Cour, car il contient des informations relatives à l’identité du témoin et de l’ex-parte annexes contiennent des informations plus détaillées sur la situation actuelle du témoin. Cela est également conforme aux orientations fournies par la Chambre que les demandes en vertu de l’article 87 du règlement doivent être déposées à titre confidentiel, mais pas ex-parte, et peuvent comprendre une annexe. Une version publique expurgée de cette présentation est déposée simultanément. 

L’Accusation cherche des mesures de protection en cour en vertu de l’article 87 (3) (c), (d) et (e) du Règlement pour le témoin sous la forme de l’image et de la voix de distorsion, l’utilisation d’un pseudonyme, et limité les délibérations à huis clos. Ces mesures sont nécessaires parce que révéler publiquement l’identité risque de compromettre la sécurité du témoin, sa vie privée et son bien-être physique et psychologique au sens de l’article 68 (1) du Statut. Le Procureur a informé l’Unité des victimes et des témoins qu’il appliquera des mesures de protection en cour pour ce témoin avant le début du procès. L’Accusation incorpore par référence la présentation de la loi et de la jurisprudence applicable tel que décrit dans son dépôt relatif au témoin P-0321, P57. Comme détaillé ci-dessous, les mesures de protection en cours demandées sont nécessaires en premier lieu, en raison de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire, à savoir la polarisation de la société et la couverture médiatique du procès; d’autre part, en raison des efforts répétés dans les médias et les réseaux sociaux pour identifier les témoins protégés, y compris en particulier le témoin P-0238, et, troisièmement, parce que ces efforts visant à identifier les témoins protégés ont continué, même après que la Chambre a mis en place une augmentation des mesures de protection sur 16 Juin 2016. 

Ces tentatives répétées pour identifier les témoins à charge sont intimidantes dans la nature, et, compte tenu de la situation politique et sécuritaire en Côte d’Ivoire, présentent des risques de sécurité à la fois sur le témoin P-0238 et d’autres témoins à charge. À ce titre, ces efforts portent également le risque important de porter atteinte à ces procédures, y compris en ayant un effet dissuasif sur la volonté des témoins à charge de témoigner honnêtement et ouvertement - ou pas du tout. Dans le cas du témoin P-0238, l’ensemble de ces circonstances, aggravées par des circonstances particulières du témoin, constituent un risque objectivement justifiable pour la sécurité du témoin, si l’identité est connue du public. 

L’Accusation incorpore par renvoi les facteurs de fonds relatifs à la situation de la sécurité en Côte d’Ivoire dans son dépôt relatif au témoin P-0097. Tant la polarisation de la société et la couverture médiatique de ce procès en Côte d’Ivoire restent inchangés. Les efforts répétés de nouvelles et les médias sociaux pour identifier les témoins dans cette procédure. L’Accusation intègre en outre ses observations concernant les médias en Côte d’Ivoire ayant constamment tenté de spéculer sur l’identité des témoins à charge protégés depuis le début du procès, y compris spécifiquement sur l’identité du témoin P-0238. Le dépôt de l’accusation relative au témoin P-0520 démontre les tentatives pour identifier le témoin P-0238, ainsi que les témoins à charge P-0547, P-0536 et P-0.190.  

L’Accusation a également alerté la Chambre des tentatives pour identifier les témoins à charge P-0625 et P-044110 ainsi que des témoins P-0097 et P-0520, comme il est précisé ci-dessous. (…) La Chambre a reconnu les spéculations en cours sur l’identité du témoin et a rappelé «les membres de la tribune du public, mais aussi en général, le public en Côte d’Ivoire, des raisons pour lesquelles il prend le temps et le soin d’imposer des mesures de protection pour empêcher l’identification des témoins, à la fois de l’Accusation et de la Défense. Il en résulte que la divulgation de l’identité des témoins protégés est interdite et que toute tentative de le faire, que ce soit réussi ou futile, peut constituer le crime contre l’administration de la justice». La Chambre a donné le témoin P-0097 la possibilité de poursuivre le reste de son témoignage à huis clos, mais le témoin a choisi de continuer avec les mesures de protection initialement garanties. 

En dépit de l’avertissement de la Chambre du 8 Juin 2016 suite aux tentatives répétées et “afin de protéger les témoins et d’éviter une perturbation régulière de la procédure” la Chambre a mis en place, le 16 Juin 2016, des mesures plus strictes régissant l’accès du public au procès plus précisément, lorsque les mesures de protection ont été ordonnées, la diffusion publique de la procédure et la publication des transcriptions sont retardées jusqu’à la fin de la déposition du témoin et de l’examen ultérieur et la rédaction des procès-verbaux et des vidéos. En outre, le greffe est chargé de recueillir le nom et la nationalité de chaque visiteur participant à la galerie publique de la procédure afin de garantir que toute violation de la confidentialité doit être contenu et suivi comme le montre l’annexe B, de la décision de la chambre du 16 Juin 2016.  Cette décision a été fortement critiquée dans les médias pro-Gbagbo locaux, connus sous le nom presse bleue qui poursuivent même leurs efforts pour identifier les témoins protégés, même après la décision de la Chambre prise le 16 Juin 2016 décision 15 ICC-02 / 11-01 / 15-T-48-CONF-FRA ET, p. 20, lns. 3.  

Malgré la décision de la Chambre prise le 16 Juin 2016 par la Chambre, la spéculation continue quant à l’identité du prochain témoin de l’Accusation P-0321. Le 7 Novembre 2013, à la demande de l’Accusation, la Chambre préliminaire I a autorisé la non-divulgation de l’identité du témoin à la Défense de Gbagbo (…) Le témoin peut être à risque d’intimidation ou même nuire à des membres du grand public. Pour ces raisons, les mesures de protection sous la forme d’un pseudonyme et de l’image et de distorsion de la voix sont nécessaires pour atténuer le risque d’exposition publique du statut de ce témoin en tant que témoin de l’Accusation. La distorsion de la voix sera nécessaire pour la raison supplémentaire que le témoin va témoigner en français. Par conséquent, son témoignage sera transmis sans interprétation. 

L’Accusation demande également que des parties d’identification de la déposition du témoin se déroulent à huis clos, en vertu de l’article 87 (3) (e) du Règlement. La nature de la preuve du témoin serait facilement identifiable. Néanmoins, l’Accusation ne cherche pas pleinement le témoignage à huis clos pour le témoin. Au contraire, il est prévu que, compte tenu de la nature du témoignage et la position précédente, des parties de la déposition du témoin, qui peuvent permettre de l’identifier devront être entendues à huis clos conformément à l’article 87 (3) (e) du Règlement et comme le prévoit le paragraphe 59 de la Direction. L’identité du témoin, bien que retenu par le public, est connu par la Défense. Avec ces mesures demandées en place, la Défense sera également en mesure d’examiner en séance publique toute question pertinente, sauf sur les questions qui peuvent révéler l’identité du témoin. Les mesures demandées sont destinées à empêcher la divulgation publique au procès de l’identité -mais pas la preuve de fond- du témoin, qui est à risque. 

Conclusion. Pour les raisons qui précèdent, le Procureur demande à la Chambre d’accorder des mesures de protection lors de la déposition du témoin, comme suit: Continuer l’utilisation d’un pseudonyme, en lieu et place du nom du témoin, conformément à l’article 87 (3) (d) du Règlement; 
Image et la voix de distorsion pour le témoignage du témoin, conformément à l’article 87 (3) (c) du Règlement; 

Le recours à la procédure de la caméra pour identifier des parties de la déposition du témoin, conformément à l’article 87 (3) (e) du Règlement. 

Source : Le Quotidien d’Abidjan

Cote d’Ivoire: Reaction de la presse apres le témoignage de Ouattara Obiénéré à la CPI septembre 10 2016

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temoinÀ la Cpi, Ouattara Obiénéré, officier de gendarmerie et responsable militaire à Abobo lors de la crise post-électorale, vient de livrer ce qu’il sait de ladite crise et de la rébellion.

Chez les journaux proches des accusés, c’est le satisfecit à l’issue de la dizaine de jours de témoignages de Ouattara Obiénéré à la Cpi. Le 14e témoin de l’accusation a rétabli « la vérité », selon Le Temps. Il a dédouané Laurent Gbagbo, note LG infos. Ses déclarations, aux dires du journal Le Quotidien d’Abidjan, ont blanchi l’ex-chef d’État ivoirien. Quelques extraits du témoignage de Ouattara Obiénéré :

« Dans la ville de Korhogo (Nord ivoirien), il nous est parvenu qu’un chef rebelle avait mis un grand nombre de jeunes gens dans un container qu’il avait condamné et les jeunes gens sont morts par la suite ». Des confidences du témoin-gendarme que diffuse Le Quotidien d’Abidjan.

« Les manifestants (à Abobo) ne voulaient pas voir les gendarmes et les policiers qu’ils accusaient de leur lancer systématiquement des bombes lacrymogènes…. Nous avons la certitude que les premiers coups de feu ont été tirés par les civils armés », (Cf. soir info)

Forces rebelles, françaises et onusiennes impliquées dans la crise

Sur « les tueries des femmes d’Abobo », le témoin dit noter une « mascarade », apprend-on du journal Le Temps. « Des tireurs embusqués ont utilisé des femmes comme des boucliers pour se dissimuler et tirer sur les Forces de défense et de sécurité », a confié le témoin, cité par LG infos.

Pendant la crise, Chérif Ousmane et Koné Zacharia, « chefs de guerre » de l’ex-rébellion et officiers de l’actuelle armée ivoirienne, « seraient basés au carrefour Pk 18, dans un hôtel appelé Harmonie », rapporte soir info, citant le témoin.

À l’hôtel du golf (Quartier général d’Alassane Ouattara) qu’il a rejoint en mars 2011, Ouattara Obiénéré dit avoir vu des « officiers français » et reconnu des « contingents onusiens du Togo, du Sénégal et du Bangladesh », livre LG infos.

Le témoin de l’accusation « accable la rébellion » et « crucifie le régime », notent respectivement Notre Voie et Le Quotidien d’Abidjan. Quant à l’accusation, elle est « prise à revers » par son témoin, estime LG infos. Aux yeux d’Aujourd’hui, le témoignage de l’officier de gendarmerie montre à quel point « le récit de l’accusation est cousu de fil blanc ».

« J’aurais préféré ne pas témoigner dans ce procès contre le président Gbagbo. Quand j’ai rencontré le bureau du procureur, je n’ai pas manqué de leur signifier que je ne voulais pas mais, eux m’ont rétorqué que j’étais contraint à témoigner vu ma position et mon rôle dans la crise. J’ai réitéré ma volonté de ne pas témoigner, mais ils ont insisté… », a lâché Ouattara Obiénéré, que mentionne soir info.

Les « aveux » du témoin « pèseront lourd dans la balance », estime Le Nouveau Courrier. Pour Le Quotidien d’Abidjan : « Ouattara Obiénéré pousse la Cpi à libérer Gbagbo ». En attendant, c’est « un 15è témoin ni à charge, ni à décharge » qui s’est présenté à la barre, ce 7 septembre 2016, relaie LG infos.

Ivoirejustice

Cote d’Ivoire: Affi N’guessan et le pouvoir d’Abidjan, de la lune de miel à la lune de fiel (Papier d’angle) septembre 7 2016

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Depuis qu’il a critiqué la réforme constitutionnelle engagée par Alassane Ouattara, le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Pascal Affi N’guessan, s’est attiré les foudres du Rassemblement des républicains (RDR), le parti du chef de l’Etat, qui jusque là le ménageait et lui apportait un soutien tacite. 
  

Le 11 août, à la faveur d’une conférence de presse qu’il avait tenu, Pascal Affi N’guessan avait avec des mots assez rudes, dénoncé cette réforme constitutionnelle, accusé M. Ouattara de “préparer son testament politique’’ et appelé ses partisans à des manifestations de rue dès la fin du mois de septembre pour “faire échec’’ au projet du chef de l’Etat. 
  

Depuis, c’est une véritable volée de bois verts qu’il reçoit des cadres du parti présidentiel. Chacun à sa manière et avec son style mais pour objectif commun de le décrédibiliser aux yeux de l’opinion. 
  

Le porte-parole du RDR, Joel N’guessan, prompt à la réplique, a été le premier à avoir ouvert le bal via un communiqué de presse. 
  

Pour lui, les critiques de l’ex-Premier ministre de M. Gbagbo, n’obéissent en réalité qu’à son objectif de “se repositionner’’ au FPI où il est contesté en interne depuis bientôt deux ans par des cadres du parti. Et de conclure par une mise en garde : “M. Affi N’guessan sera tenu pour responsable de toutes les dérives qui pourraient survenir’’ après son appel à manifester. 
  

Quelques jours après, l’un des secrétaires généraux adjoints du RDR, Adama Bictogo, a lui également apporté sa hache à la déconstruction de l’édifice Affi. 
  

“Je n’en ai pas l’habitude, mais Affi N’guessan est un irresponsable qui n’est pas capable de mobiliser vingt personnes à des meetings et qui compte lancer une insurrection. Quel paradoxe !’’, s’est-il étonné au cours d’une conférence de presse. 
  

Le 20 août dernier, le conseil spécial du chef de l’Etat sur les questions juridiques et cadre du RDR, Cissé Bacongo a fait chorus, s’en prenant au président du FPI, qui selon lui, veut simplement “se donner l’impression d’exister’’ dans le jeu politique en Côte d’Ivoire. 
  

M. Affi N’guessan ne peut en réalité “effrayer’’ que “9% du peuple’’ ivoirien, a ajouté M. Bacongo, en allusion au score du président du parti de M. Gbagbo, à l’issue de la dernière élection présidentielle. 
  

Joignant sa voix à cette avalanche d’attaques verbales, Mamadou Touré, porte-parole adjoint du RDR et par ailleurs conseiller de M. Ouattara, chargé des questions de jeunesse et des sports, y est allé de son grain de sel. 
  

“Affi N’guessan, quelle est sa légitimité aujourd’hui au FPI ? incapable qu’il est d’organiser un congrès qui va aboutir à l’élection d’un président légitime et légal’’, a-t-il récemment déclaré lors d’une rencontre avec des jeunes militants du RDR. 
  

Pour le camp Affi, ces attaques laissent de marbre et traduisent en réalité “l’incapacité du pouvoir à aborder les questions qui préoccupent les Ivoiriens’’, estime Jean Bonin, le secrétaire général chargé de la communication et du marketing politique du FPI, joint au téléphone par Alerte Info. 
  

Selon lui, le pouvoir devrait plutôt apporter des réponses aux “questions liées à la reforme constitutionnelle que posent le président Affi N’guessan’’ au lieu de s’attaquer à “sa personne’’. 
  

Pour Bamba Frank Mamadou, un autre membre du staff de l’ex-Premier ministre, ces attaques sont “la preuve qu’il a raison et qu’il a par ses critiques, touché le cœur des motivations réelles de cette réforme’’. 
  

“Jusqu’ici, personne n’a trouvé d’arguments pour démonter ceux brandis par le président’’, a-t-il conclu. 

Serge Alain KOFFI

Cpi/ Pourquoi faut-il quatre ans pour juger Laurent Gbagbo ? Le décryptage d’une journaliste française septembre 4 2016

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Cpi/ Pourquoi faut-il quatre ans pour juger Laurent Gbagbo ? Le décryptage d’une journaliste françaisePourquoi une telle durée ? Le procureur a annoncé l’audition de 138 témoins, dont le premier devrait déposer dès la semaine prochaine, et un dossier de quelque 10 000 pièces à convictions, parmi lesquelles des centaines d’heures de vidéo. Dans le système de la cour, chaque témoin est d’abord interrogé par le procureur, puis contre-interrogé par la défense des deux accusés, éventuellement par les représentants des victimes. Ces dépositions peuvent prendre de quelques heures à plusieurs semaines. 

Vers avril ou mai, après l’audition des quatre premiers témoins, la cour devrait se rendre en Côte d’Ivoire, sans les accusés, pour examiner les quatre sites des crimes dont sont accusés MM. Gbagbo et Blé Goudé. 

La salle d’audience de la Cour pénale internationale à La Haye, au premier jour du procès de Laurent Gbagbo. i 
Plusieurs mois pour le seul verdict 

Le procès est aussi ralenti par l’interprétation simultanée des audiences en anglais et en français. Le président de la chambre, le procureur et l’avocat principal de Charles Blé Goudé s’exprimeront en anglais, tandis que la représentante des victimes et les défenseurs de Laurent Gbagbo parleront en français. De plus, parmi les 138 témoins de l’accusation, 21 devraient s’exprimer en dioula. 

Lorsque le procureur aura bouclé l’audition de ses témoins, les avocats présenteront la contre-preuve et appelleront à leur tour leurs témoins, parmi lesquels pourraient aussi compter les deux accusés. 

Ce sera ensuite le temps des plaidoiries finales avant que les juges ne se retirent pour délibérer. Il faut habituellement plusieurs mois avant qu’ils ne prononcent le verdict, puis quelques semaines plus tard, si les accusés sont condamnés, la sentence. 

A cela peut s’ajouter des contraintes logistiques, comme les difficultés à faire venir les témoins jusqu’à La Haye. 

Quatre ans pour Milosevic, six pour Taylor 

Le procès, qui s’est ouvert jeudi 28 janvier, pourrait donc durer au moins quatre ans. Une durée qui n’est pas inhabituelle pour la justice internationale. Jugé par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Slobodan Milosevic devait répondre de 66 chefs d’accusations, dont celui de génocide. Son procès avait duré quatre ans, au cours desquels plus de 350 témoins avaient déposé. 

Il aurait duré encore si l’accusé n’était pas mort d’une crise cardiaque dans sa cellule avant la fin de l’affaire. Le dossier était néanmoins autrement plus complexe que celui de Laurent Gbagbo : les crimes couvraient quatre ans de guerre en Bosnie-Herzégovine et en Croatie, contre cinq mois de troubles pour l’ancien président ivoirien. 

Quant à Charles Taylor, l’ancien président du Liberia (1997-2003) jugé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, il avait été condamné en 2012 à cinquante ans de prison à l’issue de six ans de procès. 

Stéphanie Maupas ( Le Monde) 

La Haye, correspondance 

Côte d’Ivoire – Ouattara vire son conseiller Mamadi Diané pour ingérence dans les affaires gabonaises septembre 1 2016

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Par Connectionivoirienne

« Suite aux informations relatives à l’ingérence de Monsieur Mamadi Diané dans le processus électoral de la République sœur du Gabon, il est mis fin à ses fonctions de Conseiller Spécial à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, à compter de ce jour. La Présidence de la République condamne cet acte d’ingérence et rassure les autorités et le peuple gabonais qu’elle tient au strict respect de la souveraineté de la République Gabonaise. La Présidence de la République de Côte d’Ivoire réaffirme sa ferme volonté de tout mettre en œuvre pour continuer à préserver les liens d’amitié et de fraternité qui ont toujours existé entre les deux pays. »

Tel est le contenu d’un communiqué de la présidence ivoirienne rendu public ce mardi 30 août 2016. Le communiqué reste muet sur la forme d’ingérence du puissant conseiller diplomatique d’Alassane Ouattara. Mais dans un communiqué lu à la télévision publique gabonaise, lundi à 20 h, le secrétaire général du ministère de la Défense gabonais accusait un ressortissant ivoirien d’atteinte à la sureté de l’Etat gabonais. Ce dernier, Yéo Sihifowa Namogoh, né le 22 novembre 1981 à Nadanakaha aurait piraté le réseau de télécommunication de l’armée gabonaise.

Ce qui est reproché à M. Diné

On apprendra peu après sur le site de Jeune Afrique que l’époux de Nassénéba Touré, la maire actuelle d’Odienné, aurait commis un acte hautement répréhensible. Notre confrère nous apprend que M. Diané a prêté main forte à Jean Ping d’abord en introduisant au Gabon des hackers, ensuite en conseillant Jean Ping de provoquer la démission de certains membres de la commission électorale (la Cenap). Ceci pour susciter une tension autour de l’élection de dimanche afin que M. Ping en profite.

Dans son aide qu’il apporte à l’homme politique gabonais, adversaire d’Ali Bongo, les hackers introduits au Gabonavant l’ouverture de la campagne électorale, ont eu pour mission de diffuser de faux procès-verbaux et de pirater des données gouvernementales. JA s’est même procuré un enregistrement téléphonique attribué aux deux hommes (Ping et Diané).

En voici le contenu tel que rendu par JA

CPI: Lettre ouverte a Fatou Bensouda, procureure de la CPI septembre 1 2016

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Madame la Procureure,

fatou.jpgAvec tout le respect dû à votre rang, je voudrais ce matin m’adresser à vous pour vous donner les nouvelles fraîches de la forêt équatoriale africaine. Ces nouvelles viennent du Gabon, petit pays de l’Afrique centrale où s’affrontent dans une crise post électorale deux candidats à l’élection présidentielle: Ali Odimba Bongo( President sortant ) et Ping Jean son opposant.

Madame la Procureure, le Samedi 27 Aout 2016, en effet, les Gabonnais, massivement sont allés aux urnes pour élire leur président. La constitution et la loi électorale en vigueur dans ce pays disent:” le scrutin présidentiel est au suffrage universel direct à un tour…La commission électorale organise le vote, fait le dépouillement, centralise les résultats qu’elle transmet au ministère de l’intérieur qui dans un délai de 3 jours, les annoncent…” Contrairement à cette loi sur laquelle les deux candidats et leurs partisans étaient d’accord, le candidat Ping, se déclare vainqueur et s’autoproclame President élu. Deux jours après le ministre de l’intérieur déclare à son tour et officiellement, Ali, President sortant réélu. Comme il fallait s’y attendre dans ce cas, une crise post électorale s’ouvre.

Pour le règlement de cette crise, et pour épargner une guerre civile au Gabon, la communauté dite internationale notamment l’UE, la France, les USA ….et le candidat lui même proposent le recomptage comme recours….

Madame la Procureure, il me semble qu’en fin 2010- début 2011, dans le cas ivoirien, GBAGBO Laurent, alors President sortant et déclaré réélu selon les lois ivoiriennes pour départager son camp et celui de son opposant Ouattra Alassane, qui avait été déclaré vainqueur par la Commission Électorale Indépendante, contrairement aux lois ivoiriennes, avait invité solennellement la communauté internationale au recomptage des votes….Ce que l’ONU, la France, l’UE, les USA…. avaient refusé. S’appuyant sur le légalisme et pour éviter la guerre il avait proposé le recomptage, la négociation. Son opposant Ouattara avec l’appui de Carter III, ambassadeur des USA en Côte d’ivoire et Jean Marc Simon, celui de la. France avait refusé cette voie. Eux tous avaient opté pour la solution finale: la guerre contre GBAGBO….Madame la Procureure les faits sont là, récents et connus…

Cette guerre imposée à la Côte d’ivoire et à ses institutions a eu des conséquences dramatiques que tout le monde entier connaît et pour lesquels la CPI, l’institution dont vous êtes la procureure juge Laurent GBAGBO et Charles Ble Goude.

Madame la procureure, les juges vous avaient signifié que vos preuves étaient insuffisantes….La défense s’appuyant sur cela avait demandé de libérer les accusés pour insuffisance de preuves. Malgré toute vérité des faits, vous les avez maintenu en détention et les jugez jusqu’aujourd’hui dans un procès que nous avons finalement qualifié de celui #delahonte.

Madame la Procureure, comme la communauté internationale qui vous a mis en mission reconnaît finalement qu’en Afrique, dans une élection pour départager des candidats et vider un contentieux électoral, on peut désormais recompter les votes, tirez vous mêmes les leçons et faites agir votre conscience. Madame FATOU Bensouda, vous êtes Gambienne, donc africaine, abandonnez les poursuites contre les accusés. Libérez Laurent GBAGBO et Ble Goude.

ZADI ZOKOHI

(Source : Facebook, 1er sept. 2016)

Côte-d’Ivoire/Soro Guilaume : “Quand je prenais les armes en 2002…” août 26 2016

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soro.jpgM. Soro Kigbafori Guillaume, devant un parterre de chefs traditionnels et notables de Dabou, a ouvertement révélé son ambition de devenir dès à présent le futur président de la République de Côte d’Ivoire. Mieux et avec détermination, il souhaite le devenir en succédant à M. Alassane Dramane Ouattara en 2020, et non après cette échéance électorale présidentielle.

Soro Guillaume dénonce le faux débat lié à « sa jeunesse »

Constamment revenu sur cette phrase lors de son discours, Soro Guillaume veut faire comprendre aux irréductibles du Rassemblement Des républicains (RDR) qu’ils cherchent d’autres raisons solides plutôt que de lui rabâcher l’oreille en évoquant sans cesse sa « jeunesse »: « Il y a des mauvaises langues qui disent, en me voyant ici, que ha! Guillaume Soro est trop pressé; il veut devenir président de la République alors qu’il est jeune; il est ceci, il est cela. Eh donc, quand je me battais, je n’étais pas jeune? Quand je prenais les armes en 2002, je les prenais plus jeune que maintenant. Certains ont figé mon âge en croyant que j’ai toujours 30 ans. Mais je n’ai plus 30 ans, » a-t-il tenu à faire savoir aux cadres du RDR qui lui en veulent.

Ce qui remonte plus le président de l’Assemblée Nationale (PAN) de Ouattara, c’est la roublardise par laquelle on veut l’écarter de son si cher destin, lui l’éternel homme de missions particulières : “Je suis de ceux qui considèrent que la politique doit se nourrir d’une dose de valeur. Valeur d’intégrité, de loyauté, de fidélité et de vérité” . Sur ce coup, et ne sachant plus que faire avec et pour le RDR et son mentor, Soro Guillaume s’en remet à Dieu : “Je crois en Dieu” , dit-il tout court.

Pour rappel, depuis ces dernières années, Soro Guillaume reçoit une avalanche de critiques qui assombrissent sa route vers le fauteuil présidentiel. Il vit cette situation comme une profonde ingratitude et rappelle à ses détracteurs qu’ildétient toujours le Nord du pays, des soldats prêts à l’accompagner où il désire et surtout ceci : s’il a pris les armes jeune, c’est qu’il peut être aussi président JEUNE! en succédant impérativement à Alassane Ouattara.

 Source: Afrique-sur7.fr

Côte-d’Ivoire: «La pétition va permettre de libérer Gbagbo» selon le Prof. Georges-Armand Ouégnin août 25 2016

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Professeur titulaire de médecine, chirurgien urologue, ancien ministre du gouvernement Aké N’Gbo, premier vice-président du Rassemblement pour la paix, le progrès et le partage, ancien détenu politique à Boundiali, membre de l’ONG ‘’Solidarité pour Gbagbo’’, Georges-Armand Ouégnin fait partie des cadres non FPI mais restés fidèles à Laurent Gbagbo. Le 22 juin dernier, il était au lancement de la pétition internationale pour la libération de Gbagbo. Il l’avait signée. Aujourd’hui, il se réjouie du succès que connait cette initiative.

prof-ouegnin.jpgProfesseur, vous étiez au lancement de la pétition internationale pour la libération du président Laurent Gbagbo le 22 juin dernier. Deux mois après, quel regard portez-vous sur cette initiative ?

Je constate qu’il y a un réel engouement autour de cette pétition, une grande mobilisation autour de cette pétition. Mobilisation tant en Côte d’Ivoire que dans les pays étrangers. Je suis personnellement très satisfait de cette mobilisation et je puis dire que cette pétition qui est un moyen d’expression démocratique va nous permettre de faire libérer le président Gbagbo. J’en suis encore plus convaincu que cette initiative vient de personnalités d’envergure, le patriarche Bernard B.Dadié, de renommée internationale et qui aujourd’hui a plus de 100 ans , infatigable combattant de la liberté puis l’éminent avocat, Me Kokou Koffigoh, ancien premier ministre du Togo. Ce sont des personnalités éprises de justice, de liberté et de paix. Ils incarnent les valeurs fondamentales de la démocratie et c’est à juste titre qu’ils prennent la tête du combat pour la libération du président Laurent Gbagbo qui est le père de la démocratie en Côte d’Ivoire.

Quelle signification a pour vous la mobilisation constatée autour de cette pétition ?

Avec cette mobilisation, l’opinion publique en Côte d’Ivoire et à l’extérieur se rend compte que
malgré les 5 années de détention, le président Laurent Gbagbo reste ancré dans le cœur de l’immense majorité des Ivoiriens et fait l’objet d’une admiration hors de nos frontières. Le président Laurent Gbagbo n’a pas sa place à la CPI. Il doit revenir en Côte d’Ivoire pour participer à ce processus de réconciliation nationale, parce que les Ivoiriens veulent la réconciliation nationale, ils veulent la paix. Et à l’instar du pasteur Martin Luther King, qui en son temps, a fait le rêve qu’un jour, les Américains, au-delà de leurs clivages politiques et raciaux, finiraient par se donner la main pour bâtir une nation forte. A mon humble niveau, je fais le rêve que le président Laurent Gbagbo revienne en Côte d’Ivoire en artisan de paix tenir les mains des présidents Ouattara, Bédié, Soro et de tous les leaders politiques qui comptent dans ce pays et parler ensemble de paix et de réconciliation. Tous les Ivoiriens aspirent à la paix qui est la deuxième religion de ce pays.

On vous sent très engagé pour la libération du président alors que vous n’êtes pas de son bord politique. Alors qu’est-ce-qui justifie votre engagement ?

Je ne suis pas du parti de Laurent Gbagbo mais le RPP mon parti est un parti fidèle, un parti qui a soutenu le présent Gbagbo tout au long de son combat.

Ensuite, c’est un parti qui partage les mêmes valeurs que celles que le président Gbagbo défend, et je pense que si, aujourd’hui, le président est à La Haye, il n’est pas question pour nous de le laisser tomber. Et la meilleure façon de démontrer notre fidélité au président Gbagbo, c’est de signer cette pétition. La meilleure façon de montrer notre attachement au président Gbagbo, c’est d’adhérer à cette opération. Ainsi, la fidélité, la constance et la loyauté font que, personnellement, je soutiens cette pétition internationale pour la libérationdu président Laurent Gbagbo, pour que la justice puisse triompher. Le président Gbagbo est un homme épris de justice, de paix et de dialogue. Il l’a démontré tout au long de son mandat. Et j’aimerais ajouter pour dire que le président Houphouët Boigny père de la nation de vénéré mémoire aimait à dire que la Côte d’Ivoire était un pays béni de Dieu, parce que rappelons que Félix Houphouët Boigny était un homme de paix et de dialogue, ainsi selon lui, les Ivoiriens ne devraient que parler de paix. Pour moi, les Ivoiriens devraient parler de paix et réconciliation. Et cette paix de cœur et d’esprit, nous la voulons tous, parce que sans cette paix là, nous ne pouvons pas arriver à un développement harmonieux et lumineux de notre pays. Et laissez-moi vous rappeler un fait historique. Nous avons tous que Nelson Mandela au soir de sa vie, a été la personnalité la plus adulée du monde. Pourtant, à un moment de sa vie, il avait été traité de terroriste et de criminel. Ça veut dire que l’histoire lui a donné raison. Et l’histoire est déjà en train de donner raison à Laurent Gbagbo

Interview réalisée par Dan Opéli
Légende : Professeur Georges-Armand Ouégnin, en vrai ami de Gbagbo
signant ici la pétition le 22 juin dernier à l’hôtel Belle Côte.

Cote d’Ivoire: Charles Konan Banny rencontre Bedie août 22 2016

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L’on pourrait voir les jours à venir, un Charles Konan Banny très engagé pour le plus vieux parti politique de Côte d’Ivoire. Le parti dont il est issu avant de lui donner dos lors de la présidentielle 2015 ou Charles Banny a porté la bannière d’un parti indépendant avant d’annoncer à quelques heures des échéances, son retrait de la course.

Côte d’Ivoire, Politique/ Charles Konan Banny - Henri Konan Bédié : Quelque chose s’est passé !L’ancien premier ministre a effet refusé se plier au mot d’ordre du président Bédié qui invitait tous ses militants à faire front autour du RHDP pour la candidature unique de Alassane Ouattara. Une formation politique d’alliance entre le Pdci, le Rdr et plusieurs autres partis. Le refus de Charles Konan Banny a été mal apprécié et cela lui a valu d’être isolé du Pdci pour une bonne période.

L’eau ayant coulé sous le pont, les dissensions se seraient un tout petit peu dissipées. C’est alors que l’ancien gouverneur de la Beceao décide de se rapprocher de sa grande famille politique et cela passe par Henry Konan Bédié.

Mais selon les indiscrètions, la visite de Charles Konan Banny à son aîné Bédié répondait à deux faits majeurs. Premierement, Charles Konan Banny ayant été absent pour des contraintes indépendantes de sa volonté aux obsèques de feue la soeur aînée d’Henry Konan Bédié, il a souhaité rattraper cette absence et présenter de vives voix ses condoléances au président du Pdci.

La deuxième raison est liée à la vie politique et aux grands défis qui attendent le parti. A leur rencontre, les deux hommes ont donc surfé sur les différents enjeux ç venir. Mais avant le président Bédié aurait accepté d’oublier le malentendu qui est né entre Banny et lui. De son côté, Charles Konan Banny aurait lui aussi décidé de fumer le calumet de la paix avec Henry Konan Bédié. Désormais les hommes ténors du Pdci, veulent regarder dans la même direction. Pourvu que ça dure…

Ange T. Blaise

imatin.net

Cote d’Ivoire: “La société ivoirienne n’est toujours pas apaisée malgré les multiples initiatives de paix” (Fondation Houphouët Boigny) août 22 2016

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Le secrétaire général de la Fondation Félix Houphouët Boigny pour la recherche de la paix de Yamoussoukro (Centre de la Côte d’Ivoire), Pr Jean-Noël Loukou, a affirmé jeudi que “la société ivoirienne n’est toujours pas apaisée malgré les multiples initiatives de paix” engagées dans le pays, lors d’un atelier dans la capitale politique. 
  

“Malgré les multiples initiatives des institutions comme la Commission dialogue vérité réconciliation (CDVR), celle de l’indemnisation des victimes (CONARIV), du Programme national de cohésion sociale (PNCS), du ministère de solidarité, de la cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes, la société ivoirienne n’est toujours pas apaisée, et réconciliée”, a déploré M. Loukou. 
  

“Notre pays peine à retrouver la paix, éprouvé par plus une décennie de crises, de violences et de déchirements qui ont fait des ivoiriens des êtres belliqueux et violents. Des violences récurrentes dans les villes comme dans les campagnes, dans les gares, sur les campus”, a-t-il poursuivi, appelant la population ivoirienne a “toujours cultiver la paix et respecter les droits de l’homme”. 
  

Pour M. Loukou qui a tenu ces propos lors de la 2ème édition de l’université de vacance du Comité ivoirien des droits de l’homme (CIDH), “les ivoiriens doivent retourner aux fondamentaux de tolérance qui ont fait la Côte d’Ivoire, si nous voulons avoir la paix”.

 Autre Source 



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