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Cote d’Ivoire: 6 Journalistes arretés février 13 2017

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 Convoqués depuis ce matin à la Brigade de Recherche à Abidjan pour des articles parus dans leurs journaux sur la mutinerie d’Adiaké, Yacouba Gbané Directeur de publication de Le Temps et LG Info et 5 de ses confrères de L’Inter, Soir Info et Notre Voix y sont toujours détenus jusqu’à cette heure. Aux dernières nouvelles, ils sont aux arrêts et transférés au camp de gendarmerie d’Agban.

Autre Source/ Facebook

Cote d’Ivoire-Laurent Gbagbo: Les légendes ne meurent jamais ! février 13 2017

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“Laurent Gbagbo n’est pas né riche mais il est né courageux ” trait caractéristique des héros africains.Toutes les péripéties font de la vie de cet homme une histoire que même ses pires adversaires politiques n’arrivent à cerner.

homme-de-la-situation.jpgCelui dont le combat cristallise aujourd’hui l’Afrique entière et qu’on fait passer pour dictateur est rentré dans le rang des légendes africaines devenant du coup le porte-flambeau de la résistante continentale. On peut le dire, la vie politique de Laurent Gbagbo fait de lui un ” mythe “. Un personnage engagé avec une vie oreolée d’une saga par la dualité combat politique et prison. Un passage en prison chaque vingt an.

Une saga de chaque vingt an

1972 - Camps militaires de Séguela et Bouaké (dans le nord de la Cote d’Ivoire)

Dans les années 1970, le jeune Laurent, professeur d’histoire et géographie au lycée classique d’ Abidjan voit son enseignement jugé de « subversif ». Il est arrêté et emprisonné avec son épouse Simone aux camps militaires de Séguela et de Bouaké ( Mars 1971 - janvier 1973 ) par Felix Houphouët Boigny. Sa personnalité et son esprit dérangeaient déjà à cette époque. Deux années de sa jeune vie en prison qui ont forgé la conviction du couple et établi la justesse de leur combat .

1992 - Maison d ‘arrêt et de correction d’Abidjan (MACA)

Le 18 février 1992, l’opposition ivoirienne organise une marche pour exiger une plus grande ouverture politique et la suspension des mesures sociales et économiques drastiques contre le peuple. Au soir de la marche, Dramane Ouattara alors premier ministre apparaît à la télévision ivoirienne et annonce à la nation qu’il a fait arreter Laurent Gbagbo et ses alliés. Lui, son épouse, son fils Michel et la plupart de ses futurs ministres passeront 4 mois à la MACA.

Depuis cette prison, Laurent Gbagbo accorde une interview au journal La Voie et lance cette prophétie « On peut quitter la prison pour la présidence et vice versa ” L’histoire lui donnera raison.

2012 - Cours Pénale Internationale , La Haye

Le 11 Avril 2011, Laurent Gbagbo est arreté par l’armée française à Abidjan et détenu à Korhogo. Le 23 novembre 2011, la CPI émet un mandat d’arrêt à son encontre. 7 jours plus tard (le 30 novembre 2011), il est transferé illico presto à la Haye et est accusé de 4 chefs de crimes : meurtres, viols et autres violences sexuelles, actes de persécution et actes inhumains. Démarre alors un procès qui très vite revelera la popularité de l’homme. On se souvient encore comment les appels de soutien en sa faveur ont fait éclater le standard téléphonique de la juridiction internationale. Une mobilisation intense qui continue de mettre à nu les manœuvres impérialistes de la CPI.

Laurent Gbagbo la légende contemporaine

Celui qui dans les années 1979 publait la légende historique de ” Soundjata lion du Manding” ne savait certainement pas qu’il serait la prochaine du continent noir. Gbagbo est plus qu’ un symbole. Il est devenu une légende. une légende dont l’ histoire ” court, se répand, s’enjolive, un vrai roman…( Alphonse Daudet)

Et comme les légendes se dotent d’une dimension culturelle, son histoire qui suscite bien déja une analyse des thèmes résistance , intégrité et destinée, est peinte. Le combat de Laurent Gbagbo est aujourd’hui écrit, raconté ,chanté, et enseigné.

Avec Laurent Gbagbo, une autre légende africaine est donc née. Une légende contemporaine dont l’histoire sera transmise aux genérations futures. Une légende avec pour maitre-mots: Détermination, Résistance et Dignité. Une force et un parcours politique qui échappent à la compréhension rationnelle.

Mais les légendes ne meurent jamais. Comme le phénix, sa mort longtemps attendue sera toujours couronnée par une renaissance, avec en prime une nouvelle dimension de son combat politique.

Un processus à effets contraires

Ils ont toujours voulu le mettre en cage, le museler et en faire une paria. Ils lui ont toujours re-ouvert les portes de la gloire et de sa destinée, faisant de lui le nouveau symbole de la résistance du continent, l’icone qui donne au combat pour l’éveil des consciences africaines son coup d’accélérateur.

L’intention de ces divers procès reste le même: Le briser et le faire passer au yeux du monde pour un imposteur, un adepte de la violence et un vulgaire criminel. Mais ces épreuves loin de l’affaiblir, le rendent plus fort, lui et ses partisans qui, malgré le temps et l’adversité lui témoignent toujours leur fidélité.

Et parce que les légendes ont une dimension divine et un lien avec la destinée, Laurent sortira encore ” vivant ” et grandi de cette autre prison. La dernière de sa vie, la troisième, celle du troisième jour, celle qui mène à la gloire. Il sortira donc dans quelques temps revigoré de la Haye. Retrouvera son peuple qui s’impatiente et reprendra son combat politique, le mythique et passionnant combat pour la liberté des peuples. Parce que Laurent Gbagbo est une légende et….Les légendes ne meurent jamais.

Serge-Pacome Abonga
@ Free Gbagbo

Grève et mutineries: Les Evêques de Côte-d’Ivoire appellent à «libérer tous les détenus des crises militaro-politiques» janvier 23 2017

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Message au peuple de Dieu et à tous les citoyens ivoiriens

Chers frères et sœurs, Hommes et femmes de bonne volonté, A l’occasion de notre 105ème Assemblée Plénière dans le diocèse de Katiola, nous, Evêques catholiques de Côte d’Ivoire, marquons notre inquiétude devant les évènements sociaux qui secouent notre pays : mécontentements des militaires, grèves des fonctionnaires et agents de l’Etat.

En effet, force est de reconnaître qu’un malaise social persiste au sein de la population.

Des sentiments de frustration et de révolte habitent encore les cœurs de nombre d’ivoiriens.

Les procès en cours, loin d’apaiser les esprits, suscitent des passions et des inquiétudes. Certains de nos compatriotes sont encore injustement détenus en prison et d’autres vivent en exil, loin du pays.

Beaucoup de combattants et militaires impliqués dans les crises successives qui ont secoué notre pays ne sont pas sereins, quant à leur avenir.

De nombreux jeunes qui avaient espéré une vie meilleure en s’engageant aux côtés des politiciens expriment de plus en plus leur déception et leur amertume. Tout ce climat délétère, si nous n’y prenons garde, risque de compromettre gravement tous les acquis enregistrés, fruits de nos efforts.

C’est pourquoi nous invitons instamment toutes les composantes de la société ivoirienne à se retrouver autour d’une même table pour débattre de toutes les questions relatives à la sécurité, à la cherté de la vie, au chômage des jeunes, aux conditions de travail à la situation salariale, etc.

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A vous, nos gouvernants, Nous vous remercions pour tout ce que vous faites pour le développement de notre pays, mais nous demandons qu’un effort de plus soit fait en vue de la redistribution des fruits de la croissance, d’une justice équitable et de la facilitation du retour des exilés, avec des garanties de sécurité pour tous.

Nous vous exhortons à travailler sans relâche à la paix véritable par une réconciliation sincère de tous les fils et de toutes les filles de la Côte d’Ivoire.

Vous avez certes permis la libération de prisonniers et le retour au pays de plusieurs exilés, mais nous vous encourageons à faire davantage pour parvenir à la mise en liberté de tous les détenus des crises militaro-politiques qui se sont succédées dans notre pays.

A vous, nos compatriotes, Nous comprenons et nous partageons vos souffrances et vos angoisses.

En effet, depuis de nombreuses années, vous espérez légitimement pour vous-mêmes et vos progénitures, une vie meilleure et vous ne voyez rien poindre à l’horizon. D’où le front social en ébullition.

Devant cet état de fait, nous vous demandons de ne pas céder à la tentation de la violence comme moyen de revendication, mais d’accueillir le dialogue dans la justice et la vérité comme voies de règlement des problèmes sociaux et économiques.

Ainsi vous pourrez offrir à la Côte d’Ivoire, la chance d’avancer sur le chemin de la prospérité pour tous. Nous vos Pères Evêques, nous nous rendons disponibles pour accompagner ce processus de dialogue et de réconciliation et le soutenir dans la prière.

A vous chers fils et filles en Christ, Comme vous le savez, Dieu est le principe de toute paix et de toute réconciliation.

Nous vous recommandons d’observer avec nous, trois jours de jeûne et de prière à partir du mercredi 25 janvier pour la paix sociale.

Une messe sera célébrée le Dimanche 29 janvier 2017 dans toutes nos paroisses, à l’issue de ce triduum de jeûne et de prière.

Puisse la Vierge Marie, Notre Dame de la Paix, accorder la grâce de la paix à notre pays.

Fait à Katiola, le 22 janvier 2017.

Vos Pères Archevêques et Evêques de Côte d’Ivoire.

Côte d’Ivoire : Attention turbulences ! janvier 23 2017

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faaaaaaaa.jpg2017 se présentait sous de bons auspices en Côte d’Ivoire. Le pays bouclait l’année écoulée avec le meilleur taux de croissance économique enregistré en Afrique (+ de 8 %) et ses Éléphants s’apprêtaient pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN), bien décidés à aller chercher une troisième étoile. En quelques jours, l’actualité politique et sociale est toutefois venue rappeler que la Côte d’Ivoire n’était peut-être pas encore près de renouer avec son image d’avant les années 1990 : locomotive économique d’Afrique de l’Ouest et îlot de paix. Mutineries – dont un nouvel épisode fait 4 morts mardi 17 janvier à Yamoussoukro –, démission du Premier ministre, grève des fonctionnaires, tensions dans la filière cacao sur fond de chute des cours… À peine le pouvoir ivoirien se penche-t-il sur un problème qu’un autre surgit. « Attention, ça devient inquiétant », alertait Le Patriote ce mercredi à Abidjan, peu avant le conseil des ministres. « Ça commence bien pour la troisième République », titre, plus narquois, le quotidien burkinabè Le Pays, tandis que son confrère Fasozine estime que « la situation se complique gravement pour Alassane Ouattara » dans un article intitulé « Attention, danger ».

Inquiétude au sommet de l’État

Que se passe-t-il donc en Côte d’Ivoire, qui justifie l’absence d’Alassane Ouattara au sommet Afrique-France de Bamako ? Le président ivoirien se serait même « vu contraint de demander la protection du bataillon français stationné à Port-Bouët », craignant « une explosion sociale pouvant déboucher sur sa chute », noteLe Pays, citant les propos du journaliste Antoine Glaser sur France 24. « Tout se passe comme si la mutinerie partie de Bouaké, la semaine dernière, avait libéré des forces du mal qui ont pris possession de l’âme du pays, sans que personne ne puisse être en mesure de les arrêter », considère le quotidien burkinabè.

 

L’armée ivoirienne renvoie une image de « milice »

Légitime ou non, cette mutinerie n’est pas vue d’un très bon œil dans la presse africaine. L’armée ivoirienne « a étalé sur la place publique ses dissensions internes et son indiscipline, mais elle a aussi montré qu’elle n’était pas républicaine »,
déplore Le Pays, selon qui « l’armée se comporte comme une milice ».
La mutinerie est devenue un jeu pour « vider les caisses de l’État », peut-on lire dans Afrique sur 7 à propos de cette « grande muette devenue très bavarde », et dont « les mouvements d’humeur dépeignent la frustration profonde ». Le quotidien de Ouagadougou Le Pays résume d’ailleurs les motifs de cette frustration : « Les officiers issus des forces nouvelles, après être entrés par effraction dans l’armée ivoirienne, ont connu de fulgurantes ascensions. À ce problème de promotions qui passent très mal et provoquent colère, mécontentement et indignation, s’ajoutent des revendications liées aux primes et à l’amélioration des conditions de vie et de travail des soldats. »

Boîte de Pandore

Fallait-il pour autant céder aux réclamations des militaires protestataires ? De nombreux médias interrogent la décision du chef de l’État. « Comment Ouattara a ouvert la boîte de Pandore », titre ainsi dans un autre article L’Infodrome. « La réponse favorable du chef de l’État aux doléances des mutins aura permis également de durcir la grève des fonctionnaires qui secoue depuis maintenant deux semaines l’administration publique », estime-t-il. « Les fonctionnaires ont durci leur mouvement, entraînant dans la danse le 16 janvier dernier, des élèves qui, manipulés, s’en sont pris à des établissements scolaires et à des élèves (…) À Abobo-Adjamé, des affrontements ont eu lieu entre des élèves, étudiants et des transporteurs. Le constat, c’est que la situation va crescendo et met à mal les activités socio-économiques du pays », renchérit Le Patriote, qui s’inquiète aussi de la fermeture, momentanée, de certaines sociétés et de banques à Abidjan.

Alassane Ouattara ciblé par les critiques

Alassane Ouattara a fait « deux autres erreurs monumentales », selon Le Djely . « D’abord, plus apeuré qu’on aurait pu l’imaginer, il s’est empressé de céder aux exigences des mutins (…) sans même imaginer l’effet domino que cela entraînerait », commence le site d’info guinéen. « La seconde erreur du président ivoirien réside dans les dernières réformes institutionnelles », poursuit-il. Les récents changements accordent désormais plus de poids institutionnel au poste nouvellement créé de vice-président (Daniel Kablan Duncan), qu’à celui de président de l’Assemblée nationale (Guillaume Soro). « Logiquement mécontent de ces développements synonyme d’une redistribution des cartes dans l’optique du rendez-vous de 2020, Guillaume Soro, toujours influent au sein des ex-rebelles, semble avoir décidé de rappeler Ouattara à l’ordre. À propos, son silence est suffisamment évocateur. Tirant les ficelles en douce, il observe les événements avec un certain détachement et le flegme qui le caractérise », poursuit Le Djely, dans un article intitulé « Ouattara face à son passé ». Selon lui, le pouvoir du président ivoirien souffre aussi de « cette malformation congénitale » consistant à « s’obstiner à avoir le pouvoir par tous les moyens », y compris avec l’appui d’une rébellion.

 AGNES FAIVRE / Le point Afrique

Cote d’Ivoire-Mutineries: Hamed Bakayoko : “Le pays vit les conséquences de la guerre” janvier 19 2017

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« Il ne faut pas aborder la question sur le point de vue de la défiance. Le gouvernement a traité cette question délicate avec beaucoup de responsabilités dans le sens de la paix, du retour au calme et de la quiétude des populations. Il ne faut pas voir toujours la question de la défiance. Ce sont des questions très délicates qui perturbent la quiétude de nos populations. Devant cette situation, le gouvernement doit être responsable.

Il n’y pas de défiance. La preuve, c’est bien avec le ministre en charge de la Défense qu’ils ont discuté, et c’est lui qui a apporté des solutions après avoir fait un compte rendu au président de la République. Votre question me donne l’opportunité de dire deux choses. La première, c’est en direction des populations pour les rassurer. La situation peut être alarmante, mais elles peuvent nous faire confiance. Nous travaillons toutes les heures pour que le calme revienne définitivement. Ce sont de vrais problèmes que nous gérons avec un corps qui est très sensible, à savoir les forces de défense et de sécurité. Donc il faut aborder ces questions avec beaucoup de prudence et d’attention.

Ce n’est pas un manque d’autorité. Il y a quelques jours tout le monde était paniqué, puis heureux que le calme soit revenu. Certes, ce calme est perturbé aujourd’hui par un processus de contamination des autres corps. Mais ce que je voudrais dire à ces corps, c’est de retourner au travail dans le calme. Le gouvernement trouve les solutions à toutes les questions qui sont posées par les canaux bien définis. Le ministre de la Défense l’a dit, les hauts commandements vont discuter.

Le Patriote

CPI: Voici le courrier de Fatou Bensouda aux juges de la CPI septembre 14 2016

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fatou.jpg La procureure de la CPI Fatou Bensouda a adressé, vendredi 9 septembre dernier, un courrier au juge-président Cuno Tarfuser pour exiger de nouvelles mesures de protection pour son 18è témoin, P.238. Elle menace également de poursuivre les journaux proches du président Gbagbo pour crime contre l’administration de la justice… Ci-dessous l’intégralité du courrier traduit de l’anglais par la rédaction…

Introduction 

En conformité avec la Chambre de première instance sur la conduite de la procédure, l’Accusation demande au tribunal des mesures de protection pour le témoin P-0238 conformément aux articles 68 (1 ) et (2) du Statut de Rome et de l’article 87 du Règlement de procédure et de preuve. 

En particulier, le Procureur demande à la Chambre d’autoriser l’utilisation d’un pseudonyme au lieu du nom du témoin, conformément à l’article 87 (3) (d) du Règlement, (ii) l’image et distorsion de la voix, conformément à l’article 87 (3) (c) et; (Iii) le recours à la procédure de la caméra pour identifier des parties de la déposition du témoin, conformément à l’article 87 (3) (e). Les mesures demandées sont destinées à empêcher la divulgation publique au procès de l’identité - mais pas la preuve de fond de ce témoin, qui est à risque. Les mesures décrites ci-dessous sont demandées afin de protéger la sécurité, le bien-être physique et psychologique, la dignité et la vie privée du témoin, et ne sont pas préjudiciables ni contraires aux droits de l’accusé d’avoir un procès équitable, impartial et public. Les mesures proposées sont les étapes les moins intrusives qui permettront d’équilibrer les intérêts du public, les Parties, les participants et le témoin et faciliteront le témoignage du témoin. 

Faciliter le témoignage des témoins tombe carrément dans le cadre du devoir judiciaire central de la Chambre à établir la vérité, et veillera à ce que la meilleure preuve que le témoin puisse donner est placée avant la confidentialité. L’Accusation dépose cette soumission comme confidentiel avec confidentielles annexes A, B et C et confidentielle ex-parte annexes D et E conformément à la réglementation 23bis du Règlement de la Cour, car il contient des informations relatives à l’identité du témoin et de l’ex-parte annexes contiennent des informations plus détaillées sur la situation actuelle du témoin. Cela est également conforme aux orientations fournies par la Chambre que les demandes en vertu de l’article 87 du règlement doivent être déposées à titre confidentiel, mais pas ex-parte, et peuvent comprendre une annexe. Une version publique expurgée de cette présentation est déposée simultanément. 

L’Accusation cherche des mesures de protection en cour en vertu de l’article 87 (3) (c), (d) et (e) du Règlement pour le témoin sous la forme de l’image et de la voix de distorsion, l’utilisation d’un pseudonyme, et limité les délibérations à huis clos. Ces mesures sont nécessaires parce que révéler publiquement l’identité risque de compromettre la sécurité du témoin, sa vie privée et son bien-être physique et psychologique au sens de l’article 68 (1) du Statut. Le Procureur a informé l’Unité des victimes et des témoins qu’il appliquera des mesures de protection en cour pour ce témoin avant le début du procès. L’Accusation incorpore par référence la présentation de la loi et de la jurisprudence applicable tel que décrit dans son dépôt relatif au témoin P-0321, P57. Comme détaillé ci-dessous, les mesures de protection en cours demandées sont nécessaires en premier lieu, en raison de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire, à savoir la polarisation de la société et la couverture médiatique du procès; d’autre part, en raison des efforts répétés dans les médias et les réseaux sociaux pour identifier les témoins protégés, y compris en particulier le témoin P-0238, et, troisièmement, parce que ces efforts visant à identifier les témoins protégés ont continué, même après que la Chambre a mis en place une augmentation des mesures de protection sur 16 Juin 2016. 

Ces tentatives répétées pour identifier les témoins à charge sont intimidantes dans la nature, et, compte tenu de la situation politique et sécuritaire en Côte d’Ivoire, présentent des risques de sécurité à la fois sur le témoin P-0238 et d’autres témoins à charge. À ce titre, ces efforts portent également le risque important de porter atteinte à ces procédures, y compris en ayant un effet dissuasif sur la volonté des témoins à charge de témoigner honnêtement et ouvertement - ou pas du tout. Dans le cas du témoin P-0238, l’ensemble de ces circonstances, aggravées par des circonstances particulières du témoin, constituent un risque objectivement justifiable pour la sécurité du témoin, si l’identité est connue du public. 

L’Accusation incorpore par renvoi les facteurs de fonds relatifs à la situation de la sécurité en Côte d’Ivoire dans son dépôt relatif au témoin P-0097. Tant la polarisation de la société et la couverture médiatique de ce procès en Côte d’Ivoire restent inchangés. Les efforts répétés de nouvelles et les médias sociaux pour identifier les témoins dans cette procédure. L’Accusation intègre en outre ses observations concernant les médias en Côte d’Ivoire ayant constamment tenté de spéculer sur l’identité des témoins à charge protégés depuis le début du procès, y compris spécifiquement sur l’identité du témoin P-0238. Le dépôt de l’accusation relative au témoin P-0520 démontre les tentatives pour identifier le témoin P-0238, ainsi que les témoins à charge P-0547, P-0536 et P-0.190.  

L’Accusation a également alerté la Chambre des tentatives pour identifier les témoins à charge P-0625 et P-044110 ainsi que des témoins P-0097 et P-0520, comme il est précisé ci-dessous. (…) La Chambre a reconnu les spéculations en cours sur l’identité du témoin et a rappelé «les membres de la tribune du public, mais aussi en général, le public en Côte d’Ivoire, des raisons pour lesquelles il prend le temps et le soin d’imposer des mesures de protection pour empêcher l’identification des témoins, à la fois de l’Accusation et de la Défense. Il en résulte que la divulgation de l’identité des témoins protégés est interdite et que toute tentative de le faire, que ce soit réussi ou futile, peut constituer le crime contre l’administration de la justice». La Chambre a donné le témoin P-0097 la possibilité de poursuivre le reste de son témoignage à huis clos, mais le témoin a choisi de continuer avec les mesures de protection initialement garanties. 

En dépit de l’avertissement de la Chambre du 8 Juin 2016 suite aux tentatives répétées et “afin de protéger les témoins et d’éviter une perturbation régulière de la procédure” la Chambre a mis en place, le 16 Juin 2016, des mesures plus strictes régissant l’accès du public au procès plus précisément, lorsque les mesures de protection ont été ordonnées, la diffusion publique de la procédure et la publication des transcriptions sont retardées jusqu’à la fin de la déposition du témoin et de l’examen ultérieur et la rédaction des procès-verbaux et des vidéos. En outre, le greffe est chargé de recueillir le nom et la nationalité de chaque visiteur participant à la galerie publique de la procédure afin de garantir que toute violation de la confidentialité doit être contenu et suivi comme le montre l’annexe B, de la décision de la chambre du 16 Juin 2016.  Cette décision a été fortement critiquée dans les médias pro-Gbagbo locaux, connus sous le nom presse bleue qui poursuivent même leurs efforts pour identifier les témoins protégés, même après la décision de la Chambre prise le 16 Juin 2016 décision 15 ICC-02 / 11-01 / 15-T-48-CONF-FRA ET, p. 20, lns. 3.  

Malgré la décision de la Chambre prise le 16 Juin 2016 par la Chambre, la spéculation continue quant à l’identité du prochain témoin de l’Accusation P-0321. Le 7 Novembre 2013, à la demande de l’Accusation, la Chambre préliminaire I a autorisé la non-divulgation de l’identité du témoin à la Défense de Gbagbo (…) Le témoin peut être à risque d’intimidation ou même nuire à des membres du grand public. Pour ces raisons, les mesures de protection sous la forme d’un pseudonyme et de l’image et de distorsion de la voix sont nécessaires pour atténuer le risque d’exposition publique du statut de ce témoin en tant que témoin de l’Accusation. La distorsion de la voix sera nécessaire pour la raison supplémentaire que le témoin va témoigner en français. Par conséquent, son témoignage sera transmis sans interprétation. 

L’Accusation demande également que des parties d’identification de la déposition du témoin se déroulent à huis clos, en vertu de l’article 87 (3) (e) du Règlement. La nature de la preuve du témoin serait facilement identifiable. Néanmoins, l’Accusation ne cherche pas pleinement le témoignage à huis clos pour le témoin. Au contraire, il est prévu que, compte tenu de la nature du témoignage et la position précédente, des parties de la déposition du témoin, qui peuvent permettre de l’identifier devront être entendues à huis clos conformément à l’article 87 (3) (e) du Règlement et comme le prévoit le paragraphe 59 de la Direction. L’identité du témoin, bien que retenu par le public, est connu par la Défense. Avec ces mesures demandées en place, la Défense sera également en mesure d’examiner en séance publique toute question pertinente, sauf sur les questions qui peuvent révéler l’identité du témoin. Les mesures demandées sont destinées à empêcher la divulgation publique au procès de l’identité -mais pas la preuve de fond- du témoin, qui est à risque. 

Conclusion. Pour les raisons qui précèdent, le Procureur demande à la Chambre d’accorder des mesures de protection lors de la déposition du témoin, comme suit: Continuer l’utilisation d’un pseudonyme, en lieu et place du nom du témoin, conformément à l’article 87 (3) (d) du Règlement; 
Image et la voix de distorsion pour le témoignage du témoin, conformément à l’article 87 (3) (c) du Règlement; 

Le recours à la procédure de la caméra pour identifier des parties de la déposition du témoin, conformément à l’article 87 (3) (e) du Règlement. 

Source : Le Quotidien d’Abidjan

Cote d’Ivoire: Reaction de la presse apres le témoignage de Ouattara Obiénéré à la CPI septembre 10 2016

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temoinÀ la Cpi, Ouattara Obiénéré, officier de gendarmerie et responsable militaire à Abobo lors de la crise post-électorale, vient de livrer ce qu’il sait de ladite crise et de la rébellion.

Chez les journaux proches des accusés, c’est le satisfecit à l’issue de la dizaine de jours de témoignages de Ouattara Obiénéré à la Cpi. Le 14e témoin de l’accusation a rétabli « la vérité », selon Le Temps. Il a dédouané Laurent Gbagbo, note LG infos. Ses déclarations, aux dires du journal Le Quotidien d’Abidjan, ont blanchi l’ex-chef d’État ivoirien. Quelques extraits du témoignage de Ouattara Obiénéré :

« Dans la ville de Korhogo (Nord ivoirien), il nous est parvenu qu’un chef rebelle avait mis un grand nombre de jeunes gens dans un container qu’il avait condamné et les jeunes gens sont morts par la suite ». Des confidences du témoin-gendarme que diffuse Le Quotidien d’Abidjan.

« Les manifestants (à Abobo) ne voulaient pas voir les gendarmes et les policiers qu’ils accusaient de leur lancer systématiquement des bombes lacrymogènes…. Nous avons la certitude que les premiers coups de feu ont été tirés par les civils armés », (Cf. soir info)

Forces rebelles, françaises et onusiennes impliquées dans la crise

Sur « les tueries des femmes d’Abobo », le témoin dit noter une « mascarade », apprend-on du journal Le Temps. « Des tireurs embusqués ont utilisé des femmes comme des boucliers pour se dissimuler et tirer sur les Forces de défense et de sécurité », a confié le témoin, cité par LG infos.

Pendant la crise, Chérif Ousmane et Koné Zacharia, « chefs de guerre » de l’ex-rébellion et officiers de l’actuelle armée ivoirienne, « seraient basés au carrefour Pk 18, dans un hôtel appelé Harmonie », rapporte soir info, citant le témoin.

À l’hôtel du golf (Quartier général d’Alassane Ouattara) qu’il a rejoint en mars 2011, Ouattara Obiénéré dit avoir vu des « officiers français » et reconnu des « contingents onusiens du Togo, du Sénégal et du Bangladesh », livre LG infos.

Le témoin de l’accusation « accable la rébellion » et « crucifie le régime », notent respectivement Notre Voie et Le Quotidien d’Abidjan. Quant à l’accusation, elle est « prise à revers » par son témoin, estime LG infos. Aux yeux d’Aujourd’hui, le témoignage de l’officier de gendarmerie montre à quel point « le récit de l’accusation est cousu de fil blanc ».

« J’aurais préféré ne pas témoigner dans ce procès contre le président Gbagbo. Quand j’ai rencontré le bureau du procureur, je n’ai pas manqué de leur signifier que je ne voulais pas mais, eux m’ont rétorqué que j’étais contraint à témoigner vu ma position et mon rôle dans la crise. J’ai réitéré ma volonté de ne pas témoigner, mais ils ont insisté… », a lâché Ouattara Obiénéré, que mentionne soir info.

Les « aveux » du témoin « pèseront lourd dans la balance », estime Le Nouveau Courrier. Pour Le Quotidien d’Abidjan : « Ouattara Obiénéré pousse la Cpi à libérer Gbagbo ». En attendant, c’est « un 15è témoin ni à charge, ni à décharge » qui s’est présenté à la barre, ce 7 septembre 2016, relaie LG infos.

Ivoirejustice

Cote d’Ivoire: Affi N’guessan et le pouvoir d’Abidjan, de la lune de miel à la lune de fiel (Papier d’angle) septembre 7 2016

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Depuis qu’il a critiqué la réforme constitutionnelle engagée par Alassane Ouattara, le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Pascal Affi N’guessan, s’est attiré les foudres du Rassemblement des républicains (RDR), le parti du chef de l’Etat, qui jusque là le ménageait et lui apportait un soutien tacite. 
  

Le 11 août, à la faveur d’une conférence de presse qu’il avait tenu, Pascal Affi N’guessan avait avec des mots assez rudes, dénoncé cette réforme constitutionnelle, accusé M. Ouattara de “préparer son testament politique’’ et appelé ses partisans à des manifestations de rue dès la fin du mois de septembre pour “faire échec’’ au projet du chef de l’Etat. 
  

Depuis, c’est une véritable volée de bois verts qu’il reçoit des cadres du parti présidentiel. Chacun à sa manière et avec son style mais pour objectif commun de le décrédibiliser aux yeux de l’opinion. 
  

Le porte-parole du RDR, Joel N’guessan, prompt à la réplique, a été le premier à avoir ouvert le bal via un communiqué de presse. 
  

Pour lui, les critiques de l’ex-Premier ministre de M. Gbagbo, n’obéissent en réalité qu’à son objectif de “se repositionner’’ au FPI où il est contesté en interne depuis bientôt deux ans par des cadres du parti. Et de conclure par une mise en garde : “M. Affi N’guessan sera tenu pour responsable de toutes les dérives qui pourraient survenir’’ après son appel à manifester. 
  

Quelques jours après, l’un des secrétaires généraux adjoints du RDR, Adama Bictogo, a lui également apporté sa hache à la déconstruction de l’édifice Affi. 
  

“Je n’en ai pas l’habitude, mais Affi N’guessan est un irresponsable qui n’est pas capable de mobiliser vingt personnes à des meetings et qui compte lancer une insurrection. Quel paradoxe !’’, s’est-il étonné au cours d’une conférence de presse. 
  

Le 20 août dernier, le conseil spécial du chef de l’Etat sur les questions juridiques et cadre du RDR, Cissé Bacongo a fait chorus, s’en prenant au président du FPI, qui selon lui, veut simplement “se donner l’impression d’exister’’ dans le jeu politique en Côte d’Ivoire. 
  

M. Affi N’guessan ne peut en réalité “effrayer’’ que “9% du peuple’’ ivoirien, a ajouté M. Bacongo, en allusion au score du président du parti de M. Gbagbo, à l’issue de la dernière élection présidentielle. 
  

Joignant sa voix à cette avalanche d’attaques verbales, Mamadou Touré, porte-parole adjoint du RDR et par ailleurs conseiller de M. Ouattara, chargé des questions de jeunesse et des sports, y est allé de son grain de sel. 
  

“Affi N’guessan, quelle est sa légitimité aujourd’hui au FPI ? incapable qu’il est d’organiser un congrès qui va aboutir à l’élection d’un président légitime et légal’’, a-t-il récemment déclaré lors d’une rencontre avec des jeunes militants du RDR. 
  

Pour le camp Affi, ces attaques laissent de marbre et traduisent en réalité “l’incapacité du pouvoir à aborder les questions qui préoccupent les Ivoiriens’’, estime Jean Bonin, le secrétaire général chargé de la communication et du marketing politique du FPI, joint au téléphone par Alerte Info. 
  

Selon lui, le pouvoir devrait plutôt apporter des réponses aux “questions liées à la reforme constitutionnelle que posent le président Affi N’guessan’’ au lieu de s’attaquer à “sa personne’’. 
  

Pour Bamba Frank Mamadou, un autre membre du staff de l’ex-Premier ministre, ces attaques sont “la preuve qu’il a raison et qu’il a par ses critiques, touché le cœur des motivations réelles de cette réforme’’. 
  

“Jusqu’ici, personne n’a trouvé d’arguments pour démonter ceux brandis par le président’’, a-t-il conclu. 

Serge Alain KOFFI

Cpi/ Pourquoi faut-il quatre ans pour juger Laurent Gbagbo ? Le décryptage d’une journaliste française septembre 4 2016

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Cpi/ Pourquoi faut-il quatre ans pour juger Laurent Gbagbo ? Le décryptage d’une journaliste françaisePourquoi une telle durée ? Le procureur a annoncé l’audition de 138 témoins, dont le premier devrait déposer dès la semaine prochaine, et un dossier de quelque 10 000 pièces à convictions, parmi lesquelles des centaines d’heures de vidéo. Dans le système de la cour, chaque témoin est d’abord interrogé par le procureur, puis contre-interrogé par la défense des deux accusés, éventuellement par les représentants des victimes. Ces dépositions peuvent prendre de quelques heures à plusieurs semaines. 

Vers avril ou mai, après l’audition des quatre premiers témoins, la cour devrait se rendre en Côte d’Ivoire, sans les accusés, pour examiner les quatre sites des crimes dont sont accusés MM. Gbagbo et Blé Goudé. 

La salle d’audience de la Cour pénale internationale à La Haye, au premier jour du procès de Laurent Gbagbo. i 
Plusieurs mois pour le seul verdict 

Le procès est aussi ralenti par l’interprétation simultanée des audiences en anglais et en français. Le président de la chambre, le procureur et l’avocat principal de Charles Blé Goudé s’exprimeront en anglais, tandis que la représentante des victimes et les défenseurs de Laurent Gbagbo parleront en français. De plus, parmi les 138 témoins de l’accusation, 21 devraient s’exprimer en dioula. 

Lorsque le procureur aura bouclé l’audition de ses témoins, les avocats présenteront la contre-preuve et appelleront à leur tour leurs témoins, parmi lesquels pourraient aussi compter les deux accusés. 

Ce sera ensuite le temps des plaidoiries finales avant que les juges ne se retirent pour délibérer. Il faut habituellement plusieurs mois avant qu’ils ne prononcent le verdict, puis quelques semaines plus tard, si les accusés sont condamnés, la sentence. 

A cela peut s’ajouter des contraintes logistiques, comme les difficultés à faire venir les témoins jusqu’à La Haye. 

Quatre ans pour Milosevic, six pour Taylor 

Le procès, qui s’est ouvert jeudi 28 janvier, pourrait donc durer au moins quatre ans. Une durée qui n’est pas inhabituelle pour la justice internationale. Jugé par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Slobodan Milosevic devait répondre de 66 chefs d’accusations, dont celui de génocide. Son procès avait duré quatre ans, au cours desquels plus de 350 témoins avaient déposé. 

Il aurait duré encore si l’accusé n’était pas mort d’une crise cardiaque dans sa cellule avant la fin de l’affaire. Le dossier était néanmoins autrement plus complexe que celui de Laurent Gbagbo : les crimes couvraient quatre ans de guerre en Bosnie-Herzégovine et en Croatie, contre cinq mois de troubles pour l’ancien président ivoirien. 

Quant à Charles Taylor, l’ancien président du Liberia (1997-2003) jugé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, il avait été condamné en 2012 à cinquante ans de prison à l’issue de six ans de procès. 

Stéphanie Maupas ( Le Monde) 

La Haye, correspondance 

Côte d’Ivoire – Ouattara vire son conseiller Mamadi Diané pour ingérence dans les affaires gabonaises septembre 1 2016

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Par Connectionivoirienne

« Suite aux informations relatives à l’ingérence de Monsieur Mamadi Diané dans le processus électoral de la République sœur du Gabon, il est mis fin à ses fonctions de Conseiller Spécial à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, à compter de ce jour. La Présidence de la République condamne cet acte d’ingérence et rassure les autorités et le peuple gabonais qu’elle tient au strict respect de la souveraineté de la République Gabonaise. La Présidence de la République de Côte d’Ivoire réaffirme sa ferme volonté de tout mettre en œuvre pour continuer à préserver les liens d’amitié et de fraternité qui ont toujours existé entre les deux pays. »

Tel est le contenu d’un communiqué de la présidence ivoirienne rendu public ce mardi 30 août 2016. Le communiqué reste muet sur la forme d’ingérence du puissant conseiller diplomatique d’Alassane Ouattara. Mais dans un communiqué lu à la télévision publique gabonaise, lundi à 20 h, le secrétaire général du ministère de la Défense gabonais accusait un ressortissant ivoirien d’atteinte à la sureté de l’Etat gabonais. Ce dernier, Yéo Sihifowa Namogoh, né le 22 novembre 1981 à Nadanakaha aurait piraté le réseau de télécommunication de l’armée gabonaise.

Ce qui est reproché à M. Diné

On apprendra peu après sur le site de Jeune Afrique que l’époux de Nassénéba Touré, la maire actuelle d’Odienné, aurait commis un acte hautement répréhensible. Notre confrère nous apprend que M. Diané a prêté main forte à Jean Ping d’abord en introduisant au Gabon des hackers, ensuite en conseillant Jean Ping de provoquer la démission de certains membres de la commission électorale (la Cenap). Ceci pour susciter une tension autour de l’élection de dimanche afin que M. Ping en profite.

Dans son aide qu’il apporte à l’homme politique gabonais, adversaire d’Ali Bongo, les hackers introduits au Gabonavant l’ouverture de la campagne électorale, ont eu pour mission de diffuser de faux procès-verbaux et de pirater des données gouvernementales. JA s’est même procuré un enregistrement téléphonique attribué aux deux hommes (Ping et Diané).

En voici le contenu tel que rendu par JA



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