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Côte-d’Ivoire / France: Laurent Gbagbo affligé par la mort de Henri Emmanuelli, son « jumeau blanc » mars 22 2017

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L’ancien président ivoirien, détenu depuis bientôt 6 ans à La Haye, Laurent Gbagbo était proche d’Henri Emmanuelli, dont on a appris le décès ce mardi 21 mars 2017. L’ancien chef de l’Etat ivoirien entretenait en effet de très amicales, presque fraternelles, relations avec le socialiste. S’il est un homme que l’annonce ce mardi du décès d’Henri Emmanuelli plonge dans une sincère et profonde affliction, c’est à coup sûr l’ex-président de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, reclus depuis novembre 2011 dans sa cellule de Scheveningen, le centre de détention de la Cour pénale internationale de La Haye (Pays-Bas). Des affinités idéologique « Mon jumeau blanc », c’est ainsi que le cofondateur du Front populaire ivoirien surnommait amicalement le député socialiste des Landes. Et pour cause: les deux hommes de gauche partagent la même date de naissance, en l’occurrence le 31 mai 1945.

L’ancien ministre et premier secrétaire du Parti socialiste, Henri Emmanuelli est mort à l’âge de 71 ans. Il était une figure de l’aile gauche du Parti.

Henri Emmanuelli, député PS des Landes, premier secrétaire du Parti socialiste de 1994 à 1995 et ancien secrétaire d’Etat aux DOM-TOM puis au Budget de François Mitterrand (1981-1986), est décédé à l’âge de 71 ans des suites d’une longue maladie. Fermement implanté dans son département, il en a été le président de conseil général pendant plus de 30 ans. Il en a été élu député pour la première fois en 1978.

Figure de l’aile gauche du Parti, il a pris sa tête à l’occasion du congrès de Liévin. Quelques mois plus tard, il s’est présenté face à Lionel Jospin afin d’être investi pour l’élection présidentielle de 1995. Contempteur des politiques d’austérité et de la « dérive sociale-libérale » du PS, il avait mis en garde François Hollande, lors de la présidentielle de 2012, contre la rigueur prônée par le candidat investi par les primaires citoyennes.

À l’époque, il a cosigné un communiqué, avec Benoît Hamon , pour s’indigner de la proposition de François Hollande de créer 60 000 postes dans l’éducation nationale par « redéploiement » et non pas par créations nettes d’emplois.

Hamon a perdu « une forme d’âme soeur »
Au mois de janvier 2017, il a apporté son soutien au vainqueur de la primaire à gauche. Même si, plusieurs mois auparavant, il jugeait « irresponsables » les tenants d’une primaire, à savoir Arnaud Montebourg et Benoît Hamon.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-ancien-ministre-socialiste-henri-emmanuelli-est-mort_1891200.html

Ethiopie : au moins 35 morts dans un glissement de terrain dans une décharge de déchets mars 22 2017

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ADDIS ABEBA, 12 mars (Xinhua) — Au moins 35 personnes ont été tuées dans un glissement massif de terrain ce week-end dans une décharge de déchets dans la banlieue de la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, ont indiqué à Xinhua des responsables de l’administration de la ville.

Dagmawit Moges, directeur du Bureau des affaires de la communication de l’administration municipale d’Addis-Abeba, a déclaré que le nombre de morts a atteint 35 et que le nombre de personnes disparues continuerait d’augmenter sur le site où le glissement de terrain s’est produit.

 

Le glissement de terrain samedi soir, qui a enterré plusieurs bâtiments, a également causé la disparition de dizaines de résidents locaux.

La décharge municipale de 36 hectares, a été un terrain d’immersion pour les déchets d’Addis-Abeba depuis plus de 50 ans.

Diriba Kuma, maire de la ville d’Addis-Abeba, a déclaré dimanche matin que les activités humanitaires et la recherche de personnes disparues sont bien engagées depuis l’apparition du glissement de terrain samedi soir à 20 heures.

Des résidents locaux ont également dit à Xinhua qu’un certain nombre de petits glissements de terrain avaient eu lieu sur le site de décharge au cours des dernières années, mais sans jamais causer de si grands dégâts.

Sport: La Chine s’engage à accompagner la Côte d’Ivoire dans l’organisation de la Coupe d’Afrique de football en 2021 mars 20 2017

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La Chine compte accompagner la Côte d’Ivoire dans l’organisation de la Coupe d’Afrique de football de 2021. A plusieurs occasions, des autorités ivoiriennes et chinoises ont exprimé leur volonté de donner un éclat à cet événement sportif de haut niveau.

 

La Chine compter accompagner la Côte d’Ivoire dans l’organisation de la Coupe d’Afrique de football de 2021. A plusieurs occasions, des autorités ivoiriennes et chinoises ont exprimé leur volonté de donner un éclat à cet événement sportif de haut niveau.

 

La Chine compte accompagner la Côte d’Ivoire dans l’organisation de la Coupe d’Afrique de football de 2021. A plusieurs occasions, des autorités ivoiriennes et chinoises ont exprimé leur volonté de donner un éclat à cet événement sportif de haut niveau.

 

Récemment, des officiels ivoiriens ont procédé à Ebimpé, un village de la commune d’Anyama (sud), non loin d’Abidjan, au lancement des travaux de construction d’un stade olympique offert par la Chine.

D’un coût global de 67,5 milliards de FCFA entièrement financé par la Chine, ce stade va abriter les cérémonies d’ouverture et de clôture de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football que la Côte d’Ivoire organisera en 2021.

La capacité de ce stade principal en forme de nid d’oiseau est de 60.000 places. Il sera construit sur 20 hectares dans une cité olympique de 287 hectares comprenant diverses infrastructures dont un hôpital sportif, un lycée sportif, une série de logements, des salles d’entraînement et des stades annexes.

Lors d’une visite sur le site, le vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan a indiqué que la Côte d’Ivoire est en ordre de bataille pour la CAN 2021.

M. Duncan a ainsi salué le dynamisme de la coopération sino-ivoirienne qui, selon lui, a permis d’édification d’importantes infrastructures telles que le Palais de la culture d’Abidjan, l’autoroute Abidjan-Grand Bassam, le barrage de Soubré au sud-ouest du pays.

Avec l’appui de ses partenaires dont la Chine, la Côte d’Ivoire va construire trois nouveaux stades et réhabiliter trois autres dans la perspective de la CAN 2021.

Avec Xinhua      

Côte-d’Ivoire reconquérir le pouvoir en 2020”: L’annonce de Sangaré qui brouille les calculs d’Affi N’guessan mars 20 2017

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Par Connectionivoirienne

Sangaré Abou Drahamane, le gardien du temple Fpi, le parti créé par Gbagbo vient de boucler une tournée dans la partie ouest du pays. Il est allé à la rencontre des populations de Toulépleu, Bloléquin, Taï, Kouibly et Duékoué. De l’avis de bien d’observateurs, à part la parenthèse de Taï, enclave traditionnellement Pdci, cette tournée fut un franc succès.

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Chose étonnante et qui invite à se poser des questions sur la position réelle du pouvoir vis-à-vis de la crise interne au Fpi, Sangaré a parfois reçu les honneurs des forces de l’ordre, notamment de la gendarmerie et de la police, lesquelles ont souvent assuré la sécurité et encadré les meetings.

Sangaré qui dirige la tendance loyale à Laurent Gbagbo (non reconnue par le pouvoir) est allé donner le message de réconfort aux populations de cette zone meurtries par la guerre, il a invité le pouvoir à reconnaître et à réparer le génocide Wê, mais également et surtout, il a fait une annonce forte. « Le Fpi participera à toutes les élections de 2020 y compris la présidentielle ». L’orateur a dit partout qu’il s’agit là d’un vœu fort de son mentor Laurent Gbagbo qui a toujours fait de la bataille des urnes, le leitmotiv de sa lutte politique.

Les conditions d’une participation aux élections générales de cette échéance sont attendues. Mais à l’analyse, on assiste là, à un revirement spectaculaire dans le discours de Sangaré. Il vaut un pesant d’or. D’habitude fermé à toute idée d’une participation tant que Ouattara est en place, tant que « sa CEI » est l’organe qui organise, tant que les prisonniers ne sont pas sortis, les exilés revenus, tant que Laurent Gbagbo lui-même n’est pas libéré, l’ancien inspecteur général d’Etat met cette fois en avant le principe d’aller aux élections. Quitte à réclamer plus tard les conditions nécessaires et suffisantes. Cette nouvelle posture, suscite bien d’agitations dans la grande famille des pro-Gbagbo y compris le Fpi d’Affi N’guessan.

Les adeptes de ce dernier ont été les plus prolixes en commentaires depuis l’annonce faite par Sangaré. Ils estiment que c’était là la ligne d’Affi dès 2014 et pour laquelle il a été voué aux gémonies.
Mais il faut en faire une lecture à un deuxième niveau. En réalité, si l’aile dure du Fpi décide de s’aligner pour les élections générales de 2020, les pro-Affi ont du souci à se faire à l’idée même de ce changement de cap chez Sangaré and Co.

Dans l’hypothèse d’une absence de réunification des deux tendances jusqu’à l’échéance 2020 (ce qui est fort probable au regard des positions tranchées), le dernier mot reviendra à la base qui, du reste a déjà désavoué Pascal Affi N’guessan dans sa volonté d’engager le Fpi à la présidentielle de 2015 et aux législatives de 2016. Une présence des deux blocs antagonistes aux élections de 2020, sonnera, à coup sûr et définitivement, le glas d’Affi N’guessan. Il portera certes les couleurs du Fpi mais les militants savent désormais qu’il n’incarne pas l’idéal originel. Ils l’ont déjà démontré et la soif des élections qu’ils ont maintes fois boycottées devrait déboucher sur un plébiscite des pro-Sangaré (par rapport à Affi) quels que soient le nom et la couleur qu’ils vont porter. Cela sera une première tentative de résolution naturelle de la crise. Affi aura alors le choix entre rendre les armes ou foncer tête baissée. Il risque dans ce cas, une isolation et une sortie du champ politique sans gloire. Avec son sort, tous ceux qui voudront conquérir des postes au niveau local, à moins de virer dans d’autres formations politiques par les jeux des alliances, se verraient contraints de faire profil bas et rejoindre le camp Sangaré. L’hypothèse d’une libération certaine de Gbagbo donnerait un coup d’accélérateur à ce mouvement.
Ça ne sera pas une première car, pour qui suit l’histoire du parti de Gbagbo, cela s’est déjà passé en 1995 avec Don Melo Ahoua et ses amis qui sont sortis avant de revenir plus tard. Ceux qui n’ont pas voulu rentrer dans les rangs comme Guéi Valère, se sont effacés d’eux-mêmes sur la scène politique.

Dans ce duel Affi – Sangaré, les jeux ne sont pas encore faits, personne n’a encore capitulé. Mais l’horizon est à notre sens obscur pour Affi qui devrait revoir ses positions maintenant s’il veut se réinventer une carrière politique et s’il ne veut pas que son Fpi soit vidé de sa substance. Dans l’histoire des partis et même celle des hommes, il est difficile d’avancer avec une étiquette de traitre à tort ou à raison. Ceux qu’on appelait les judas au Pdci après l’exil de Bédié en 93 sont aujourd’hui l’ombre d’eux-mêmes pour la plupart.

SD à Abidjan

CPI: Les verités crues du genéral Edouard Tiapé Kassaraté mars 17 2017

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Sixième et dernier jour de comparution pour le général Edouard Tiapé Kassaraté, deuxième haut-gradé des forces de défense et de sécurité (FDS) à la barre du procès Gbago-Blé Goudé. La défense a bouclé son interrogatoire plus tôt que prévu, ce qui peut être l’indice de sa satisfaction vis à vis des réponses du témoin.

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La déposition d’Edouard Tiapé Kassaraté à la Cour pénale internationale qui devait durer jusqu’à demain soir, s’est achevée cet après-midi. Les six heures d’audience prévues aujourd’hui auront donc duré moitié moins. La défense de Laurent Gbagbo ayant conclu son interrogatoire plus vite que prévu. La défense de Charles Blé-Goudé a de son côté mentionné qu’elle n’avait pas de question à poser à l’ex-commandant supérieur de la gendarmerie ivoirienne, actuel ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Sénégal, qui a été au service de Laurent Gbagbo pendant toute la durée de son mandat de président de la République.  

Les attaques du Commando invisible

Poursuivant son interrogatoire, l’avocat principal de Laurent Gbagbo a questionné le témoin sur une éventuelle intervention « de l’ambassadeur américain auprès des généraux ivoiriens pour qu’ils rallient le camp Ouattara ». « À ma connaissance cela n’a pas été le cas et l’ambassadeur ne m’a jamais contacté. Mais comme je l’ai dit, deux officiers américains étaient venus me demander si la gendarmerie ralliait le camp Ouattara. Je leur ai dit qu’il s’agissait d’un débat politique et que la gendarmerie était apolitique ».

Il a ensuite été beaucoup question du Commando invisible. Emmanuel Altit est revenu sur l’attaque ratée de la centrale thermique Azito, décrite par Kassaraté comme un point vital pour la Côte d’Ivoire, protégé par la gendarmerie, tout comme l’antenne de la RTI à Abidjan qui avait aussi été attaquée. « Le lendemain nous nous sommes rendus sur le site avec les ministres concernés. On a constaté des impacts mais Dieu merci le cour de la station n’avait pas été atteint ». Un article de journal, montré par la défense, a situé cette attaque entre « le 24 et le 25 février 2011 ».

Me Altit a ensuite abordé l’attaque de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). « Il avait été demandé à l’armée et à la gendarmerie de renforcer sa protection » avait déclaré Kassaraté au bureau du procureur en 2011. Une prison située « dans la grande forêt d’Abidjan utilisée par le Commando invisible pour s’infiltrer dans la ville. Le Commando a déclenché une offensive contre la MACA pour libérer les prisonniers et avancer sur Yopougon ». « Combien ont été libérés lors de cette attaque ? » « Je ne sais pas mais c’était une prison surpeuplée ». Un extrait vidéo est alors diffusé, sur lequel un homme agité se félicite d’avoir « nettoyé Yopougon ». « Qui parle, est-ce IB ? » questionne la défense. « On ne voit pas bien, je ne sais pas, mais je confirme qu’il y a eu une offensive du Commando invisible sur la prison ».

À lire aussi –> Edouard Kassaraté : « Il y avait un service d’écoute français au palais présidentiel »

Kassaraté vient témoigner sur ordre de Soro

Emmanuel Altit est revenu ce matin sur les positions et les faits des ex-rebelles et notamment sur leur progression du Nord vers le Sud du pays pendant la crise. « Sur les trois zones de progression, des exactions ont-elles été commises sur la population ?» « Je n’ai pas été un témoin oculaire mais chez moi à Tabou, il y a eu beaucoup d’exactions. Une trentaine de jeunes gens ont été fusillés devant leurs parents ». Des troupes au sein desquelles évoluaient des « Dozos » a indiqué le témoin, ajoutant : « il y avait aussi des Burkinabés et des Maliens ».

Le cours de l’interrogatoire a ensuite glissé vers les rapports entre le témoin et le bureau du procureur. Le général Karassaté, ambassadeur depuis juillet 2011 à Dakar suite à sa nomination par Alassane Ouattara, a affirmé avoir payé lui-même ses billets d’avion à trois ou quatre reprises pour venir rencontrer les enquêteurs dans des hôtels d’Abidjan, d’abord en août puis en octobre 2011, et avoir témoigné sans avocat à ses côtés. « Je n’en ai pas ressenti le besoin ». Il a ensuite précisé que le bureau du procureur lui avait remis 45 000 francs CFA il y a un mois environ « pour préparer son déplacement », soit 68 euros.

Le témoin a ensuite révélé que le contact avec le bureau du procureur s’était fait par l’intermédiaire de Guillaume Soro, premier ministre de Laurent Gbagbo jusqu’en décembre 2010, et également premier ministre puis ministre de la Défense d’Alassane Ouattara, avant de devenir président de l’Assemblée nationale en mars 2012. « Soro Guillaume m’a appelé pour me dire que les enquêteurs seraient à Abidjan et qu’on se rendrait disponibles. C’est un ordre venant d’un ministre et je l’ai exécuté », a indiqué celui qui, quelques jours avant, avait affirmé être venu témoigner librement.

Dans sa déposition en 2011, Edouard Kassaraté avait précisé que Guillaume Soro, lors de cette injonction à témoigner l’avait appelé « Papa ». Il s’en est expliqué aujourd’hui en dévoilant avoir été très proche de Guillaume Soro et Charles Blé Goudé, tous deux nés en 1972 et ayant adhéré lors de leurs études à la fédération estudiantine appelée FESCI. « Nous sommes de vieilles relations. Dans leurs débuts d’étudiants en difficultés, nous leur avons offert le gite et le couvert ».

À lire aussi –> Altit pointe du doigt la rébellion pour défendre Gbagbo à la CPI

« Zone de guerre, une idée émise par Laurent Gbagbo »

Parole a ensuite été donnée à la défense de Charles Blé Goudé qui ne l’a prise qu’une minute pour préciser n’avoir pas de questions supplémentaires à poser au témoin. Avant de conclure, le juge Tarfusser est revenu sur la sécurisation d’Abobo gare, évoquée lors d’une réunion avec Laurent Gbagbo en février 2011. Kassaraté a alors expliqué que le général Detoh Letoh avait été nommé chef des opérations de sécurisation par le chef d’Etat-major Philippe Mangou, comme ce même Detoh Letoh avait été le 16 décembre 2010, à la tête d’un dispositif destiné « à empêcher les marcheurs d’atteindre la RTI » et où « l’Etat-major avait déployé ses troupes de façon concentrique ».

« Lors de cette même réunion, vous avez dit qu’Abobo avait été déclarée zone de guerre » a poursuivi Tarfusser. « Oui, c’était une idée émise par le Chef de l’Etat mais on a trouvé que ce n’était pas possible et l’idée a été abandonnée », a confié Kassaraté. « Quelle conséquence cela aurait eu au niveau militaire ? » « Il s’agit de chasser l’ennemi dans une zone occupée mais comme le Commando invisible était infiltré parmi la population, on a voulu éviter des dommages collatéraux ».

Durant ces six jours à La Haye et cette déposition tant attendue, Edouard Kassaraté, témoin à charge qui devait être clé pour le procureur, aura plutôt servi la défense. Une défense dont la stratégie a notamment été de démontrer à quel point la gendarmerie ivoirienne était une structure exsangue car sous dotée, et de questionner cet ancien haut responsable des FDS sur les agissements des ex-rebelles et du Commando invisible. Le général Kassaraté, qui a très souvent regardé Laurent Gbagbo pendant l’interrogatoire de l’accusation, n’aura pas témoigné contre lui.

Marquant une nouvelle suspension dans ce procès entré dans sa deuxième année, le rideau qui s’est refermé sur le prétoire de l’affaire Gbagbo-Blé Goudé, s’ouvrira à nouveau le lundi 27 mars. P-10, nouveau témoin attendu, serait un haut représentant des droits de l’Homme auprès de l’ONU. À suivre.

Source: Civox

CPI: Le 11e refus de liberer Laurent Gbagbo divise les juges mars 14 2017

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 Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont, pour la onzième fois, refusé la liberté conditionnelle demandée par Laurent Gb…agbo. L’ancien président ivoirien est incarcéré à la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, depuis plus de cinq ans. Son procès a débuté en janvier 2016, mais au rythme actuel, il pourrait encore durer sept à huit ans. Cette nouvelle décision a été prise à l’unanimité. Le président de la Chambre s’est, lui, déclaré en faveur de sa libération.

C’est la onzième fois que les juges de la Cour pénale internationale (CPI) rejettent une demande de mise en libération provisoire de Laurent Gbagbo. Mais cette fois, la décision n’a pas été prise à la majorité. Les juges Olga Herrera Carbuccia et Geoffrey Henderson estiment que l’ancien président ivoirien pourrait profiter d’une éventuelle libération pour prendre la fuite, grâce notamment à son « réseau » de supporters, et parce qu’il risque, devant la Cour, la prison à vie. Pour le président de la Chambre, Cuno Tarfusser, tout milite au contraire pour une mise en libération, sous condition, de l’ancien chef d’Etat.

Gbagbo pourrait avoir l’intention de fuir

Plus de cinq ans après le transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye, les juges estiment qu’aucune circonstance nouvelle ne change leurs précédentes décisions. L’ancien président dispose toujours de solides supporters au sein de la population ivoirienne qui, selon la majorité des juges, pourraient lui permettre de prendre la fuite s’il était libéré. S’ils ne voient « pas d’indications spécifiques » montrant que les partisans de Laurent Gbagbo pourraient « enfreindre la loi » en organisant sa fuite, les juges refusent néanmoins d’en « écarter la possibilité ». Mais ils s’appuient sur plusieurs éléments annexes, pour s’inquiéter de l’existence de ce « réseau », faisant droit aux arguments du procureur et des représentants des victimes.

Depuis le début du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, en janvier 2016, les noms de témoins protégés ont été révélés sur les réseaux sociaux. Cinq d’entre eux avaient néanmoins été divulgués par inadvertance par la Cour elle-même. L’un de ces témoins était un ancien officier, devenu ambassadeur, tandis qu’un autre était parlementaire. Plus qu’une protection sécuritaire, la Cour leur avait donc offert une sécurité politique en acceptant qu’ils déposent sous pseudonyme. Au cours des derniers mois néanmoins, les juges ont, à plusieurs reprises, refusé des demandes de protection visiblement abusives.

Mais l’activisme des partisans de Gbagbo autour du procès n’a pas pour autant cessé. Les juges leur reprochent aussi de financer et d’organiser des manifestations en faveur de leur mentor, dont la dernière à La Haye remonte à la reprise du procès le 6 février. Ils évoquent aussi la pétition en faveur de l’accusé, dont les organisateurs, l’écrivain ivoirien Bernard Dadié, et le Premier ministre togolais Joseph Koffigoh, revendiquent 26 millions de signatures. Enfin, si pour les deux juges, il n’existe « pas de preuves spécifiques » que Gbagbo aurait l’intention de fuir, la gravité des charges portées contre lui « impliquent que M. Gbagbo passera le reste de sa vie en prison » en cas de condamnation. Il pourrait donc décider de fuir pour éviter un tel scénario.

Pas de verdict avant 2022

Le président Tarfusser trouve la formule de ses collègues « étonnante » sur le fond et « radicale » sur la forme et rappelle que jusqu’ici, Laurent Gbagbo est présumé innocent. Les textes de la Cour, comme c’est aussi le cas dans de nombreux pays, rappelle-t-il, indiquent qu’un accusé doit être jugé dans « un délai raisonnable », sans qu’il ne soit réellement défini. Aux juges donc de décider du « raisonnable ». Et pour le président Tarfusser, cette limite « a été atteinte ». Laurent Gbagbo a déjà passé plus de cinq ans en détention, écrit-il. Pointant les défaillances du procureur, il rappelle que l’ancien président a passé 925 jours en prison avant d’être formellement mis en accusation. A l’époque, l’accusation avait été invitée à revoir sa copie, et avait dû relancer son enquête, jugée bien trop faible.

Le juge Tarfusser, qui au cours des audiences semble toujours courir après le temps, ajoute en outre que le procureur bouclera au plus tôt mi-2019 la présentation de tous ses témoins à la Cour. Ce sera ensuite aux avocats des deux accusés de faire valoir leur thèse, avant que le verdict ne soit prononcé. Pour Cuno Tarfusser, une trop grande flexibilité pourrait « ouvrir la porte à des abus auxquels nous ne voudrions pas voir associer » la Cour. Il ajoute que l’âge de l’accusé, 71 ans, et sa santé justifient aussi une mise en libération. Sous la plume du juge Tarfusser, on ressent les tensions au sein de la Chambre.

Nul doute que les avocats de l’ancien président tenteront, forts de cette « opinion dissidente », une nouvelle fois d’obtenir la libération de Laurent Gbagbo. Mais pour que cela soit possible, il faut qu’un Etat accepte de l’accueillir, garantisse qu’il ne prendrait pas la fuite et soit assez proche de la Cour pour permettre à Laurent Gbagbo de rejoindre chaque matin d’audience le box des accusés

Par Stephanie Maupas, RFI, 14 mars 2017

Cote d’Ivoire: Le rendez-vous raté ! mars 13 2017

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Il n’est un secret pour personne, sauf de polichinelle, que dans ce pays nommé Côte d’Ivoire dirigé par Alassane Dramane Ouattara, les portefeuilles ministériels gérés par les cadres, y compris ceux du PDCI-RDA, autres que RDRou issus d’un parti à la remorque, sont des coquilles vides.

 Ces ministres souffrant dans leur chair occupent la dernière place dans la répartition des budgets. L’essentiel du budget est consacré à l’éducation, au budget et portefeuille de l’Etat, à l’économie et finances, au transport, aux eaux et forêts, au plan mais aussi et surtout à l’agriculture, au commerce et à la sécurité. Que le gros du budget soit alloué à ces ministères ne devrait, a priori, poser aucun problème. Mais qui détient ces ministères, suivez mon regard !

Avec cette pratique, qui a pour nom le ″rattrapage ethnique″ ou la récompense des militants RDR ou assimilés, un constat s’impose : des centaines de hauts cadres qui occupaient, avant Ouattara, des postes de Directeurs centraux, Directeurs généraux, de Présidents de conseil d’administration ou d’Ambassadeurs sont contraints de rester à la maison en attendant leur retraite dans 5 ans pour certains ou 15 ans pour d’autres. Quelles fautes ont-ils commis ? Aucune faute, mais ils sont simplement victimes de leurs appartenances tribale, régionale, ethnique, religieuse ou politique. Ces jugements affectifs et émotifs d’appartenances, qui relèvent du subjectivisme éhonté, considérés par Alassane Dramane Ouattara et son clan comme le meilleur baromètre pour faire la promotion des hommes, plus que les compétences et l’expérience, sont les seuls critères qui règlent les carrières sous ce régime. Quels gâchis pour un pays, en voie de développement, que de former aussi chèrement et de payer des cadres civils à ne rien faire si ce n’est  croupir sous le poids du désœuvrement et des misères abyssales ?

Autre incongruité, de plus, des rebelles d’hier issus du clan, sans grades, sont élevés au rang de colonel et bombardés à la tête des hauts commandements de la défense interarmées. Quels gâchis pour un pays, en voie de développement, que de former si chèrement des cadres dans les forces de défense et de sécurité et de les  cantonner aux abonnés oisifs sous les ordres des ‘’marmitons’’ ?

Une telle gouvernance englue l’épanouissement individuel et collectif des populations (affamées, appauvries) dans une tour d’ivoire intenable et secrète des sentiments d’amertume, de chagrin, d’aigreur, de rancœur, de mécontentement et d’inimitié auxquels se mêlent une prolifération des poches d’insécurité. Comme si ces sentences, injustement, infligées à ces malheureuses populations, privées de tout, ne suffisaient pas, celles-ci sont aussi accablées par des enlèvements

et tueries, ces temps-ci, dans nos communes. Toutes choses qui portent foi de la mauvaise gouvernance. Il est aussi un fait, peut-être élémentaire, mais combien expressif, que dans la hiérarchisation des informations à la télévision, à la radio ou dans la presse écrite d’Etat, les reportages relatifs à la vie de la Nation, ces faits de tuerie incriminés tout comme la pauvreté de la masse sont positionnés en dernier ou pas du tout. Cette marginalisation dont souffrent les populations ivoiriennes ne cause, a priori, aucun problème particulier à nos gouvernants.

Toutefois, elle offre matière à réflexion en ce 21éme siècle, où le monde bouge et se caractérise par une concurrence impitoyable, une compétition aiguë dans tous les domaines de la vie démocratique. A cet effet, il importe de se demander : qu’a de mieux, la Côte d’Ivoire d’Alassane Dramane Ouattara, en matière de justice et de traitements de prisonniers politiques, à donner au concert des nations ? De quel instrument authentique dispose-t-elle en matière de réconciliation nationale des Ivoiriens, de désarmement, de paix et de justice sociales pour affirmer son identité moderne ? Sur quel critère crédible peut-elle s’appuyer pour assurer son équité dans la répartition harmonieuse des richesses pour impulser son développement ? Considérons ici le développement dans son sens générique qui sous-tend et focalise toute la dynamique de l’action humaine aussi bien dans l’économique, le social que le culturel. Vraiment sous Alassane Dramane Ouattara, on peut affirmer, sans risque de se tromper : Côte d’Ivoire - le rendez-vous raté !

Bienvenue-Bruno SOMPLEÏ

Militant du PDCI-RDA

Côte-d’Ivoire: Le syndicat des souscripteurs Agrobusiness projettent des marches éclatées à Abidjan et à Paris mars 11 2017

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Réunis au sein d’un syndicat dénommé « syndicat des investisseurs indépendants de l’Agrobusiness (SIIABCI) » plusieurs souscripteurs issus de la diaspora ivoirienne avaient surpris tous les visiteurs au salon international de l’agriculture à Paris le dimanche 5 mars dernier en envahissant le stand de la Côte d’Ivoire, crier leur ras-le bol.

Ce mouvement qui a perturbé durant un bon moment la cérémonie de clôture du salon, n’est pas prêt de s’arrêter.

Pour Hamed Serifou et Lucienne Andoh respectivement secrétaire général et secrétaire général adjoint du SIIABCI c’est bien l’Etat ivoirien qui veut tuer l’agrobusiness et freiner l’élan des investissements en Côte d’Ivoire. « Nous appelons tous les souscripteurs de l’agrobusiness issus de la diaspora à une démonstration de force ce dimanche 12 mars 2017 de 14h à 18h à la place de la République à Paris, pour dire non à la mort de l’agrobusiness » nous ont-ils confié. « C’est bien l’Etat de Côte d’Ivoire qui nous a encouragés, nous de la diaspora à aller investir dans notre pays après l’arrivé au pouvoir du président Alassane Ouattara. Le CEPICI et l’Ambassade de Côte d’ivoire à Paris ont organisé plusieurs rencontres dans ce sens. Et sur le répertoire des projets, figurait bien le projet Monhevéa au même titre que celui des logements sociaux. On a aussi vu à la RTI en 2015 par exemple des spots publicitaires des sociétés de l’agrobusiness avec la caution des préfets à Yamoussoukro. Où était en ce moment le gouvernement ? Pour nous s’il y a arnaque ou escroquerie, c’est que l’Etat est complice sinon co-auteur » s’est indigné Lucienne Andoh. « Là on ne parle que des souscripteurs physiques. On a aussi des exploitants agricoles qui sont lésés dans cette affaire et dont on ne parle pas. C’est pour tout ce monde que nous nous organisons afin que chacun rentre dans ses fonds investis. Pour nous, désigner un administrateur séquestre pour nous rembourser uniquement sur la base des fonds disponibles sur les comptes des sociétés est une fuite en avant. Si l’Etat veut réellement nous aider, il doit dégeler les comptes des sociétés afin que nous réglions nos problèmes directement avec elles. Et s’il y a blocage alors, le tribunal du commerce pourra agir. Ce qui n’est pas le cas jusque là, car aucun souscripteur n’ayant porté plainte, mieux, aucune société d’agrobusiness n’ayant refusé de nous payer » a renchéri, Hamed Serifou.

Si en Côte d’Ivoire on dénombre 36690 souscripteurs et 65206 contrats identifiés, à Paris ils sont entre 2500 et 3000 personnes de toutes les nationalités qui ont souscris pour certains dans plusieurs des 28 sociétés d’agrobusiness via des virements bancaires ou des dépôts sur les comptes des sociétés agrobusiness ouverts à travers l’Europe.

Avant la manifestation de dimanche à Paris, le SIIABCI branche Côte d’Ivoire sera à nouveau dans la rue ce samedi 11 mars pour dire non à la fuite en avant du gouvernement et exiger de l’Etat le dégel des comptes des sociétés d’agrobusiness. Le syndicat crée début février 2017 regroupe des personnes physiques et morales. Son droit d’adhésion est fixé à 10 euros et la cotisation annuelle à 50 euros. Il est de 5000fcfa et 25000fcfa pour ceux vivant en Côte d’Ivoire. Son forum d’échange sur facebook « siiabci » compte déjà plus de 35000 membres. « Après Abidjan et Paris, nous allons organiser ceux des autres pays pour qu’on ait un mouvement d’ensemble pour faire aboutir notre revendication..Celle du remboursement de nos revenus sur investissement et non seulement le capital investi » a conclu Hamed Serifou.

Philippe Kouhon à Paris.

Cote d’Ivoire: Succession à trois en Côte-d’Ivoire: Amadou Gon prend les devants mars 7 2017

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A 3 ans de la fin du second et dernier mandat du président ivoirien, Alassane Ouattara la question de la succession du chef de l’Etat fait débat au sein de sa formation politique. Dans cet environnement, un homme semble se dégager.

 Les observateurs de la scène politique présents à Korogho lors de la cérémonie d’hommage à Alassane Ouattara l’ont assurément remarqué. Au cours de ses interventions à cette manifestation, Amadou Gon Coulibaly, actuel Premier ministre a adopté la posture du rassembleur invitant notamment Hamed Bakayoko et Guillaume Soro à faire bloc autour d’Alassane Ouattara.

Si cette sortie d’Amadou Gon peut être perçue comme une volonté de jouer la carte de l’unité au sein du Rassemblement des Républicains (RDR), il n’en demeure pas moins que celui que ses partisans surnomment ‘’le Lion’’ lorgne de plus en plus sur 2020. Amadou Gon Coulibaly qui vise la magistrature suprême selon plusieurs sources souhaiterait voir ses deux « jeunes frères » se mettre en retrait de cette course. Du moins, pour l’instant.

D’ordinaire discret, le chef du gouvernement qui est l’un des fidèles parmi les fidèles d’Alassane Ouattara balise le terrain pour concrétiser cette ambition. Plusieurs de ses proches sont discrètement intégrés dans les instances clés de l’Etat. Les sachants de l’arène politique ne s’y trompent pas. La sphère d’influence du maire de Korhogo s’étend davantage ces derniers mois.

« En réalité, Amadou Gon estime qu’après tout le temps passé auprès d’Alassane Ouattara et tous les sacrifices qu’il a consenti pour l’accession au pouvoir du RDR, il est temps pour lui de monter sur le trône. Et dans cette ambition, il est convaincu de pouvoir compter sur le soutien d’Alassane Ouattara. Les choses devraient se dessiner au prochain Congrès du parti », commente un proche du pouvoir d’Abidjan.

L’ancien ministre de l’Agriculture apparait désormais en première ligne pour la gestion des affaires de l’Etat. Avec un Alassane Ouattara de plus en plus en retrait et un Daniel Kablan Duncan confiné dans un rôle à la limite du strictement honorifique, AGC apparait comme le véritable numéro 2 du pays. Nul doute que le chef de l’Etat qui n’a jamais caché sa volonté de se mettre quelque peu en retrait va confier davantage de pouvoir à Amadou Gon Coulibaly dans les mois à venir. C’est en cela que le choix de Daniel Kablan Duncan, connu pour son détachement de la politique s’explique en partie. Le député de Grand-Bassam ne devrait poser aucun problème en 2020.

Au sein du RHDP, l’adversaire principal d’Amadou Gon pourrait donc être Guillaume Soro. Car, Relativement proche du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko ne devrait pas voir d’inconvénient à attendre son heure. Ce, d’autant plus que des indiscrétions font savoir que l’actuel ministre de l’Intérieur estime ne pas être encore prêt pour la magistrature suprême. Ce qui n’est pas le cas pour le chef du parlement dont toutes les actions montrent qu’il compte se lancer en 2020. Avec l’adversité que lui propose son propre camp et l’ombre constant de la Cour pénale internationale (CPI), l’ancien chef rebelle n’a pas beaucoup d’autres choix…

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Cote d’Ivoire: La seule voie de la réconciliation reste la libération de Gbagbo et Blé Goudé février 25 2017

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« Un mince argument nous empêche souvent d’admettre une vérité sublime, c’est un grain de sable dans l’œil qui nous voile la lumière »
(John Petit-Senn)

Les pays occidentaux ne veulent pas que les pays en développement sortent de l’ornière dans laquelle ils sont. Ces pays ont besoin de Présidents soumis et dociles en Afrique. Les présidents qui souhaitent le meilleur pour leurs peuples deviennent automatiquement les ennemis des occidentaux. Et la pratique qu’ils affectionnent aujourd’hui après la période des assassinats, reste la déportation. En Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo incarnait le combat contre l’injustice et la soumission qu’on nous proposait. Pour contrer sa lutte et imposer un des leurs au pouvoir, il a été déporté à la Haye. C’était juste pour laisser le Président Ouattara gouverner. Comment comprendre les motivations de cette cour, la CPI, qui ne juge que les faibles ? En réalité, la CPI est une cour dont la vocation première est d’intimider les présidents africains qui ont une vision indépendantiste. Les présidents africains qui tuent pour la défense des intérêts occidentaux sont épargnés et ceux qui se défendent contre les sales rebellions sont poursuivis. C’est le cas du Président Laurent Gbagbo qui n’a rien fait mais qui se retrouve à la Haye pendant que les bourreaux sont au pouvoir à Abidjan.

Depuis 2011, les sirènes de la démocratie ont cessé de retentir dans notre pays. Mais ce n’est pas l’instauration de la démocratie qui intéresse les pays occidentaux. Bien au contraire, ce qui les arrange, ce sont les rebellions et les coups d’Etat qui leur permettent de piller les ressources du continent. Mais ces mêmes occidentaux arrivent toujours par comprendre que leurs intérêts, dans le long terme, coïncident au contraire avec la stabilité des pays africains. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, la communauté internationale a cru qu’en aidant le Président Ouattara à produire des chiffres, la réconciliation allait suivre automatiquement. Avec les multiples aides financières, le pays a enregistré une croissance appauvrissante et à crédit. Le résultat au niveau social est catastrophique : la pauvreté augmente à un rythme géométrique. Le président Ouattara lui-même reconnait qu’il est impuissant face aux défis à relever. Le bilan de tout ça c’est que la stabilité politique et la cohésion sociale ont volé en éclat avec le positionnement des Hommes politiques dans la classe politique. La lutte egocentrique pour le pouvoir a conduit notre pays dans un verglas politique et social. Le vivre ensemble est désarçonné ainsi que l’équilibre politico-social du pays. Nous restons naïfs et amorphes alors que les prédateurs s’abattent sur notre pays en décomposition. Ces prédateurs profitent, non seulement de l’absence de notre engagement patriotique décisif en faveur d’une paix définitive, fondée sur des valeurs démocratiques et de l’Etat de droit. Mais aussi et surtout, ils profitent de l’attitude de compromission et de division politicienne des protagonistes ivoiriens. La grande question de cette Côte d’Ivoire de l’après-crise, c’est la réconciliation, le rétablissement et la consolidation des institutions et des libertés politiques. Malgré son très sincère et vif désir d’aller à la réconciliation, le peuple ivoirien ne comprend pas les desseins des occidentaux. Ce qu’il est donné de constater, c’est que la réconciliation est en panne sèche en Côte d’Ivoire.

La politique a divisé des familles, des régions et le pays tout entier. La raison est simple : le mal a pris le dessus et le respect des règles a disparu. La situation est tellement pitoyable car les bourreaux se prennent pour des victimes. Cette injustice fait qu’il est impossible d’avoir une réconciliation en Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo est rentré dans l’Histoire et il a tellement marqué les esprits qu’il est impossible que la paix gagne les cœurs si ce dernier n’est pas en liberté. Il est temps que la communauté internationale aide la Côte d’Ivoire à retrouver durablement la paix. Et cela passe par la libération pure et simple de Laurent Gbagbo et de Blé Goudé. La CPI gagnerait si elle a encore un peu de dignité, à cesser de torturer physiquement et psychologiquement nos braves héros. Il est encore temps pour les occidentaux de corriger les errements de la France de Sarkozy en libérant Laurent Gbagbo et Blé Goudé car ils sont innocents. La colère qui gronde en Afrique est pour l’heure une sommation interpellative. Mais jusqu’à quand cela va durer car notre patience a des limites. La Côte d’Ivoire est la locomotive de la zone UEMOA et la prospérité de cette zone passe par la stabilité politique dans ce pays. Or, il est impossible que le pays retrouve sa quiétude si le président Laurent Gbagbo n’est pas libéré. La seule voie de la réconciliation en Côte d’Ivoire reste la libération du Président Gbagbo. Laurent Gbagbo est devenu un prophète dont le seul mot apaise les cœurs et conduit à la reconciliation.

PRAO YAO SÉRAPHIN



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